The world is black. par

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Continuation / Drame / Mystère

2 Some days I feel broke inside but I won't admit

Catégorie: M , 6394 mots
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Je sais mettre ma fierté de côté quand il le faut. J’avais « répété » à l’avance se que je voulais lui dire avant de me jeté à l’eau, je me sentais confiant et serein. Tout ça c’est du passé. A présent je suis en train de me ridiculisé devant Katheryna qui se paye ma tête en me faisant répéter pour la troisième fois se qu’elle avait comprit dés le début.


-Je t’invite à manger avec moi ce midi

-Tu sais, ce n’est pas ton invitation qui est drôle, c’est de te voir dans une posture aussi ridicule que celle-là qui est hilarant !


Je suis en train de me donner en spectacle. L’invitée à manger était peut être une mauvaise idée, mais j’ai envie que celui ou celle qui m’a menacer nous voit ensemble, si l’on part du principe qu’il est originaire de la même fac que moi. Je veux qu’il comprenne que je ne vais pas me laisser abattre, que je vais lui tenir tête jusqu’au bout.


-Pour une fois tu pourrais arrêter de te moquer de moi ?

-Écoute j’admets que te voir te ridiculisé c’est distrayant, mais je n’ai pas de temps à perdre avec ce genre d’enfantillage

-J’ai voulue faire preuve de gentillesse envers toi, dis-je en esquivant son regard


L’air de rien ses yeux me scrutent furtivement tandis que ses mains fraichement manucurés font tournés les pages de son agenda.


-Je n’ai pas de temps à perdre avec toi Anderson


Elle range son agenda dans son sac à main blanc et me fais signe de la suivre dans le couloir. Je profite de son silence pour jouer le tout pour le tout


-         Accepte de manger avec moi et je te rendrais le service que tu voudras

-         Il faut admettre que c’est puéril mais j’accepte


Parfois il faut savoir mettre honneur et fierté de côté pour arriver à ses fins.

Bon, parfois il faut aussi apprendre à réfléchir avant de parler. Grace mon idée de génie je dois porté son plateau repas pendant une semaine. J’ai mal à ma fierté, et je ne vous parle pas de mon estime de moi... Malgré ça je suis content car parmi tous ces étudiants, il y en a probablement un qui en nous voyant broie du noir en ce moment même. J’achève ma pomme en une dernière bouché et regarde mon écran de téléphone s’allumer au bord de la table.


De : Ethan. 12:35


Bon appétit à toi et ta copine.


A : Ethan. 12:38


Tu joue avec ta vie en disant ça.


Pour l’instant Ethan est toujours en vie, ce n’est qu’une question de temps avant que je ne m’occupe de son cas. L’envoi d’un SMS taquin ça passe encore. Voir le reste de mes potes me lancés des regards suggestifs en lien avec Katheryna, c’est autre chose. C’est irritant, même pour moi qui d’ordinaire ne tient pas compte du jugement que me portes les autres.


-Je me charge d’eux.


Comme si elle avait lus dans mes pensées Katheryna ce lève, marche le long du réfectoire et arrive devant la bande de crétin qui reste ébahit devant elle. Aucun d’entre eux ne parvient à articuler quoi que ce soit. D’un signe de tête elle me fait signe de la rejoindre avec nos plateaux pour s’installer à leurs côtés. Sur place je lui tends son repas qu’elle achève en quelques coups de fourchette.


-Je peux savoir pourquoi tu me donne un coup de coude ?

-C’est pour le SMS de tout à l’heure


Son sourire Colgate me rendra toujours aussi jaloux. Moi aussi je voudrais avoir une faussete afin de faire craquer le cœur de Katheryna. Le propriétaire du sourire en question entame la conversation avec Katheryna qui parvient à le manipulé avec aisance. Elle détourne les sujets qui ne lui plaisent pas, contourne des questions inutiles, répond à côté de ce qu’il lui dit, fait dériver la conversation sur les sujets de son choix... Bluffant.


-Si vous voulez bien m’excusez. Mon frere m’appelle


A sa gestuelle je devine qu’elle décroise ses jambes avant de sa chaise pour attraper ses écouteurs dans son sac. Elle les enfonce doucement dans ses oreilles et démarre une courte conversation en allemand. Cette langue a toujours été un mystère pour moi. Je la trouve agressive, incompréhensible et compliquer à apprendre. Les rares mots que je comprends en allemand peuvent être comptés sur les doigts d’une main.


-Ja Alexeï, ja... Tschuss. Je suis désolé pour ça


Tu es désolée d’avoir répondu à un coup de téléphone mais tu n’as pas eu de remord à jeté un livre sur mon torse lorsque j’agonisais chez moi ?


-Sebastian Rend moi ma pomme,

-T’es allergique à ca Matthew

-J’aimais bien jouer avec...

-On ne joue pas avec la nourriture


A côté de moi Katheryna, toujours debout, laisse son plateau sur la table et passe son sac sur son épaule.


-Messieurs, je dois vous laissez. J’ai des choses à faire

-On n’est pas assez bien pour toi ? Dis-je faussement hautain

-Exactement.


Je défis n’importe qui de faire une sortie plus dramatique. Humilié (une fois de plus) par Katheryna je fais profile bas. J’ai récupéré ma virilité depuis trois jours mais elle est toujours aussi instable tant la douleur que me procure mes points de suture est désagréable. Souffrir en silence ou ne plus faire de sport. J’ai choisit la deuxième option et doit assumé mon choix jusqu’au bout.


-Elle n’est pas commode ton allemande !

-La ferme


Je me fais violence pour refréné envie de tué mon meilleur ami et suis le reste du groupe jusqu’au terrain de foot. Le fait qu’il soit à l’extérieure de la ville accentue notre retard qui passe de cinq à dix minutes.

L’entrainement m’a épuisé. Je ne suis plus en état de réfléchir après ce que le coach nous a fait subir pour notre retard. Allongé sur le canapé je navigue de chaine en chaine à la recherche d’un truc potable à regarder. Et dire que mes parents paye un abonnement qui coute les yeux de la tête chère pour un programme aussi pitoyable. Désespérer de ne rien trouvé je me rabats sur un documentaire basé sur Nicolas Romanov


- Tu t’intéresse à la dynastie des Romanov toi ?


 Cette voie hautaine et insupportable ne peut appartenir qu’à Helen, la meilleure amie de ma mère. Divorcée, trente-neuf ans, couguar depuis quatre ans et chiante à ses heures perdues. Le cliché parfait de la femme en manque d’affection qui veux ce rajeunir en couchant avec des petits jeunes. Sans mâcher mes mots je lui demande clairement de se taire ou de quitter le salon et augmente le volume de la télé pendant qu’elle regarde la fin du documentaire avec moi. A aucun moment je n’ai manifesté l’envie de parler avec elle, je veux du calme, chose qu’elle est incapable de comprendre puisqu’elle commente les images d’archives que nous montre le présentateur.


- Là c’est Olga Romanov, juste à droite il y a sa sœur Tatiana et-

-LA FERME !


Il fallait que sa sorte. Je tolère sa présence parce qu’elle est la meilleure amie de ma mère. Cependant il est hors de question que je fasse l’impasse sur le fait qu’elle passe le plus claire de son temps à empoisonner ma vie. Assise à l’autre bout du canapé la concernée me regarde avec un vice que je connais tres bien. Elle cherche à me faire craquer en me regardant avec insistance mais ce genre de gaminerie ne fonctionne pas sur moi. L’air de rien je lui jette la télécommande en plein ventre et traverse la baie vitrée du salon pour rejoindre mon père dans le jardin. Il remarque ma présence grâce à mon ombre qui assombrit une partie de la terrasse et tapote la place à côté de lui pour que je vienne boire la bière qu’il me tend


-Je t’ai entendue crier après Hélène, merci fils


Tous comme moi il ne supporte pas cette femme. Ce qui énerve ma mère c’est qu’à mesure que le temps passe nous tolérons de moins en moins la présence d’Hélène J’ouvre ma bière en tirant sur ma clope coincé entre mes lèvres tandis que mon père tapote la sienne entre ses doigts. Mon père sait que je n’ai pas arrêté de fumer comme je l’avais promis à maman. Savoir que je fume l’indiffère à partir du moment où je ne ramène pas la police à la maison. Ma mère à du mal à comprendre ce pacte entre père et fils. Elle le tolère avec autant de difficulté que moi lorsque je dois supporter sa meilleure amie. J’aurais aimé ne pas avoir à y pensé mais je risque d’avoir des problèmes avec la sœur de Katheryna. Si elle venait à parlée je deviendrais la cible des moqueries, des insultes, et d’une quantité astronomique de rumeurs. Nous avons juste couché ensemble. Pendant que mon chat se frotte à mes jambes je tire une nouvelle latte en écoutant mon père abordé un sujet sensible : Amelya. Mon sang ne fait qu’un tour lorsqu’il s’amuse à jouer les psychologues à trois ronds pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé ce jour là.


-J’aurais du te voir venir. Ta gentillesse était trop soudaine pour être naturel. Depuis le début ton objectif était de me parler d’Amelya... Personne n’était là lorsque ça c’est passé alors arrête de te donner bonne conscience en jouant au père model qui l’espace d’un instant s’invente des diplômes en psychologie pour m’aider à surpassé un drame qu’il ne comprendra jamais !


Cette fois je suis hors de contrôle, mon père tente vainement d’aligner quelques mots pour ce justifié mais je ne lui offre pas sa chance. J’éclate ma bière contre le carrelage de la terrasse, jette ma clope dans l’herbe du jardin. Au passage je démolis la baie vitrée du salon en utilisant la haine circulant dans mes veines. Je ne suis qu’une boule de nerf qui ravage tout sur son passage : meubles, bibelots, tous y passent. J’accélère le pas et monte rapidement dans ma chambre pour en redescendre une heure plus tard lorsque ma valise est faite. Dehors je claque la portière de ma BMW pour faire comprendre au pays tout entier que je suis furieux.


A : Sebastian.17h38


J’arrive. Je dors chez toi.


Je suis animé par une colère si puissante que sans m’en rendre compte je grille plusieurs feux tricolores et roules bien au-dessus des limites de vitesses. Tous ce que je veux c’est m’éloigné le plus possible de mes parents. Rapidement je m’engage sur la voie de droite et à contre cœur ralentis progressivement pour éviter de perdre le contrôle de mon véhicule.

Apres une demi-heure de voiture je suis arrivé chez Sebastian, j’ai déposé mes affaires dans sa chambre et me suis laissé tenter par une douche avant de le rejoindre dans le salon. Sur place je me fige sur le pas de la porte lorsque mes yeux se posent sur Katheryna. Je n’arriverais jamais à me rendre quelque part sans qu’elle y soit, c’est clairement impossible. Peut importe où je vais, elle y est aussi. Envahit par la surprise je ne réalise pas tout de suite que je fais barrage et l’empêche d’accéder au couloir. De son côté Sebastian raccompagne Katheryna jusqu’au garage sans prendre la peine de me tué lorsqu’il voit mon sourire en coin.


-Maintenant qu’elle est partie j’exige des explications ! Dis-je en levant le nez de mon téléphone

-La jalousie est un vilain défaut Matthew

-Je m’en fou


Sebastian et moi sommes meilleurs amis depuis des années. Nous nous faisons entièrement confiance sauf sur un point : les voitures. Il remet sans cesse ma conduite en doute depuis le jour où en ratant une marche arrière j’ai rayé une infime partie de sa portière avant droite. A l’époque il avait un pied dans le plâtre et m’avais chargé de ranger sa voiture à l’intérieure pour évité les dégâts suites à la pluie de grêle.


-Tu es pire qu’un gosse

- Moi, ton meilleure amie n’a pas le droit de me garé à l’intérieure de ton garage parce que tu estime que mes marches arrières son chaotique mais cette garce elle a eu ton autorisation ?


Décidé à exprimer mon mécontentement je râle aussi longtemps que j’ai d’oxygène dans les poumons ce qui en dit long sur le calvaire que traverse Sebastian. Pourtant il parvient miraculeusement à trouver une brèche dans mon monologue et la saisit pour me dire ce qu’il tente désespérément de m’expliquer depuis le départ de Katheryna


-Si tu m’avais laissé en placer une tu aurais appris qu’elle vient chez moi non pas pour qu’on s’envoie en l’air comme tu l’as clairement sous-entendue, mais pour aider mon frère à remonter son niveau en allemand. La seule condition pour qu’elle accepte de venir s’est de garé sa voiture dans le garage


J’ai connue plus crédible mais il n’est pas du genre à mentir quand ça concerne sa famille. Il est sincère. J’aurais pus continuer ma crise encore longtemps mais l’appel de l’estomac ce fait plus fort et je suis contraint de mettre un pied dans la cuisine. Pour ce faire je quitte le garage, traverse un petit couloir et fonce comme un dératé jusque la porte en face de moi. J’entre dans la cuisine, m’empare comme un voleur d’un paquet de chips trainant sur le plan de travail et m’assois au bord de l’évier. Si je remonte dans mes souvenirs, je n’ai rien mangé depuis 24h. Je n’avale rien le matin, encore moins à midi et n’avais rien mangé jusqu’à maintenant. J’admets qu’il y avait plus nourrissant qu’un paquet de chips, mais les placards sont presque vides alors ont fait avec ce qu’ont a.

Plus je regarde Sebastian qui passe et repasse nerveusement une main dans ses cheveux plus je tape dans mon paquet de chips et comprends d’où vient son malaise, il sait pourquoi je suis là mais n’ose pas aborder le sujet

Curieusement je ne peux pas lui donner tord seulement il va bien falloir qu’on en parle un jour alors autant le faire maintenant.


-Mon père a remis l’histoire avec Amelya sur le tapis. J’ai démolit la moitié de mon salon, ravagée une partie de mon jardin et suis venue te voir pour tenté de me calmer


Cette fois c’est lui qui ce fige. Son visage blanchit à vue d’œil, il ose à peine me regarder de peur que ma haine reprenne le dessus et que je lui saute à la gorge. J’en sourie doucement et plonge ma main dans mon paquet de chips en lui racontant comment mon père s’y est prit pour me parler d’Amelya. Sous le choque mon meilleur ami continue de blanchir et finit par revenir à lui lorsque je lui jette un torchon en plein visage.


-Excuse-moi, j’étais perdu dans ce que tu me disais

-J’ai crû voir ça en effet


Le bruit de la voiture de sa mère nous coupe dans notre élan de révélation, créant un silence pensant. Ni lui ni moi n’osons prononcer le moindre mot par peur de réveiller de trop mauvais souvenirs. Généralement je ne supporte pas être interrompus lorsque je suis en pleine discutions mais là je ne comptais pas approfondir le sujet donc l’arrivée inattendue de sa mère me convient parfaitement. Ma poignée de chips finis je pars avec Seb à l’extérieure de la maison salué Carie. Elle déserte sa voiture, embrasse tendrement mon front, en fait de même avec son fils qui est obliger de ce courbé pour qu’elle atteigne son visage tant son crétin de fils est grand. Ensemble on finit de décharger le reste des courses en un rien de temps en s’échangeant des blagues d’un niveau déplorable. Par flemme de cuisiner elle a acheter trois pizzas et s’est porté volontaire pour une soirée film ce qu’ont a évidement accepter même si manger une pizza à 18h s’est peut être un peux tôt mais qu’importe l’appétit à prit le dessus, c’est pourquoi après avoir ranger le plein de course ont s’est retrouvés affalés dans le salon à regarder le premier film de la quadrilogie Alien


-Ton frère passe le week-end chez des amis et je ne serais pas là pendant quelques jours. Toi et Matthew aller être seuls pendant le week-end


 A l’annonce de cette nouvelle je peux sentir Sebastian ce détendre, son dos qui était crispé contre mon torse ce relâche à vue d’œil. Au fond de nous l’un comme l’autre ont espéraient être seuls pour le week-end alors cette nouvelle est la bienvenue. En ce qui me concerne je suis ravi qu’il ne soit pas là, tous ce dont j’ai besoin c’est d’une soirée entre meilleurs amis pour me ressourcer. Je ravale discrètement mon sourire, et pique une part de pizza à Sebastian, la mienne étant finit depuis quelques minutes.

Sa mère nous a quittés sur les coups de vingt-trois heures. Nous sommes enfin seuls. J’ai calé ma tête avec un oreiller, lui est allonger à même le sol également, la tête sur mon ventre et s’il n’avait pas sa fierté il aurait admis que le bruit de ma respiration l’endort doucement. Dans n’importe qu’elle société deux filles tactiles entre elles seront toujours mieux vue que deux hommes. Sebastian et moi n’avons jamais eu de probleme à s’endormir l’un contre l’autre, ou être avachit à moitié l’un sur l’autre. La société et les mauvaises rumeurs font que pour évité d’être montrer du doigt nous nous comportons de façon « normale » en public. Il n’y a que sa mère, la ravissante Carie, qui est au courant. Elle sait que nous sommes tres poche et ne porte aucun jugement là-dessus. J’envie Sebastian. Sa mère est une femme extraordinaire, ouverte d’esprit aimant la vie. Je donnerais tous pour qu’elle m’adopte, ma mère étant son exacte opposée.

Etonnamment ont ne fait rien, ont pourrait se crier dessus en jouant à Fifa ou sortir en boite mais nous sommes allonger sur le sol de sa chambre et ne faisons rien. J’ai simplement besoin d’être avec lui parce qu’il est le seul qui compte vraiment pour moi. J’ai besoin de sa présence pour ne pas craquer et redevenir le petit con que j’ai été par le passé. Sans lui je peux dérailler à tous moment et faire n’importe quoi.


- Ça fait combien de temps qu’elle vient ici ?


Les mots sont partis aussi vite que mes pensées ont déviées sur Katheryna. Depuis ce que j’ai vécu avec sa sœur jumelle et l’épisode de la boite de nuit, je suis bouffée jusqu’à l’os par la curiosité, je veux toujours en savoir plus à son sujet. Je ne cherche pas à enterré la hache de guerre, je veux juste comprendre son personnage pour réussir à mieux contré les piques qu’elle me lance au quotidien.


- Une semaine.


Sa réponse presque monosyllabique ne m’aide pas mais je fais avec. Toutes informations, même la plus futiles doit être prise en compte dans mon enquête. Pendant que ma main gauche plonge dans les cheveux de Sebastian, l’autre avec mon pouce fait défiler mon fil d’actualité et mes yeux s’écarquillent au moment où ladite Katheryna apparait dans le fil de mes discutions instantané sur Instagram. J’hésite un instant à regarder son message et finit par me jeter à l’eau, de toute façon j’ai rien à perdre.


De : Katheryna. 23:09


Comment tu te sens depuis qu’Alexeï t’as démolis sur le parking de la boite de nuit ?

PS - Azarov m’a dit que tu es allé la voire.


Est-ce que je dois m’inquiété parce qu’elle se fait du souci pour moi ou dois-je me sentir humilié par le « t’as démolis » ? Les deux ce valent mais je ne vais pas m’éterniser là-dessus. Elle voulu ce donner une bonne image en prenant de mes nouvelles, ce qui ne m’oblige pas à écrire une réponse. Elle m’a sauvée la vie mais ça ne fait pas d’elle ma meilleure amie. D’un revers de main je pose mon iPhone sur le ventre de Sebastian et m’amuse à coiffer ses cheveux n’importe comment parce qu’au fond même si ont est bien dans cette position, on s’ennuie à mourir.

Pour tué le temps, après de longues heures d’ennui, j’ai vérifié que Sebastian dormait pour fumé le joint trainant sur sa table de chevet. Il savait qu’il allait s’endormir avant moi et avait anticipé mon insomnie en m’adressant une note sur sa table de chevet.


 « Au moment où tu lis ceci, tu m’as déjà allongé sur mon lit et a ouvert la fenêtre pour fumé le joint que je t’ai mis de côté. Il faut vraiment que tu fasses quelque chose pour vaincre ton insomnie.

Love you, Seb. »


Il est pratiquement deux du matin et sans comprendre pourquoi je pianote une réponse à Katheryna qui me répond instantanément. J’ai envie de parlé avec elle.


A : Katheryna. 01:59


Ca va faire trois jours que je suis sorties des griffes de la mort, tous va bien.

(Azarov a eu la gentillesse de me faire des points de sutures car même si t’avais désinfecté, nettoyer et pansée ma plaie elle trouvait utile de suturé tout ça. OUI j’ai eu mal.)


De : Katheryna. 02:15


Sortie des griffes de la mort ? Je n’aurais pas dit mieux.

(J’ai une entière confiance en elle et vue ce qu’Alexeï t’as fait enduré je ne pouvais pas t’envoyer n’importe où)


De messages en messages ont a finis par discuter jusqu’à l’aube. Ce qu’on a dit n’a rien d’extraordinaire mais ça reste une conversation avec Katheryna Raff, rien que pour ça je mérite ne médaille. Elle s’est moquée de moi quand je lui ai expliquée ma prise de tête avec Miss Univers au secrétariat de l’hôpital. Le point négatif de la conversation c’est qu’elle est restée sur la défensive lorsque je cherchais à l’incitée à parlée d’elle. C’est pour cela qu’elle contournait chacune de mes question et ça me rendait fou.

Trop concentré à relire notre conversation je n’ai pas remarqué l’absence de Sebastian qui est partie s’immerger sous une douche aussi rapide que froide. Mes yeux s’épuisent à lire et relire indéfiniment cette putain de conversation. C’est devenu obsessionnel, je relis chacune de ses phrases en boucles comme si elles avaient un sens cachés, un sous-entendue quelconque que je n’aurais pas vue dés le départ. Ca me tue de l’admettre mais j’avais placé trop d’espoir dans cette conversation. Dans le fond j’aurais du m’y attendre, car en prenant du recule je revois la facilité avec laquelle elle a manipulé Ethan sans même qu’il ne s’en rendre compte. Le bruit venant de la salle de bain m’indique qu’il vient de finir sa douche. J’en profite pour nettoyer mon visage dans le lavabo le temps qu’il prépare le petit déjeuné.


-Anderson ! Amène toi je t’ai préparé à manger, crie mon meilleur ami au rez-de-chaussée


Torse nus, les cheveux en bataille et simplement vêtue d’un jogging je dévale les escaliers en un temps record et m’assois au bar de la cuisine où j’attends d’être servis. J’ai l’air d’un zombie tout droit sortie d’un film d’horreur mais Sebastian est pire avec ses yeux soulignés par des cernes violets.


-Je sais que tu n’as dormis que quelques heures, mais tu as parlé en dormant. C’était chiant.

-Qu’est ce que je disais ?

-T’as prononcé le nom de Katheryna


Sous le choc j’arc un sourcil, laissant ma tasse à quelques centimètres de mes lèvres. Il surenchérit.


-Je plaisante, t’as prononcé celui de son frère

-Sérieusement ?

-Oui. 


Les Raff me suivent jusque dans mes rêves, c’est de pire en pire. J’avale ma tasse de café plus vite que je ne l’aurais voulue, m’étouffe avec une tartine de pain grillé et me surprend à toujours être en vie lorsque j’arrive devant la porte de la salle de bain. Manger le matin me fait vomir au sens premier du therme mais j’ai pratiquement rien avalé hier et si je ne veux pas faire un malaise d’ici trois heures, je suis bien obliger de fournir de l’énergie à mon organisme. Je remplis la baignoire d’une eau chaude à souhait, me déshabille et laisse mon corp ce détendre au contacte de l’eau. Pour tuer le temps j’ai embarqué mon iPhone et valse d’application en application à la recherche de quelque chose à faire et croyez le ou non Katheryna m’a envoyer un message sur Instagram.


De : Katheryna. 09:01


Je suis désolé pour ce qu’il s’est passé avec Maria (ma sœur)


A : Katheryna. 09:10


Le soit pas. Je suis irrésistible ma belle j’y peux rien si elle a flashé sur moi !


De : Katheryna. 09:13


Je ne sais même pas pourquoi je te parle.


J’ha-llu-cine. Elle s’est déconnectée pour ça ? Parce que j’ai dis que j’étais irrésistible ? J’ai une totale confiance en moi c’est vrais mais j’étais dans l’autodérision. J’ai confiance en moi mais ça ne veux pas dire que je me trouve aussi beau que  Johnny Depp ou Tom Felton. Je suis bien foutue grace à mes heures de sports mais ça s’arrête là.

« Tous d’abord je ne suis pas ‘’ta belle’’ »

C’est ce que Raff m’a dit il y a quelques jours, comme un con j’ai remis ça sur le tapis. J’aurais dû m’en rappeler. Si je veux avoir une chance de détendre l’atmosphère entre nous je vais devoir faire attention aux mots que j’emploierais avec elle. Mes pouces tournent dans le vide au-dessus de mon portable. Qu’est ce que je dois faire ? M’excuser ? Changer de sujet de conversation ? Lui expliquer pourquoi j’ai dit ça ? Je ne sais jamais comment m’y prendre avec elle.

10h09, je continue de chercher quoi dire.

10h15, je n’ai toujours pas trouvé quoi dire.

10h21 j’ai ENFIN trouvé quoi lui répondre, en espérant que ça détendra l’atmosphère.


A : Katheryna. 10:21


Si je te presente mes excuses tu acceptes de continuer de parler avec moi ?


Je vous l’accorde, j’aurais pus mieux faire mais vue la tension entre elle et moi je n’ai trouvé que ça. Initialement je voulais faire dans l’humour mais le résultat finale n’a rien d’amusant, c’est à peine suffisant pour esquisser un sourire. Je suis minable.


De : Katheryna. 10:28


Non.


Si la vibration de mon iPhone m’avait fait chaud au cœur, je suis tres vite revenue à la réalité en voyant sa réponse. Elle ne pouvait pas être plus claire. Dépité je m’enfonce complètement dans la baignoire en ayant prit le soin de jeter mon téléphone sur le tapis de la salle de bain. Je suis pathétique, même en ayant Natacha pour occuper mon temps libre il a fallut qu’une belle allemande à peine plus vieille que moi ne vienne réduire à néant l’intérieure de mon crâne. Je ne ressens aucun sentiments, aucune attirance envers elle mais ça change rien au résultat, elle occupe toutes mes pensées. Chacun de ses gestes, de ses mots, chaque sourires que traces ses lèvres m’obsède. Cette femme est devenue le centre de mon attention, elle est tantôt captivante tantôt insupportable et c’est ce qui m’attire désespérément. Sa vie est une palette de peinture où toutes les couleurs ce mélanges, il n’y a pas d’un côté le blanc et de l’autre le noir. Non. Tous ce mélanges, ce chevauches et ce touche, créant chaque jours de nouvelle de nuances qui effaces celles des jours précédents. Elle a dans le sang une arrogance et une haute opinion d’elle-même que je n’avais jamais ailleurs mais à contrario elle sait faire preuve de douceur à l’égard d’autrui. J’en suis la preuve vivante. Encore maintenant quand je ferme les yeux je parviens à sentir ses mains glissant le long de mon torse pour étalé de la crème hydratante après avoir nettoyé, désinfecté et pansée ma plaie, elle me hante. Ca me tue d’être à ce point obsédé par cette femme mais j’y peux rien, elle a débarqué dans ma vie et je suis incapable de la repoussé parce qu’au fond j’ai envie d’apprendre à la connaitre, je veux comprendre d’où lui vient sa repartie qui détruit instantanément mon estime de moi devant mes amis, je veux savoir pourquoi elle est aussi arrogante avec tout le monde, comment est ce qu’elle parvient à manipuler les autres, je veux tous savoir. Qu’il s’agisse de sa couleur préférée en passant par le prénom de son animal de compagnie je veux tous savoir dans les moindres détails et suis prés à tout pour obtenir des réponses à mes questions. Beaucoup me diront qu’elle ne vaux pas la peine que je m’intéresse à elle et si c’est ce qu’ils pensent alors j’en suis ravie, ça ne me fera pas changer d’avis. Je veux savoir d’où vient ce regard si froid et glaçant qui émane de ses iris verts, je veux savoir pourquoi lorsqu’il fait une chaleur caniculaire elle garde un jean et un vêtement à manche longue avec ses cheveux brun détaché le long de son dos. Mon baromètre de détermination est à son maximum à présent. Je ne me fixe aucune limite, tous les coups sont permis pour obtenir ce qu’ont veux dans la vie. Pour commencer je compte aller la voir lundi à la fac, et lui mettre sous le nez son « Non. » qui mérite quelques explications. Le bras tendu j’allume mon iPhone et me décide à sortir de l’eau car il est quand même 12h01. Je me sèche en un rien de temps, brosse mes dents et enfile mon jogging sans prendre la peine d’enfilé quelque chose pour recouvrir mon torse. Une à une je dévale les marches de l’escalier et trouve Sebastian blanc comme un linge au milieu du couloir. Voyant mon air interdit face à sa tête de fin du monde il me tend une feuille de papier, mon cœur rate un battement


<< ANDERSON JE T’AI DIT DE NE PLUS T’APPROCHER DE RAFF. >>


Mes jambes flanchent, mes genoux embrassent le carrelage. Il, ou elle, m’a suivit jusqu’ici.


-Tu m’expliques ?

Le ton de sa voix est dur, je vais passé un mauvais quart d’heure. Sous le choc je ne réponds pas, je ne suis pas en état de dire quoi que ce sois. Avec tout ce qui m’est arrivés dernièrement j’ai oublié qu’une personne s’étais introduite chez pour moi me menacer et a visiblement recommencé en glissant une feuille sous l’un de mes essuies glaces car ma voiture est garé non pas dans le garage mais à l’extérieure.


 -Suis-moi.


 Ce n’est pas une question mais un ordre et il l’a bien compris. J’ouvre la porte d’entré, marche jusque ma voiture, l’ouvre et lui tend la menace que j’ai reçu la semaine dernière.


-Tu comptais m’en parler à quel moment ? Lorsqu’un malade braquerait son arme sur toi ou quand je t’aurais retrouvé la gueule en sang au fond d’une ruelle?


Nous y voilà. Monsieur Je-dramatise-toujours-tout est de retour et il ne va pas me lâcher de si tôt.


 -C’est rien, tu t’emportes pour deux feuilles blanches


 J’hoche la tête en souriant et la gifle par toute seule. Si je ne l’avais pas vue venir je peux désormais la sentir. Il n’a pas fait dans la délicatesse


- Un malade te menace et ce n’est rien ? Putain mais t’as quoi dans le crane ?!


Là maintenant ? Katheryna. Ma bouche se tord, prête à sourire d’une seconde à l’autre


-Détend toi, je suis encore vivant


Cette fois c’est trop, je ne me retiens pas de sourire en roulant des yeux lorsque ma voix insiste sur le « encore vivant » La bipolarité doit faire partie de notre relation. Quelques heures plus tôt j’aurais donné ma vie pour sauvé la sienne, maintenant je serais bien tenté de le poussé du haut de l’Empire State Building dans l’espoir qu’il aille saluer le Diable pour moi. Ce crétin sait que ce genre de menace je ne les prends pas au sérieux dans le sens où je ne fais que recevoir des bouts de papier. Pourtant il continue de s’excité devant moi en hurlant que je suis un dingue, un malade, un taré complètement inconscient... Sa tirade dure facilement une demie heure, je suis traité de tous les noms, il s'est retenu de me giflé une troisième fois lorsque je lui ai ris au nez. Parfois je me demande comment ont fait pour rester meilleurs amis quand je vois à quel points nous sommes différent l’un de l’autre. Cela dit il représente tout pour moi. Sans lui je ne suis plus rien alors je prends sur moi et me tais Je sais parfaitement que je me mordrais les doigts si je venais à le perdre à cause de ma grande gueule


-Anderson, tu m’écoutes ?


Mouillé de la tête aux pieds par la pluie je le pousse hors de mon chemin, contourne le coffre de ma voiture et une fois au volant, roule en direction d’une forêt à deux heures de routes d’ici.

Hélène, mes parents, Maria, Katheryna, Alexeï, des menaces écrites et Sebastian qui me pique une crise de nerf... Stop. Cette arrivée massive d’individus désirant foutre ma vie en l’air n’est pas la bienvenue et je ne pourrais pas la supporter tres longtemps. J’halète, je continue de ruiner pieds et poings contre un tronc d’arbre que j’ai ravagé. La pluie coule sur ma peau écorché, plus je frappe plus je saigne et plus ça me donne envie de continuer. J’ai balancé mes chaussures sur le siège passager de ma voiture, il faut guérir le mal par le mal, j’évacue ma colère en abimant mon corp. Je me déchaine contre ce tronc d’arbre qui n’avait rien demandé, et même si je sens un craquement dans ma main gauche je ne m’arrête pas et continue jusqu’à l’épuisement. J’ai besoin d’évacuer tout ce que j’ai trop longtemps intériorisés. Clairement je suis fatiguée, mes nerfs me lâches, je me sens vidé de mes forces, j’ai plus envie de rien. Je suis fatiguée de cette situation, j’ai besoin de m’isolé quelque temps sans rien n’y personne pour me dicter une conduite ou me faire une liste de conseil à suivre pour avoir une vie normale.


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