Fanfictions > Séries TV > Stargate : SG-1 ⁄ Albator > Stargate Arcadia 2 : Shadows
8 - Chapitre 2 - Partie 2
Catégorie :  K+
Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 0 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères

Chapitre 2 - Partie 2

Harlock étudiait la possibilité de se rendre en passerelle bien que, d’un autre côté, il était assez tenté par quelques heures de repos dans ses quartiers.
Il avait la migraine. Et malgré ses efforts, il ne parvenait pas à se convaincre que c’était à cause du bavardage incessant de cette Vala – dire qu’il était allé dans la salle de l’ordinateur principal pour y être au calme…
Son bras, que Mimee avait nettoyé et pansé, pulsait douloureusement. Il avait envie de dormir, d’un grand verre de brandy et d’une douche, pas nécessairement dans cet ordre, d’ailleurs. Le problème, c’est que le chemin du château arrière, et donc de sa cabine, passait forcément devant l’infirmerie…

- "Capitaine !"

Le doc émergeait d’une coursive annexe, trop près pour qu’il puisse lui échapper. Il ne restait qu’à espérer qu’il avait croisé Mimee avant lui.

- "Je me suis fait soigner, doc", répondit Harlock avant que le médecin ait le temps d’ouvrir la bouche.
- "C’est ce que m’a dit Mimee… Mais ça ne vous dispense pas de passer me voir !"

Mrf.

Zero fronça les sourcils mais n’insista pas.

- "Il faut que je vous parle de Josh, capitaine", reprit le doc d’un air grave. "C’est urgent."
- "Il y a des complications ?"
- "J’en ai peur."

Le médecin se mordit la lèvre inférieure nerveusement.

- "Une infection généralisée que je n’arrive pas à traiter. Aucun des médicaments habituels n’a eu d’effet. Et je n’ai pas réussi à établir de diagnostic précis. "
- "Vous voulez dire que rien du même genre n’est référencé dans la base médicale ?"
- "J’ai mis Yattaran sur l’affaire", répondit Zero. "Il est en salle de briefing."

Si Yattaran avait cessé de s’intéresser à ses maquettes, c’est que la situation devait être critique, en effet.

- "Quels sont les symptômes ?"
- "Infection du sang, forte fièvre qui continue d’augmenter… Si je ne trouve rien, il ne s’en sortira pas."

Zero lui lança un regard appuyé.

- "… et je veux toujours voir votre bras, capitaine."
- "Mon bras va bien, merci", mentit-il.

Il n’allait quand même pas faire toute une histoire pour une simple griffure.
La griffure en question se rappela à lui par des fourmillements, un élancement de douleur qui lui remonta du coude à l’épaule et une vague de chaleur assez peu normale pour une griffure qui se respecte.

Mmm. Effectivement, dans un futur proche, il allait peut-être devoir reconsidérer son état de santé…
Et surtout, il allait devoir considérer le fait que l’Arcadia ne se trouvait pas dans la meilleure zone si le doc lui demandait de dénicher un médicament rare. Il semblait qu'il allait devoir renoncer au repos.

- "Je monte en passerelle", déclara-t-il. "Il faut qu’on se rapproche des grands carrefours commerciaux. Rester aux abords de la Terre n’apportera rien."
- "Captain ! Vous devez…"
- "Je pense que vous allez vouloir vous approvisionner dans une pharmacie bien achalandée sous peu", coupa Harlock. "Je vais régler ça là-haut. Prévenez-moi dès que Yattaran a trouvé ce qu’il vous faut."

Il planta le doc au milieu de la coursive et s’engouffra dans l’ascenseur avant qu’il ne réagisse. Il repensa à cette opération de sauvetage et sourit amèrement.

Des griffes empoisonnées ! C’était bien sa veine…

Il aurait dû s’en douter. Le continent entier avait été mis en quarantaine après les guerres nucléaires. Ceux qui étaient restés – et qui avaient survécu – avaient payé très cher les conséquences du taux de radioactivité. Mais personne ne s’était vraiment intéressé à la nature exacte des mutations… ou plutôt, les quelques fous qui s’y étaient intéressés n’étaient jamais revenus.

Un autre élancement lui fit crisper involontairement la main.
Si seulement il avait ignoré ce maudit signal en Sierra !… Après tout, qu’avait-il à faire de SG-1 ?

Il traversa la passerelle et s’appuya à la barre sans même regarder la trajectoire du vaisseau. Il pouvait rejoindre les planètes centrales, les Pléiades ou Heavy Melder, mais seul un hôpital renommé possèderait les infrastructures et les médicaments nécessaires pour soigner ce genre de blessures.
Et évidemment, ce n’était pas le meilleur endroit pour débarquer avec un vaisseau pirate, surtout vu le montant actuel de la prime sur sa tête.

Des mutants, hmm ?

Il y avait une alternative. Certaines planètes de la Bordure Extérieure étaient habitées par des personnes qu’il fallait éviter d’appeler mutants, même si à l’origine leurs ancêtres avaient été des humains qui avaient subi des mutations.
Il ne restait plus qu’à espérer que les quelques néo-humains qu’il connaissait sauraient résoudre son problème de griffes empoisonnées…

Il empoigna la barre.

- "On change de quadrant !" annonça-t-il. "Que tout le monde se prépare à effectuer un saut warp !"

o-o-o-o-o-o

Le sas du tube de transport s’ouvrit dans un chuintement. Emeraldas sauta souplement à l’intérieur du ha’tak goa’uld.
Le local qu’elle avait abordé était désert. À l’exception de la gravité artificielle, plus aucun système de survie ne fonctionnait sur ce pont. La pirate rousse vérifia le bon fonctionnement de son scaphandre avant de poursuivre son exploration.

« Données atmosphériques viables dans les ponts supérieurs », lui transmit l’ordinateur. « Ponts inférieurs détruits à soixante-trois pour cent. »

- "Donne-moi une estimation du nombre de formes de vie humanoïdes à bord", demanda Emeraldas.

« Analyse en cours. »

La coursive portait des traces d’incendie. D’où que vienne ce vaisseau, il avait souffert.
« De quand », corrigea-t-elle mentalement. Elle considéra les probabilités que le ha’tak ait effectué un saut warp incontrôlé qui l’aurait propulsé dans le futur.

Une foutue coïncidence, oui !

C’était possible, bien sûr, mais alors pourquoi le vaisseau aurait-il abouti précisément maintenant ?

« Formes de vie humanoïdes : soixante-trois. Multiples données organiques non répertoriées. »
L’équipage de ce vaisseau ne faisait pas partie des nombreuses races contenues dans la base de données de l’ordinateur du Queen.
Ce qui signifiait, en clair : des Jaffas et leur symbiote, et certainement un Goa’uld.

Emeraldas explora les locaux les plus proches, tous dans le même état, puis revint à son point de départ.

- "Quel est le chemin le plus court pour rejoindre les ponts supérieurs ?"

La console portative fixée à son poignet afficha un diagramme stylisé du ha’tak : il y avait un sas de montée à quelques mètres à peine de sa position.

Elle dégaina son arme.

o-o-o-o-o-o

Cam avait eu faim – les émotions, ça creuse – et il avait suivi les indications de Daniel pour se rendre au mess. Il y avait retrouvé une Vala visiblement ravie entourée de quatre ou cinq pirates sous le charme. Elle discutait avec animation.
Il saisit les mots « marchandage » et « intermédiaire peu recommandable » et comprit qu’elle devait être en train de relater l’un de ses nombreux exploits, réel ou fictif, il s’en fichait et n’avait pas envie de le savoir.

Il déclina d’un geste lorsque Vala l’aperçut et lui fit signe de la rejoindre, et alla s’attabler au comptoir. La cuisinière lui tendit un bol de nouilles qu’elle arrosa généreusement de sauce.

- "Vous êtes Miss Masu, c’est ça ?" demanda Mitchell.

Daniel lui avait fait un descriptif bizarre, duquel ressortaient les termes « susceptibilité » et « couteaux ». Son coéquipier était ensuite parti sur une histoire de chat et de cigogne, à moins qu’il ne s’agisse de vautour… Cam se pencha au-dessus du comptoir avec curiosité.
La vieille femme, tout à fait normale par ailleurs, lui fit un grand sourire.

- "Oui", répondit-elle. "Et vous, vous venez de cette base militaire du passé, n’est-ce pas ? Je ne vous ai pas vu, la dernière fois…"
- "Je n’étais pas encore affecté au programme SG", fit Cam. "Je suis le colonel Cameron Mitchell… Je suis un ami de Daniel Jackson", ajouta-t-il.
- "Ah, oui… Un garçon charmant…"

La cuisinière s’interrompit pour servir un bol à un pirate qui s’était approché.

- "Et bien, en attendant de rentrer chez vous, j’espère que vous vous plairez à bord", termina-t-elle.

Cam attendit encore un peu, mais rien d’extraordinaire ne semblait devoir se passer. Vaguement déçu, il emporta son bol et avala rapidement ses nouilles sur un coin de table.

Rassasié, il s’adossa sur sa chaise et observa la pièce. Un antique mobilier en bois – tables, chaises, comptoir – côtoyait du matériel hi-tech, un écran plat, une sorte de boule lumineuse qui lévitait dans un coin, ainsi que la cuisine elle-même. Le contraste était étrange et donnait une ambiance à mi-chemin entre le western et la science-fiction.

Le mess s’animait progressivement. Outre la table à laquelle était installée Vala, la moitié des tables étaient déjà occupées. La porte s’ouvrit soudain sur une dizaine de pirates affamés. Le colonel entraperçut également un éclair roux filer en direction de la cuisine.

- "Faites sortir cette bestiole d’ici !" hurla aussitôt Masu.
- "Du calme", répondit une voix bonhomme. "Cette pauvre bête a bien le droit de se nourrir, elle aussi…"

Mitchell remarqua avec intérêt que tous les hommes attablés baissaient le nez dans leur assiette comme pour se faire oublier.

- "Je vais le dépecer et m’en faire un manchon, de votre chat !" continuait la cuisinière. "Ahhh ! Saleté d’animal ! Lâche ce morceau de viande tout de suite !"

Le propriétaire du chat, un homme d’âge mûr avec un début d’embonpoint, laissa tranquillement passer l’orage. Il vint s’asseoir en face de Cam tout en arborant l’air de qui en a vu d’autres.

- "Enchanté. Je suis le docteur Zero", se présenta-t-il sans se soucier des invectives de la cuisinière.
- "Colonel Mitchell", répondit Cam machinalement.

Un éclat métallique vola à travers la pièce et fut stoppé par un mur. Le « tzing » résonna aux oreilles de Mitchell, qui préféra l’ignorer. Le visage de Daniel prononçant le mot « couteau » traversa son esprit.
Un miaulement proche se fit entendre. Cam jeta un œil sous la table et fut dévisagé par deux yeux félins réprobateurs.

- "C’est le chat le plus intelligent que je connaisse", fit Zero avec une note de fierté paternelle.

Cam acquiesça en silence. Autour de lui, les conversations reprenaient. Le mess avait l’air de retrouver son train-train habituel.
Il se souvint soudain d’un détail important.

- "Vous êtes le médecin du bord ? Comment va votre blessé ?"

Le docteur fit une moue caractéristique de la profession médicale et qui était mauvais signe, généralement.

- "Mes blessés", corrigea-t-il sans toutefois s’étendre davantage.

Il plongea ses yeux dans ceux de Cameron.

- "Mon diagnostic est réservé… Infection mutagène", expliqua-t-il après une hésitation.
- "Mutaquoi ? Vous voulez dire que ce sont des mutants qui nous ont attaqués ?"

Zero opina.

- "Il s’est passé beaucoup de choses horribles sur Terre entre votre siècle et le nôtre", soupira-t-il.

Il sourit en guise d’excuse.

- "J’ai peur que les humains ne soient pas très soigneux envers leur propre planète…"

Il haussa les épaules, fataliste. Mitchell ne répondit pas. Il n’était pas sûr qu’une phrase du genre « j’irai voir le président, je lui décrirai le futur qui nous attend et nous mettrons tout en œuvre pour l’éviter » soit bien perçue.
Et puis, ça lui faisait penser à un mauvais film de série B…

- "Cela risque de retarder quelque peu votre retour", reprit le médecin.
- "Hein ?"
- "Les blessés… L’Arcadia ne fera pas de voyage temporel tant que je ne les aurai pas soignés."
- "Je comprends", répondit Mitchell.

C’était sûrement un peu égoïste, mais voilà qui ferait certainement plaisir à Sam. Elle allait pouvoir glaner des informations, apprendre le fonctionnement de systèmes futuristes et peut-être, qui sait, trouverait-elle quelque chose susceptible de les aider contre les Oris.
Quant aux autres…Si ce vaisseau possédait une bibliothèque, Cam ne se faisait pas de souci pour Daniel, il saurait s’occuper. Teal’c trouvait toujours à s’occuper. Vala…
Il fixa la jeune femme brune, toujours en grande conversation avec les pirates de sa table.
Et bien, il n’avait qu’à espérer qu’elle ne se lance pas dans un marchandage douteux, comme monnayer l’Arcadia contre le SG-C ou une cargaison fantôme contre des espèces sonnantes et trébuchantes, et tout se passerait bien.
 

Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 0 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères
Laisser un commentaire
 
Security Image

caractères restants

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurs et producteurs respectifs. Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement et les auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit. Les textes et les personnages ajoutés appartiennent à leurs auteurs : en dehors de l'usage privé, merci de ne pas les reproduire, emprunter, ou diffuser sans autorisation de l'auteur.