Fanfictions > Séries TV > Stargate : SG-1 ⁄ Albator > Stargate Arcadia 2 : Shadows
10 - Chapitre 2 - Partie 4
Catégorie :  K+
Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 0 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères

Chapitre 2 - Partie 4


- "Je ne peux pas, je suis occupé."

Sam considéra avec perplexité l’homme qu’un pirate venait de lui présenter comme « le second de l’Arcadia… mais je ne crois pas que vous obteniez quelque chose aujourd’hui, ma’am ».

- "Monsieur…"
- "Oh, pas de chichis", coupa-t-il. "Appelez-moi Yattaran. Ou second", ajouta-t-il après réflexion. "Si vous tenez absolument à me donner un titre."

La scientifique tenta d’organiser ses idées. Que pouvait-elle demander à quelqu’un en train de poser avec application un point de colle sur ce qui ressemblait à une maquette d’avion biplan, et ce, sans lui prêter la moindre parcelle d’attention ?

- "Vous venez pour les paramètres de navigation, c’est ça ?" fit Yattaran distraitement en attrapant un empennage.
- "Euh… en effet."
- "Ce n’est pas le moment."

Yattaran éprouva d’un œil expert la symétrie de sa maquette, puis lui fit exécuter quelques huit en la tenant à bout de bras.

- "Superbe, n’est-ce pas ? C’est une réplique exacte !"

Samantha préféra ne pas s’engager dans cette conversation. Elle était venue pour des calculs de navigation hyperspatiale, et pas pour un exposé sur les modèles réduits.
Tant pis pour la politesse et la diplomatie.

- "J’aurais besoin des calculs que Tochiro Oyama avait effectué lorsque ce vaisseau avait voyagé jusqu’au vingt-et-unième siècle", déclara-t-elle sèchement. "Cela me suffira pour déduire les paramètres de notre trajet retour, si vous ne voulez pas m’aider."

Yattaran éclata d’un rire bref.

- "Ah ! Le capitaine vous répondrait d’aller demander ça directement à Tochiro !"
- "Je croyais qu’il était mort ?"

Le second de l’Arcadia posa sa maquette d’avion et accorda enfin à Sam toute son attention. Il prit quelques secondes de réflexion pour répondre, et lorsqu’il se décida, il avait un léger sourire aux lèvres.

- "Oui… C’est ce qu’on dit."

Yattaran fixa Sam d’un air amusé. L’interlude l’avait apparemment mis de bonne humeur, et l’avait décidé à se désintéresser un instant de ses modèles réduits.

- "Je ne pense pas que les calculs de Tochiro soient suffisants", reprit-il… "Je m’explique", ajouta-t-il alors que Sam ouvrait la bouche pour protester.

Il traça une ligne imaginaire devant lui.

- "Ceci, c’est notre ligne temporelle. Et ça" – il plaça son doigt au début de la ligne – "c’est le paradoxe que le capitaine a engendré lorsqu’il vous a aidé sur cette planète… euh…"
- "P4X-48C", fit Sam.
- "Oui. Le point zéro, pour nous."

Il esquissa une branche partant de ce point, parallèle à la première ligne qu’il avait tracée.

- "Vous, à présent, vous évoluez sur cette ligne temporelle… sur laquelle la planète en question n’a pas explosé, et la première guerre galactique n’a pas eu lieu."
- "Nous avons tout de même une guerre en cours", répliqua Sam.
- "Pas la même… En tout cas, ce n’est pas celle qui mène à ce présent-ci."

Yattaran fit revenir son doigt en arrière depuis le bout de sa première ligne jusqu’à ce qu’il appelait le point zéro, puis le descendit et l’avança un peu sur sa deuxième ligne.

- "Voilà le voyage qu’il faut calculer", conclut-il. "Nous allons devoir remonter plus loin dans le temps que votre date de départ, pour retrouver l’embranchement entre les deux univers."

Sam hocha la tête. Elle avait déjà travaillé sur la théorie des univers alternatifs – elle avait même eu des aperçus de certains d’entre eux – et elle avait craint des complications de ce genre.

- "Le problème n’est pas insurmontable", déclara-t-elle.
- "Non. Bien sûr que non. C’est même classique lorsqu’on navigue souvent en dimension warp… Il ne faut simplement pas louper l’aiguillage."

Yattaran soupira.

- "J’ai commencé quelques calculs, je vais vous montrer… Mais ne vous attendez pas à effectuer un saut temporel dès que la trajectoire sera calculée."
- "Pourquoi ?"
- "Nous devons récupérer une molécule un peu spéciale pour soigner nos blessés. C’est prioritaire sur votre rapatriement."

Il reprit sa maquette de biplan et fit tourner son hélice.

- "Cela risque de prendre du temps", continua-t-il. "La molécule en question n’est produite que dans une poignée d’hôpitaux de pointe sur des planètes du Secteur Central. Et elle est hors de prix. Autant dire qu’il est impossible de s’en procurer."
- "Il y a certainement un moyen."

Yattaran haussa les épaules.

- "Le capitaine a pris un cap vers la Bordure Extérieure", répondit-il. "J’ignore ce qu’il cherche exactement, mais je pense que nous allons nous rapprocher des filières du marché noir…"

o-o-o-o-o-o

Un coup violent entre les côtes, accompagné d’une décharge électrique, lui fit brutalement reprendre conscience. Emeraldas secoua la tête pour éclaircir ses idées. Lorsqu’elle voulut bouger, elle s’aperçut que ses mains étaient entravées.
Elle se tortilla pour éprouver ses liens.

- "Vous êtes de retour parmi nous, ma chère ?" fit une voix sarcastique. "Savez-vous que vous nous avez donné beaucoup de mal ?"

La pirate rousse tenta de se relever pour faire face à son interlocuteur.
Peine perdue. Elle ne récolta qu’un deuxième coup, tandis qu’une poigne de fer la maintenait au sol.

- "Onze de mes Jaffas ont été tués", reprit la voix. "Je devrais vous torturer à mort pour ça."
- "Mais dans ce cas, il ne vous resterait qu’à dériver jusqu’à ce que tout vos systèmes de survie s’éteignent, n’est-ce pas ?" répliqua Emeraldas.

Une paire de bottes se planta devant elle. Son propriétaire s’accroupit, saisit Emeraldas par les cheveux et la redressa jusqu’à ce qu’elle puisse plonger son regard dans le sien.
Il n’avait pas changé.

- "J’aurais préféré tomber sur n’importe qui d’autre que vous, dans la situation délicate où je me trouve… même si je ne vous cache pas que vous retrouver me fait extrêmement plaisir."

Baal sourit dédaigneusement.

- "C’est bizarre, ça n’a pas l’air d’être votre cas… À moins que tuer mes soldats soit votre façon de me montrer votre joie de me revoir ? Ne me dites pas que vous avez été surprise par ma présence à bord…"

Emeraldas serra les dents. Comment avait-elle pu se laisser piéger ainsi ? Elle avait su qu’il s’agissait du ha’tak de Baal dès l’instant où il était apparu sur ses écrans. Pourquoi ne l’avait-elle pas détruit depuis le Queen ?
Pourquoi n’avait-elle pas poursuivi sa route en le laissant dériver ?

- "J’ai besoin de votre vaisseau", ajouta le Goa’uld. "Le mien n’est pas réparable."
- "Allez au diable ! Jamais le Queen ne vous appartiendra !"

Baal ricana.

- "Je n’ose croire que vous ignorez l’étendue des moyens dont je dispose pour vous convaincre…"

Il la fixa pensivement.

- "Je suis pressé, malheureusement. J’ai peur de n’avoir pas le temps de m’amuser…"

o-o-o-o-o-o

Harlock tentait de coder un message avec une triple séquence de cryptage qu’il avait récupérée dans ses archives personnelles et qu’il n’avait pas utilisée depuis… Il ne se souvenait pas l’avoir jamais utilisée, d’ailleurs. Les calculs étaient suffisamment ardus pour faire ramer son ordinateur, et nécessitaient de faire abstraction de sa migraine persistante, de la fièvre qui pointait et du colonel Mitchell qui jouait les touristes en passerelle depuis cinq bonnes minutes.
Le capitaine se demanda si l’équipe SG-1 s’était concertée pour faire défiler tous ses membres les uns après les autres devant lui… pour faire durer le supplice, en quelque sorte. Il referma sèchement son ordinateur portable qui lui affichait un énième message d’erreur, quelque chose comme « mémoire virtuelle insuffisante, connectez un périphérique plus puissant pour poursuivre le calcul en cours ». Bon sang ! Il allait devoir demander à Tochiro alors qu’il aurait préféré garder l’information pour lui. Mais pourquoi avoir choisi une clé de cryptage de malade, aussi ?

- "Pouvez-vous me montrer le fonctionnement de votre console de tir ?" demandait Mitchell à un opérateur au hasard. "À ce que j’ai compris, nous allons devoir passer plus de temps sur votre vaisseau que je ne le prévoyais…"

Argl. Pourquoi avait-il fallu qu’il leur dise qu’ils pouvaient se déplacer partout ? Il avait horreur des passagers, encore plus lorsqu’ils se comportaient comme des touristes ébahis.
La console de tir occupa Mitchell trente petites secondes, le temps qu’il comprenne que l’artilleur n’était pas prêt à tirer dans le vide pour ses beaux yeux. Le colonel se mit ensuite à déambuler à travers la passerelle l’air de rien, mais en réussissant le tour de force de déranger à peu près toutes les personnes de quart présentes. Puis il fit ce que le capitaine redoutait depuis le début.
Il engagea la conversation avec lui.

- "Vous avez un vaisseau superbe", déclara-t-il. "Je pense que j’apprécierais le voir en action."

Harlock grogna en rouvrant sauvagement son ordinateur. Le processeur pédalait toujours dans le vide avec ses algorithmes. Dire que son message n’était composé que d’une dizaine de mots ! Heureusement qu’il ne voulait pas envoyer un rapport de plusieurs pages…

- "Je suis désolé", continua Mitchell.
- "Pourquoi ?"
- "Et bien… Les pertes, les blessés…"
- "J’avais une dette envers le colonel O’Neill", coupa Harlock. "J’avoue que je pensais le trouver en descendant vous chercher."
- "Je vous remercie quand même."

Harlock nota que la mine du colonel s’était allongée lorsqu’il avait évoqué le nom de son prédécesseur. Il sourit intérieurement. Prendre la suite du colonel O’Neill n’avait pas dû être facile… Mitchell avait dû se voir reprocher sa jeunesse, son manque d’expérience, et tout ce qu’il faisait devait immanquablement être comparé à quelque chose que le colonel O’Neill avait déjà accompli, probablement mieux.
« Le général O’Neill », corrigea-t-il.

Mitchell semblait avoir compris que sa présence en passerelle n’était pas vraiment bienvenue. Il grommela quelques phrases de politesse avant de s’éclipser. Le capitaine revint à son cryptage. L’écran indiquait « erreur système ».
Bon. Il irait plus vite en faisant le calcul à la main. Mais pas en passerelle.

- "Je suis chez moi. Appelez-moi avant la fin du saut."

o-o-o-o-o-o

Ailleurs, et bien avant…

- "Nous avons découvert une déformation de l’espace-temps au point d’origine de la perturbation énergétique, Orici. Il s’agit d’une signature identique à celle que laisse un vaisseau franchissant l’hyperespace, mais d’une intensité bien supérieure."
- "Il est impossible que les infidèles de cette galaxie aient accès à une telle technologie, à moins qu’ils n’aient reçu l’aide de peuples évolués. Il y a certainement une explication beaucoup plus simple. Je me rends sur place pour étudier ce phénomène de plus près."
- "Nous attendons votre venue avec impatience, Orici."
- "Poursuivez la croisade dans ce secteur de la galaxie. La foi des Origines doit triompher partout, et s’il s’agit d’un vaisseau qui a provoqué cela et qu’il revient, je veux qu’il soit isolé. Ainsi nous pourrons le convertir, ou le détruire facilement."
- "Bien Orici. Il en sera fait selon vos désirs."

Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 0 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères
Laisser un commentaire
 
Security Image

caractères restants

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurs et producteurs respectifs. Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement et les auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit. Les textes et les personnages ajoutés appartiennent à leurs auteurs : en dehors de l'usage privé, merci de ne pas les reproduire, emprunter, ou diffuser sans autorisation de l'auteur.