Fanfictions > Séries TV > Stargate : SG-1 ⁄ Albator > Stargate Arcadia 2 : Shadows
40 - Chapitre 10 - Partie 2
Catégorie :  K+
Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 1 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères

Chapitre 10 - Partie 2

Harlock atteignait le hangar à navettes du Queen lorsque son communicateur bipa. Il vérifia d’un coup d’œil la fréquence utilisée : l’Arcadia.
Kei.

– Capitaine, enfin ! s’exclama la jeune femme à peine se fut-il identifié. Je suis désolée de n’avoir pu vous contacter plus tôt, mais nous avons eu quelques… soucis avec les commandes. Tout est pratiquement rentré dans l’ordre. Où êtes-vous ?

Harlock tiqua au « pratiquement ». S’il décodait bien le message, cela signifiait que Kei avait encore un problème : Tochiro ou… autre chose.

– Je suis sur le Queen, en orbite au-dessus de vous, répondit-il. Je monte dans une navette, vous pouvez m’ouvrir les portes ?
– Nous contrôlons à nouveau l’ordinateur principal, capitaine.

Hmm. Autre chose, donc. Et suffisamment dangereux pour ne pas en préciser la nature sur les ondes. À moins qu’il ne s’agisse de sa paranoïa qui refaisait surface…
Harlock se pinça l’arête du nez. D’un autre côté, rares étaient les cas où sa paranoïa avait été prise en défaut.

Il fit un signe de tête à l’intention de Mitchell et son équipe afin qu’ils embarquent dans la navette.

– On y va, déclara-t-il. Restez sur vos gardes à l’arrivée.
Encore un souci ? demanda Mitchell. Votre subordonnée vient pourtant d’annoncer que tout était sous contrôle !
– Pratiquement, précisa Harlock, reprenant le terme de Kei. Pratiquement.

Il se mordit nerveusement la lèvre.

– Oui, bon, ça ne m’a pas paru si catastrophique que ça, à entendre votre conversation, intervint Vala.
– Une intuition, répondit Harlock laconiquement.

Une intuition qui se faisait bizarrement de plus en plus pressante. Oppressante, même. Comme une sorte de… malaise diffus.
Un appel au secours muet.
Harlock serra le poing. Intuition, paranoïa ou autre, sa présence était requise sur l’Arcadia d’urgence.

o-o-o-o-o-o

Adria recula. Son adversaire n’était pas humaine, et elle avait sous-estimé la puissance de ses attaques psychiques. Les vagues d’énergie successives que l’alien nimbée de jaune lui envoyait l’avaient mise en difficulté, elle, l’Orici ! Cela ne pouvait durer.
Il était inconcevable qu’elle perde : elle possédait la puissance des Oris, et leur force était inépuisable tant que persisterait la foi de leurs fidèles.
Adria se concentra. Cette étrangère avait réussi à limiter ses déplacements astraux. Toutes deux étaient confinées dans un plan bien délimité et qui, Adria l’aurait juré, était lié au vaisseau.

Le vaisseau…

Le vaisseau possédait sa propre présence psychique, Adria en était désormais certaine. Il englobait les lieux, entité trop vaste pour qu’Adria puisse la cerner. Il n’était pas encore intervenu dans le combat, mais il les surveillait.
Elle ne le laisserait pas en influencer l’issue.

« Gloire aux Oris ! » cria-t-elle en libérant toute sa puissance mentale.

o-o-o-o-o-o

Harlock tressaillit lorsqu’il posa le pied sur le sol du hangar de l’Arcadia.

– Tochiro, murmura-t-il.

Le vaisseau vibrait. Et ce n’était pas à cause de ses moteurs. Le capitaine quitta le hangar en trombe. Il percuta Kei en tournant le coin qui menait à l’ascenseur.

– Capitaine ! fit la jeune femme aussitôt. Je suis soulagée que vous nous ayez rejoints si vite !
– Je me doutais de la destination que prendrait l’Arcadia, répondit Harlock sans avouer que c’était O’Neill qui lui avait soufflé la solution.

Kei ne s’étendit pas davantage sur les caprices de l’ordinateur principal. Elle avait la mine soucieuse.

– Capitaine, nous avons été abordés, déclara-t-elle, l’air grave. Elle a dit s’appeler Adria.

Harlock haussa un sourcil. Une seule personne ? Où était le problème ? Il remarqua cependant que ceux de SG-1 faisaient une grimace qui n’augurait rien de bon.

– Vous avez un dispositif d’autodestruction efficace ? demanda Mitchell.

Kei le fixa d’un air interdit.

– Vous plaisantez ?
– Adria possède des pouvoirs psychiques contre lesquels nous sommes impuissants, répondit le colonel, très sérieux. Et honnêtement, malgré votre avancée technologique, je ne pense pas que vous puissiez y faire quoi que ce soit.
– Nous, peut-être pas… fit Harlock. Tout le monde sait que les humains n’ont aucun don psy.

Mais l’Arcadia ne comptait pas que des humains. Il se tourna vers Kei en essayant de masquer son angoisse et bien que le malaise qu’il ressentait depuis qu’il avait quitté le Queen fût très net, à présent.

– Où est Mimee ?

o-o-o-o-o-o

– Commandant, ne bougez pas.

Morgane grogna, éblouie par la lumière crue. Elle avait reconnu la voix du méd-tech du Speranz, et, vu que celui-ci ne quittait jamais le vaisseau auquel il restait perpétuellement branché, cela signifiait qu’elle était revenue à bord.
Elle se massa les tempes. Sa tête bourdonnait. Elle avait dû prendre un mauvais coup sur le ha’tak lorsqu’il s’était écrasé. À moins que cela ne provienne de la blessure que lui avait infligée Emeraldas.

La néo-humaine fit la moue. Elle ignorait la cause du crash : il n’y avait eu aucune explosion interne qui aurait validé la thèse du sabotage, et aucun bombardement extérieur, ce qui aurait été plus plausible mais ne pouvait avoir eu lieu (ou alors l’isolation phonique du ha’tak était excellente, ce dont elle doutait). Et les vaisseaux de cette taille ne tombaient généralement pas sans raison.
Elle se redressa brusquement, ignorant les protestations du méd-tech.

– Faites-moi un rapport complet de la situation actuelle ! ordonna-t-elle.

Loren était à son chevet, ainsi que son chef de la sécurité. Le méd-tech, comprenant qu’il n’aurait pas gain de cause, s’était reprogrammé sur une autre tâche. Morgane haussa un sourcil en constatant que le lit voisin était occupé par son premier lieutenant.

– Détaillé, le rapport, ajouta-t-elle sèchement. Vous avez intérêt à être convaincant quant à votre présence ici, à l’encontre de mes ordres.

Elle lança un regard appuyé au premier lieutenant, inconscient.

– Et j’espère que vous avez aussi de bons arguments pour expliquer l’état de mon officier en second, finit-elle.

Loren sourit amèrement.

– « L’explication » commande l’Arcadia. Enfin, il essaie. J’ai l’impression qu’il a quelques problèmes, en ce moment. Mais vous pouvez toujours lui demander, ma’am.

Le ton de l’officier scientifique était plus formel que d’habitude, une façon comme une autre de lui faire comprendre que non, ce n’était pas de sa faute, j’ai agi dans l’intérêt de l’équipage et afin de secourir mon commandant, et j’aurais bien aimé vous voir traiter avec Harlock, d’abord.
Morgane secoua la tête, agacée. Harlock. Pourquoi n’était-elle même pas étonnée ?

– Ah, s’il a des problèmes, qu’il se débrouille ! Dis-moi plutôt si tu as eu des nouvelles de notre univers.
– De notre univers, non, répondit Loren. En revanche, nous recevons des comptes-rendus réguliers de Shark. Ils sont en place, et ils ne vont pas nous attendre éternellement.
– Il faudra bien qu’ils patientent, rétorqua Morgane.
– Ils ne peuvent pas !

Loren criait presque.

– Nous savons que le phénomène s’aggrave avec le temps. Plus Shark attend, et plus il court le risque de ne pouvoir produire suffisamment d’énergie pour combler la faille !

Morgane avait bien perçu le reproche : Loren n’avait jamais caché qu’il désapprouvait les envies de vengeance de son commandant. Bien sûr, il ne se désintéressait pas de ce qu’avait fait Emeraldas sur Heavy Melder, mais il estimait que la pirate rousse était bien trop dangereuse pour se risquer à l’affronter.
Morgane n’était pas de cet avis, évidemment, mais elle comprenait le point de vue de Loren.
Et puis, bien entendu, il restait tout de même la problématique du retour : Morgane était bien consciente que le trou spatio-temporel était le moyen le plus commode pour rentrer. Non pas que le Speranz fût incapable d’effectuer un saut temporel contrôlé en autonome, mais la néo-humaine devait convenir que le succès de la manœuvre était aléatoire – et elle ne tenait pas compte du fait qu’il fallait aussi retrouver le bon univers…

– Nous devons partir, insista Loren.

Morgane hocha la tête. Elle aurait souhaité affronter Emeraldas, face à face, maintenant. Elle aurait souhaité cesser enfin de louvoyer entre les fantômes du passé.
Elle savait aussi à qui Harlock donnerait sa préférence, si jamais il avait à choisir entre Emeraldas et elle.

– Très bien, céda-t-elle. Rejoignons Shark.

Harlock les rejoindrait bien.
Emeraldas pouvait aller au diable.

o-o-o-o-o-o

Ils trouvèrent Mimee dans un local technique, à l’arrière du vaisseau. La Jurassienne avait adopté sa position de méditation, mais son visage était inhabituellement crispé.
Harlock grimaça : s’il en jugeait la sensation désagréable qui parcourait son échine, Mimee était en pleine activité psychique.

– Vous croyez qu’il est judicieux de la déranger ? interrogea Mitchell qui l’avait suivi bien que personne ne lui ait rien demandé.
– Je perçois du danger, répondit simplement Harlock. Mimee est en difficulté.
– Qu’en savez-vous ? Si elle se bat contre Adria en ce moment, elle est peut-être en train de gagner.
– Je connais Mimee, répliqua Harlock. Elle est en danger.

Il s’avança. Kei le retint par le bras.

– Capitaine… commença-t-elle.

Harlock se dégagea brusquement.

– Je sais ce que j’ai à faire, coupa-t-il plus sèchement qu’il n’aurait voulu.

La jeune femme blonde baissa les yeux. Son expression refléta une inquiétude sincère, mêlée à une certaine forme de tristesse, ou peut-être à des regrets, le capitaine n’aurait su le dire.
Il secoua la tête. Mimee avait besoin de lui.

Il rejoignit la Jurassienne immobile et posa la main sur son épaule.

o-o-o-o-o-o

Assis dans un des fauteuils de la passerelle du Queen, le général O’Neill grognait tout seul. Malgré un examen minutieux du panneau de contrôle, il n’avait rien trouvé qui puisse lui donner plus de liberté de manœuvre. Tout ce qu’il était capable de faire, c’étaient de petites corrections de trajectoire. Et encore, il ne pouvait pas s’écarter trop loin de ce qu’avait paramétré Harlock au risque de se voir rappelé à l’ordre par un message sur la console de navigation.
O’Neill n’appréciait guère se faire sermonner par un ordinateur. Il grogna à nouveau, mais cela n’impressionna pas l’écran qui lui faisait face.
« Vous ne disposez pas des autorisations nécessaires pour cette commande », affichait celui-ci.

– Je ne t’ai rien demandé, tas de circuits imprimés ! répliqua O’Neill sèchement.

« Je ne suis pas sensible à vos mouvements d’humeur », répondit l’ordinateur.

– Et je ne discute pas avec des vaisseaux spatiaux ! ajouta le général.

Il hésita. Quoique. Si les programmes informatiques du Queen étaient suffisamment autonomes, peut-être pourraient-ils se laisser convaincre de lui montrer quelques commandes intéressantes.
O’Neill se fendit d’un sourire charmeur.

– Bon, je pense que nous sommes partis sur de mauvaises bases, reprit-il d’un ton plus conciliant. Dis moi… Puisque nous allons passer un peu de temps ensemble, tu n’as pas envie de me faire quelques simulations de tes capacités ?

o-o-o-o-o-o

Emeraldas n’avait pas trouvé les hangars des al’keshs. Leur accès était barré de poutrelles, de câbles échappés de leurs gaines et autres cloisons métalliques tordues.
En revanche, lorsqu’elle avait tenté un chemin moins direct, elle était tombée sur une paroi blindée qui ne faisait normalement pas partie d’un ha’tak. Verte.

– Harlock ! jura la pirate rousse. Tu ne connais donc pas d’autre méthode d’attaque que l’éperonnage ?

Emeraldas massa une épaule encore endolorie. C’était étrange, d’ailleurs. Harlock se trouvait sur le Queen peu avant le crash, et elle doutait qu’il ait eu le temps de rejoindre son propre vaisseau. Elle doutait également qu’il ait décidé de percuter le ha’tak tout en sachant qu’elle se trouvait à l’intérieur.
Et la rousse ne se faisait pas non plus à l’idée que l’équipage de l’Arcadia se soit approprié la technique favorite de leur capitaine. Même elle ne se considérait pas assez dingue pour se crasher volontairement, et ce, quelle que soit l’épaisseur du blindage de son vaisseau.

Elle secoua la tête. Quel qu’ait pu être le crétin qui avait ordonné un éperonnage en atmosphère et à proximité immédiate du sol, la présence de l’Arcadia dans le ha’tak ne pouvait qu’être utile. Après tout, elle cherchait un abri sûr, et le vaisseau vert correspondait parfaitement à cette définition.

Emeraldas longea la coque. Si elle se situait bien, elle trouverait un sas technique une vingtaine de mètres plus loin.
 

Précédent  Chapitre précédent   Chapitre suivant  Suivant Police :
Voir le(s) commentaire(s) 1 commentaire(s) Taille : Réduire la taille des caractères  ⁄  Augmenter la taille des caractères
Laisser un commentaire
 
Security Image

caractères restants

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurs et producteurs respectifs. Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement et les auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit. Les textes et les personnages ajoutés appartiennent à leurs auteurs : en dehors de l'usage privé, merci de ne pas les reproduire, emprunter, ou diffuser sans autorisation de l'auteur.