Le premier humain tombé par

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Deviation / Drame / Action

18 Un sourire sur un visage blanc

Catégorie: G , 2557 mots
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— Comment ? Mais alors c'est qui ? répliqua Frisk en trottinant aux côtés du fantôme.

— Tu ne le connais pas très bien, se contenta de dire Chara. Mais lui me connait beaucoup plus. Le reste, c'est l'effet de surprise.

— Sérieusement ? Je veux savoir !

— Tu sauras. Plus tard."

Frisk allait protester, mais il se rendit compte que ce serait inutile. Ils ne croisèrent aucun monstre, jusqu'à ce que...

"Hey le môme !

— Salut Sans !"

Et merde, songea Chara. Le petit squelette vendait des hot-dogs avec le même poste de garde que celui à Snowdin ; il y avait même de la neige sur le dessus.

"Tu veux un hot-dog ? C'est trente pièces d'or.

— C'est cher ! s'offusqua Frisk en cherchant sa bourse. Ah bah désolé j'ai plus de sous. J'ai préféré acheter un croissant à une araignée pour garder la vie sauve.

— Bah prends-le alors. C'est gratuit. Il parait que Papyrus les a fait, alors...

— Ne les prends pas, chuchota Chara à l'oreille de Frisk. Regarde bien le hot dog."

Étonné, l'humain examina la viande, mais si elle avait l'air un peu molle, elle semblait plutôt bonne. Il jeta un oeil à Chara sous le regard assez suspicieux de Sans. Le fantôme soupira avant de reprendre.

"As-tu vu ? As-tu vu les belles quenouilles ?? s'écria-t-il avec un drôle d'accent, sûrement québécois. (XD #johnycrying)

— Bon gamin, je vais pas continuer comme ça, déclara alors Sans. Je sais très bien que ce fantôme te colle partout. J'avais pas vraiment remarqué avec Papyrus, mais quand t'es passé à Waterfall, je l'ai vu. Pourquoi tu fais ça ? demanda-t-il à l'adresse de Chara.

— Je veux juste voir ce qui va se passer ! Frisk et moi, nous sommes pareils !

— Hein ? Comment ça ? s'exclama Sans. Gamin, qu'est-ce qu'il raconte ?

— C'est vrai, répondit calmement l'enfant. Je suis Chara... Regarde mon âme..."

Frisk posa sa main sur sa poitrine et son âme apparut. Il la tenait presque entre ses mains. Le squelette la prit délicatement et l'examina de plus près.

"Si tu regardes, tu vois qu'elle n'est pas totalement humaine... Ça a un rapport avec... enfin, mon âme vient de la détermination de Chara et Asriel, alors...

Brusquement, l'humain se tut et baissa la tête. Sans le prit par les épaules, le fantôme à ses côtés.

"Quoi ? Alors quoi ? Il va se passer un autre truc ? C'est quoi le problème !!! Tu peux nous le dire, tu sais ! Enfin, surtout moi, parce que je te connais mieux, mais bref !!

— Non, je peux pas !! Je dois pas !!

— Sérieusement... Des fois je me demande vraiment ce que tu as dans la tête... fit Chara en se tapant le front.

— Bref, coupa Sans. Comment ça, tu veux voir ce qu'il fait ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Tu ne te souviens pas ? répliqua le défunt, la gorge nouée. Quand je... quand je suis mort... Ce qu'a fait Asriel...

— Asriel ? C'est qui ? Tu m'en as jamais parlé ! fit remarquer Frisk.

— Tais-toi gamin. Ça te regarde pas. Oui, je me souviens, répliqua Sans en détournant la tête. Et alors ?

— MAIS ENFIN ! Depuis qu'il est mort, je me demande... Qui avait raison ? Pourquoi ça n'a pas marché ? M'aurait-il trahi ?

— Il avait raison, répondit fermement le squelette. Si tu n'avais pas eu cette foutue idée, on n'en serait pas là.

— Ça aurait pu marcher ! Ça devait marcher ! De toute façon, il faut bien tuer des enfants pour prendre leurs âmes, alors où est la différence ?

— Le problème gamin, c'est que t'aurais dû demander à quelqu'un d'autre ! Asriel était trop jeune pour tuer de sang-froid, tu aurais dû le savoir !

— Je l'ai choisi, parce qu'il aurait été le seul à accepter ! Ose me dire que tu m'aurais laissé mourir pour passer la barrière !"

Les deux interlocuteurs étaient sur le point de fondre en larmes. Frisk les regardait, et son expression perdue aurait fait pleurer une pierre. Finalement, Sans se redressa et inspira longuement avant de se calmer.

"Ok. Fais ta vie, euh fais ta mort, gamin. Je suis pas ton père. Je suis pas ton frère. Je suis pas ton cousin. Je suis pas...

— C'est bon, j'ai compris, cracha Chara, encore énervé.

— Bref, je suis personne pour te juger, mais fais attention. Faites attention tous les deux. Vos choix changeront l'avenir. Soyez prudents."

Frisk et Chara se regardèrent. Devaient-ils renoncer à aller voir cette personne ? Qu'est-ce que ça changeait ? Finalement, ils se détournèrent et continuèrent leur chemin, quand, arrivés à une sauvegarde, Frisk s'arrêta.

"Je ne pense pas que nous devrions y aller, Chara.

— Mais pourquoi ?

— Je sais pas... Mais... on peut y aller plus tard... Pas vrai ?

— Allez ! Sinon je te laisse tout seul !

— Ok. Ça me dérange pas."

Chara fit quelques mètres, s'éloignant de plus en plus de Frisk, mais celui-ci ne bougeait pas d'un pouce et s'était même détourné du fantôme. Chara s'éloigna encore, et Frisk jeta un coup d'oeil distrait, et ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il vit que Chara s'était encore plus éloigné. Finalement, il rejoignit ce dernier, tête basse, et un sourire triomphant s'afficha sur les lèvres du fantôme, qui laissa même échapper un petit rire.

"Si t'étais pas là, je crois que je serai pas sorti des Ruines, avoua l'humain tout bas, de sorte que Chara dut se baisser pour entendre.

— J'aurais préféré ne pas être là, si tu serais resté avec maman.

— Chara ?

— Oui ?

— Ta gue(censuré)

— Je t'em(censuré) royalement.

— Merci.

— De rien."

Ils se sourirent et partirent rejoindre l'homme de la rivière, qui les conduisit à Waterfall dans un silence. Cette fois, il ne fit allusion à rien d'étrange ou de bizarre qui mérite réflexion.


"C'était là avant ?

— Je pense. On a dû passer devant sans faire attention? En même temps, je me demande ce que tu peux voir avec tes yeux fermés !

— C'était méchant. On y va ?

— C'est pour y aller que je voulais être ici."

Ls deux garçons se retrouvaient face à une porte grise dans Waterfall, une porte que même Chara n'avait jamais vue auparavant. Elle semblait tellement ordinaire qu'il était certain qu'elle ne l'était pas. Frisk tourna la poignée et l'ouvrit tout doucement.

À l'intérieur, une petite pièce avec quelqu'un au centre, dont l'expression ressemblait à celle d'un fou. Chara le reconnut immédiatement et s'arrêta à l'entrée : c'était Gaster. Le frère de Sans et Papyrus, l'ancien scientifique royal.

Aucun doute possible.

"Frisk, ne t'approche pas de lui.

— Mais...

— T'approche pas, le touche pas c'est tout !

— C'est déjà fait."

Chara regarda Frisk qui regardait sa main posée sur le... manteau noir de Gaster, pétrifié.

"Frisk, si tu meurs, je construirai moi-même ta tombe et j'organiserai l'enterrement. "

L'intéressé n'y prêta pas attention, et finit par retirer sa main. Aussitôt, la pièce se retrouva plongée dans un noir d'encre ; aucune nuance de lumière, rien que l'obscurité complètement opaque. Frisk frissonna et une substance gluante passa sous sa main, qu'il retira immédiatement.

"Gaster ? Qu'est-ce que tu fais ? appela Chara, peu convaincu de l'utilité de son action.

— Je fais ce que je dois faire lorsque des imprudents comme vous profanent mon espace vital.

— Ça a le mérite d'être clair. Mais ça pourrait l'être plus !! Je répète : laisse-le !!

— Tu ne l'as pas dit avant, petit prince.

— On s'en fout ! Laisse Frisk tranquille !!

— Chara, qu'est-ce qui se passe !!! J'aime pas cette gelée !!

— Je prends ce qui me revient de droit, petit prince."

Le fantôme serra les dents. Gaster était en train d'envelopper Frisk dans cette matière noire gluante, et pire, il le narguait presque. La tête de l'entant dépassait, mais la gelée se divisait en fragments pour mieux l'envelopper. Chara se jeta dessus, mais cela n'eut aucun effet ; il traversa la gelée.

Puisant dans toute son énergie, le fantôme réussit à solidifier ses mains et voulut arracher la gelée, mais il se fatigua très vite : il n'avait pas l'

"Tu sais bien que je déteste quand tu m'appelles comme ça. Ça n'a pas changé.

— Chara !!!! AIDE-MOI !!!!!! SORS-MOI DE LÀ !!!!"

Le corps de l'humain était presque totalement enveloppé : seul un petit doigt dépassait, tentait vainement de se sortir : la gelée avait beau l'envelopper, il ressortait toujours. C'était grâce à ce doigt que Chara allait le sortir de là.

"Je suis loyal, reprit Gaster. Si tu parviens à délivrer ton jeune ami, je vous laisserai partir. Mais je ne vous laisserai pas partir avant.

— C'est tout ? Plutôt facile venant de toi, je trouve.

— N'en sois pas si sûr, petit prince.

— Au fait, pourquoi tu fais ça ? Qu'est-ce qui t'intéresse ?"

Gaster sourit encore plus largement, et le fantôme détourna les yeux pour ne pas voir cette bouche détruite s'élargir davantage.

"Ça ne te regarde pas."

Chara déglutit et attrapa le doigt de Frisk, l'agrippant de toutes ses forces.

"Déso ça va faire mal..."

Il tira dessus autant qu'il put, et après un long cri de souffrance, une petite main apparut en dehors, avant d'être engloutie aussi sec. Le fantôme se retrouva projeté à l'autre bout de la salle, mais il ne percuta pas le mur de plein fouet et atterrit en douceur. Cependant il se rendit compte que ça n'allait pas être aussi simple.

Il essaya de rentrer à l'intérieur et de sortir Frisk en lui agrippant la main, mais il était trop faible pour tenir suffisamment le poignet de l'humain. Il essayait de dégager la gelée, de creuser, mais le même problème se posa : il était trop faible. Peu importe sa tactique, il se retrouvait toujours à terre. Il n'avait pas d'âme, il n'avait pas de pouvoirs. Il ne s'était jamais senti aussi impuissant que de son vivant.

"Tu abandonnes ? demanda doucement Gaster, qui attendait patiemment, aussi dans un coin en attendant.

— Non. Il doit y avoir un moyen, et je vais le trouver.

— C'est une chose qu'il y ait un moyen. C'en est une autre que d'arriver à ce moyen.

— T'es vraiment fatiguant à philosopher comme ça, tu sais ?

— Maintenant je le sais."

Chara préféra l'ignorer et concentra son attention sur la matière gluante. Il entendit un cri étouffé et vit que c'était Frisk qui tentait de se sortir tout seul. Une faible lueur rouge subsistait à l'intérieur de la gelée noire, tellement faible et pâle qu'elle avait presque l'air rose. Cependant, la lueur s'intensifia, et une partie de gelée éclata. Chara se prépara et tira Frisk hors de la masse. Celui-ci se débattait aussi farouchement qu'il le pouvait, se servant de son âme autant que possible pour bouger partout. Finalement, il fut hors de danger et hors d'haleine.

"Je ne suis pas vraiment surpris, déclara Gaster. Cependant Frisk, demande-toi si tu fais le bon choix. C'est important.

— Comment ça, le bon choix ? s'exclama Chara en toisant son partenaire. Tu me caches des choses ?

— Non, rien, vraiment.

— Comme tu veux... J'espère juste que ton silence ne te tuera pas."

Ils se tournèrent vers l'ancien scientifique, qui les regardait avec une expression totalement neutre. Ses pupilles blanches s'étaient légèrement agrandies.

"Je vais vous laisser passer à présent. Au revoir, et ne revenez jamais, sinon ce ne sera pas aussi facile."

Sur ce, la porte grise réapparut et l'obscurité se dissipa. Chara s'arrêta à repartir, fatigué par cet évènement mais Frisk en avait décidé autrement.

— Attends, déclara-t-il à l'intention du squelette. Tu ne veux pas venir avec nous ?

— Non. C'est votre chemin, je me dois de rester en dehors de ça.

— Tu ne va quand même pas rester ici toute ta vie !

— Frisk, il n'est pas vraiment vivant, tu sais.

— On s'en fiche ! Si tu es le frère de Sans et Papyrus, tu dois leur manquer ! Tu ne crois pas qu'ils seraient heureux de te revoir ?"

Gaster détourna les yeux, ce qui surprit énormément Chara. Détourner le regard, il considérait cela comme un signe de faiblesse et d'impuissance, ce qui était étonnant de la part de l'ancien scientifique royal.

"Non je ne pense pas.

— Mais...

— Écoute gamin, à ton avis quelle serait la réaction des gens si je revenais tout d'un coup après tant de temps ? Tu ne penses pas qu'ils seraient surpris ? Étonnés ? Effrayés même ? Mon histoire est finie, les gens se souviendront de moi comme d'un monstre qui a fait se grandes choses, mais qui est devenu un mythe, une légende même. Que se passerait-il sj la légende prenait vie ? Laisse les choses là où elles sont, gamin. Maintenant, partez !"

Il se leva d'un bond, tendit sa main trouée et une lueur bleutée se diffusa. Une autre main beaucoup plus grande apparut et poussa sans ménagement Frisk en dehors de la pièce, mais elle ne put faire de même avec Chara, qui resta planté devant Gaster avec une expression de défi dans ses yeux.

"Tu n'as pas vraiment changé, fit remarquer le scientifique. Ce que j'ai dit, ça vaut pour toi aussi."

Ces cinq derniers mots firent au fantôme l'effet d'une douche froide. Tout le monde semblait savoir ce que Frisk avait en tête, sauf lui, son partenaire, son disciple. Son ami.

Son meilleur ami. Il serra les poings, frustré.

"Je ne peux pas revenir, se contenta-t-il de répondre. Je suis un fantôme.

— Peut-être... Maintenant pars. Va rejoindre ceux qui t'ont aimé, celui qui t'aime et celle qui t'aimera toujours"

Sur ces mots, Chara fut catapulté en dehors de la pièce et la porte grise se referma derrière lui. Avant qu'il ait eu le temps de se redresser : la pièce avait disparu. À côté de lui, Frisk était allongé par terre, regardant le ciel étoilé factice. Le fantôme respira longtemps, un peu sous le choc ; son cerveau tournait à toute allure, tentant de comprendre : "celui qui t'aime", ce devait être Frisk, mais "celle qui t'aimera toujours" ? Qui pouvait encore l'aimer après tant de temps et continuer de l'aimer pour toujours ? Pas un humain en tout cas. Les humains étaient une abomination, et Chara se sentit terriblement honteux de faire partie de cette espèce. Il se releva, un peu tremblant et attendit Frisk pour repartir.

"Bon, tu viens ? On a encore des choses à faire, t'es pas encore sorti !"


HEY !!!!!! Comment ça va les gens ??????

Je suis quasi-sûre que vous vous posez plein de questions... Patience, patience !! (Je suis sadique, vous vous souvenez ?)

Comme toujours, dites-moi ce que vous pensez de ma fic, s'il y a besoin d'améliorations, si je fais des trucs nuls (bon je pense pas mais on sait jamais) ou si au contraire vous kiffez et que vous avez passé un bon moment à me lire.

Ce discours sonne comme un adieu... Mais c'est loin , très loin d'être fini ! Pour votre bonheur ou votre malheur !!

Salut salut !!!


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