Le Feu et le Bleu par

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Deviation / Aventure / Amitié

8 Le tableau de sable ou...que fait Jûdai pendant les vacances ?

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Chapitre 6.5 : Le tableau de sable…ou que fait Jûdai pendant les vacances ?

La ville de Meguro City est plutôt paisible et calme ce vendredi matin. Les oiseaux gazouillent dans les feuilles d’arbres et pas un seul nuage à l’horizon. Quelques voitures et passants circulent dans la ville ainsi que des jeunes gens se rendant à l’école tout sauf…un. Plus loin, dans un gigantesque appartement de quinze étages se trouve une fenêtre couverte par des rideaux bleus au douzième. Jûdai dort profondément dans son lit en ronflant.

À sa droite, se trouve sa table de chevet où repose son Deck box ainsi que son réveil rectangulaire qui affiche 7h. RIIIIGG !!! Celui-ci se met à sonner et fait gémir le garçon. Soudain, sa main droite vient frapper son réveil l’envoyant littéralement au sol. Puis il se retourne et ronfle de nouveau. Son Deck brille d’une douce lueur blanche puis l’esprit de Yubel se matérialise dans la pièce suivit de Kuriboh Ailé.

— Quoi ?! Il dort encore ? constate Yubel les mains sur ses hanches. 

 

Elle se penche vers lui et le secoue par l’épaule. Kuriboh Ailé vient lui tapoter la tête.

— Mmh...encore...cinq petites minutes, marmonne le jeune garçon.

— Jûdai réveille-toi, lui demande Yubel en le secouant avec une expression exaspérée mais celui-ci refuse de bouger. Kuriboh Ailé va me chercher un verre d’eau dans la salle de bain qui se trouve dans la pièce d’à côté.

~ Kurikuri ! répond Kuriboh Ailé avant de s’exécuter. ~

 

La salle de bain se situe dans la chambre de Jûdai qu’il laisse toujours ouverte. La boule de poil s’engouffre dans la pièce puis prend un verre en plastique sur l’étagère. Puis il ouvre le robinet avec ses petites pattes griffues et remplit le verre d’eau. Ensuite il referme le robinet puis revient dans la chambre avec son verre. Yubel le remercie et prend le gobelet qu’elle renverse sur Jûdai. Celui-ci sentant l’eau froide se déverser sur son visage, ouvre immédiatement les yeux et sursaute sur son lit. Reprenant lentement ses esprits, le jeune garçon regarde sa gardienne et son partenaire le fixer. Puis il aperçoit le verre dans la main de Yubel. Jûdai s’essuie le visage avec ses bras puis les croisent sur son torse en boudant.

— Je vous ai déjà dit de n’pas me réveiller comme ça, reproche Jûdai à ses compagnons.

— On a essayé de te réveiller depuis quelques minutes mais tu es tellement fainéant que j’ai dû te balancer de l’eau en plein figure, explique l’ange démoniaque les bras croisés sur sa poitrine. 

 

Jûdai se gratte la tête avec sa main gauche qu’il a apportée sur sa tête avec un air pensif et dit :

— J’étais en train de faire un rêve étrange et tu m’as coupé en plein milieu. 

 

Kuriboh Ailé vient se reposer sur ses genoux en le regardant de ses yeux globuleux. Jûdai le caresse et trouve sa fourrure agréable à toucher. Il continue son récit.

— Eh bien, je portais une veste rouge, ajoute-t-il. J’étais beaucoup plus grand, poursuit-il en mesurant sa hauteur avec sa main droite à plat au dessus de sa tête, et mes cheveux très long. J’ai sauvé quelqu’un qui tombait d’une falaise mais je n’me souviens plus de qui c’était. 

Intéressée, Yubel s’assied sur le bord de son lit puis lui demande :

— Et où te trouvais-tu ? 

 

Jûdai ferme ses yeux et réfléchit un instant avec ses bras croisés. Puis il les ouvre et la regarde en répondant :

— Il me semble que j’ai vu une falaise semblable dans la dimension alternative.

— Peut-être que tu as eu une vision de l’avenir, commente Yubel.

— Ah ! Alors ça n’peut être que ça parce que j’avais la tête d’un super beau gosse ! se vante Jûdai en bombant le torse avant de rire aux éclats. 

 

Yubel affiche un micro sourire tandis que Kuriboh Ailé tournoie dans les airs en riant.

— Jûdai dépêche-toi d’aller te préparer, suggère Yubel en lui donnant une petite tape dans l’épaule. On doit se rendre à Domino City pour chercher ton amie d’enfance, non ? 

 

Jûdai sourit doucement et se lève de son lit. Il porte seulement un short blanc avec un t-shirt rouge à manches longues. Kuriboh Ailé gigote dans tous les sens très excité à l’idée de rentrer dans la ville de son ancien maître.

— T’es aussi excité de la rencontrer Aibou ? lui demande Jûdai.

~ Kurikuri ! lui répond joyeusement l’esprit. ~

— Moi aussi, j’ai hâte de savoir qui elle est, ajoute le duelliste qui affiche un grand sourire ce qui semble réjouir Yubel.

 

Pendant ce temps, la famille YÛKI prend leur petit déjeuner dans la cuisine. Le sol est carrelé ainsi que la moitié du mur. L’évier est disposé contre une fenêtre, suivit d’une planche de travail avec le micro-onde posé dessus. Le réfrigérateur à côté ainsi que le four à cuisson, disposé au fond de la cuisine avec divers placards fixés au mur. Au milieu, se situe la table rectangulaire en bois où est installée la famille YÛKI.

M. YÛKI, bâtit comme une armoire, les épaules larges, les yeux chocolat et les cheveux dégarnis de couleur bruns, consulte le journal du matin. Puis il saisit sa tasse de thé qui est posée près de ses couverts vides. Il l’approche près de ses lèvres puis en boit le contenu à grande gorgée avant de la reposer. Il porte une chemise bleue, une ceinture noire ainsi qu’un pantalon jean. À la droite de M. YÛKI, se trouve sa femme qui mange du poisson grillé avec ses baguettes, suivit d’une bouchée de riz disposé dans un bol bleu, maintenu dans sa main gauche.

Elle possède des cheveux mi-longs de couleur châtain ainsi que des yeux de couleur noisette. Elle est vêtue d’un t-shirt noir, d’une veste grise ainsi que d’une longue jupe de la même couleur. En face de Mme. YÛKI, une petite fille mange une compote de pomme. Ses cheveux châtain clair sont divisés en deux couettes. Elle est habillée d’un petit chemisier blanc à manches courtes, d’une jupe bleue claire à carreau, retenue par des sangles qui agissent comme un foulard.

Elle porte également des chaussettes blanches avec des souliers roses. Un chapeau blanc coiffé d’un arc bleu est posé sur le dossier de sa chaise avec son sac à dos « Hello Kitty. » Cependant, ses yeux chocolat sont froncés car elle n’est pas très enthousiaste d’aller à l’école. Elle se nomme YÛKI Fuyuka. Puis Jûdai arrive dans la cuisine, vêtu de son uniforme noir ainsi que son t-shirt rouge et son sac à dos sur les épaules.

— Salut les gens ! lance Jûdai en enlevant son sac puis l’accroche au dossier de sa chaise avant de s’installer à table.

— Bonjour Jûdai, le salut son père en lui jetant un coup d’œil par-dessus son journal. Et salut plus poliment s’il te plait.

— Désolé.

— Pourquoi portes-tu ton uniforme ? lui demande sa mère tandis qu’il prend son assiette et se sert de poisson grillé ainsi que du riz. Tu es censé être en vacances.

— Je sais mais c’est pas drôle d’être le seul en vacances, répond Jûdai puis avale un morceau de poisson.

— C’est pour ça que tu aurais dû attendre l’année prochaine pour rentrer à la Duel Académie, commente M. YÛKI en posant son journal sur la table. Sinon tu passerais déjà ton diplôme.

— Et j’aurais perdu un semestre entier pour ça, marmonne Jûdai. C’est pas ma faute si l’année est décalée.

— Mais t’a la chance Jû-nii, gazouille Fuyuka. J’veux être en vacances auzzi.

— Pas de manières Fuyuka, la réprimande doucement sa mère. Tu iras à l’école !

 

 Fuyuka gonfle ses joues, mécontente. Jûdai la regarde avec compassion.

— T’a pas encore réussi à te faire des amis ? lui demande son grand frère.

— Non, on fait que de dire que chuis bizarre, marmonne-t-elle.

— T’en fais pas Yuka ! la rassure Jûdai en posant une main sur sa tête. Au moins, on te traite pas de monstre. Tu auras des amis. Même moi, il m’a fallu du temps pour avoir une amie.

— Que tu t’en zouviens pas.

— Ouais bon, dit-il avec une goutte lui glissant à l’arrière du crâne. Je finirais par me souvenir. Ah oui, je te ramène des nouvelles cartes si tu arrête de faire la tête ! lui propose Jûdai en souriant.

— OUI !!! s’exclame Fuyuka avec un grand sourire.

— Jûdai, finis ton petit-déjeuner ou sinon tu iras à la gare à pied, intervient Mme. YÛKI.

 

Puis quelques minutes plus tard, la famille YÛKI quitte leur appartement en déposant Jûdai à la gare au passage. À 8h, Jûdai arrive à Domino City en compagnie de Yubel. Ils se dirigent en ce moment vers l’école maternelle où il a passé un moment avant de déménager.

Quand il a appelé Asuna-sensei la veille pour qu’il puisse passer à l’école lui parler, elle a été très heureuse de l’entendre et a acceptée joyeusement qu’il vienne. Jûdai sourit doucement mais espère ne pas tomber sur ce vieux professeur aigrit qui le déteste profondément. Après plusieurs minutes de marches, ils arrivent au portail de l’école maternelle.

— Whoua, rien n’a changé ici, commente Jûdai. 

Puis il passe le portail vert et descend les escaliers rouges près de la cantine. Là, Jûdai observe la deuxième cour de récréation, rempli d’enfants en train de jouer. Il est envahit de nostalgie et pense au moment où il a rencontré la douce lumière. Il reçoit un flash d’une mèche blonde ainsi que des plumes bleues.

— Des mèches blondes ? Elle avait des cheveux blonds ? se demande le jeune homme un peu perdu. Et c’est quoi ces plumes bleues ?

Un petit garçon aux cheveux noirs et yeux marron remarque Jûdai qui a le regard fixé dans le vide. Il s’approche de lui et lui tire le pantalon. Jûdai baisse les yeux et voit l’enfant qui le fixe. Il s’accroupit sur son genou gauche et pose son bras droit sur son autre jambe.

— Salut toi ! l’accueille aimablement Jûdai.

— Pouquoi t’es ici, monsieur ? lui demande le petit garçon.

— Je viens voir Asuna-sensei, lui répond le jeune homme.

— Elle est dans la classe, vais la chercher, dit le bambin.

— Merci petit bonhomme, sourit Jûdai en lui ébouriffant les cheveux. 

 

Cela fait rougir le garçon qui court dans la classe chercher sa maîtresse. Un vieil homme en costume marron et les joues creusées, assiste à la scène. Ses yeux serrés s’élargissent e stupeur quand il reconnaît Jûdai. Il entre tout de suite dans une colère noire et grince des dents. Il se dirige à pas de loups vers le jeune homme.

— YÛKI HAOU JÛDAI ! rugit l’instituteur. 

Jûdai est tressailli à l’entente de son nom complet car il n’y a qu’une personne qui ose l’appeler ainsi. Takashi-sensei qui le traite de monstre depuis le jour où ses camarades ont commencé à tomber dans le coma à cause de Yubel.

— Merde pas lui ! pense Jûdai avec la gorge serrée. 

Takashi-sensei prend rudement Jûdai par le col de son t-shirt et lui hurle dessus.

— Un « démon » comme toi n’a rien à faire ici ! siffle-t-il. Je n’vais pas te laisser blesser à nouveau des enfants ! FICHE LE CAMP !

 

Jûdai attrape sa main et lui demande :

— S’il vous plait calmez-vous ! halète-t-il. Je viens voir Asuna-sensei, tente-t-il d’expliquer. 

 

Tous les enfants prennent peur à cause de la colère soudaine de l’instituteur, ils se précipitent tous dans la classe et vient se cacher près d’une femme aux cheveux noirs dans une robe manteau de couleur vert gazon. Elle est surprise de les voir dans cet état.

— Qu’est ce qui ce passe les enfants ? leur demande Asuna-sensei. Ce n’est pas encore l’heure de la classe.

— Takashi-sensei est en train de crier sur le monsieur dehors, explique l’enfant qui a parlé avec Jûdai. 

 

Asuna-sensei soupire d’exaspération, fatiguée des scandales de Takashi-sensei.

— Ne bougez pas les enfants, je vais voir ce qui se passe. 

 

L’enseignant repousse violemment Jûdai qui atterrit lourdement sur ses fesses.

— Je t’ordonne de partir sur le champ sinon j’appelle la police ! répète Takashi-sensei d’une voix sèche.

 

Le jeune homme se relève puis réplique :

— Qu’est ce que vous allez leur dire ? Que j’ai plongé mes camarades dans le coma ? Vous n’avez aucune preuve et je n’suis pas coupable ! lance Jûdai avec un air de défi. 

 

Takashi-sensei est offusqué par son comportement et lui empoigne le bras pour qu’il s’en aille. Cependant, il est violemment éjecté par Yubel. L’enseignant est allongé sur le sol, ahuri par ce qui vient de se passer. Il commence à suer et recule doucement avec ses bras. Jûdai aperçoit ses yeux rempli de terreur ainsi que la pâleur sur son visage. Bien qu’il déteste la violence, il pense que cet homme le mérite après tous ce qu’il lui a fait subir mais ne souhaite pas y recourir. Yubel regarde Takashi-sensei avec un profond mépris.

— J’ai eu l’occasion de te tuer mortel, crache Yubel, mais je n’ai pas voulu faire des choses horribles devant Jûdai !

— C’est bon Yubel, l’arrête le duelliste, même si cet homme est mauvais, il ne mérite pas de mourir. Mais je n’oublierais jamais comment vous avez parlé à celle qui m’a aidé cette fois-là.

 

Il s’approche de lui et tend la main au vieux professeur. Mais celui-ci refuse son aide puis se relève immédiatement, le corps tremblant.

— Ne t’approche pas de moi, sale monstre ! lance le vieux professeur d’une voix furieuse. 

Soudain, l’homme se fait tirer l’oreille gauche par Asuna-sensei qui est arrivée entre temps.

— TAKASHI-SENSEI ! hurle l’enseignante, le visage renfrogné. Cessez donc d’importuner Jûdai-kun car il n’est pas responsable de ces accidents et cessez de remuer le passé !

— Êtes-vous devenue folle ? C’est un démon ! siffle celui-ci en se tenant douloureusement l’oreille.

— Non il n’est pas un démon, rétorque Asuna-sensei. Je l’ai fait venir ici car il voulait discuter avec moi de quelque chose d’important. 

 

L’institutrice lui lance des éclairs puis pose ses poings sur ses hanches.

— C’est plutôt vous qui devriez avoir honte, enchaîne-t-elle avec amertume, vous avez maltraité Jûdai-kun ainsi que d’autres enfants que vous trouviez trop différents.

 

Elle sort une lettre de sa poche et le lui tend. Takashi-sensei l’examine avec méfiance.

— Qu’est ce que c’est que ça ? lui demande-t-il sèchement.

— C’est votre lettre de licenciement qui est « enfin » arrivée ! répond fermement Asuna-sensei. J’ai eu la gentillesse de vous l’apporter en main propre et maintenant...foutez le camp de cette école car vous n’avez pas le mérite d’être enseignant ! lui ordonne-t-elle durement en pointant la sortie du doigt. Ne revenez plus jamais !

 

Takashi-sensei est choqué par cette nouvelle. Intérieurement, Jûdai est impressionné par la révolte de son ancien professeur. Cependant, l’instituteur aigri refuse de laisser tomber et continue :

— YÛKI Haou Jûdai provoque toujours des accidents bizarres et c’est de sa faute si les enfants ainsi que le mien ne se réveillent pas !!

 

Jûdai baisse les yeux se sentant coupable de cela mais Yubel a réveillée tout le monde alors pourquoi il ne peut pas oublier toute cette histoire qui ne cause que de la douleur.

— C’est vrai qu’il s’est passé beaucoup de choses étranges, admet Asuna-sensei, mais rejeter la faute sur un enfant de cinq ans est impardonnable surtout que les autres se sont réveillés depuis belle lurettes. 

Elle reprend son souffle avant d’ajouter :

— C’est sûrement l’ange gardien de Jûdai-kun qui la protégé car c’est exactement le rôle des enseignants de protéger les enfants du danger ce que nous avons échoué tout les deux mais j’ai su apprendre de mes erreurs. 

 

À cours de mots, Takashi-sensei menace l’enseignante qu’elle va le regretter amèrement puis décide de s’en aller. Après cela, Asuna-sensei et Jûdai soufflent de soulagement.

— Jûdai-kun suis moi s’il te plait, lui demande-t-elle gentiment ce qu’il fait immédiatement.

— Merci de m’avoir aidé sensei, commence Jûdai avec reconnaissance. Désolé d’avoir causé des problèmes, s’excuse-t-il le bras derrière sa tête. 

 

Arrivé à la porte coulissante, Asuna-sensei s’arrête puis se tourne vers son ancien élève.

— Ne te fais aucun soucis pour ça Jûdai-kun, lui sourit-elle. 

Puis elle plie son poing droit et ajoute :

— Nous nous sommes enfin débarrassés de ce vieux grincheux ! 

 

Cela fait sourire le jeune homme. En entrant dans la classe, les enfants crient de joie et se précipitent sur leur sensei.

— Asuna-sensei est une super héroïne ! clament les enfants avec de l’admiration dans les yeux.

— Arrêtez vous allez me faire rougir, rit-elle le rose aux joues avec les mains posées dessus. Oh, ça me donne une idée, trouve la femme en tapant son poing droit sur la paume de sa main gauche. Pourquoi ne pas dessiner vos super héros ou héroïne ou votre Duel Monster préféré ?

— OUIII ! approuvent les enfants les bras levés avec beaucoup d’enthousiasme. 

 

Puis les enfants s’installent à l’atelier d’Art Visuel et sur les tables de l’atelier Cuisine pour dessiner. Le petit garçon de tout à l’heure regarde fixement Jûdai.

— Dis monsieur, t’es qui toi ? demande-t-il innocemment au jeune duelliste.

— Moi ? se demande-t-il en se pointant du pouce. Je suis YÛKI Jûdai et je suis un duelliste ! se présente-t-il en souriant fièrement.

 

Les enfants le regardent, émerveillés de voir un véritable duelliste.

— C’est quoi tes cartes ? demande timidement un autre enfant brun.

— Je joue un Deck HÉROS ÉLÉMENTAIRE, explique Jûdai. Mon préféré c’est Flame Wingman et le second HÉROS ÉLÉMENTAIRE ~ Neos mais il se trouve dans l’espace, continue-t-il en pointant le plafond. 

 

Les enfants le suivent du regard et poussent des « Oh ! » sonore. Il s’approche des bureaux et prête sa carte aux enfants pour qu’ils l’admirent. Asuna-sensei les prévient de faire très attention. Les bambins sont émerveillés et commencent leur dessin très motivé. Puis Jûdai récupère sa carte et la regarde avec nostalgie. Asuna-sensei lui apporte une chaise pour qu’il puisse s’asseoir et la remercie. Après avoir pris place en face de lui, Asuna-sensei entame une conversation avec son élève.

— S’il te plait pardonne-moi Jûdai-kun, s’excuse-t-elle profondément en s’inclinant devant lui. J’aurais dû comprendre plus tôt que ce n’était pas de ta faute tous ses accidents étranges. 

Il la regarde attentivement tandis que son professeur relève la tête en attendant anxieusement sa réponse. Jûdai fini par lui donner un sourire sincère.

— C’est bon, je vous pardonne sensei, la rassure-t-il. Vous êtes une prof très généreuse et je n’vous en ai jamais voulu. Après tout vous avez essayé de m’aider quand j’étais blessé.

Asuna-sensei lui rend un sourire éclatant puis Jûdai reprend la parole :

— Vous êtes sérieuse à propos d’un ange gardien qui veille sur moi ? 

— Évidemment, affirme-t-elle en hochant la tête. Bien qu’au début, j’ai été un peu sceptique car c’est très étrange toute cette histoire, avoue-t-elle les mains sur les cuisses. Mais ton amie m’a convaincue que tout ceci est bien réel car elle possède aussi son ange gardien. 

 

Cela surprend Jûdai qui se penche légèrement en avant.

— Quoi ?! Vraiment ? lui demande-t-il, avide d’en savoir plus.

— Comment ça vraiment ? répète Asuna-sensei avec confusion. Tu devrais le savoir puisque vous étiez très proche. 

 

Jûdai se gratte nerveusement la tête en s’essayant de trouver les bons mots.

— Et bien...c’est-à-dire que, hésite-t-il un instant.

— Qui a-t-il ? l’interroge l’enseignante.

— La vérité c’est que j’ai des trous de mémoire depuis dix ans et je n’me souviens plus d’elle, avoue le jeune homme les joues rosés. J’ai pensé qu’en venant vous voir, vous pourriez m’en dire un peu plus sur elle. 

 

Asuna-sensei apporte sa main droite sous son menton et réfléchit un instant.

— Et bien après ton départ, elle est devenue très renfermée avec les autres enfants et elle ne parlait presque jamais mais elle semblait être assez à l’aise avec moi. 

 

Jûdai baisse la tête car c’est à peu près la même chose pour lui sauf qu’il s’en est vite remis car il a oublié une certaine partie de sa vie.

— Excuse-moi Jûdai-kun mais ça fait tellement d’années que je n’me souviens même plus de son nom. De plus, les documents concernant les élèves sont détruits après dix ans d’archivage, le renseigne-t-elle sur un ton d’excuse. 

Jûdai soupire profondément déçu par la nouvelle. L’institutrice pose une main sur son épaule pour le rassurer.

— Je me souviens avoir gardé un tableau de sable qu’elle a créé pour toi mais elle n’est jamais venue le récupérer. 

 

Jûdai relève la tête avec un peu d’espoir. L’enseignante se lève de sa chaise et se dirige vers l’armoire au fond de la classe.

— Dis Jûdai-nii-san, demande une petite fille qui est assise près de lui. Zé qui ton amie ?

— Elle est zolie ? continue un autre.

 

Jûdai rit aux éclats puis tourne son attention vers les enfants.

— Enfaîte, je sais même pas qui elle est, explique-t-il, mais elle me manque beaucoup donc je veux la retrouver. 

Puis soudain, son esprit dérive vers une personne en particulier.

— Dis-moi, pourquoi tu as autant confiance en moi ? la questionne Jûdai en lui jetant un regard curieux ce qui surprend Gwen.

 

Ils s’arrêtent et Gwen le regarde.

— Heu...et bien tu me fais penser à un ami optimiste mais puisque qu’on est amis maintenant, c’est normal que je t’encourage, lui répond-t-elle. Désolée pour l’autre jour, mais tu lui ressemble.

 

Les yeux de Jûdai s’élargissent et se demande pourquoi il pense soudainement à Gwen. De qui parlait-elle ? Ses pensées sont interrompues par Asuna-sensei qui lui tend un paquet enveloppé de papier kraft. Celui-ci le prend puis le déballe. Il est surpris par ce qu’il voit. Le tableau de sable au format A4 montre une représentation de lui et Yubel. Ses yeux brillent et cela le touche profondément. Yubel apparaît à ses cotés pour admirer le tableau.

— Elle est réellement douée pour ce genre de chose, commente Yubel avec un petit sourire.

— C’est vraiment génial, ajoute Jûdai impressionné par sa technique. 

— C’est exact, approuve Asuna-sensei avec un sourire. Parfois je me dis que son talent est un peu surnaturel comme si elle possédait un esprit d’adulte dans le corps d’un enfant, pense-t-elle tout haut en arquant un sourcil.

 

Yubel hoche la tête les bras croisés car c’est exactement cela. Jûdai fait un grand sourire.

— Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi Asuna-sensei, remercie chaleureusement Jûdai. C’est l’heure pour moi de rentrer, dit-il en se levant de sa chaise.

— N’hésite pas à revenir quand tu le souhaite Jûdai-kun, l’invite l’enseignante en se levant à son tour.

— D’accord, promet celui-ci. La prochaine fois, je viendrais en compagnie de mon amie d’enfance ! 

*******

Au Kame Game Shop, la boutique est pleine à craquer. Sugoroku tient la caisse tandis que plusieurs collégiens et lycéens font la queue pour un jeu en particulier. Gwen et Rika aident le vieil homme à distribuer les paquets aux clients. La jeune fille aux cheveux courts de couleur bleu, porte son uniforme scolaire car les cours commencent à 9h aujourd’hui. Quant à Gwen, sa queue de cheval est toujours coiffée d’un ruban rouge. Elle est vêtue d’un t-shirt noir à manches courtes avec des motifs de roses dessus. Le col en V plonge jusqu’en haut de sa petite poitrine couvert par un bustier de la même couleur. Cela met bien en évidence son ras de cou noir avec un cristal orangé. Elle porte un pantalon slim de couleur rouge ainsi que des baskets noires et blanches. Ses gants de laine rouge lui arrivent jusqu’aux coudes.

Plusieurs collégiens ont demandés le Monster Fighter. Rika leur tend une boîte contenant plusieurs figurines de monstres tandis que Gwen sort une sorte de manette à la forme d’une gâchette. Une plateforme en demi-lune de couleur blanche est posée dessus. Après que chacun ait choisit leurs figurines, Rika prend une autre manette pour la démonstration.

— Le Monster Fighter, c’est juste un mélange de jeu de combat classique et d’ude-sumo, explique Gwen en prenant une figurine. On commence par se choisir un monstre. Il existe plus de cent différents qui ont tous des capacités différentes.

— Ensuite, on le place sur le fighting gun, poursuit Rika en posant son monstre sur la plateforme. Il y a plus qu’à brancher les câbles des commandes !

 

Les clients observent attentivement avec admiration. Gwen et Rika branchent leurs deux revolvers. Le terrain devient rond, les deux monstres se retrouvent face à face. Rika a choisi un monstre dont la tête est ronde, des oreilles en pics, les pieds arrondis ainsi que des gants de boxes sur les bras. Gwen a choisi un monstre du même genre.

— On connecte les deux revolvers et tout est prêt pour le combat, termine Gwen. On peut aussi charger les coups spéciaux dans le gun.

Elle introduit une médaille rouge avec la lettre W gravée dessus, dans le disque contenant un code-barres qui permet au lecteur de charger les coups spéciaux du monstre. La manette possède un bouton punch à droite et un bouton kick à gauche. À côté, se situe le bouton de garde ainsi que la gâchette des coups spéciaux. Les monstres combattent.

— Pendant la partie, il faut bien observer les mouvements de l’adversaire, explique Gwen en essayant de rester sur la partie. On doit utiliser les boutons de punch, de kick et de garde. Il faut viser les points faibles du monstre pour le mettre KO ou donner des coups pour le sortir du ring.

Les monstres de Gwen et Rika enchaînent les coups de poings, pieds et gardes sous les yeux amusés de Sugoroku et ceux impressionnés des jeunes clients. Puis le vieil homme distribue plusieurs boosters aux lycéens. Gwen brise la garde de Rika puis appuie sur la gâchette pour déclencher le coup spécial de son monstre.

Tornado Punch, MACH 1 ! s’exclame Gwen tandis que son monstre inflige un super coup de poing au monstre de Rika qui est éjecté du ring. Ouais, j’ai gagnée ! acclame-t-elle un poing en l’air.

— Ouah, les MUTÔ sont trop fort, soupire Rika.

— C’est trop cool ! Je le veux, s’exprime un collégien.

 

Ensuite, tous les clients quittent la boutique avec des boîtes contenant leur Monster Fighter sous les bras. Sugoroku, Gwen et Rika peuvent souffler un bon coup.

— Gyahaha, on a tout vendu en une heure, se réjouit Sugoroku. On a battu le record !

— Je n’pensais pas que ça se vendait encore, fait remarquer Gwen qui pose ses mains sur le comptoir.

— Ça eu beaucoup de succès il y a des dizaines d’années, l’informe Sugoroku. Et aussi parce qu’il y a deux jolies jeunes filles pour attirer les clients !

— Papy ! le réprimande Gwen le visage cramoisi.

— Gyahahaha !!! rit-il aux éclats. Enfaîte Rika-chan, tu n’devrais pas être en cours maintenant ?

— Si mais j’ai prévenue l’école que je suis malade et je reviens que lundi, répond-t-elle fièrement les mains sur les hanches.

— C’est quoi ça ?! proteste Gwen. C’est pas parce que je n’viens plus en cours que tu dois sécher !

— Sois pas dramatique ! déclare Rika en agitant sa main droite. C’est juste pour cette fois après j’aurais plus l’occasion de te voir.

— Bon…c’est juste pour cette fois, se résigne Gwen.

 

Sugoroku soulève la planche en bois de son comptoir pour sortir puis la remet à sa place.

— Au fait les filles, je vais faire une petite course, les informe Sugoroku. Gardez un œil sur la boutique.

— Ok Papy, accepte Gwen en se retournant vers lui. Fais bien attention sur la route.

— Mais oui, je n’suis pas encore sénile, la rassure-t-il puis sort de la boutique.

 

Gwen prend place au comptoir tandis que Rika s’y accoude. Gwen sort sa boîte personnelle qui contient ses cartes d’un tiroir. Elle ouvre le couvercle et prend quelques cartes pour les regarder.

— Tu sais, tu manques beaucoup à Satoru-kun, lui raconte Rika. Il me demande toujours après toi. Tu devrais l’inviter à sortir demain.

— Je lui ai déjà dit non, refuse-t-elle catégoriquement. Demain, j’ai rendez-vous avec Anzu-onesan et les autres. Yûgi-nii-chan va lui faire sa demande en mariage.

— Whoua sérieusement ? Yûgi-san va se marier avec la danseuse de balaie ? s’étonne Rika. Si ça s’apprend, ça va être la folie chez toutes les femmes !

— M’en fiche. Au moins, elles comprendront enfin qu’elles n’ont aucune chance avec lui.

— Et Jûdai-kun ? lui demande Rika avec un sourire au coin.

— Quoi Jûdai ?

— Tu l’as bien revu pendant les exams non ?

— Oui mais il ne se souvient pas de moi, répond Gwen en la regardant avec un air triste. Et puis, je lui ai mentie. J’ai dit que je m’appelais AZUR Gwendoline.

— Quoi ?! s’exclame Rika les yeux ronds. Mais c’est pour ça qu’il ne t’a pas reconnu !

— C’est bon, Gwendoline c’est pas un prénom courant. Mais je trouve que cette histoire est vraiment bizarre.

— Tu sais quoi, je pense que c’est une bonne idée que tu traîne avec lui comme au bon vieux temps, lui conseille Rika.

— Je sais.

Après avoir quitté l’école maternelle, Jûdai se promène dans les rues, les mains dans les poches. Il jette un œil aux boutiques et aux maisons qui défilent devant lui.

— Y a pas une boutique qui vend des cartes dans le coin ? se demande Jûdai.

— Je crois qu’il y en a un dans la rue des sakuras, lui propose Yubel qui lévite à ses côtés.

— La rue des sakuras ?

 

Puis, ils rencontrent un groupe de lycéens qui bavarde joyeusement. Jûdai passe devant eux mais entend malencontreusement leur conversation.

— Ces filles de la boutique de jeu sont vraiment chaudes ! s’écrit un garçon aux cheveux bruns. Surtout celle à la longue queue de cheval.

Jûdai s’arrête et se tourne vers les deux adolescents qui éclatent de rire.

— Une fille avec une longue queue de cheval ? se demande-t-il avec les fixant d’un air soupçonneux.

— Ah ouais, mais l’autre a une énorme poitrine ! s’esclaffe le second jeune homme. Mais c’est vrai qu’elle a de jolies yeux et une belle paire de fesse !

 

Jûdai serre les poings, grince des dents puis leur lance un regard noir.

— Bande de salopard ! s’exclame Jûdai avant d’être coupé par Yubel qui lui couvre la bouche avec sa main griffue.

 

Jûdai se débat mais Yubel l’entraîne avec elle dans une petite ruelle sombre loin de cette bande d’abrutis. Assez éloigné, l’ange démoniaque le relâche et le duelliste sort de son étreinte.

— Pourquoi tu m’as arrêté ? J’aurais pu m’occuper de ces pervers ! lui reproche le jeune garçon.

— Tu veux commencer une bagarre en pleine rue ?! le réprimande Yubel les bras croisés.

— Ils étaient en train de dire des trucs sales sur Gwen !

— Vraiment ? Comment tu sais qu’ils parlaient d’elle ? lui demande-t-elle avec un sourire au coin.

— A ma connaissance, c’est la seule qui a une super longue queue de cheval ! lui répond Jûdai en écartant ses mains.

 

Yubel fait un large sourire avant de rire à gorge déployé. Elle se tient le ventre tandis que Jûdai la fixe avec des yeux ronds.

— Pourquoi tu ris ?

— Mon petit Jûdai, tu es vraiment charmé par elle ! déclare-t-elle.

— N’importe quoi !!! s’exclame celui-ci le visage cramoisi. Je veux pas qu’on dise ça sur mon amie ! Bon, on y va à cette boutique de jeu ou quoi ?!

 

Plus tard, Jûdai arrive dans la rue des cerisiers. Il traverse le trottoir qui est séparé de la route par une barrière blanche. Plusieurs voitures défilent sous les yeux du jeune garçon. Les bâtiments deviennent de plus en plus grands et il y a plusieurs arbres à proximité. Bien sûr, ce n’est pas encore la saison des cerisiers. Puis Jûdai aperçoit une petite boutique dont les murs sont jaunes canari et le toit pointu de couleur vert gazon.

Un panneau signalétique de couleur rose est accroché sur l’enceinte où on peut lire : « Kame Game Shop ». Jûdai a un petit rire car la boutique ressemble à un jeu de construction. Le jeune garçon pose une main sur la poignée de porte, puis pousse l’ouverture et entre dans la boutique. La cloche sonne. Jûdai regarde les vitrines qui sont rempli de tas de jouets différents. Son cœur bat à tout rompre car il a l’impression d’être déjà venu ici.

— Oh, bienvenue ! l’accueille Rika qui s’approche de lui.

— Oh bonjour, répond Jûdai en la regardant.

— Rika ? J’ai entendu la cloche sonner, dit Gwen depuis la réserve qui se situe derrière le comptoir.

— Oui c’est un client, lui répond-t-elle.

 

Gwen sort de la réserve qui se situe derrière le comptoir avec deux boîtes de booster, des structure Deck et démarrage sur les bras. Jûdai est abasourdi de la voir ici et derrière le comptoir en plus ! La jeune fille pose ses cartons sur la table puis aperçoit le « client ». Ses yeux s’écarquillent de stupeur car elle ne s’est pas attendue à le voir. Son cœur bat à toute allure et plusieurs gouttes de sueur perlent de son visage.

— G-Gw-Gwen ? bégaie Jûdai.

— Jûdai ? Je m’attendais pas à te voir ici, le salut Gwen en essayant de garder une voix posée alors qu’au fond, elle a plutôt envie de prendre ses jambes à son cou.

— Moi non plus, sourit-il en s’approchant de Gwen.

— C’est lui Jûdai ? se demande Rika une main près de sa bouche. Ah Gwendoline-chan, je t’emprunte tes toilettes ! l’avertit Rika avant de filer comme une fusée en prenant la porte d’à côté.

— Je…savais pas que tu travailles ici, commence Jûdai.

— Euh…j’habite ici, précise Gwen. Mon grand-père est partit faire les courses et je garde la boutique à sa place…avec Rika.

— Ah ok ! C’est marrant mais j’ai l’impression que je suis déjà venu ici avant, rit le jeune garçon en passant son bras droit derrière sa tête. Je cherchais justement une boutique de jeu et une « amie » me l’a recommandé.

— Ouah, sans blague, pense-t-elle tandis qu’une goutte de d’eau lui glisse de la tête. Parfois je me demande s’il ne fait pas exprès mais bon ok, recommandé par Yubel j’imagine. Il y a quelque chose que je peux faire pour toi ?

— Ah oui, se rappelle Jûdai. Je suis venu chercher des cartes pour ma petite sœur.

— Quoi ? Tu as une petite sœur ? s’étonne Gwen en posant ses bras sur le comptoir.

— Oui, elle s’appelle Fuyuka. Elle est à l’école maternelle.

— Je vois. Je viens de réapprovisionner le stock, lui raconte-t-elle en posant les boîtes devant lui. Ils sont partis comme des petits pains ce matin.

 

Jûdai rit doucement puis réfléchit sur les booster à prendre. Malheureusement, il n’a pas assez d’argent pour acheter un Deck de Structure ou Démarrage. Il finit par opter pour deux boosters rouges et un de couleur vert. 

— Je prends ces trois-là, se décide-t-il en tendant les paquets à Gwen.

Celle-ci passe les codes-barres sur la machine à infrarouge puis les mets dans un petit sachet en plastique, accroché à sa gauche. Ensuite, elle tend le paquet à Jûdai qui lui paie 1050 ¥. Gwen prend l’argent puis le stocke dans la caisse.

— Merci Gwen, sourit Jûdai. Yuka sera contente, elle a tellement du mal à se faire des amis comme moi à son âge.

— Ah bon ? Attends, le fait-elle patienter pendant qu’elle cherche une carte en particulier dans sa boîte personnelle ce qui impressionne Jûdai en voyant le tas de cartes. La voilà ! C’est une carte porte bonheur.

 

Elle lui tend une carte jaune dont l’illustration représente un monstre a la forme d’une boule verte avec des petits bras et des jambes de la même couleur. Il est doté de deux ailes marron, des grands yeux bleus scintillante ainsi qu’un large sourire. Jûdai saisit la carte, un peu curieux.

— C’est quoi ?

— C’est Friendship ~ l’Amitié Scintillante, lui répond Gwen. Comme ça, Fuyuka-chan se fera des amis.

— Merci beaucoup, sourit-il.

Il glisse la carte dans le paquet puis enlève son sac à dos. Il ouvre la fermeture puis glisse le plastique à l’intérieur avant de la refermer. Jûdai remet son sac sur le dos.

— Bon, je vais devoir y aller. On se voit à la rentrée ! lui souhaite Jûdai.

— Oui, sourit Gwen en faisant signe de la main.

Puis le jeune garçon prend congé et quitte la boutique de jeu. Gwen abaisse sa main, le regard toujours fixe sur la porte d’entrée. Elle sourit car oui, ils se reverront.


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