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Side Story / Romance / Humour

6 embauche et course de moto

Catégorie: G , 2927 mots
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En entrant dans le bureau de Bill à l’arrière du bar, je vis Quill et Ambry, le meilleur ami de Jacob, assis dans le canapé sur le coté du bureau..

 

« Viens t’assoir, petiote ! » me fit Quill, un large sourire. Je m’exécutais silencieusement. Jacob me suivit et s’assis prés de moi sur l’accoudoir du canapé. Billy déboula dans le bureau avec une bouteille de champagne. Mon père souriait ! Billy fit le service avant de porter un toast !

« Bella, je pense que tu as compris que tu as largement ta place parmi nous à la Push-Musical »

Je répondais les larmes aux yeux « merci beaucoup » dans un souffle. J’avais le job ! j'étais tellement soulagée!

 

On commença à parler d’organisation en fonction du lycée. J’aurais la chance de faire dans un premier temps deux soirées, je danserais le mardi soir à 21H et le samedi soir à 22H.

A chaque passage, je gagnerais une petite fortune, en tous les cas mieux que deux soirées de Babysitting j’étais contente, j’étais mieux payé qu’une danseuse traditionnelle.

Après tout, je fournissais un spectacle de qualité !

Enfin, je pense !

 

Je commençais à expliquer à tout le monde ce que j’avais en tète pour les futurs représentations.

Je montrais le dessin que j’avais fait la veille, enfin un plan! Je voulais mettre sur scène deux cadres en bois de 2,50 mètre de haut sur 2.50 mètre de large, avec des poutres supérieure de 10 cm d'épaisseur faisant office de vraie poutre de gym.

 

On y fixerait une toile blanche fine à l’intérieur de chacun des cadres. Les cadres seraient espacés d’un mètre avec, une poutre fixée à hauteur d’un mètre quarante entre les deux cadres. Çà me laissait 1.10m pour sauter sur une des poutres supérieures.

 

Il me faudrait aussi une corde fixé au milieu du plafond accroché sur le coté de la scène ! Peut-être un cerceau suspendu, à voir plus tard !

Tout ceci pouvant se décrocher facilement au choix du matériel que je voulais mettre selon la danse ! Et peut-être plus tard des cordes élastiques ! Enfin, j’avais trop d’idées en tête !

 

La scène était idéale pour tous ces attraits. Elle était grande, non, immense, 20m de large sur 15m de profondeur. La scène formant une voute, on perdait les 5 derniers mètres de profondeur mais cela suffisait amplement. Ça allait être fabuleux. Ils ne s’imaginaient même pas ce que j’avais en tète! J’allais me régaler !! Je commençais à reprendre gout à la vie! Un peu !

 

Bill était d’accord. Il construirait les panneaux avec Jacob pour mercredi prochain.

Ce n’est pas le bois qui manquait dans cette région.

Pour ces attraits, j’allais devoir m’entraîner sur la scène et non à la maison, donc j’irais juste après les cours et les samedis et dimanches matins et âpres midi, le club n’ouvrant qu’à 21H00 tous les soirs.

 

Nous repartîmes avec le reste du groupe. Ils étaient tous impressionnés par le faite que j’inclue à la danse, non seulement la gym mais aussi les arts martiaux ! Ils n’avaient rien vu ! Je souriais doucement !

 

J’allais pouvoir montrer et faire partager mes passions ! C’était grisant !

Charlie me présenta au couple d’ami, Mr et Mme Cullen et bien sur il ne put s’empêcher de dire à ce fameux docteur Cullen que j’allais bientôt le voir pour une visite.

 

Ne pouvait-il pas se taire ? Je lui fis un regard noir en hochant la tète ! Hors de question !

Il me restait encore au moins 3 semaines de morphine, peut-être plus longtemps si je n’en prenais pas tout le temps! J’avais le temps !

 

Je ne tenais pas du tout à ce que tout le monde soit au courant, encore moins Bill qui pourrait refuser que je danse ! J’avais trop besoin de cet argent !

 

Et il fallait que je me décide, soit commencer à rembourser ma mère, soit attendre quelques mois le temps de pouvoir payer les réparations de la Mustang et faire des courses pour mieux rembourser ma mère. Le mieux serait bien sur de faire les deux. J’hésitais encore !

 

Pour le moment, j’avais ma moto et je pouvais faire des courses de cross. Il faudrait que j’en parle à Jacob. Sinon, je devrais trouver un deuxième job.

 

Nous fûmes tous invités à manger sur la terrasse du bar non loin de la plage.

Je partais en moto avec Jacob et les jeunes de la Push. Ils avaient tous une moto, même les jumelles, je ne les voyaient pas souvent, mais je les adorais !.Elles étaient simples comme moi et d’une grande gentillesse, tout comme Jacob !

 

Arrivée à la plage, j’allais embrasser mon père et le prévenais que je serais sur mon rocher. J’avais besoin de décompresser, de retrouver la paix. Une fois sur mon rocher je fis un bonsoir zen au soleil et un bonjour à la lune. C’était vraiment un spectacle des que le soleil commençait à se coucher à l’horizon devant l’océan ! Toutes ses couleurs étaient magiques !

Après un long moment sur mon rocher, Je revenais au bar, sereine.

 

Je m’assaillais à coté de Jacob. J’allais lui demander pour les courses de moto quand j’entendis Charlie crier à l’autre bout de la table : « MA FILLE ! Ne t’avise pas de danser en string et des froufrous collés aux seins! » Mon visage devint écarlate jusqu’à la racine de mes cheveux ! Pouvait ‘on être aussi gênée! Dieu, il n’était pas sortable !

Mais quel âge avait mon père ! Je fermais les yeux en soupirant.

 

Tous éclatèrent de rire. Mon père et Billy pleuraient de rire ! Ils se foutaient de moi réellement!

A ce moment, j’avais juste envie de disparaître. Mais qu’est ce qu’ils avaient ces deux la à me torturer ! Je voulais me liquéfier sur ma chaise!

    J’allais devoir me venger ! Ça serait dur pour Charlie, il ne me connaissait vraiment pas !

 

J’attendis que tout le monde se calme et demandais à Jacob pour participer aux courses de moto.

 

« Euh, Bella ! Tu es sure de vouloir en faire ? Tu as vu comment tu te tiens à l’arrêt ? »

J’étais petite et du coup mes pieds ne touchaient pas le sol quand j’étais à l’arrêt sur la moto.

J’étais obligé de pencher mes fesses sur le coté de la selle pour que le bout de mon pied touche le sol. C’était une habitude que j’avais prise chez Nicolas, ne voulant pas me mettre de calle sous mes pieds, trop dangereux !

 

« Si tu crois que ca va m’empêcher de te battre ! » fis-je en levant un sourcil. Il sourit, amusé !

« Et bien, viens dimanche vers 14H, je vais organiser une course avec ceux de la Push et quelques amis de l’extérieur ! »

Je lui répondis avec un grand sourire, satisfaite.

 

Nous partîmes tous nous coucher et bien sur Charlie remit un coup de sirène !

Je comptais bien la lui débrancher, ce que je fis discrètement au petit matin à 5H00.

J’avais réussi à dormir 3H mais ce n’était pas asses, j’étais fatiguée. Il allait falloir que je trouve une astuce pour dormir à un autre moment de la journée. Je verrais ça plus tard.

 

Charlie partie à 8H00, ce samedi au poste pour terminer des dossiers le temps de la matinée ! Mais quand il s’aperçut que sa sirène ne fonctionnait pas, il pilla net, me montrant son poing à travers la vitre et repartis. Je souriais, satisfaite! Je fis quelques étirements durant la matinée, attendant Charlie.

 

A son retour, nous partîmes manger en ville. Il avait vu que je n’avais rien acheté pour ma chambre, donc nous passâmes l’après midi à faire quelques magasins, histoire d’acheter une lampe de bureau, des blocs notes, des stylos, quelques cadres et une imprimante. Je le poussais dans les magasins pour aller plus vite, je n’avais pas envie de calculer et de détailler les rayons ! Pire de commencer une réorganisation de ceux-ci ! Surtout ne pas montrer mes phobies, mes Tocs ! Bon, c’est vrai que j’avais réorganisé toute sa cuisine. Il avait râlé sur le coup mais c’était plus harmonieux que son bordel. Il s’y était habitué au final.

 

Une fois rentré, nous mangeâmes vite fait une pizza et je montais ranger tous les achats dans ma chambre et partie fumé sur mon toit.

 

Charlie regardait un match de Baseball. Il alla se coucher vers 23H, je n’étais pas prête à aller me coucher. J’en profitais pour sélectionner quelques musiques en ayant déjà des idées de danse pour samedi soir, ma première vraie représentation. Les panneaux seraient prêts mercredi âpres midi, j’allais pouvoir m’entrainer. Il me fallait une chorée détonante !

 

Dimanche, Je me réveillais à 5H30 avec un mal de dos pas possible. Je pris tout de même de la morphine pour pouvoir bouger et surtout conduire la moto ! Il fallait que j’assure !

 

J’étais dans le jardin faisant des assouplissements quand, bien sur, Charlie déboula à grands pas vers moi. Pour une fois, je ne l’entendis qu’au dernier moment, trop concentrée, mais il se prit une baffe tellement forte qu’il se retrouva à terre.

 

Il fallait vraiment qu’il arrête cela ! Pouvait-il porter plinthe avec des marques au visage ? Je veux dire, envers sa propre fille ? Çà me m’était mal à l’aise au bout d’un moment !

 

Charlie passait l’âpres midi à la pèche avec Billy et Mr Cullen, comme souvent les dimanches.

J’arrivais à la Push à l’heure. Tous les jeunes de la Push étaient la, ainsi que d’autres personnes. J’allais dire bonjour au Quilleutes. Je me figeais quand je croisais deux billes vertes ! Non, pas lui ! Pas cet abruti !

Je baissais rapidement les yeux me demandant quoi faire !

 

Devais-je repartir chez moi pour l’éviter ou au contraire rester et prouver que je n’avais pas peur de lui ! Je pris une grande inspiration en décidant de rester !

J’avais besoin de cet argent !

J’entendais des petits cris venant de la route. Je tournais la tête vers celle-ci et vis tout un troupeau de fille gigoter des mains, crier je ne sais quoi. C’était quoi leur problème ?

 

Je revenais aux personnes devant moi.

En regardant de plus prêt, je vis la sœur des yeux verts accompagnée d’un jeune homme blond et à ses cotés un autre très grand, très baraqué aux cheveux noirs ainsi qu’une grande bimbo blonde ! Je me reculais contre Jacob. Ils étaient quand même impressionnants …et tous très beaux et très grands, hormis peut-être la sœur des fichus yeux verts qui était plus petite, enfin, plus grande que moi tout de même. 

 

Le groupe ne me parla pas ! C’était aussi bien, j’étais la pour la course, pour l’argent..

Nous partîmes à la plage avec nos motos et bien sur les yeux verts et les deux autres garçons suivirent.

 

Jacob avait aménagé un long terrain pour la course avec des tonneaux à chaque bout de piste. Un aller/retour et une seule victoire en raflant la mise mit en commun.

 

Et dans un coin de ma tête, je m’apercevais que c,’étais mon anniversaire la veille, mes 16 ans ! Puisque j’avais reçue le document d’émancipation la veille sans percuter !

Juste à penser à Nicolas qui avait fait les démarches pour le dojo.

J’avais complètement oublié, Charlie aussi !! Ce n’était pas grave Charlie devait être déboussolé avec mes passages de classe et mon redoublement ! Je mettais ca de coté !

 

Nous étions une dizaine alignés au départ de la course. Je mis mes genouillères et coudières et enfilais mon casque. Je savais que j’allais perdre quelques secondes au démarrage à cause de ma taille pour tenir la moto, mais c’était une vraie moto de compétition, équipée, refaite et boostée. Donc j’avais une puissance plus importante que la plupart des autres concurrents et je connaissais très bien ma moto et la façon de la conduire. Je savais que je devrais prendre le virage en dérapage autour du tonneau. Je remarquais que j’étais la seule fille sur une moto.

 

Le top départ fut donné, les fesses penchées de coté, bien sur je perdais 2 ou 3 secondes sur les autres mais j’accélérais comme une dingue, debout, tète penchée en avant. Je finis par doubler la moitié des concurrents à mis parcours juste avant le virage.

 

Arrivée au tonneau du retour, je penchais légèrement la moto pour la faire dérapé en crabe et prenais le virage à l’intérieur de la corde. Je doublais par la même occasion le blond et le grand dadais aux cheveux noirs, j’accélérais à peine sortie du virage.

 

A mi parcours de la ligne droite, il ne restait plus que Jacob et ces foutus yeux verts. J’accélérais au maximum gagnant du terrain sur les deux hommes. Je les doublais tous les deux à 10m de l’arrivée. YES !!

 

J’arrêtais le moteur et descendais de ma moto, sourire aux lèvres en enlevant mon casque quand je vis les yeux verts jeter furieusement son casque. Il avança vers moi d’un pas sure et se stoppa à moins d’un mètre de moi se penchant lentement mais furieusement en avançant la tète vers moi.

 Je reculais ma tète en arrière perdant mon sourire complètement paniquée.

Que me voulait ‘il ? Il voulait me frapper à nouveau ? Je n’arrivais même pas à le fixer, mes yeux partaient à droite et revenaient ! Je serrais les points dans mes manches dans la panique.

 

« Tu as eut de la chance, n’espère pas gagner la prochaine fois ! » Je ne répondais même pas à ca, baissant les yeux. Mauvais perdant !

 Je récupérais tout de même ma mise et gagnais 100$.

C’était déjà ca ! Il me fallait ma voiture rapidement !

 

 Je partais avec Jacob faire une ballade à la plage pendant que les autres buvaient une bière.

Je le laissais retrouver le groupe et partais sur mon rocher. Je ne souhaitais pas être en présence de ses inconnus, surtout de ses fichus yeux verts. Et qu’est ce qu’elle avait sa sœur à me sourire comme ca, je l’avais quand même flinguée !

 

Je mettais mes écouteurs, musique à fond ‘ Step up all in’ ( original score album) de Jeff Cardoni, une pure douceur et commençais quelques pas d’échauffement puis saltos et flips. Je reprenais ensuite ma nouvelle chorée.

 

Je rentrais le soir diner avec Charlie et montais sur mon perchoir pour fumer !

J’étais fatiguée, épuisée et à bout d’un moment je me mis à pleurer en pensant à Nicolas !

Mais ou es tu ? Tu me manques tellement ! Je ne veux pas revivre ça !!

 

 J’avais caché mon argent sous le matelas dans un petit sac en plastique, scotché sous une latte de mon lit. Pour que Charlie ne se fasse pas de mauvaises idées ! Pas besoin de ca en plus !

Demain était la rentrée du lycée pour moi. J’allais être l’attention de tous les élèves et je ne supportais pas ca ! J’allais devoir me faire plus petite que ce que je n’étais déjà.

 

Çà allait être une longue et douloureuse semaine. Çà allait être compliqué !

Tant que je ne faisais pas de malaise devant tout le monde !

 

J’allais devoir anticiper mes crises et sortir de cours rapidement avant de m’effondrer.

Je prévoyais un sandwich à manger en extérieur pour éviter les odeurs, le bruit et la foule de la cafétéria et je devais continuer ma chorée de toute manière.

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