Idol's Diary par

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Univers Parallèle / Romance / Humour

4 Les blessures de Yung

Catégorie: T , 1717 mots
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Dans l’avion pour rentrer chez nous, Yung dormait profondément sur une banquette, seul. Il en avait bien besoin au vu de la soirée qu’il avait passé hier. Je m’étais installée à côté de Sang Hoon. On n’avait pas encore eu le temps de vraiment discuter.


Kee Young : Cela fait longtemps que tu travailles ou la société ?

Sang Hoon : J’ai assisté aux débuts des WOLFGANG. J’étais stagiaire dans l’entreprise quand ils n’étaient que des novices. J’ai été embauché en même temps que leur début.

Kee Young : Tu connais donc le groupe presque par cœur.

Sang Hoon : Oui assez, je suis tout le temps avec eux, je n’ai pas le temps pour une vie en dehors.


Sang Hoon se mit à rire. Il m’avoua cependant qu’il avait une femme qu’il ne voyait que les weekends. Ils ne voulaient pas d’enfants à cause du travail. Sang Hoon avait déjà 30 ans passé.


Sang Hoon : Cependant, Hak-Kun est dans la même situation que toi.

Kee Young : C’est-à-dire ?

Sang Hoon : Il s’occupe de la gestion informatique, que toutes les données restent bien confidentielles et que rien ne fuite. Il est tellement doué que la société le réembauche à chaque fin de CDD.

Kee Young : La société ne compte pas lui offrir un CDI à la fin ?

Sang Hoon : Il n’est pas marié. La société est intransigeante avec cette règle. Mais ils ne veulent pas le perdre, du coup il re réembauchent tout le temps.


Arrivé sur le planché des vaches, je pris une grande inspiration qui me fit du bien. Il n’y avait pas photo. Je détestais les voyages en avion. KY s’occupa de Yung qui dormait encore à moitié. Mon téléphone vibra. En marchant sur le tarmac, je lus le message que m’avais envoyé Yeon-In. Plus tôt, je lui avais demandé ce qu’il faisait de beau ce soir. Yeon-In me répondit qu’il avait des projets avec des amis, boire un verre, se poser tranquillement et tout... Je n’eu pas le temps de répondre, Mee Kyong m’aborda.


Mee Kyong : Shine et Jun prennent une voiture pour aller voir un ami. Il faudra se serrer dans les deux autres. Tu veux prendre le volant ?


Je ne refusai pas et pris les clés de voiture.

Dès le lendemain, les entrainements reprirent. Le concert approchait à grands pas. Certaines choses devaient encore être mises au point comme l’ordre des musiques, les ajustements de pas, de voix… Je supervisai le tout à l’aide des autres membres du staff. De plus en plus de vidéos du séjour à Séoul prises par les fans circulaient sur les réseaux, notamment les arrivées et départs aux aéroports. Mon visage commence à se faire connaitre, malgré les masques et casquettes.

J’étais distraites en repensant à toutes ces images qui mettaient en péril mon identité et ne remarquai pas le choc entre Yung et le meuble derrière lui. Il y eu un grand fracas suivit d’un gémissement de douleur. Yung était assit par terre, se tenant la cheville droite.


Shine : Yung !

Jun : Et merde…


Les membres des WOLFGANG se réunirent autour de lui, ne sachant que faire. Shine releva un petit peu le bas de son pantalon. Le sang coulait de sa chaussure. Ce n’était vraiment pas bon. Instinctivement, je pris les choses en main.


Kee Young : Mee Kyong, apprête-toi à appeler une ambulance. Je te donnerai le signal si c’est trop grave. Il faut que deux personnes me le transportent à l’infirmerie que je puisse commencer les premiers soins.


KY et Shine s’exécutèrent. Yung devenait de plus en plus pâle. Cela pouvait être dû à la douleur ou à la perte de sang trop importante. Ne voyant pas l’étendue des dégâts, je devais tout envisager. Arrivés à l’infirmerie, les garçons assirent Yung sur un lit. Je commençai à délicatement enlever la chaussure. Le pied était rouge de sang. Je commençai à nettoyer avec des compresses et du désinfectant. Je trouvai, après un certain moment, l’origine du saignement et appliquai des compresses afin d’arrêter l’afflux de sang.


Mee Kyong : Ça va aller ?

Kee Young : Je ne sais pas, on verra si le saignement s’arrête…


Après plusieurs minutes, les compresses remplies continuèrent d’affluer. Yung ne disait mot. Je pris donc certaines initiatives.


Kee Young : Mee Kyong, appelle l’hôpital et dit leur qu’on arrive avec une personne blessée au pied au niveau de l’os naviculaire et que l’hémorragie ne s’arrête pas. Il me faut quelqu’un qui nous conduit pendant que je maintiens la pression sur sa blessure.


Jun se proposa. Une fois tout le monde embarqué, Jun roula, pris des raccourcit et arriva enfin à l’hôpital. Sur place deux infirmières prirent Yung en charge et m’interrogèrent sur les circonstances de l’accident, les premiers soins et les antécédents. Ils transportèrent Yung pour des scanners et pour refermer la blessure. Il aura certainement des points de sutures et un moment d’immobilité. Je m’installé avec Jun dans le hall d’entrée. Il était parti nous chercher des cafés quand je reçu un message de Suzi. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vue.


Suzi : « Faut qu’on parle, tu es libre ce soir après ton boulot ? »

Kee Young : « Oui bien sûr ! On retrouve au café habituel ? »

Suzi : « Oui »


Elle avait un ton un peu froid. Certainement des problèmes avec sa recherche d’emploi. Après quelques heures d’attente dans le hall avec Jun, Yung nous revient, aves des béquilles et un gros bandage au pied. L’infirmière nous expliqua qu’il n’y avait, heureusement, aucune fracture mais qu’il avait eu 4 points de suture. Son pied devait être au repos total pendant 10 jours.

Jun aida Yung à monter dans la voiture. Le jeune homme avait retrouvé quelques couleurs. Il me regarda avec un air un peu embarrassé.


Yung : A propos de ce que je t’ai dit le dernier soir à Séoul… Est-ce que tu pourrais le garder pour toi ?


Je voyais bien que ce qu’il m’avait révélé n’aurait pas dû sortir de sa bouche et que cela l’ennuyait très fort.


Kee Young : je ne vois pas de quoi tu parles.


Je lui fis un petit sourire en coin. Il ria à ma collaboration. De retour à l’agence, il était déjà temps pour moi d’aller rejoindre Suzi. Je vis les autres membres des WOLFGANG et du staff prendre soin de Yung à son arrivée. Il était entre de bonne main. Je sorti de l’agence par le portail de derrière et emboitai le pas vers notre café habituel. Arrivée sur place, je vis Suzi, déjà attablée avec un café. Je m’installée en face d’elle.


Kee Young : Salut ! Tout va bien ?

Suzi : Je ne sais pas, on verra.

Kee Young : Pardon ?


Suzi me regarda droit dans les yeux pendant quelques secondes. Je ne pouvais rien lire dans ses yeux. De la colère ? De la joie ? De la tristesse ? De la peur ? Elle ne laissa rien transparaitre. Suzi sorti son téléphone de son sac, sembla chercher quelque chose puis me le passa. Mes yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle me montra la photo, postée sur les réseaux sociaux et partagée plusieurs centaines de milliers de fois.

On y voyait les WOLFGANG, souriant, au restaurant à Séoul, avec en arrière-plan, moi et Mee Kyong prendre des verres avec les autres membres du staff. Je relevai les yeux pour essayer de discerner une émotion. Elle semblait, elle, attendre une réaction de ma part. Mais je ne dis mot.


Suzi : Je vois que ton silence en dit long.

Kee Young : Je ne pouvais rien te dire.


Suzi haussa le ton, ce qui me fit sursauter.


Suzi : Je sais pertinemment ce que les contrats te font faire, je sais très bien qu’il stipulait que tu ne pouvais rien me dire !

Kee Young : Alors pourquoi tu es fâchée ? C’est parce que je te l’ai caché ?

Suzi : Tu ne t’es pas cachée du reste du monde, alors ne me fait pas croire que tu ne pouvais pas me le dire, juste à moi.


La jeune femme se leva, déposa l’argent pour son café et sorti de l’établissement, me laissant seule avec ma culpabilité. Au même moment, je reçu un message de mon Yeon-In. Je l’ouvris mécaniquement, même si le cœur n’y était pas.


Yeon-In : « Qu’est-ce que tu fais de beau ? »


Je n’avais pas le cœur d’y répondre. Je n’avais pas le droit de déverser ma colère et ma tristesse sur cet innocent. Je reçu un deuxième message de sa part et le lus.


Yeon-In : « Je sais que tu as lu mon message, alors répond-moi »



Quoi ? Il n’y a pourtant pas moyen de le savoir, il n’y a pas de notification « lu » ou « ouvert » sur cette application ! Je me levai de ma chaise, regardai autour de moi. Personne n’était sur son téléphone. Je me précipitai à l’extérieur. Je me pris une vague de personnes qui marchaient dans toutes les directions. Evidement, les trois quarts étaient le nez plongé sur leur écran. Comment savoir lequel était le bon ? Lequel était mon Yeon-In ?

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