Come Back To Me par

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Side Story / Policier / Horreur

3 Chapitre 3

Catégorie: G , 1236 mots
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Je reçoit un message m'indiquant de Luc Walker m'attends en bas de l'immeuble où se situe mon bureau. Je le rejoint en vitesse. Je sens que mon cœur bat la chamade. Le stress augmente depuis que j'aperçois la prison de la fenêtre de la Mercedes de Luc. Elle me semble immense, dès que je vais rentrer là-dedans je vais me sentir toute petite.

"- Je préfère te prévenir tout de suite, me coupa Luc dans mes pensées. Ce sont des hommes qui ne voient presque jamais de femmes, si ils te provoquent ou autre garde ton calme."

Des chiens en chaleurs, ça ne m'étonne pas. Les seules qu'ils voient sont leurs petites amies ou leurs sœurs. Quand je vais entrer là-dedans je serais perçue comme de la chair fraîche. Heureusement que Luc est avec moi. Je ne serais vraiment pas à l'aise sinon.

"-D'accord, de toutes manières on va juste passer une heure là-bas.

- Oui peut être, mais ne l'oublie pas ils sont dans une prison pour des raisons, il fait une pause dans sa phrase, des raisons pas très catholiques on va dire."

Je le sais tout ça, je me prépare psychologiquement depuis hier pour affronter cette heure. Luc se gare sur le parking accès visiteurs. Il n'y a que trois voitures. Luc descends en premier de la voiture et m'ouvre la portière côté passager comme si j'étais une star. Je descends à mon tour et je le suis jusqu'à l'entrée du bâtiment. Nous devons passer devant un poste de police qui nous demande de donner nos papiers et nos objets de valeurs. Je leur donne mon téléphone et ma montre qu'ils mettent dans un petit bac.

Après nous avoir demander de poser nos objets une fouille au corps est faite. Je voyais ce genre de trucs à l'entrée des prisons à la télé mais jamais je ne m'était dit que ça m'arriverais un jour. Le stress continue d'augmenter quand le policier appelle un de ses collègues pour nous montrer le chemin vers la salle d'interrogatoire privée.

C'est un homme d'une cinquantaine d'année, moustachue qui arrive.

"-Je vous présente William McCullow qui vous accompagnera jusqu'à la salle d'audience, nous dit le policier qui était en charge de nous fouiller.

-Bonjour, alors comme ça vous voulez voir le Diable de Seattle?

-Oui, je réponds froidement, je veux voir mon client.

-Comment une si belle femme peut-elle bien défendre un monstre pareil?

-Bon, emmenez-nous le voir maintenant, m'impatientai-je.

-Très bien, très bien, nous devons traverser le quartier nord de la prisons. Suivez-moi."

Je n'aime pas cet homme, un gros lourd de plus sur cette planète. Nous devons passer trois portes sécurisées par des gardes et nous arrivons enfin devant la salle.

"- Au fait, appelez moi dès que vous avez fini."

William ouvre la porte et nous entrons. Charles Mandson est déjà là, menotté à la table, un garde derrière lui en train de le surveiller. Je demande au garde de partir et de revenir chercher mon client dès que j'en aurais fini avec lui. Luc et moi-même nous nous asseyons en face de lui. Il doit avoir la quarantaine, les cheveux mi-long bruns et les yeux noirs remplis de haine.

Je prends mon courage à deux main et commence à lui parler.

"-Bonjour monsieur Mandson, je me présente, Tessa Stanley, avocate commise d'office.

-Je veux un café."

Il ne peut pas dire bonjour? ou au moins s'il vous plaît?

"-Vous le voulez à quoi votre café ? demande mon collègue.

-Un très noir et bien serré."

Luc toque à la porte d'entrée et demande au garde d'amener un café pour monsieur. Pendant se temps, Charles me regarde de haut en bas et de bas en haut. Je remarque qu'il arrête son regard sur ma poitrine. Je sent mes joues rougir et prie pour que Luc revienne vite. Il arrive avec le café et lui tends. Charles le prends malgré ses menottes.

"-Je suis là pour vous défendre, se ne sera pas une tâche facile.

-Wahou, un fille aussi bonne que toi va me défendre, que demande de plus le peuple.

-Je ne vous permet pas de me parler comme ça, votre vie est en jeu je vous le rappelle.

-Je me permet de parler comme je veux de une et de deux je sais que je vais moisir au fond de ce trou avec tous ces connards donc vous perdez votre temps."

Il n'a pas tort sur ce coup là, vu tous les ignobles meurtres qu'il a commis il va avoir minimum cinquante ans. J'espère que se sera à perpétuité, je vais tout faire pour ça. Un homme comme ça ne mérite même pas d'être libre.

"-On va essayer de vous éviter la peine capitale, lui menti-je.

-Ouais bon c'est chiant, garde ! garde !"

Le garde entre dans la pièce et me demande si tout va bien.

"-J'en ai marre, ramène moi à ma cellule, le match va pas tarder à commencer."

Luc et moi nous nous regardons l'air étonné de son envie de partir. Le garde détache Charles de la table et lui passe les menottes aux deux poignets ensemble. Il s'arrête quelques secondes avant de sortir. Il se tourne vers moi avec un sourire de psychopathe.

"-Hâte de vous revoir madame mon avocate".

Sur ces paroles et ce sourire quelque peu dérangeant il sort de la pièce.

"-Je ne le pensait pas comme ça, me confie Luc.

-Moi non plus à vrai dire."

McCullow entre de nouveau dans la pièce et nous raccompagne jusqu'à la sortie. Au moment de passer la deuxième porte, une main attrape mon bras et me plaque contre la porte de la cellule.

"-Alors salope, tu viens là pour te faire sauter? J'espère que c'est à mon tour maintenant, dit l'inconnu en ricanant.

-Berguer, lâche-là. C'est l'avocate de Mandson, réplique McCullow.

-Une avocate, c'est parfait les avocates, viens dire bonjour à mon engin chérie.

-Ta gueule Berguer", dit-il en tapant avec sa matraque sur la porte.

Il me lâche enfin le bras et nous continuons notre chemin jusqu'à la liberté. Arrivés sur le parking je peux enfin souffler. Cette épreuve avait du durer une demi-heure au maximum et je ne voulais plus y retourner. Comment des hommes peuvent-ils finir comme ça ?

J'ai eue peur, très peur. Mes jambes tremblent toutes seules, Luc remarque mon mal-être.

"-Tu va bien Tessa ?

-Oui... Oui ça va.

-Je te raccompagne chez toi, je dirais à Karl que tu ne te sentais pas bien pour reprendre le travail aujourd'hui.

-Merci monsieur Walker.

-Appelles-moi Luc.

-M...Merci Luc."

Il me dépose au pied de mon immeuble et me demande si j'ai besoin d'aide pour regagner mon appartement. Je lui dit que non et il repart au bureau. Je me sent mal, comme une envie de vomir me prends d'un coup. Des larmes perlent mes joues. Le téléphone sonne. Je réponds, un petit silence s'installe.

"-Coucou chérie, c'est moi"

*****

Salut, alors qu'en pensez-vous de ce chapitre? L'histoire débute enfin.

J'espère qu'il vous a plu !

Des bisous mes ptits lecteurs

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