Time Crack (Tome I) The Year 2149 par

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Crossover / Science-fiction / Action

1 Chapitre un : Bienvenue sur l'Arche

Catégorie: T , 1781 mots
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Je fini de rédiger ma réponse à la dernière question de l'examen de philosophie et vais rendre la copie au professeur qui nous surveille. Il me fait signer une feuille puis m'autorise à quitter la salle. Une fois mes affaires rassemblées, je mets mon sac sur mon épaule avant de partir. Tout en marchant dans les couloirs, j'allume mon téléphone et ... rentre dans quelqu'un.

 

« Désolé, m'excuse-je en relevant la tête. Docteur ?

- En chair et en os ! rit-il.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Je me disait qu'il était temps de reprendre ton enseignement maintenant que tu as fini les épreuves. Ta mère est d'accord, bien sûr. »

 

Heureuse je ne peux m'empêcher de sourire comme une idiote, ce qui fait rire le Docteur. Nous quittons le lycée pour rejoindre le TARDIS qui se trouve dans une ruelle peu fréquentée. En entrant dans la cabine bleue, je ressens une forte émotion : la joie. Mais ce n'est pas la mienne. Soudainement la machine à voyager dans le temps se mets à émettre un son vrombissant.

 

« Toi aussi tu m'as manqué mon vieux, souris-je.

- Où veux-tu aller ? me demande le Docteur.

- Un endroit idéal pour apprendre à être un Seigneur du Temps digne de ce nom. »

 

Il rit. Soudainement le TARDIS se met à trembler. Comme mon ami, je m'accroche à la console.

 

« Qu'est-ce qu'il se passe ? cri-je par dessus le bruit.

- Je crois que le TARDIS sais où nous emmener pour ta formation. »

 

Après de longues secousses, ça s'arrête enfin. Je lâche ma prise puis regarde la porte avant d'échanger un regard avec le Docteur. On sourit comme deux enfants prêts à faire une bêtise. Nous nous empressons de sortir et de découvrir où nous avons atterri.

 

« Où sommes nous ?

- Aucune idée, répond le Docteur. En fouinant un peu on va bien finir par le découvrir. »

 

Je m'approche de la vitre et observe l'extérieur. J'ai beau l'avoir déjà observée des centaines de fois, je suis toujours impressionnée par la vue que l'on a de la Terre depuis l'espace. Nous nous mettons en marche mais à peine nous avons fais quelques pas que des gardes nous tombent dessus. Super, me dis-je. Tous ont leurs armes pointés vers nous. Un homme se poste devant eux et nous demande en désignant le TARDIS :

 

« Qu'est-ce ?

- C'est une ... machine, répond le Docteur.

- Expulsé la de l'Arche et enfermez les.

- Quoi ?! Non ! »

 

Deux hommes nous attaches les mains avec des menottes et nous guident, de force, jusque dans une sorte de prison. L'un des deux ouvre une cellule puis l'autre nous force à entrer. Ils nous fouillent, me confisquant mon téléphone et confisquant au Docteur son tournevis sonique. Quand la porte se referme, je me tourne vers mon ami.

 

« Et le TARDIS ?

- Il vas atterrir sur le point de gravité le plus proche.

- La Terre ?

- Oui. Il faut trouver un moyen d'y aller.

- D'abord on va essayer de sortir d'ici.

- Bonne idée. »

 

La porte de la cellule s'ouvre sur l'homme qui a ordonné notre emprisonnement. Il demande au Docteur de le suivre. Il s'exécute en me faisant signe que tout ira bien. Je m'assied sur le lit et attends. Après de longues, très longues, heures le Docteur revient enfin. Je me lève et m'approche de lui. Le garde ne referme pas la porte, comme s'il attend que mon ami ressorte.

 

« Alors ?

- J'ai réussi à éviter l'exécution et à les convaincre que nous sommes de l'extérieur.

- Euh, ok. Ils vont nous laisser partir ?

- Non.

- Alors on va rester prisonniers ?

- Je leur ai proposé mes services au centre médical mais, comme ils n'ont pas totalement confiance en moi, il te garde ici pour s'assurer que je ne les trahirais pas.

- D'accord.

- Je suis désolé.

- Non, ce n'est rien. »

 

Il me sert dans ses bras en me chuchotant qu'il trouvera un moyen de nous sortir de la. Nous nous séparons à mon grand regret et il s'en va. Le garde referme derrière lui tandis que je me laisse glisser contre l'un des murs en soupirant.

 

Cela fait maintenant plusieurs semaines que je suis enfermée ici. J'observe l'obscurité du vide en pensant à ma mère qui est en 2013. Le bruit de la porte me sort de mes songes. Je me redresse et m'assied au bord du lit.


« Suis-moi ! » m'ordonne le garde.

 

Voyant que je ne bouge pas, il m'attrape le bras puis me force à me lever et à marcher. Tous les prisonniers sont forcés de sortir de leur cellule. Sur notre chemin, nous croisons le Docteur. L'homme me lâche le bras et recule, comme pour nous laisser de l'intimité.

 

« Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Pour faire court, nous sommes en 2149 et il y quatre-vingt-dix-sept ans une guerre nucléaire à éclatée sur Terre. Ils envoient cent prisonniers sur le sol pour tester la viabilité.

- Il y a quatre-vingt-dix-sept ans ? Ce n'est pas assez, il y a encore des radiations.

- Je sais. Les autres ne survivront sûrement pas mais tu es un Seigneur du Temps, ça n'aura aucun effet sur toi.

- Pourquoi ils m'envoient ?

- C'est moi qui leur ai proposé. »

 

Il fait signe au garde qu'il s'occupe de moi. Le Docteur m'entraîne avec lui et me donne discrètement mon téléphone, que je cache dans la poche de ma veste.

 

« Tu as toujours ton programme de localisation dessus ? demande-t-il.

- Oui, pourquoi ?

- Une fois sur Terre tu pourras rechercher le TARDIS. J'ai enregistrer ses codes sur ton potable.

- D'accord. »

 

Une fois arrivée devant une file, il me sert contre lui puis me dit :

 

« Tu vas y arriver. »

 

Nous échangeons une nouvelle étreinte et il s'en va en me souhaitant bonne chance. Je rejoins la file. Un garde à l'entrée de la navette nous donne un bracelet. Lorsqu'il me le pose, je sens une sorte d'aiguille percer ma peau et il s'active. Il m'ordonne ensuite d'aller m'installer à bord. Je m'assied sur un siège et m'attache. Lorsque nous sommes au complet, la porte se referme et commence le compte à rebours du lancement. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1. La navette se met à trembler et se décroche de l'Arche. Pendant le "trajet" un message du Chancelier est diffusé sur un écran. Après plusieurs minutes de turbulences, nous atterrissons brutalement sur le sol. Tout le monde se détache puis s'approche de la porte prêt à ouvrir mais une fille intervient en descendant d'une échelle.

 

« Non, on ne peut pas ouvrir le sas comme ça.

- On ne sort pas encore, intervient un jeune homme en se postant devant tout le monde. Reculez ! »

 

Il pose une main sur le levier.

 

« Stop, arrêtez ! s'écrit la blonde. L'air dehors est peut-être contaminé.

- S'il l'est, on mourra tous très vite.

- Bellamy ? » demande une jeune fille.

 

Le concerné se retourne. Un garçon chuchote à son ami que c'est "la fille qui vivait sous un plancher". Elle s'approche de lui, doucement.

 

« Ouah, c'est dingue comme tu as changé. »

 

Elle le prend dans ses bras.

 

« C'est quoi ce que tu porte ? demande-t-elle après s'être séparé de lui. Un uniforme de la garde ?

- Je l'ai emprunté pour monter dans la navette. Fallait bien quelqu'un pour te surveiller. »

 

Ils échangent une nouvelle étreinte.

 

« Où est ton bracelet électronique ? demande la blonde de tout à l'heure.

- Tu permets ? Ça fait un an que je n'ai pas vu mon frère.

- Personne n'a de frère ici, s'exclame un des prisonniers.

- C'est Octavia Blake ! » s'écrit une autre.

 

A cette annonce tout le monde se met à parler, créant un énorme brouhaha. Octavia s'apprête à frapper quelqu'un mais son frère l'en empêche. Une fois tout le monde calmé, Bellamy baisse le levier faisant s'ouvrir la porte. Octavia s'avance et s'arrête pour humer l'air. Elle fait quelques pas, posant pour la première fois un pied sur terre avant de crier :

 

« On est de retour, bâtard ! »

 

Tout le monde s'empresse de sortir et de découvrir la Terre. En sortant, je ressens les radiations. Elles sont moins fortes que je ne le pensais et semblent supportable pour les prisonniers de l'Arche. Je m'éclipse du groupe et prend mon portable. Je lance mon programme de localisation et entre les codes du TARDIS mais il me manque une connexion satellite. Je me mets en marche, à la recherche d'un satellite. Après plusieurs heures de recherche, j'abandonne et retourne sur le lieu d'atterrissage. A mon retour, peu de temps après que la nuit soit tombée, je découvre que Bellamy convainc les autres de retirer leur bracelet. Je croise les bras et m'adosse à un arbre, les regardant créer une nouvelle société dont la conduite se résume à une seule phrase : « Ici, on fera ce qu'on voudra ! ».

 

« Comment peux-tu ne pas être émerveillée par ce qui nous entoure ? »

 

Je sursaute, n'ayant pas remarqué que Bellamy était là.

 

« Il en faut plus pour m'impressionner, dis-je froidement.

- Je vois, dit-il, tu es le genre dure à cuire et blasée.

- Tu as tout faux. Je suis juste une tête de mule qui sait s'amuser et rire. Si je suis blasée, comme tu dis, c'est juste par ce que je ne t'apprécie pas. Et je pèse mes mots. »

 

Sur ces mots, je m'éloigne de lui mais il m'attrape par le bras. Il m'entraîne près du feu et ordonne à l'un des garçons de me retirer mon bracelet. Je me débats du mieux que je peux mais Bellamy me tient fermement le bras contre une pierre. Une fois mon bracelet jeté dans le feu, il me lâche. Je me redresse, face à lui, en lui lançant un regard noir.

 

« Vas-y, maudit moi ! rit-il. J'en ai rien à faire. »

 

Prise d'une soudaine pulsion, je lui met un coup de poing à la mâchoire.

 

« Vas-te faire foutre ! » dis-je haineuse.

 

Je m'assied au pied d'un arbre et contemple les plantes fluorescentes qui m'entourent. Je sors mon téléphone de ma poche et tente une recherche de satellite qui malheureusement échoue. Je ferme les yeux et pose la tête contre l'arbre.

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