Elle s'appelait Astéria par

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Side Story / Aventure / Drame

2 Deux point un : Kei

Catégorie: T , 3450 mots
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Disclaimers : toutes les filles m’appartiennent, sauf les officiers.

Chronologie : suit ce qui précède. Début de 84. Tout tout tout début.

Notes de l’auteur : saupoudrons un peu de début de rapprochement entre deux personnages là-dedans. Ça vous fait envie ? Vous avez tort. Par ailleurs, ceci est désormais officiellement une fic à chapitres. Une deuxième fic vient en outre d’être générée pour prendre place derrière celle-ci.

 

 

Elle s’appelait Astéria. Elle était assise bien droite sur sa chaise, les lèvres pincées, ses deux mains enserrant avec nervosité son verre encore plein. Elle ressemblait à un animal sauvage sur la défensive. Kei Yuki se demanda si elle-même arborait une expression identique. Probablement.


— On aurait dû rentrer avec Delhi et Marjan, marmonnait Astéria.


Kei acquiesça d’un hochement de tête timide. Oui, bonne idée. Passé la curiosité initiale, l’endroit possédait un je ne sais quoi qui la mettait quelque peu mal à l’aise. Peut-être à cause de la pénombre, des tables inoccupées, peut-être à cause de cet homme sans âge avachi au comptoir du bar, peut-être à cause des jeunes serveuses trop nombreuses pour une salle si petite. Peut-être à cause des trois poteaux métalliques plantés au centre de la piste de danse et des alcôves en enfilade qu’elle avait entraperçues dans un couloir à gauche de l’entrée. Ou peut-être parce qu’elle manquait d’habitude. Après tout, cela faisait à peine un trimestre qu’elle avait embarqué sur l’Arcadia.


— Oh, alleeez ! On passe une super soirée, souris un peu !


Assise à côté d’Astéria, leur compagne de table ne partageait de toute évidence pas leur avis. Kei lui lança un regard gêné alors qu’Astéria la rabrouait sèchement.


— Redescends sur terre, Blue ! On n’est pas dans un endroit convenable pour un officier !


Un officier ? Kei mit quelques secondes à comprendre qu’Astéria parlait d’elle. Oh… C’est vrai. Elle ne savait pas encore vraiment ce que cela impliquait, si ce n’est que les membres d’équipage lui donnaient du « Miss Kei » lorsqu’ils s’adressaient à elle. Pour l’instant, elle n’avait rien fait d’autre qu’ingurgiter une quantité impressionnante de documentation technique, et elle doutait très sérieusement être d’une quelconque utilité en passerelle. Oh, elle maîtrisait bien mieux le radar qu’à son premier jour, c’était évident, mais de là à dire que ses compte-rendus apportaient une plus-value aux décisions du capitaine…


— Il n’y a que toi que ça dérange, Téri.


Astéria fit « humpf » et haussa les épaules d’un air guindé.


— Je ne voudrais pas vous empêcher de vous amuser… commença Kei.

— T’inquiète ! la coupa Blue. N’écoute pas cette rabat-joie, tu as le droit de profiter de ta soirée toi aussi !


Certes. Kei baissa les yeux sur son verre. Si elle le vidait d’une traite et en commandait deux ou trois autres après celui-là, serait-elle en mesure de mieux « profiter » ? Les filles semblaient considérer qu’une grande quantité d’alcool était un prérequis pour une soirée réussie (comme tout le monde sur l’Arcadia, en fait). Y compris Astéria, d’ailleurs, qui avait enchaîné cocktail sur cocktail avant qu’elles n’arrivent ici.

Kei avait perdu le compte du nombre de verres qui avaient été vidés devant elle. De son côté, elle en était à son quatrième et se sentait vaguement malade. Elle avait pris soin de ne pas choisir des alcools trop fort, pourtant…


— Hé, Cody a décidé de chauffer la salle, on dirait !


Blue riait. C’était Cody qui les avait emmenées ici « pour un dernier verre ». Elle avait qualifié l’endroit de « petit coin sympa, je l’ai testé hier, vous allez voir ». En tout cas elle paraissait tout à fait à son aise, songea Kei en jetant un coup d’œil vers la piste de danse. Astéria suivit son regard et se leva d’un bond.


— Cody, merde !


Un verre à la main, Cody tournoyait autour d’un poteau tout en se déhanchant vaguement au rythme de la musique. Astéria la ramena sans ménagement à leur table.


— On avait dit qu’on ne se faisait pas remarquer ! On va se faire engueuler par le capitaine !

— Baaah, t’es chiante, Téri, rétorqua Blue d’une voix lasse. Comment veux-tu qu’on se fasse remarquer, il n’y a encore personne !


Cody opina avec une moue agacée tandis qu’elle se laissait tomber sur la chaise à côté de Kei.


— On ne craint rien. Et le capitaine se fiche de ce qu’on fait cette nuit pourvu qu’on soit à notre poste demain matin.


Kei hésita. Ce n’était pas tout à fait vrai. Le capitaine était toujours nerveux lorsqu’elle sortait en ville, elle le savait. … Il lui avait donné un traceur. Elle était presque sûre que les autres filles n’en possédaient pas.

Les autres filles savaient se défendre. Elle… Bon, elle ne sortait pas non plus d’un écrin doré, mais son adolescence isolée sur la station spatiale de son père l’avait malgré tout tenue à l’écart du monde. Les vids qu’elle visionnait en cachette à l’époque ne représentaient pas la réalité, pas plus qu’elles ne l’avaient préparée à l’affronter en face. Le capitaine avait dû s’en apercevoir.

« En cas de problème, déclenche la balise », avait-il dit. « On pourra te localiser. »


— Alors les filles, on attend le prince charmant ?


En cas de problème… Kei se raidit. D’où venait-il, celui-là ?


— Tire-toi, connard, répondit Cody sans même s’intéresser au gars.


L’homme s’éloigna en grommelant. Kei se mordit la lèvre, soucieuse. Dans sa poche, elle sentait la pression du traceur contre sa cuisse. En cas de problème… Était-ce un problème, ou était-elle trop timorée ? Les filles semblaient de leur côté avoir déjà oublié l’importun. Elles devaient sûrement trouver l’incident d’une banalité affligeante. « Non, aucun problème », se répéta Kei. Aucun problème.

Elle sursauta lorsque Cody posa la main sur son avant-bras.


— J’ai pas besoin de prince charmant quand j’ai une princesse à côté de moi…

— Cody, intervint Astéria.

— Tu sais, m’moiselle Kei, ça me f’rait vraiment plaisir que tu sois ma princesse, continuait Cody sans se préoccuper du froncement de sourcil d’Astéria.

— Cody, t’es bourrée. Tu vas le regretter.


Kei se sentit rougir jusqu’aux oreilles. Le temps qu’elle réfléchisse à la meilleure réponse (en vain), Cody poursuivait sa tirade, probablement encouragée par son silence.


— La patronne m’a à la bonne. Elle me donnera la meilleure chambre et on pourrait rentrer à bord seulement demain matin… Eh !


Cody repoussa vivement Astéria lorsque celle-ci la tira en arrière.


— Je fais rien de mal ! protesta-t-elle.

— Tu vois bien que tu l’embarrasses, Cody !… Désolée, Miss, ajouta Astéria avec une mimique d’excuse à l’attention de Kei.


Kei lui fit un sourire un peu crispé en retour. « Ce n’est rien… » pensa-t-elle tandis que son cœur battait la chamade. Elle n’avait pas beaucoup d’expérience en matière de drague, mais assez pour reconnaître une bonne méthode bien rentre-dedans. Elle ne savait pas trop si elle devait être flattée ou non. Pire, elle ne savait pas trop si elle devait accepter ou non la proposition. Cody dégageait un certain charme, mine de rien.


— Hé mes chéries ! J’vous ai ramené de la compagnie !

— Oh, shit ! jura Astéria entre ses dents. Le gros lourd de tout à l’heure revient à la charge !


… Et il n’était plus seul, constata Kei avec angoisse. Quatre types aux visages patibulaires l’encadraient. Tous arboraient des sourires mauvais. À leur expression, il était clair qu’ils n’étaient pas là pour une simple discussion sur la pluie et le beau temps.


— Dis donc, ducon, qu’est-ce que tu n’avais pas compris dans « tire-toi » la première fois ? lança Blue d’un ton glacial.


Cody quant à elle se leva pour faire face à l’homme, les poings serrés et avec l’intention évidente de lui flanquer une raclée. Hélas, ses mouvements rendus maladroits par l’alcool l’empêchèrent d’atteindre sa cible, et son adversaire la maîtrisa facilement.


— Sauvage, hmm ? Ça me plaît. Je l’avais bien vu à ta façon de te trémousser sur scène, tout à l’heure…


Il la plaqua sans douceur contre le mur. Astéria réagit aussitôt.

En dégainant un pistolaser.


— Tu la lâches tout de suite ! gronda-t-elle.


Ce devait être une méthode éprouvée contre les poivrots casse-couilles, se dit Kei. Imparable… lorsque ceux d’en face n’étaient pas eux-mêmes armés, évidemment.

Il y eut une fraction de seconde confuse, puis la scène se figea sur un tableau digne des plus beaux règlements de compte westerns que Kei avait pu voir en holociné : Astéria braquait son pistolet sur la tempe du type qui maintenait toujours Cody, un des sbires avait sorti un laser de même facture et visait Astéria (les autres possédaient respectivement une lame de rasoir, une batte et un couteau à cran d’arrêt), Cody avait dégagé un bras et pressait un poignard de belle taille contre l’entrejambe de son agresseur, et Blue avait fait apparaître comme par magie deux derringers entre ses doigts.


— Vous rangez vos armes ou j’appelle les flics ! cria quelqu’un.


Le côté « problématique » de la situation ne faisait plus aucun doute, décida Kei. Et cela ne ferait qu’empirer si la police s’en mêlait. En cas de problème… Comme les filles, elle avait emporté une arme, mais elle l’avait camouflée dans son sac, posé à ses pieds, et elle doutait être assez discrète pour le récupérer sans attirer l’attention. En revanche, elle n’avait qu’à bouger les doigts pour toucher le traceur dans sa poche.

L’appareil produisit un « bip » ténu lorsqu’elle l’activa.

En même temps et de manière beaucoup plus audible, la salle désormais silencieuse résonna du « clac-clac » d’une carabine que l’on arme. Une des serveuses, ou plutôt la patronne d’ailleurs (elle était plus âgée que toutes les autres jeunettes en jupe courte), pointait un fusil sur eux. Un fusil équipé d’un canon à rayon dispersif, ce qui déplaçait de facto le centre de gravité du rapport des forces dans sa direction. En d’autres termes, ils n’avaient plus qu’à rendre les armes s’ils ne voulaient pas se faire vaporiser en bloc.


— Vous rangez votre bordel, répéta la femme d’une voix ferme. Et si vous tenez vraiment à vous expliquer, c’est dehors.


Sans baisser sa visée, Blue interrogea Astéria du regard. Celle-ci répondit d’un léger mouvement de dénégation. Elles ne céderaient pas les premières, comprit Kei. Une question de fierté, ou s’agissait-il tout simplement de ne pas se faire piéger ?


— Espèces de sales pirates, siffla l’un des hommes. Tout ce que vous voulez, c’est tous nous massacrer pour pouvoir piller la ville à votre aise, n’est-ce pas ?


Bon, en fait et sans s’avancer sur ce que voulaient les autres filles, tout ce que Kei désirait au départ, c’était de passer une soirée tranquille. Mais il semblait qu’on n’échappait pas à la mauvaise réputation qui collait au train des pirates uniquement parce qu’on avait envie de se détendre.

Tandis que chacun gardait son arme levée, les cinq hommes commencèrent à reculer à gestes lents. Derrière, la patronne et son fusil à rayon dispersif surveillaient la manœuvre. Le canon de l’arme d’Astéria oscilla lorsque les agresseurs se furent éloignés d’environ deux mètres, mais la mâchoire crispée de la jeune fille trahissait sa tension. Un écart, un mouvement trop brusque pouvait provoquer un coup de feu intempestif, et le camp pirate n’était pas en position de résister au fusil dispersif.

Leurs adversaires en avaient d’ailleurs bien pris conscience.


— Tirez, ma’am ! Débarrassez-nous de cette engeance… Peut-être bien qu’il y a même une prime sur leurs jolies têtes !


Astéria réajusta sa visée.


— On n’est pas encore assez connues pour mériter une prime, cracha-t-elle. … On s’en va, ajouta-t-elle sans quitter ses cibles des yeux.


À ce stade de ce qu’elle nommerait sobrement plus tard « l’incident », Kei se rendit soudain compte que le fait d’avoir prévenu le capitaine d’un « problème » n’était peut-être en définitive pas une bonne idée. Alors qu’elle accompagnait les filles vers la sortie dans un étrange ballet synchronisé au ralenti, où tout le monde s’efforçait de garder en visuel les mouvements de tout le monde, elle en vint même à espérer qu’Harlock n’avait pas reçu son signal. Ou qu’il n’en avait pas tenu compte. Ou qu’il n’enverrait des secours qu’une fois qu’Astéria, Cody, Blue et elle se seraient tirées d’affaire.

Par la suite, elle se servirait de « l’incident » comme d’une unité de référence. L’événement illustrait en effet à merveille le comportement d’Harlock lorsque la sécurité d’un de ses membres d’équipage était en jeu. À commencer par le fait qu’il avait tendance à se déplacer en personne. Et qu’il possédait un très bon chronométrage.


— Oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu, se mit à psalmodier le sbire le plus chétif quand le célèbre capitaine de l’Arcadia fit son entrée.


Enfin, « très bon », cela dépendait du point de vue, évidemment. Cela pouvait aussi bien être qualifié de « pire chronométrage possible ». En tout cas, c’était parfait pour faire un maximum de dégâts.

De fait, Harlock montra également pendant « l’incident » que ses préférences en matière d’armes de poing se portaient tout naturellement sur des engins qui faisaient passer un fusil à rayon dispersif pour du petit calibre, et que son acception de la notion de légitime défense s’avérait in fine relativement large.

Kei se demanda si le type au pistolaser aurait eu la moindre chance de percer le bouclier énergétique portable et l’armure légère du capitaine avec son arme bas de gamme. Il avait tenté le coup, en tout cas, avec un cri qui ressemblait plus à un râle d’agonie anticipé qu’autre chose. Harlock ne lui avait même pas laissé le temps de tirer. Et la puissance du cosmodragon écrasait le concept de proportionnalité de la riposte… d’autant qu’Harlock visait la tête.

Les éclats du crâne explosé éclaboussèrent le bar, les tables, un client malchanceux et le mur opposé. Lequel se dressait au moins dix mètres plus loin. Kei pensa « beuh », mais réussit à ne (presque) pas grimacer. Du côté de leurs agresseurs, leur compagnon n’avait pas encore touché le sol que les autres gars lâchaient leurs armes d’un beau mouvement coordonné. Trois d’entre eux s’enfuirent sans demander leur reste. Le dernier s’évanouit.

Harlock darda ensuite son regard implacable sur la patronne, qui s’empressa de poser son fusil dispersif avec un couinement d’effroi.


— Pitié ! chevrota-t-elle. C’était pour protéger mes filles, je veux pas d’ennuis !


Le capitaine pirate la fixa une poignée d’interminables secondes durant lesquelles la femme sembla se recroqueviller sur elle-même puis, apparemment satisfait de son examen (on ne pouvait décemment pas encore considérer comme une menace quelqu’un qui s’était effondré en un tas tremblant sur une chaise), il s’en désintéressa pour se focaliser sur les membres de son équipage.

Kei rentra instinctivement la tête dans ses épaules. Elle n’avait encore jamais entendu Harlock hausser le ton, mais il n’avait pas besoin de ça pour exprimer des reproches.


— Je n’avais pas estimé nécessaire de le préciser, mais il me semblait que la discrétion allait de soi avec les sorties à terre, lâcha-t-il d’une voix égale.


Astéria haussa les épaules. Elle semblait ennuyée davantage qu’autre chose.


— Ben je pense que maintenant que vous êtes là, capitaine, c’est mort.


Blue laissa échapper un petit rire nerveux tandis que Kei, mortifiée, souhaitait soudain ardemment se trouver ailleurs. Oui, Astéria avait raison, la présence du capitaine avait réduit à néant tout espoir de discrétion, ne serait-ce que parce qu’Harlock et son goût prononcé pour les effets de cape, les Jolly Rogers ostensibles et les armes clinquantes étaient tout sauf « discrets ». Ou parce que, depuis son arrivée, il y avait un corps sans tête et des bouts de cervelle éparpillés sur le plancher.

Kei se força pour ne pas flancher devant le spectacle. Un homme était mort à cause d’elle (et de façon assez moche) pour… pour quoi, au fait ? Pour l’avoir harcelée ? Parce qu’elle avait cru qu’Astéria et les autres ne pourraient s’en tirer seules ? Un tel gâchis aurait-il pu être évité si elle avait montré davantage de maîtrise de soi ? Et, surtout, Harlock traitait-il toujours les « problèmes » en leur tirant dessus ?

Le regard d’Harlock glissa soudain sur elle, et elle craignit un instant qu’il n’exige d’elle des explications, qu’il révèle l’existence du traceur et par là même le fait qu’elle était à l’origine du fiasco de leur soirée entre filles, mais le capitaine resta silencieux.

Rétrospectivement, elle aurait presque préféré qu’il l’engueule de l’avoir dérangé pour un motif aussi futile. Sur le moment, elle fut simplement soulagée d’échapper à l’orage.


— Bon…


Bras croisés, Cody exhalait bruyamment sa déception. Kei se rappela quel était le sujet de leur conversation lorsqu’elles avaient été interrompues. Elle rougit.


— … J’suppose qu’on n’a plus qu’à rentrer, alors…


Le capitaine approuva d’un hochement de tête et d’un mouvement circulaire de cosmodragon qui tenait pour beaucoup du chien de berger rassemblant son troupeau afin de le mettre à l’abri (même si Kei n’avait personnellement jamais vu de chien de berger armé de cosmodragon, mais peu importe, l’idée était là).

Les filles rejoignirent l’extérieur, leur glisseur et l’Arcadia sans encombres. Harlock ne les avait pas suivies. Peut-être était-il allé récupérer d’autres membres d’équipage imprudents.


— Ben ça c’était de la soirée ! s’exclama Cody alors qu’elles remontaient du hangar de l’Arcadia vers les quartiers d’habitation. On remet ça à la prochaine escale, les filles ?


Astéria grogna « humpf ». Blue leva les yeux au ciel en marmonnant « bon sang, j’espère bien que non ». Kei s’abstint de tout commentaire.

Lorsqu’elle bifurqua pour rejoindre le château arrière et sa propre chambre, Cody lui fit un clin d’œil.

Elle rougit.


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