BONUS !
/!\ LEMON /!\
(POV Alexy)
La honte ! Je déteste cette espèce d'imbécile né trois minutes avant moi ! Balancer devant tout le monde mon penchant pour Kentin, franchement ! Et si quelqu'un allait tout lui répéter ? Je sais bien que Kentin aime les filles, c'est d'ailleurs pour ça que je n'ai jamais rien dit ou fait quelque chose qui pourrait lui faire comprendre que j'ai des vues sur lui.J'ai tout essayé pour passer à autre chose, mais rien n'y fait, j'ai toujours sa voix, son rire, son visage en tête et... En plus je dois me coltiner les images que créer mes hormones affolées à chaque fois que je pense à lui ou qu'il m'adresse la parole, ou même rien qu'un regard. Pourquoi lui ? Je n'aurais pas pu choisir un gay, non ? Non, il faut toujours que je me complique la vie. En plus je ne sais même pas s'il sait que je suis gay. Beaucoup dans la bande sont au courant, mais lui, le sait-il seulement ? Je ne lui ai jamais dit directement, mais peut-être quelqu'un l'avait mis au courant, après tout.
" Oh ça va, fait pas la gueule, c'était pour rigoler ! Et puis de toute façon tous ceux qui étaient là savent que tu aimes les garçons ! Même Charlie le sait ! Se défendit Armin.
- Ce n'est pas le problème ! Personne ne savait que je suis amo... Que je trouve Kentin mignon...
- Attends, attends... Qu'est-ce que tu allais dire ? Tu es amoureux ? Mais c'est génial ! Tu vas lui en parler quand il rentre c'est ça ? T'as déjà tout prévu et tu ne m'as rien dit ! C'est moi qui devrais t'en vouloir !
- Tu ne comprends rien. Où est que tu'as vu que Kentin était gay, au juste ? Il adore les filles... Dis-je peiné.
- Il a bien accepté ton coming-out, c'est déjà bon signe ! Souria Armin.
- Comment tu peux le savoir ? Je ne lui ai jamais dit !
- Moi si. Ce n'est pas un secret non ? Il m'a demandé, j'allais pas lui mentir...
- Quand est-ce qu'il t'a demandé ça ? On est tout le temps ensemble ! M'exclamais-je.
- Euhm... Sur Facebook, je crois."
Si en plus mon propre frère jumeau complote dans mon dos je ne suis pas près de lui avouer ce que je ressens pour lui ! Et puis même, depuis quand ai-je décidé que j'allais lui avouer ? Non, jamais, ça gâcherais tout. Comme s'il pouvait rester ami avec quelqu'un qui fantasme sur lui. Enfin "fantasmer" non ce n'est pas ça, enfin je veux dire, gentiment hein pas trop non plus et ARGH ! Il faut que j'arrête, je me stress tout seul alors qu'il est à je ne sais combien de kilomètres. En fait, si, je sais parfaitement à combien de kilomètres, et j'ai même regardé comment y aller en croisant les différents transports en commun. Je suis vraiment quelqu'un de dérangé en fait. S'il savait tout ça...
" Allez petit frère ne te laisse pas abattre ! Il revient demain, ça te fera du bien de le revoir. Et si tu veux mon avis, tu devrais lui dire. Kentin est quelqu'un de bien, très compréhensif...
- Ce n'est pas vraiment ce que je veux, de la compréhension, c'est ça le problème, c'est que jamais il ne pourra m'offrir ce que je veux de lui... Avouais-je.
- On ne sait jamais ! Et puis même s'il venait à refuser, je suis sûr que vous resteriez amis tout de même, il ne va pas te détester parce-que tu es tombé amoureux de lui, non ?
- Non, je ne pense pas mais... Armin me coupa.
- Alors pas de "mais", prends ton courage à deux mains et fonce ! Tu n'as rien à perdre de lui avouer tes sentiments." M'encouragea Armin.
J'étais parti me coucher pour une courte nuit avec toute cette conversation en tête ainsi que tous les moments que j'avais passés avec Kentin. C'est vrai que plus j'y pense plus je me dis que Kentin, même dans un refus, ne me repoussera jamais violemment. Je le connais, même s'il a ses défauts, il est pour sûr quelqu'un d'incroyablement loyal honnête et fidèle. C'est ce que j'aime tant chez lui, et tellement d'autres choses aussi. C'est décidé, demain, je lui fais face. J'irais en douceur, pour voir ses réactions une à une, et m'arrêter à temps si je vois que je le gêne trop.
Il est 9h00 et je me lève enfin pour aller me préparer. C'est la première fois que je vais voir Kentin un dimanche, c'est bête comme réflexion, mais quelque part c'est encore un pas en avant pour moi. Le dimanche c'est un peu une affaire de famille en quelque sorte, un jour on est un peu forcé de laisser les copains de côté ! Et pourtant, c'est bien aujourd'hui qu'on se voit, et rien que tous les deux ! Armin dort encore. C'est étrange, d'habitude il aime bien venir avec moi chez Kentin... Ah, oui bien sur. Il me laisse le champ libre. Et accessoirement je crois qu'il est vraiment crevé à cause de la fête d'hier soir organisé chez Castiel. Bref, c'est l'heure de partir ! À cheval sur mon scooter et c'est parti ! Direction le lycée pour récupérer Kentin qui rentre enfin de son voyage linguistique, ça va faire un mois et huit heures que je l'ai pas vu en chair et en os. Il y avait bien Skype, mais ce n'est vraiment pas pareil, même si parfois ils nous arrivaient même de nous endormir l'un devant l'autre tellement on veillait tard ! J'avais passé tous une heure à le regarder dormir un soir, à travers cet écran, il était magnifique, je ne me lassais pas de le regardé sans rien dire. Juste voir sa cage thoracique se soulever au rythme de sa respiration apaisée.
Ah ! Enfin arrivé ! Le bus n'est pas encore là, j'ai un peu d'avance. Mes jambes tremblent d'impatience, et quand enfin le bus arrive en bas de la rue c'est tout mon corps qui est pris de tremblement. Mon coeur rate des battements et s'emballe rien qu'en voyant sa silhouette au deuxième étage du bus. Quand enfin il descendra, je me le promets, je lui saute au cou !Le voilà enfin, ce visage que j'ai l'impression d'avoir vu disparaitre depuis si longtemps ! Il est toujours aussi beau, plus même ! Il a un peu bronzé, ça lui va plutôt bien. Et son minoie fatigué du voyage le rend tellement craquant ! Je ne peux pas résister et me jette à son cou ! Jamais je ne l'ai serré aussi fort contre moi. Son odeur, elle m'a tellement manqué... Et sa voix, je veux l'entendre parler... !
" Je vois que je t'ai manqué ! Lance-t-il. Il n'a aucune idée de ce que sa voix vient de provoquer en moi, elle m'a tellement manqué. Son corps, son sourire, tout m'a terriblement manqué.
- Tu n'imagines pas ! La prochaine fois je viens avec toi, Kentinou !
- Hey, ne me fait pas regretter d'être rentré, tu sais que j'aime pas ce surnom... Il rougit, il est tellement adorable.
- Allez, en route !" Dis-je ne lui prenant pas la main pour l'emmener vers mon scooter.
On arriva enfin chez lui après que je sois délecté tout le long du trajet de ses mains sur ma taille. Il monte directement dans sa chambre et je le suis naturellement, comme à chaque fois qu'on vient ici, d'habitude tous les trois avec Armin. Je m'étonne de trouver la maison vide.
" Tes parents ne sont pas là ?
- Non, sinon ils seraient venu me chercher Alex', réfléchis haha ! C'est pour ça que je t'ai demandé de me rendre service. J'avoue que je le prenais assez mal, moi qui pensais que c'était pour qu'on passe un peu de temps ensemble après avoir été séparés aussi longtemps. Et comme ça on peut passer la journée ensemble, c'est cool, non ?" Ajouta-t-il avec un sourire.
Je lui rendis son sourire, soulagé de l'entendre dire ça. Kentin me fait penser à mon frère de temps en temps. Il a lui aussi cette petite addiction pour les jeux vidéo. D'ailleurs, sa console est déjà allumée et une manette est tendue vers moi, m'invitant à rejoindre la partie. Je la saisis et viens m'asseoir sur son lit à côté de lui. Je ne sais pas si je ferais bien de me rapprocher un peu plus, peut-être que je le gênerais... Je n'ose pas encore, je pense qu'il faut que je me détende un peu avant de me lancer, et puis, il vient juste d'arriver, je vas le laisser atterrir. La course de kart est lancée et je suis premier ! Il me regarde avec défi, il est vraiment mauvais perdant haha ! En même temps, je dois avouer qu'avec un geek en guise de frère jumeau j'ai pas mal d'entrainement ! Je sais que ça lui ferait pas plaisir de le laisser gagner, et d'un côté j'en meurs d'envie. Comme dans tout ce que j'entreprends qui le concerne de près ou de loin, je ne veux que son bonheur, sans parfois penser au mien. Je jette un petit regard en coin et le vois se pincer la langue entre ses deux lèvres, signe qu'il est au maximum de sa concentration. Un vrai gamin ! Tellement concentré qu'il finit même par me dépasser d'ailleurs ! Je dois l'avouer, je suis aussi mauvais perdant que lui.
" HAHA ! Je n'ai pas perdu la main ! Tu te laisse aller, Alex' !
- N''importe quoi, je t'ai laissé gagner ! Dis-je vexé.
- Ne te fiche pas de moi, je sais que j'ai gagné pour de vrai !" Ria t-il.
S'en suit une revanche, qu'il gagne également. D'accord, là je suis vraiment vexé. Je m'empresse de bouder, tête dans les genoux et bras autour, me créant une carapace au top. A vrai dire, je me trouve pitoyable. Je ne fais pas ça uniquement pour qu'il me touche en tentant de me tirer de ma mauvaise humeur. Et comme je le connais bien ça fonctionne : Il est agrippé à un de mes bras pour m'obliger à le laisser entrer dans ma forteresse de mauvais perdant.
" A-le-xy... Arrête-de-boudeeeer !" Chantonne-t-il.
Je ne peux m'empêcher un sourire qui se transforme vite en rire. Je n'ai aucune arme contre lui de toutes façons, je suis pris entièrement dans ses filets. Kentin peut, je crois, tout exigé de ma personne.
" Dit, Kentin... Commençais-je.
- Oui ? Dit-il en reprenant son sérieux.
- Armin m'a avoué hier soir que... Il t'avait dit pour moi... Hésitais-je.
- "Pour toi" ? Comment ça ?
- Pour... Mon orientation sexuelle. Continuais-je.
- Ah oui ! Il y a un moment de ça ! Je pensais que tu le savais !
- Et, ça ne te dérange pas ?
- Comme tu le vois, non. Pourquoi tu me demandes ça ? Demanda-t-il en planchant sa tête à la manière d'un chiot.
- Je sais pas trop, juste que ça m'aurait fait beaucoup de mal de te perdre à cause de ça, tout le monde ne peut pas l'accepter facilement.
- Mais c'est mon cas, me rassura-t-il, donc ne t'en fait pas. Et puis à mon avis, on est tellement proche qu'il faudrait vraiment quelque chose d'extrêmement grave pour qu'on s'éloigne, je tiens beaucoup à toi, et à Armin aussi.
- Mais c'est moi ton préféré ! Plaisantais-je, espérant presque qu'il me réponde par l'affirmative.
- Vous faîtes une compétition ? Haha. Mais oui Alexy, c'est toi le chouchou ! "
C'est ces moments-là qui me font douter. Pourrais-je vraiment garder tous ces moments intacts même après lui avoir tout avoué ? Pourtant, je suis presque sûr qu'on perdrait cette complicité entre nous, celle que j'affectionne tant. C'est alors que j'essaie de chasser ces pensées qu'il me propose à boire, et j'accepte essentiellement pour changer de sujet. Soudain, les paroles d'Armin me reviennent en tête. Il a raison, si je continus ainsi, non seulement je me mentirais encore à moi-même, mais pire, je lui mentirais à lui, celui que j'aime. Je me sens prêt. J'ai pesé le pour et le contre un million de fois, ou plus. J'ai confiance en Kentin, et cette fois, oui, cette fois je me sens prêt à lui avouer. Je l'entends remonter les escaliers. Je n'ai jamais été si anxieux de ma vie je crois. C'est mon premier amour, et pourtant c'est si intense, comme si c'était la dernière fois qu'il m'était donné d'aimer. Il me tend mon verre, j'avale une gorgée rapidement et le pose sur la table un peu plus loin. Je retourne m'asseoir à côté de celui qui peuple toutes mes pensées, en prenant garde de laisser une petite distance entre lui et moi.
" Kentin, est-ce qu'on peut parler...?
- Vas-y, je t'écoute... Dit-il en posant son verre également, accompagnant le geste d'un froncement de sourcil que je devine anxieux.
- Je sais que ce sera aussi dur à entendre pour toi, que pour moi de te le dire mais... Ça fait longtemps que je me demande si c'est la meilleure chose à faire, et si c'est la bonne manière de le faire mais... Tout ce que je veux, c'est seulement que tu ne m'en veuilles pas. Parce que je veux pas perdre ce qu'il y a entre nous deux. Ni entre nous trois. N'en veux pas à Armin non plus de m'avoir encouragé à le faire... Et... Même si j'imagine que tu as déjà compris où je veux en venir il faut que je te le dise... Je... Je suis tombé amoureux de toi. Et ça fait plusieurs mois que je veux te l'avouer mais... je n'ai jamais trouvé le courage..."
J'avais les yeux rivés sur la couverture de son lit, impossible de faire face à son regard. Qu'exprimait-il en ce moment ? De la joie ? Du dégoût ? De la surprise sans doute ?
" Alexy, je... Je l'avais déjà plus ou moins remarqué, tu sais... Je n'ai rien pu répliquer à ça. Il eut un silence avant qu'il reprenne. Mais... Ah le voilà, le mot que j'espérais tellement qu'il tairait. Celui que l'on cherche en premier quand on se fait rejeter par SMS. Tu sais, c'est compliqué pour moi de te répondre, je ne sais pas vraiment où j'en suis par rapport à nous deux...
- Que... Qu'est-ce que tu dis ? Mes yeux s'étaient remplis de larmes sans que je ne le remarque.
- Non, non, s'il te plaît ne pleure pas... Alex', je me sens tellement con, si tu savais... Ne pleure pas s'il te plaît... Je veux juste un peu de temps pour y penser, d'accord...? Alexy...
- Ne te force pas tu sais, je n'espère rien en t'avouant ça... Je sais que tu aimes les filles, désolé que ça soit tombé sur toi. Je veux juste que tout reste comme avant... Je... Je rentre."
J'ai descendu les escaliers sans le laisser répondre, ai pris mes affaires et me voilà sur le chemin du retour jusqu'à ma maison. Je roule extrêmement doucement, c'est tellement étrange venant de moi. Je passe la porte et remarque avec bonheur que mes parents sont parti chez mon oncle et ma tante. Avec un peu de chance, Armin a réussi à y échapper et sera là pour me consoler. Je le trouve sur son lit entrain à jouer. Nous partageons la même chambre lui et moi, alors quand je monte dans le lit supérieur à nos lits superposé, il me rejoint sans dire un mot, et me prend dans ses bras. Je me laisse aller et déverse toutes les larmes que j'ai retenues devant Kentin pour ne pas l'alarmer encore plus. Comment allons-nous réagir demain au lycée ? Aurais-je seulement la force d'y aller ? Il n'avait pas l'air de m'en vouloir mais comment savoir si au fond de lui-même il n'a pas du dégoût pour moi, maintenant ?
Je me suis créer un masque de circonstance devant mes parents pour la soirée et j'ai passé la nuit collé contre Armin qui a trouvé les mots pour me consoler jusqu'à tard dans la nuit.
Le lendemain, ce fut une épreuve pour me lever mais me voici là, pantelant sous le jet chaud de la douche, essayant tant bien que mal de me réveiller. Je n'ai rien avalé aux grands désarrois d'Armin qui a tout essayé pour me faire manger ou boire quelque chose. Quand enfin il est l'heure de partir, c'est encore lui qui vient me tirer de ma "rêverie", m'empoignant par le bras.
J'arrive enfin au lycée et je croise tout le monde, notre fameuse bande que j'adore tant. Charlie est là, elle est en train de se faire draguer par Castiel et tout le monde le remarque sauf eux deux. Ils jouent un drôle de jeu depuis qu'ils se connaissent. Rosalya est là aussi, toujours souriante et apparemment elle a déjà remarqué que je ne vais pas fort. Je sais déjà que je vais avoir droit à un véritable interrogatoire tout à l'heure. Je salue le reste, notamment les retardataires qui participaient eux aussi à ce voyage avec Kentin, Violette et Melody. Elle nous raconte leurs anecdotes de voyage, prononçant sans le savoir la raison de ma mauvaise tête ce matin, résultat d'une nuit de larmes et de stress.Et puis le voilà, je ne suis pas étonné, je savais que peu importe ce qui s'était passé la veille il viendrait nous rejoindre, parce qu'il est comme ça, fidèle à ceux qu'il aime. Il me lance même un petit sourire auquel je n'arrive pas à répondre et je sens mes larmes monter dangereusement, alors je détourne le regard et le fuis. "Pitoyable", doit-il penser.
Armin est là et me frotte discrètement le dos, l'air de me dire que tout va s'arranger. Cette chaleur, ça me fait du bien, ça me réconforte. Mais pour autant le spectacle est dur pour moi. Le voir sourire avec ces filles... Parler à Nathaniel...Kentin me renvoi soudain un regard et un sourire, presque attendrissant. Qu'est ce qu'il veut à la fin ? Que je m'effondre là, devant tous, les inquiétant inutilement sur mon état ? Je ne sais pas s'il cherche à être compatissant ou si c'est simplement pour me torturer. Encore une fois je ne réponds pas à sa sollicitation et, sauf si mon cerveau me joue des tours, j'ai cru apercevoir une moue triste sur son visage. L'idée me fend le coeur et je décide de partir, n'y tenant plus, il faut que je m'éloigne, calmer mon coeur qui me fait si mal en ce lendemain d'abandon.J'entends des pas derrière moi et je sais qu'il s'agit d'Armin, qui encore une fois vole à mon secours. Il faudra vraiment que j'y rende la pareille si par malheur un jour lui aussi se trouvait éconduit.
"Alex'... Dit cette voix essoufflée que je reconnaîtrais entre mille. On peut parler...?"
Je n'arrive pas à me retourner. C'est bien Kentin qui s'est lancé à ma poursuite. Mais pourquoi ? Tout est dit entre nous. Maintenant il me faut juste du temps. Je veux simplement oublier ce dimanche qui avait si bien commencé, ses retrouvailles qui m'avaient fait tellement de bien, et ce mal-être si profond lorsqu'il m'avait rejeté. C'est un silence complet. Seul le bruit des autres élèves braillards et lointains se fait entendre.
" S'il te plaît... Je ne veux pas te faire de mal, Alexy. Pourquoi est-il si gentil avec moi ? Il ne comprend pas que c'est encore pire pour moi. Car je ne peux même pas lui en vouloir, ne serait-ce qu'un peu.
- Qu'est-ce que tu veux ? Ma voix est plus brute que je ne le veux. Je n'ai pas beaucoup parlé depuis.
- En discuter, on ne peut pas rester comme ça... Ça me fait du mal de te voir dans cet état, c'est insupportable. Il s'arrêta un moment. Alexy, j'y ai réfléchi toute la nuit, tu sais...
- Kentin, vraiment, je ne crois pas que ce soit le bon moment...
- J'ai juste la trouille, OK ?! Il s'est énervé d'un seul coup, remplit de détresse.
- Quoi ?
- J'ai juste peur... Peur de tout ce que ça engendre et pourtant... Je ne veux plus continuer à me mentir... À me retenir comme ça...
- Kentin, arrête, s'il te plaît...
- Je veux. Je veux être ton petit ami. Je t'aime... " Sa voix avait tellement faibli sur ses derniers mots, c'était à peine audible et pourtant c'était là, c'est là pour moi.
Et soudain je vivais mon premier baiser. Si inattendu. Kentin me tenait par la taille et après nous avoir entraînés à l'abri des regards, m'offrit mon premier baiser avec une lenteur délicieuse. Ses lèvres sucrées ont ce léger goût de biscuit qu'il mange à toute heure. Sa poigne sur la taille mes hanches et si douce et pourtant si viril que j'en perds la raison et passe sans réfléchir mes bras autour de sa nuque, savourant comme jamais le goût de la victoire. Il se retire doucement de mon étreinte pour me regarder, et ses yeux me font simplement fondre, c'est un regard que je ne connaissaient pas chez lui, et je suis aux anges qu'il me soit adressé, embué et désireux. La journée s'est déroulé si vite après ça, sans pour autant recevoir un autre baiser de celui que je considérais maintenant comme mon amant, trop timide encore pour avouer notre relation devant les autres. J'ai tout de même réussi à lui en volée un en partant, juste avant de rentrée chez moi, le sourire aux lèvres.
Bien sur, le soir même, j'avais tout avoué à Armin qui sautait comme une puce. Et à table ce soir-là, j'ai même avoué à mes parents que j'avais enfin un petit ami. Étant déjà informé pour mon penchant pour les garçons ils ont pris la nouvelle à la cool, comme ça se fait toujours chez nous, m'embrassant et me souhaitant du bonheur dans mon couple tout frais.
Après un mois de relation cachée avec mon cher et tendre, nous avons décidé de nous révéler aux yeux des autres et de ne plus nous cacher au lycée. Nous n'avions plus peur des remarques et des regards, nous formions un couple uni et solidaire, à l'épreuve des balles. Assez des mots doux par textos et des baisers volés, nous voulions consumer normalement notre relation.
Je crois que je me rappèlerais à jamais de la tête de Castiel au moment où nous leur avons annoncé. Lui qui essayait de me changer de bord par tous les moyens se retrouvait perdant ! Il faut dire que Castiel et son amour de la gent féminine n'étaient plus à prouver, pour autant, me faire changer de bord relevait plus d'un défi dérisoire plutôt que d'un vrai objectif à atteindre pour lui, il se moquait bien des histoires des autres. D'ailleurs ou en était la sienne ? Je me rend compte que je ne suis plus rien depuis que je suis avec Kentin. Au final, je comprends Castiel et son attitude je m'en foutiste !Rosalya avait pleuré de joie, accompagné d'Iris et Charlie -dont Castiel se moquait-. Quant à Lysandre il nous avait félicités simplement, sans s'emballer, comme à son habitude. Armin, lui, se vantait de le savoir depuis belle lurette.
Cela faisait maintenant deux mois et demi que Kentin et moi filions le parfait amour. Et ce soir j'allais même dormir chez lui. Et j'étais l'homme le plus stresser au monde. Je savais bien qu'un jour notre couple allait arriver à ce moment fatidique mais tout est passé tellement vite. Je suis sur la route pour me rendre chez lui, le coeur battant la chamade. Je pense n'avoir rien oublier, j'ai vérifié mon sac une bonne dizaine de fois. J'avais d'ailleurs vécu un moment traumatisant qui avait valu le fou rire de l'année à mon frère : ma mère qui avait simplement débarqué comme une fleur, une boîte de preservatifs à la main, et l'avais déposée, tout sourire, dans mon sac pour partir chez mon amant. Autant dire que j'étais au summum du stress. Je me suis même dit que j'allais m'évanouir sur le chemin, le corps ne supportant plus le trop-plein d'adrénaline affluant. Je suis devant la porte et n'ose même pas toquer à la porte qui me sépare de lui. Je sais très bien pourquoi je viens chez lui ce soir et pas un autre. Il a d'ailleurs beaucoup de fois insister sur le fait que ses parents n'étaient pas là ce soir et qu'on ne serait rien que tous les deux. En même temps, des deux, c'est moi qui ai commencé à parler de sexe. Pas étonnant que maintenant on arrive au fait. Stresser et pourtant impatient, j'entrai dans la maison, sans toquer, savant que j'étais le bienvenu. Il n'y a personne au rez se chausser, je monte directement dans sa chambre pour le trouver entrain de lire un manga.
" Salut... Soufflais-je avec un sourire. Je m'avance et lui offre un baiser doux et tendre.
- Tu sens bon. Sourit-il.
- Ah merci... C'est... Le parfum que tu m'as offert."
Je suis tellement gêné. Sur le moment, j'ai mis ce parfum en pensant que ce serait agréable pour lui d'avoir choisi la fragrance que je dégagerais lors de notre première fois. À y repenser maintenant c'est gênant au possible. La soirée se déroule simplement, comme d'habitude, à manger cuisiné par mes soins et un bon film.
" Tu viens te doucher ? Me proposa-t-il.
- Comment ça je "viens" ?! M'exclamais-je.
- Bah, j'ai pensé que ce serait bien d'en prendre une tous les deux... On s'est jamais vu entièrement... Et j'aimerais bien..." Avoua-t-il.
Je me sens très stressé de me montrer nu devant lui pour la première fois mais j'accepte. Il faut bien sauter le pas ! Bien sûr on s'est déjà plus ou moins vu. Je n'ai pas de honte à me changer devant lui, il m'a déjà vu en sous-vêtements et je l'ai déjà vu aussi. De même que le terrain du sexe ne nous est pas totalement inconnu. Kentin et moi dormons, par chance, assez souvent ensemble et dernièrement il nous arrive de jouer un peu avec le feu ensemble en entamant des préliminaires, mais nous n'avons encore jamais dépassé les baisers et les caresses, qui elles s'arrêtent à cette espèce de barrière invisible. Le temps se faisait frustrant alors quand les parents de Kentin on dit s'absenter, lui comme moi avons un peu fantasmé sur cette nuit pour notre première fois que l'ont voulait vivre au calme, sans peur d'être surpris, ni dérangés. Ses parents en moins, c'est un soulagement pour nous deux. Kentin entre dans la salle de bain, sa main dans la mienne et je le suis un peu timidement. En un regard entendu, nous commençons à nous déshabiller, pour ma part la boule au ventre. Nous voilà l'un en face de l'autre, pour seuls vêtements nos caleçons, incapables de savoir qui oseront faire le premier pas. Kentin se rapproche alors de moi, se collant même. Je sens tout son corps contre le mien y compris son bas-ventre collé au mien, ce qui me fait rougir violemment.
" Ne sois pas gênés, on est que tous les deux, d'accord ? Ce n'est que moi...
- C'est justement parce que c'est toi..." Avouais-je, rouge au possible.
Je sens alors ses doigts titillés l'élastique de mon sous-vêtement qui est attiré vers le bas. Quand déjà je me retrouve nu contre Kentin, je le vois rougir comme jamais, pourtant je sais qu'il ne pas encore vu, je n'ai pas quitté ses yeux pendant sa manoeuvre. Il me sent simplement, et rien que ça a l'air de l'enchanter. À mon tour je fais lentement glisser son caleçon sur ses hanches jusqu'à le laisser tomber au sol et me rapproche à nouveau. C'est enfin le premier contact de nos deux corps nus que je nous offre en le poussant l'instant d'après dans la cabine de douche. J'ai remarqué son regard curieux sur mon bas-ventre et je fais de même. Kentin est vraiment sublime dans son intégralité, parfaitement fait, un vrai corps de rêve. L'eau chaude coule entre nous et nous enveloppe alors que je le tiens par le cou, lui descend ses mains sur ma taille et m'embrasse si passionnément que je renverse ma tête en arrière. L'instant est magique, je sens même battre son coeur à l'unisson avec le mien.
" Kentin...? Demandais-je, timide.
- Oui mon ange ?
- Je ne sais pas ce que tu as "prévu" mais... Si jamais tu en as envie, j'aimerais simplement le faire... Dans ton lit... Parce qu'il y a ton odeur partout dans les draps et... J'adore ça... " Avouais-je difficilement, le rouge aux joues.
Il ne dit qu'un petit rire pour me donner son accord en me tendant un gel douche que je pris pour commencer à le savonner. Son corps parfait sous mes mains était l'extase pure. Ses mains rejoignent enfin mon corps et dessinent des gestes ronds et doux dans mon dos et mon torse. Quant à la partie la plus intime de notre corps chacun le fit seul, gardant ces caresses pour la chambre de Kentin que nous venons de rejoindre, vêtu tous deux d'un boxer pour seul tissu. Je m'allonge enfin dans ce lit que j'aime tant, avec cette si forte odeur de mon amant que j'adore et je l'imagine toute ces fois où, comme moi, il l'a fait en pensant à moi et peut-être même en murmurant mon nom. Je l'envie, lui a une chambre à lui tout seul où il peut faire ce que bon lui semble, ce que je ne peux pas me permettre avec Armin juste en dessous de mon lit. Compte tenu de ce paramètre, nombre de mes nuits avaient été écourtées par la frustration s'installant au cours de mes pensées. Je l'imagine se cambrer sous le plaisir des caresses qu'il me fantasme lui faire et rien qu'avec ça je sens cette chaleur maintenant si familière dans mon bas-ventre qui sera enfin apaisé ce soir.Je sens la couette se soulever et son corps se glisser dans le lit après avoir éteints les lumières. Il se blottit contre moi, enroulant ses bras autour de mon corps pour mieux me serrer contre lui. Je me tourne face à lui pour l'embrasser doucement, et lui demande sa langue en passant la mienne sur ses lèvres. Il me l'offre de suite et se place au-dessus de moi, allongé de tout son long sur mon corps. Le baiser devient de plus en plus intense et je me surprends même à gémir une, deux fois ou plus tellement j'apprécie. Mes mains caressent son corps sans trop que je ne m'en rende compte, tout comme mon bassin qui ondule encore timidement contre lui. Kentin semble apprécié car je l'entends étouffer un gémissement. Je lui chuchote qu'il n'a pas à le faire, car nous ne sommes rien que tous les deux et que j'adorerais l'entendre, depuis le temps que j'attends ça, ce qui le fait rougir immédiatement. Il est tellement beau quand il rougit, je le dévore des yeux, impossible de me détacher de son visage si merveilleux. J'ai une vraie fascination pour ce garçon. Il commence déjà à suer contre mon torse et je sens son entre jambes vibrer contre ma cuisse. Ses lèvres quittent ma bouche pour parcourir mon cou, mes clavicules, mes oreilles, qui sont une zone particulièrement sensible chez moi, ce qu'il semble avoir remarqué. Une main caresse l'intérieur de ma cuisse tandis que l'autre se promène sur mon torse et joue avec un de mes bouts de chair rosis et durci par le désir. Je le veux tout entier, et lui appartenir pour toujours. Kentin descend sa bouche sur mon torse et marque son territoire d'un suçon sous mon pectoral, sur mon coeur qui bat à tout rompre. Mes mains quittent sa nuque pour accrocher les draps et sa tête de lit. Il se relève et me regarde tellement intensément que je me sens fondre, il replonge alors à l'exploration de mon coeur en léchant mon nombril et me le mordiller doucement, et suis enfin la ligne du bonheur finement dessiné jusqu'à mon bas-ventre.
" Tu es prêt, mon ange ?
- Fais-moi tout ce que tu veux..." Soufflais-je difficilement.
Kentin enlève mon dernier vêtement, et fait de même avec le sien. À nouveau, ce contact de nos deux peaux nues l'une contre l'autre, suivis d'une nouvelle sensation qui m'arrache un gémissement : celle de sa langue sur mon membre gonflé de désir pour mon amant. Je ne pensais pas qu'il serait aussi entreprenant lors de notre première fois, mais qu'importe, sa gâterie me remplit de bonheur. C'est maladroit et rempli de timidité mais c'est tellement agréable. Ça n'appartient qu'a nous deux, le meilleur moment de ma vie que je partage avec celui que j'aime tant. Kentin joint ses lèvres à sa langue et prend ma virilité en bouche de temps à autre alors que sa main me caresse à la garde ainsi que le reste de mon entre jambes. Je sens sa main s'arrêter parfois vers cet endroit qui le réclame tellement. Il doit sans doute hésiter encore. Je descends ma main qui rejoint la sienne et lui montre que je suis prêt à recevoir ses caresses à l'intérieur de moi. Kentin s'exécute, coule un peu de lubrifiant sur sa main et je sens mes chairs s'écarter doucement au passage de son premier doigt en moi. La douleur n'est pas très vive même si je suis maintenant assez renseigné pour savoir que cela risque de s'intensifier d'ici son second doigt. Après quelques va-et-vient si agréables de mon chéri, je le sens avancer un deuxième doigt dans mon intimité et la douleur me prend, prenant le pas sur le plaisir. Je tâche de me détendre avant de bouger mon bassin de moi-même, signe que je suis apte à continuer. La douleur n'est pas totalement parti, j'ai un peu de mal à m'y faire, j'appréhende le troisième à vrai dire, j'essaie de penser à autre chose et intensifie les mouvements de Kentin en remuant un peu plus mon bassin. Le plaisir revient peu à peu et je recommence à gémir maintenant sans pouvoir m'arrêter. J'entends les bruits de nos deux corps devenir de plus en plus humide et sens ma virilité mouiller le ventre de mon amant. Je chuchote à Kentin que je suis prêt, du moins autant que je peux l'être j'imagine et l'embrasse pour me détendre un maximum en sentant son dernier doigt s'introduire doucement en moi. C'est brulant, déchirant, une douleur si vive qu'elle m'arrache un gémissement aigu qui l'alerte tout de suite.
" Alexy... Excuse-moi, tu veux arrêter...?
- Non, ce n'est juste que... C'est normal, mon coeur, ne t'en fait pas, je vais m'y faire... Reste en moi, s'il te plaît."
Je lui embrasse le front pour le rassurer, le serrant contre moi. Je me répète que ça va aller. Je sens la douleur se calmer enfin. Quand j'entame le premier mouvement de bassin, la douleur me foudroie à nouveau mais je sens tout de même une dose de plaisir assez importante pour passer outre et continuer, accompagné ensuite de mon amant. Ça y est, je ne sens plus que du plaisir, il me torture à ne bouger que juste assez pour ne pas me faire venir, j'en ai tellement envie. Et mes mouvements de bassin n'y peuvent plus rien, je suis totalement sous son emprise. Je ne jouirais que selon son bon vouloir, et c'est extrêmement frustrant. Kentin se retire totalement vient se positionner entre mes jambes, calé sous celles-ci. Il rajoute un peu de lubrifiant et je le sens avancer en moi. C'est inexplicable, je ne peux pas mettre de mot sur le bien que ça me fait de savoir que l'ont ne fait plus qu'un tous les deux. Il attend, me laisse m'habituer alors qu'il est en moi jusqu'à la garde. J'avoue que malgré la longue préparation qu'il m'a offerte j'ai encore un peu mal, mais ce n'est rien comparé au plaisir que je ressens. Kentin amorce alors un premier mouvement timide qui me fait grimper au rideau, c'est si peu et pourtant il pourrait me faire venir en un instant. Les vas et viens s'enchaînent pour mon plus grand plaisir et je sens ce deuxième coeur dans mon intimité battre à tout rompre. J'ai chaud, terriblement chaud, mes mains cherchent à tout instant un nouvel endroit où s'accrocher pour contenir tout ce plaisir que mon corps contracté reçoit. Quand enfin je n'y tiens plus je demande à Kentin d'accélérer, il a compris que c'est ici que ça me rend fou, cette petite boule de nerfs en moi qui m'emmène au septième ciel. Il continue, continu, et continue encore. S'acharne sur cette zone jusqu'à sentir que je perds pied. Puis s'arrête. Les larmes me montent aux yeux tellement mon corps souhaiter se libérer. J'en viens à le supplier, ce qui lui décroche un sourire sournois. Il recommence ces mouvements et me sens partir à nouveau, pour ralentir de plus belle. C'est une véritable torture, je sens mon orgasme, là, au bord de la délivrance et je ne peux rien faire pour y parvenir. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, Kentin recommence ses mouvements, beaucoup plus passionnés encore qu'avant.
" Cette fois je te laisse jouir, promis petit ange. " Chuchote-t-il.
Il ne pas fallu plus pour me déverser contre le ventre de mon amant qui lui a joui au même instant, sentant mes chairs se resserrer autour de son érection. Mes yeux sont embués par le plaisir qui vient de me foudroyer. Kentin se retire et vient se blottir contre moi tirant la couette sur nos corps prêts à refroidir. Nous sommes tous deux fiévreux et seuls nos respirations saccadées se font entendre dans la pièce, semblant résonnés. Je n'entends que mon coeur frappé si fort que j'ai peur qu'il lâche quand Kentin s'approche pour me voler un baiser, me prononcer un "je t'aime". Il ne nous faut pas longtemps pour sombrer, enlacé l'un l'autre, les corps encore suants de notre soirée d'amour.
Quand je me réveille le lendemain matin, Kentin à déjà quitter le lit. Je pense alors me lever pour aller le voir mais c'est sans compter sur mon corps endolori de la veille. Et soudain, tout me revient. Son corps, son odeur, ses gémissements, cette chaleur quand il a atteint son paroxysme à l'intérieur de moi, la douceur de sa langue sur mon bas-ventre, ses dents attaquants sournoisement ma peau çà et là... Je l'entends alors remonter en direction de la chambre. Il ouvre la porte sur son beau corps vêtu seulement d'un boxer et d'un débardeur, un plateau plein de bonnes choses dans les bras. Le petit déjeuner au lit, une chose que je n'ai encore jamais connue haha ! Décidément, cet homme m'aura volé toutes mes premières fois.