Chapitre 16
Nous sommes rentrés tout simplement trempés. Ayant été arrosés par la pluie battante du métro à l'hôtel. C'est en grelotant que chacun se moquait de l'état des cheveux de l'autre et nous passâmes la porte de la chambre accompagnés de nos éclats de rire. Je lançai un regard furtif vers la salle de bain, espérant vainement pouvoir m'en servir la première. Mais c'était sans compter sur Castiel qui s'était déjà interposé devant la porte, me bloquant l'entrée de ses bras.
'' Je regrette d'être si peu gentleman mais je me les caille au moins autant que toi alors, sois tu coopères, tu te douches avec moi et tout se passera bien pour toi, soit tu attends ton tour... Il accompagna son ultimatum d'un clin d'oeil qui me fit rougir davantage.
- OK si je peux rester en sous-vêtements.
- Ça marche pour moi." Son ton était bourré de malice et de sous-entendus. Castiel restait Castiel.
J'entre dans la salle de bain en le poussant à l'intérieur, toujours ce sourire idiot collé sur son visage. Je repense brièvement aux sous-vêtements que je porte, oui, cela devrait faire l'affaire. C'est joliment accordé et sexy sans trop l'être. Lorsqu'il enleva son haut, je fus étonné que mon esprit avait si bien imaginé son corps ces nuits où je rêvais de lui... Il est peut-être un peu plus musclé en réalité... Je divague.
Il s'approche de moi et m'offre un baiser d'abord assez chaste qu'il emplitfit presque dans la même seconde, comme s'il n'avait pas pu se contrôler. Je sens ses mains titiller le bas de mon t-shirt, le remontant au niveau de ma taille. Il hésite et attend sûrement un signe de ma part. Je lève mes deux bras pour l'inviter à me le retirer totalement. Sa réponse ne se fait bien sur pas attendre. Il m'amuse dans son impatience. J'hésite et je me lance à mon tour à l'assaut de son jean en enlevant le bouton. J'attends un signe de sa part moi aussi...
'' Tu étais plutôt bien partie, pourquoi tu t'arrêtes ? Il lança un rire sincère, il savait que j'étais gêné et s'en délectais. Je descendis sa braguette, caressai ses reins et y laissa mes mains. Glacées. Ça, c'est pas sympa, mademoiselle.''
À son tour, il descendit la fermeture à l'arrière de ma jupe longue d'une main tandis que l'autre se promenait sur mon échine, m'offrant frissons sur frissons. Le tissu tomba au sol et je me retrouvai en petite tenue devant lui. Je protestai à l'inégalité, lui qui avait encore son pantalon. Il l'enleva dans la foulée et m'attira dans la douche avec lui. L'eau se rechauffait petit à petit et enfin nous étions au chaud.
'' Pas trop déçu... ? Demandai-je alors que je voyais son regard se balader sur mon corps.
- Pas le moins du monde. Et toi ? J'imagine que non mais je demande par principe.'' Se vanta-t-il en affichant son sourire carnassier qui me plaît tant.
Je lui assenai une tape sur l'épaule en rigolant. Je me sentais d'humeur taquine et engageai donc une caresse sur son torse et allant chercher ses lèvres. Je le sentis frissonner pour mon plus grand plaisir. Il empoigna mes cheveux dans ma nuque pour renverser ma tête en arrière et approfondir notre baiser. Castiel était quelqu'un d'entreprenant et j'adorais ça. J'avais le souffle court et dû mettre fin à notre échange, ce qui sembla lui déplaire. Je revins sur Terre un instant et me mis à partir dans de mauvais songes... Je n'étais pas une fille allumeuse et je ne voulais pas qu'il le pense... Comme s'il m'entendait penser, il embrassa mon front avec beaucoup de délicatesse, l'air de me dire que tout allait bien.
Après cette douche partagée tous les deux nous nous changeâmes, séparément cette fois, pour aller dormir. J'hésitais vraiment sur quoi porter. Notre soirée avait été bien plus mémorable que les autres... Et si notre nuit allait peut-être l'être, je voulais au moins être habillé de circonstances. Je vis son sac de voyage ouvert comme une proposition et optai pour lui piquer un t-shirt bien trop grand pour moi. Une jolie culotte en dentelle pour accompagner et le tour est joué !
'' Ça me fait bizarre de te voir dans mes fringues... Mais ça te va étonnamment bien.
- N'est-ce pas ? Je lui envoyai un clin d'oeil entendu.
- Mais qu'est-ce qu'il se passerait si je voulais le récupérer là maintenant ce t-shirt ?
- J'aurais très froid cette nuit et ça ce ne serait pas sympa... Boudais-je.
- Ah oui je vois ce que tu veux dire ! Un peu comme tes mains glacées en bas de mon dos tout à l'heure ?
- Dans le même genre, ouais...
- Hum hum, je vois...''
Chacun affichait son plus beau sourire : lui pour se fiche de moi et moi pour le supplier de ne pas se venger trop méchamment. Parce Qu'évidemment, il se vengerait.
Il me souleva soudain en me prenant par la taille et me bloquant à sa hauteur avec ses deux bras sous mes fesses.
'' On fait moins la maligne là, hein ? J'enroulai mes jambes autour de sa taille par réflexe et m'accrochai à sa nuque. Je me penchai alors a son oreille pour embrasser son lobe et parsemai son cou de longs baisers.
- Faudra trouver mieux que ça, mon cher.'' Je lui servis un grand sourire, toute fière.
Il m'embrassa de plus en plus chaleureusement au fur et à mesure qu'il nous conduisait jusqu'au lit où il m'allongea. Ma raison me criait d'arrêter, de l'arrêter, que c'était trop tôt et pourtant je le désirais plus que jamais. Hélas, ni lui ni moi n'étions de nature raisonnable.
Il m'embrassa passionnément, comme jamais encore il ne m'avait embrassé. Je suivais son rythme sans rien demandé d'autres que son propre mouvement. Mes ongles se plantaient dans sa nuque et dans ses cheveux lorsqu'il me caressait sous son propre t-shirt. Ma taille, mes cotes, mon aine, mon ventre... Tout vibrait sous ses mains. Je soufflais de plaisir, n'osant pas encore y mettre de la voix, j'étouffais cette dernière malgré toutes les émotions qui me subjuguaient.
" Charlie... Arrête-moi maintenant si tu veux attendre encore parce que... D'ici dix secondes je répondrais plus de mes actes...
- Ne t'arrête surtout pas. Je... J'attendais un moment précis depuis hier pour le lui dire, et je choisis celui-ci.Je t'aime." Il murmura un "moi aussi" à peine audible à mon oreille et m'embrassa de plus belle.
Ses mains passèrent sous l'attache de mon soutien-gorge dans mon dos et je me cambrai, hors de contrôle sous ses caresses. Ses yeux avaient un regard nouveau que je ne l'avais encore jamais vu porter : le désir le plus pur.
J'eus soudain les larmes aux yeux, sans aucune raison et sans rien pouvoir contrôler, je me tournai dos à lui avant qu'il ne puisse voir quoi que ce soit. Mais il était bien trop observateur pour ça.
" J'arrête. Finit-il.
- C'est des larmes de joie... Alors si tu ne veux pas que je pleure pour de bon, ne tu'arrêtes pas, s'il te plaît...
- Calme-toi, laisse-toi faire, tout ira bien, ok ?
- Évidemment." Puisque c'était lui, évidemment que tout irait bien.
Je sentis l'agrafe de mon soutien-gorge se détacher. Ses lèvres retrouvèrent l'emplacement de cette dernière presque immédiatement et descendirent jusqu'au creux de mes reins. Mon corps cambre sous les innombrables baisers de Castiel qui, je le sens, se contient. Il fait de son mieux pour ne pas me brusquer mais j'imagine aisément qu'a l'intérieur il bouillonne d'impatience et que, peut-être, les préliminaires ne sont pas trop sa tasse de thé.
POV Castiel
Mes mains tremblent et je fais le maximum pour ne rien laisser paraître. J'ai beau faire tous les efforts du monde, j'ai vraiment trop de fierté pour ne montrer ce ne serait-ce qu'une once de "faiblesse". Charlie fait glissé d'elle-même les bretelles de son sous-vêtement les bras croisés sur sa poitrine, toujours dos à moi. Elle se retourne enfin face à moi et se découvre totalement en m'enlaçant. Elle rougit, elle est trop mignonne à être gênée comme ça.
" Voilà, maintenant tu sais que je triche avec mes push-ups." Marmonna-t-elle.
J'éclatai de rire ! Ça me rappelait la première vanne que je lui avais faite le jour où nous nous étions rencontré. J'embrassai sa poitrine, un sein, puis l'autre et lui souffla que je les aimais même sans push-ups en riant. Apparemment mes baisers lui plaisent, elle enlaça presque ses deux cuisses ensemble en s'arc sous mon corps.
Je la sens descendre ses mains dans mon dos, elles sont chaudes cette fois et c'est nettement plus agréable.
'' On peut se mettre sous la couette... ? J'ai un peu froid... Me demande-t-elle entre deux baisers. Je m'exécute et tire la couverture sur nous deux. Je lâche un rire sincère, je pense à des trucs vraiment idiots.Pourquoi tu rigoles ?
- Je sais pas qui je dois remercier pour les préservatifs haha. Moi je dis que c'est Alexy.
- Armin. Ou Rosa. T'imagine c'est Lysandre ?!
- Il sait même pas où ça s'achète, laisse tomber, c'est pas lui.
- T'es méchant, Cast ! Le pauvre ! Pourtant ça la faisait bien rire. Dit... Euhm... Comment ce sera pour nous deux au lycée...? Tu veux en parler aux autres...?
- Pas besoin. On aura qu'à le montrer ce sera encore plus efficace." Je lui fis un clin d'oeil entendu qui la fit rougir. Vraiment trop mignonne.
Je l'embrasse à nouveau tandis que ses mains s'aventurent sur mon aine et je sens le bout de ses doigts passer sous l'élastique de mon caleçon. Je lui facilite la tâche en ne portant que ça pour dormir.
" Tu veux l'enlever ? Demandais-je en voyant qu'elle n'ose pas me déshabiller totalement d'elle-même. Elle hoche positivement la tête en rougissant. Je pose une de mes mains sur la sienne et amorce un mouvement pour lui donner de l'élan et elle finit par terminer de me déshabiller elle-même. Tu vois, tout va bien, sois pas gênée avec moi."
Elle se détend visiblement et me souris, mais pour autant, sa main sers nerveusement mon poignet. Je suis au moins stressé qu'elle et je fais mon maximum pour le cacher et la rassurer. Mes lèvres rejoignent les siennes et ma main descend sur son ventre. Je la caresse des cuisses à la poitrine en évitant soigneusement cet endroit particulier que j'ai hâte de découvrir. Elle s'essouffle tout comme moi, emportés tous deux dans cet océan de désir.
Je suis surpris lorsqu'elle saisit doucement ma main qui la caresse et qu'elle la descend jusqu'au dernier sous-vêtement qui lui reste. Son regard fuit le mien mais je sais que c'est un signal de sa part. J'ai le droit de lui faire du bien.
Ma main explore alors consciencieusement cette intimité à travers le tissu tandis qu'elle mord savoureusement ses lèvres plus ou moins intensément selon mes mouvements. Je me calque sur la moindre de cette réaction et bouge en conséquence. Elle est bouillante sous ma main et je sens que l'accueil sera extrêmement agréable une fois que je me serais débarrassé de cette dentelle.
J'ose alors, sans l'enlever, amené ma main presque intrusive à l'intérieur de ce fin tissu qui me séparait d'elle, et sa réaction ne se fait pas attendre. Ses mains rejoignent ma nuque et mon dos à la vitesse de l'éclair pour s'y accrocher fermement. Elle me souffle de la débarrasser de sa culotte déjà salis par le désir qu'elle a pour moi, je m'exécute et cale mon corps sur le côté pour pouvoir la prendre dans mes bras et la caresser en même temps. La tête appuyée contre mon torse et les mains toujours planté dans mon corps, je sais qu'elle n'attend qu'un geste de ma part. J'aime observer ses réactions fulgurantes au plus petit de mes mouvements et savoure cette domination en cet instant : Je suis celui qui attire toute son attention et je suis celui qui lui fait du bien.
Je me concentre sur ces réactions pour trouver cet endroit qui lui fait tellement de bien, ses soupirs sont maintenant des gémissements et elle se laisse maintenant totalement aller au plaisir sous mes mains, toute sa gêne a disparu pour ne laisse place qu'à la plénitude la plus totale. Mes mains sont lentes et appliquées, et je trouve enfin cette petite boule de nerfs qui lui ferait perdre la raison. Je m'acharne à l'exciter, m'arrêtant pour que ses hanches me demandent d'elle-même de continuer pour reprendre de plus belle. Mais la voir prendre autant de plaisir ne me laisse pas indifférent et je sens qu'il faut vite que je rentre aussi dans la partie si je ne veux pas devenir fou.
Comme si elle m'entendait penser, Charlie détache une main de mon cou et saisit timidement ma virilité entre ses doigts pour entamer de douces caresses, douces et qui pourtant me transportent tant je suis excité. Ma main a du mal à suivre le rythme qu'elle tenait il y a quelques secondes, mon corps est assailli de décharges bienfaisantes emanant de mon bas-ventre et se dispersant dans tout mon corps. Je sens dans ses gestes que c'est une première pour elle, elle est en pleine découverte de mon corps comme je le suis du sien. Afin d'approfondir la mienne, j'insère doucement une première phalange en elle et surveille sa réaction avant de continuer. Je ne vois aucune douleur peindre son visage alors je continue. Je me mets à bouger assez rapidement en elle et ça n'a vraiment pas l'air de lui déplaire. Quelques minutes plus tard, mes deux doigts effectuent des mouvements de ciseau à l'intérieur d'elle qu'elle trouve manifestement très agréable.
J'atteins hélas bien vite ma limite, et arrête la main de Charlie avant qu'elle n'amorce le mouvement de trop qui aura raison de moi. Elle comprend que je veux passer à la vitesse supérieure et je vois une once de peur dans ses yeux. Elle a sans doute peur que je lui fasse mal et j'ai peur aussi. Je ne lui en dis rien, elle sait très bien que c'est notre première fois à tous les deux et que même si je suis trop fier pour le montrer, je suis paniqué à l'idée de mal faire.
Charlie remonte doucement ses jambes autour de moi alors que je la surplombe à nouveau de tout mon corps. Elle me sourit, je sais qu'elle m'encourage. Voulant mettre fin à ces craintes, je me guide alors jusqu'en elle, juste un peu pour commencer. Je veux voir son visage mais je n'ose pas la regarder, de peur qu'elle ne souffre déjà. Elle saisit mon visage pour m'embrasser avant que je ne puisse décider de quoi que ce soit. Je lui rends son baiser tout en glissant doucement et entièrement en elle.
Elle a mal, je le vois. J'imagine que c'est, hélas, normal, et j'espère que cela est supportable pour elle, qu'elle y trouve du plaisir malgré tout. Elle ouvre les yeux et me sourit en me chuchotant qu'elle va bien, qu'elle s'habitue juste à ma présence et que ça ne fait pas "si mal" comme elle dit. Cette fille me fera toujours sourire quand je m'y attends le moins. Quelques instants après, Charlie essaie de bouger d'elle-même en grimaçant un peu d'abord. Puis ses mouvements deviennent bien plus fluides et je sens qu'elle se décontracte autour de mon corps étranger dans le sien, je comprend alors que c'est le moment pour moi. J'entame donc un premier va et viens que je devine encore un peu douloureux pour elle. Le second est mieux accueilli et au fur à mesure, les suivants lui donnent beaucoup plus de plaisir.
Elle se contracte de temps à autre autour de mon sexe et à nouveau je me calque sur ses plaintes, cette contraction qui serre ma chair, ses gémissements, à cette lèvre dans laquelle elle mord pour ne pas y mettre trop de voix. Je sens qu'elle est proche de la libération et me concentre donc sur cet endroit sensible que j'effleure à chaque mouvement. Ses gestes deviennent désordonnés, et ses caresses deviennent griffures. Je sens que ma fin est proche également, j'augmente un peu le rythme et elle me suit parfaitement. Il ne fallut plus que quelques mouvements pour que celle que j'aime atteigne le paroxysme en n'ayant plus que mon prénom à quoi s'accrocher. Mon prénom qui traversait inlassablement ses lèvres... Et qui, combiné avec une énième et tellement plus intense contraction de sa part, m'arracha mon premier orgasme partagé avec l'être aimé.