Rien ne change

Chapitre 4

1364 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 08/10/2026 14:25

Elle revenait d'une journée de travail à l'hôpital.

Les journées s'animaient un peu plus depuis quelques semaines. A la suite de l'agression de Vi, Caithlyn suivants ses paroles avait commencé à envoyer des patrouilles dans les bas quartiers de Zaun. Il était rare que les soldats s'en sortent indemnes et les urgences de l'hopital avait même aménagé un espace prioritaire pour recevoir les hommes et femmes en uniforme blessés. Elle gérait régulièrement cet espace, son calme et son efficacité faisait d'elle un élément indispensable.


Les attaques et les embuscades se répétaient inlassablement, ne dégageant que peu d'informations au final. Elle arrivait à obtenir quelques informations auprès de Vi, cette dernière étant passé régulièrement pour suivre l'évolution de ses blessures. Vi avait recommencé à patrouiller également, mais la shérif veillait cependant bien à ce que cela soit toujours avec une équipe solide et sur des endroits qui avaient déjà été stabilisé; cela valait mieux, Haki n'osait pas imaginer la scène si Vi recroisait les hommes qui l'avaient agressés.


Elle arriva ainsi devant chez elle, se stoppant immédiatement. Une lumière filant à travers une fenêtre du salon, teintait timidement la rue… Sa teinte aussi douce soit elle, mis Haki sur ses gardes. Cette lumière ne devrait pas être allumée. Elle ne se permettait pas de partir de chez elle sans vérifier ce genre de détails. Quelqu'un était passé… ou y était peut être encore.

Ses doutes se confirmèrent quand elle aperçut la serrure enfoncée, laissant la porte semi ouverte.

Sa respiration s'accéléra, son rythme cardiaque augmentait et elle sentit chacun des sens se mettre en éveil lorsqu'elle ouvrit la porte.


Elle ne vit au départ rien de particulier, elle entra, tournant directement son regard vers la lumière allumée. Personne dans le salon… Son regard passa sur la mezzanine à l'étage, rien non plus... Elle aurait pu redescendre en pression si une voie dans son dos lui fit faire volte face.


" C'est donc à cause de toi... "

La voie grave venait d'un homme. Grand, élancé, le regard malsain la dévisageant de haut en bas. Il portait un long manteau noir, sous lequel on pouvait deviner une arme à sa ceinture. Epée, matraque elle n'aurait sut le dire à ce premier coup d'œil.


"A cause de toi que cette rouge s'en est sortit … A cause de toi que les soldats survivent … Tu commences sérieusement à m'ennuyer." Tout en parlant, d'autres hommes masqués arrivèrent, certains étant restés dans le cabinet proche de l'entrée, d'autre devant attendre alentour attendant son entrée pour faire la leur.


Les réflexions fusaient dans son esprit. L'homme bloquait le passage de la porte d'entrée, et elle se sentait particulièrement vulnérable dans cette situation.

" Tu vas venir avec nous, sans faire d'histoire. Tu pourrai servir de médecin à mes hommes, nous ne sommes pas très bien équipés et quand la nuit arrivera tu pourrais même t'occuper de moi " dit l'homme en se léchant les lèvres sur ces derniers mots.


" Qu'est ce qui te fait croire que je vais accepter cela. Tu rêves si tu crois que je vais te suivre comme un gentil toutou, sortez de chez moi ou vous le regretterez. "

" Aaaah …Nous verrons dans quelques minutes qui regrettera. Occupez vous d'elle ! " A peine les mots furent prononcés que l'atmosphère s'embrasa.


Les hommes foncèrent sur elle, espérant l'immobiliser rapidement. Elle les attendait de pied ferme, le premier qui tenta de la frapper, se vit envoyer dans le mur derrière. Elle n'avait pas leur force, mais son agilité pouvait lui suffire. L'idée n'était pas temps de les battre, mais de réussir à sortir.

Sa réflexion fut interrompu lorsque 2 autres arrivèrent à l'assaut.

Il n'avait pas d'armes, mais leurs poings et leurs pieds étaient redoutables. Elle n'arriva pas à tout esquiver, elle reçut un coup dans le genoux, l'immobilisant suffisamment pour recevoir un coup sur le coté du visage l'amenant face contre terre.

Elle sentit le sang couler le long de sa tempe. Les hommes se rapprochant de son corps au sol, elle profita de cet instant pour se bondir sur l'un d'eux, le faisant tomber en arrière. Pas assez pour le rendre impuissant mais assez pour pouvoir courir prestement à l'étage.

Ses adversaires tentèrent de la suivre, mais leurs audaces fut gravement punies.

Ses dagues en main, ses assauts prirent un tout autre niveau. Rentrant dans la mêlée, chaque coup porté, coupant, tranchant, lui permettait de reprendre l'avantage.


" Tu sais en effet, te défendre, mais que feras tu face à ça ? " annonça l'homme au manteau en jetant au sol, une petite bombe fumigène qui cracha une épaisse fumée.

Ses adversaires anticipèrent le geste de leur supérieur et avaient déjà posé des masques sur leurs visages.

La fumée se propageait rapidement, elle lui piquait les yeux. Haki sentait ses gestes lourds, sa vision se troublait. Elle perdait petit à petit connexion avec la réalité. Elle sentit un coup dans le dos, la faisant basculer de nouveau sur le sol. Le brouillard remplissait son champs de vision, elle ne put qu'apercevoir une silhouette s'approcher : " maintenant tu vas pouvoir venir avec nous " juste avant de perdre tout contact avec la réalité et de plonger dans l'obscurité.


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Une claque virulente la ramena à la conscience.

Elle mit quelques instants à dissiper le brouillard de son esprit. Relevant la tête, elle essaya de mobiliser son corps mais se rendit vite compte que c'était peine perdue.

Elle était dans une petite pièce, faiblement éclairée, suspendu du sol par des chaînes aux poignets, qui commençaient à souffrir de la contention.

Les murs suintaient, signe que le lieu devait se trouver près du fleuve, surement en sous sol.

Sa réflexion fut interrompu par une autre gifle cinglante. Elle sentait déjà sa joue s'empourper.

L'homme était un colosse, le regard sans âme, mais avec une aura assez terrifiante, même pour elle.

Sa main se leva, prête à la frapper de nouveau, quand la seule porte de la pièce s'ouvrit, arrêtant son geste.


" Et bien, ravie de voir que vous avez fait connaissance" dit l'homme qui venait de rentrer.


" Je suppose que vous ne souhaitez plus que je travaille pour vous "


" Votre réponse chez vous semblait assez claire et vu votre habileté au combat je préfère vous tenir dans cette position, mais si vous souhaitez changer d'avis, j en serai très heureux"

Tout en parlant, l'homme lui tournait autour, touchant ses cheveux, effleurant les courbes de son corps, touchant son visage récemment meurtri.

" Mais si restez sur vos positions, vous pouvez toujours négocié avec Rad, comme vous avez pu le constater il a un fort pouvoir de persuasion "


" J'avais remarqué, je ne compte pas changé d'avis donc je suis bonne à rester là à servir de jouet au vôtre. Quel est votre intérêt dans tour cela ? " La situation n'était pas en sa faveur, si au moins elle pouvait récupérer quelques informations.


" En effet, si vous ne voulez pas me servir moi, je vais vous trouver une autre occupation. Il y a plusieurs personnes dont je souhaiterai me débarrasser, et je suis sur que votre disparation les mènera jusqu'ici"


" Qu'est ce qui vous fait croire qu'elles me chercheront ... "


" Aaaaaah, voyons, de nombreuses personnes vous doivent la vie, et vous comptez pour ceux qui ont votre amitié. Alors oui ils vous chercheront, et si ce n' est pas le cas, j'aurais juste à envoyer votre corps en indice sur le chemin."


Il se rapprocha de la porte, et en sortant fit rentrer un brin d'air frais qui serait sûrement le dernier avant un moment.


" Je te laisse faire ce que tu veux Rad, mais essaye de ne pas l'abîmer trop vite"


Le colosse verrouilla la porte, se dirigeant vers Haki qui se préparait déjà à ce qui allait suivre.


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