L'amour n'est pas un long fleuve tranquille par

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Univers Parallèle / Aventure / Romance

12 Une étouffante culpabilité

Catégorie: M , 8512 mots
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Avengers : L'amour n'est pas un long fleuve tranquille.


Chapitre XII : Une étouffante culpabilité.


Du ciel, à la couleur opaline, commençait à tomber de la neige. Les flocons virevoltaient sur nous poussés par le vent glacé de l'hiver. Tony se tenait droit devant moi, et avait enfin détourné les yeux de la tombe de ses parents. Il me fixait d'un air pénétrant, et j'avais l'impression qu'il pouvait lire en moi sans la moindre difficulté. Comme s'il avait déjà compris ce que je voulais lui dire. Mais comment cela serait-il possible ? Comment pourrait-il deviner ce que je m'apprêtais à lui avouer ? Si j'avais bel et bien l'intention de le lui dire, les mots restaient, cependant, coincés dans ma gorge. Je sentais ma détermination faillir, tandis que, le brun commençait à perdre patience. Il finit par me demander :

  • Quoi ? Tu es amoureux de Barnes, c'est ça que tu veux me dire ?

Je fus surpris par cette question. Même si, réflexion faite, j'aurais préféré devoir lui avouer que j'avais des sentiments pour Bucky. Plutôt que...de devoir lui dire que, celui que je considère comme un frère, a tué ses parents. Je me contentais de contester cette idée d'un simple geste de la tête, n'ayant pas le courage de parler. Depuis quand suis-je devenu aussi couard ?

  • Qu'est-ce que tu a ? Demanda Tony qui se rapprocha tout doucement de moi l'air inquiet. Tu commence à me faire peur...

J'attrapais ses mains dans les miennes. Je pouvais sentir que ses doigts étaient glacés, et me sembla en contraste avec mon corps qui semblait bouillant. Je pris alors une grande inspiration : J'allais lui dire. Seulement, avant que j'ai eu le temps d'ouvrir la bouche, un bruit sourd se fit entendre derrière moi. Ce vacarme fut si assourdissant que l'on aurait presque cru qu'il s'agissait d'un coup de tonnerre. Cependant, ce son, je pourrais le reconnaître en mille. Et pour cause, je suis un soldat, et le bruit d'un coup de feu ne m'est pas étranger. Alors que je tournais la tête pour voir d'où cela pouvait provenir, je sentis le corps de Tony venir s'écraser contre le mien. Je le rattrapais de justesse avant qu'il ne s’effondre sur le sol, et à ce moment là, mon cœur se serra. Je compris qu'il avait été touché. Blessé au torse, celui-ci commença à se maculer de sang, alors que j'appuyais dessus afin d'arrêter l’hémorragie. Je tournais la tête afin d'apercevoir la tireur, mais je n’aperçus qu'une silhouette, qui disparu derrière un brouillard de neige. Je demanda alors à J.A.R.V.I.S d'appeler une ambulance au plus vite, alors que son maître était inanimé dans mes bras. Heureusement pour moi, le milliardaire avait toujours une montre interactive qui était liée à l'IA, toujours prête à agir, dès qu'on le lui demandait. Ainsi, je pouvais continuer les premier soins sans perdre de temps à appeler une ambulance. Les secours arrivèrent rapidement, afin d'embarquer mon amant. Ils me proposèrent de monter avec eux, et je fus pris d'un dilemme. Ma présence auprès de Tony me semblait indispensable, et s'il se réveillait, je ne voulais pas qu'il le fasse seul. Toutefois, si je ne pars pas à la poursuite du tireur maintenant, il se pourrait qu'on ne le retrouve jamais, et qu'il tente à nouveau sa chance. Si bien sûr, il s'avère que mon amant survive. Mais c'est à cette pensée que je me décidais de partir avec lui. Tony n'est pas un super soldat, il n'a pas de sérum qui lui permet de guérir plus vite. Non, ce n'est qu'un être humain qui pourrait succomber à une telle blessure. Et si jamais cela devait arriver, je ne tolérerais pas qu'il meurt seul, sans qu'au moins une personne soit auprès de lui. C'est pourquoi, je grimpais dans l'ambulance avec eux.


Le trajet jusqu'à l'hôpital me sembla interminable tant l'état de l'ingénieur semblait préoccupant. Les secouristes étaient penchés au dessus de lui, et s’affairait pour leur patient ne passe pas l'arme à gauche. Une fois à clinique, le milliardaire fut transféré aux soins intensifs, tandis que, l'on me demanda de patienter dans un couloir non loin de là. Angoissé, je profitais toute de même de ce moment de latence pour prévenir les autres Avengers, ainsi que les proches de Stark, de ce qui s'est produit. Clint, qui était toujours en compagnie de Natasha et Banner, m'expliqua que lui et l'espionne allaient partir enquêter sur le tireur. Ils me tiendraient au courant dès qu'ils trouveraient quelque chose. Une fois tout le monde prévenu, je n'avais plus qu'à attendre le médecin, afin d'avoir des nouvelles de mon partenaire.

Dans ce couloir de l'hôpital, le temps semblait s'étirer au point d'en devenir interminable. Perdu dans mes songes, je ne parvenais, cependant, pas à imaginer que mon amant puisse s'endormir à jamais. Ce n'est pas que je ne veux pas l'envisager, non, c'est plus fort que cela. Il m'est inconcevable que Tony meurt. Rien que de penser à cela, mon corps tout entier s'engourdissait. J'avais l'impression d'être lourd, comme si j'avais un poids énorme qui m’oppressais. C'est alors que Rhodes et Happy s'approchèrent de moi, en quête d'information.

  • Bonjour Steve, comment va Tony ? Vous avez des informations ? Me demandèrent-ils en chœur.
  • Pas pour le moment, avouais-je, Il est toujours en soin intensif, et aucun médecin n'est encore sorti du bloc. Je ne suis pas un expert, mais cela ne me semble pas bon.
  • Pas vraiment, confirma Happy.
  • Mais que s'est-il passé ? S'enquit Rhodes.
  • Nous étions au cimetière sur la tombe des parents à Tony et...un homme lui a tiré dessus. Avec la neige, je n'ai pu qu'apercevoir une silhouette...Je...j'étais trop inquiet pour Tony pour pouvoir le poursuivre....
  • C'est normal, me soutenu Rhodes, quand il se réveillera, il sera content de vous avoir à ses côtés. Votre présence compte énormément pour lui, vous savez.

À ces mots, je sentis ma détermination faiblir, et des larmes me montèrent aux yeux. Je savais qu'il était important pour Tony que je sois à ses côtés. Mais, aurait-il pensé la même chose si le tireur avait appuyé sur la détente quelques minutes plus tard ? Si je lui avais dis ce que j'ai découvert sur Barnes, et la mort de ses parents. Je n'en suis pas certain. À l'inquiétude omniprésente, se mêla un sentiment de culpabilité profond. Ce tourbillon d'émotion m'accablait, au point que, je sentis des larmes couler le long de mes joues. D'un geste bref, j'essuyais mon visage, et je tentais de contrôler ma peine. Toutefois, cela ne passa pas inaperçu auprès des deux amis de Stark. Happy se porta alors volontaire pour aller nous chercher un café, afin de nous apporter un peu de réconfort. Une fois seul avec Rhodes, celui-ci me tapota dans le dos, avant de me dire :

  • Captain, vous ne devriez pas sous-estimer Tony, vous savez, il est plus fort qu'il en a l'air. Il ne faut pas oublier qu'il a survécu à l'explosion d'une mine, où il fut soigné dans une grotte afghane. Et il faut bien avouer que les soins dans les grottes sont, quand même, d'une qualité bien inférieure à ceux prodigué dans cet hôpital.
  • Je le sais bien, mais, je n'ai pas pu le protéger. Dis-je en ravalant un sanglot. J'étais à ses côtés, et je suis tout de même un super soldat...
  • Vous ne pouviez pas prévoir. Me rassura-t-il.
  • Pourtant, j'ai entendu le coup de feu. Et au vue de la distance à laquelle il a été tiré, si j'avais été concentré, j'aurais pu pousser Tony à temps...
  • Captain, vous ne pouviez pas savoir. Vous étiez là bas pour vous recueillir, vous ne pouviez pas savoir qu'il y avait un tireur embusqué. Ni que celui-ci viserait Tony, et non vous. Vous savez, on ne peut pas toujours être sur nos gardes. Surtout pas avec un énergumène comme Tony, il est du genre déconcentrant.
  • On peut dire ça oui...

Au fond, je savais qu'il n'avait pas tort. Malgré mon sérum, je ne pouvais pas toujours être sur mes gardes. Et il est vrai que Tony peut s'avérer être un élément perturbateur. Mais à ce moment là, ce n'était pas vraiment lui qui me bouleversais. Même si dans un certain sens, il était très lié à ce qui m'embrumais l'esprit. Mais, ce qui parasitait mes pensées, je ne pouvais en parler à Rhodes. Ni à personne par ailleurs. Pour le moment, seul l'état de santé de l'ingénieur devrait compter. Ce qui s'est produit il y a vingt huit ans ne devrait pas me hanter maintenant.

J'essuyais mes sanglots, tout en m'excusant auprès de Rhodes d'être aussi faible. Celui-ci me rassura en m'expliquant qu'il était tout à fait normal que je sois affecté par ce qui venait de se produire. Avant que j'ai eu le temps de répondre quoique ce soit, Happy revient avec les cafés, mais également avec Pepper. La présidente de Stark Industrie s'excusa pour son retard, et nous demanda tout de suite des nouvelles de son ancien compagnon. Nous lui expliquions que nous n'avions encore aucun diagnostic de la part des médecins, et je pris soin de lui expliquer ce qui s'était produit un peu plus tôt dans l'après-midi. À la fin de mon récit, Pepper s'effondra avant de déclarer :

  • Je savais qu'Iron Man le tuerait...
  • On n'est pas sûr que ce soit lié à Iron Man, tu sais, la réconforta Rhodes.
  • Bien sûr que c'est lié à Iron Man, le contredit-elle. C'est toujours lié à cette putain de machine !

Rhodes tenta de la calmer, quant à moi, je me demandais si nous avions des nouvelles du tireur. Je jeta un coup d’œil à mon téléphone, toutefois, je n'avais aucune nouvelle ni de Clint, ni de Natasha. Pour le moment, sans le sniper, il nous était difficile de déduire le motif de l'attaque. Tony est quelqu'un qui se fait de nombreux ennemis, que ce soit en tant que PDG de Stark Industrie, d'Iron Man ou tout simplement de Tony Stark. Sa personnalité excentrique, son arrogance, mais surtout son génie pouvait tout aussi bien expliquer à elle seule que l'on veuille s'en prendre au milliardaire. Les motifs d'un tel geste pouvait être nombreux, c'est pourquoi, nous devions trouver le tireur afin de les connaître. J'espérais d'ailleurs pour lui que ce soit quelqu'un d'autre que moi qui lui mette la main dessus. Je n'ai jamais été pour la vengeance, mais après avoir vue Tony tomber sur moi ainsi, je crois bien que j'aurais du mal à me contrôler si je me retrouvais en sa présence.


Au bout de plusieurs heures d'attente, un médecin finit enfin par venir nous voir pour nous donner des nouvelles de Tony. L'homme avait un air grave sur le visage, ce qui n'augurait rien de bon. Il nous expliqua que la balle s'était logée non loin de l'artère pulmonaire. Elle avait, au préalable, perforée un poumon. Ce qui avait provoqué une hémorragie interne assez grave, mais qui est pour le moment maîtrisée. Cependant, il nous souligna bien que l'état de Stark était sérieux, et que le pronostique vital était engagé. Bien qu'il soit toujours plongé dans le coma, cet état ne devrait pas durer encore longtemps. Au vue de cet état de fait, le médecin nous conseilla d'aller nous reposer, en soulignant cependant, que sa petite amie pouvait aller le voir si elle le voulait. Après qu'on se soit échangé un regard gêné, j'expliquais au médecin que ce serait moi qui resterait à ses côtés. Et ce fut visiblement surpris que le médecin nous quitta, afin d'aller s'occuper de ses autres patients. Après avoir échangé quelques mots avec les amis de Stark, ceux-ci me laissèrent aller retrouver mon amant.

Je m'approchais doucement de la chambre de Tony, alors qu'un sentiment de peur m'étreignait. L'angoisse, que j'avais de le voir, se concrétisa lorsque je l'aperçu étendu sur le lit d'hôpital avec un masque à oxygène. La pâleur de son visage tranchait avec le brun de ses cheveux en bataille, qui retombaient sur ses yeux clos. Le silence de la pièce n'était interrompu que par l'électrocardiogramme qui bipait de façon régulière. Je m'installais dans le fauteuil juste à côté de son lit, avant de prendre sa main dans la mienne. Je la saisie, toutefois, avec précaution, puisqu'un cathéter était apposé dessus afin de faciliter les soins. Puis je resta de longues heures ainsi, à le regarder respirer difficilement, perdu dans mes pensés. Je ne pouvais m'empêcher de ressasser tout ce que j'avais appris ces derniers jours. Et encore une fois, l'émotion m'étreignit à nouveau, mais cette fois, je craquais totalement. Je fondis en sanglot tout en m'excusant auprès de l'homme que j'aime pour toutes les erreurs que j'ai pu commettre dernièrement. Finalement, à bout de force, autant physiquement que nerveusement, je fini par m'endormir sur le siège, la tête avachie sur lit.


Ce fut une infirmière qui me réveilla le lendemain matin. Elle m'expliqua qu'elle devait apporter des soins à Stark, et qu'il serait préférable que je sorte. Je m'exécutais, décidant de profiter de ce moment pour prendre des nouvelles de la traque du trieur. Au bout du fil, Natasha m'expliqua qu'ils tenaient une piste, qu'ils étaient encore en train de remontrer. D'ici la fin de la journée, elle devrait avoir découvert son identité, et me promis de me prévenir dès que ce serait le cas. Mais alors que j'étais encore au téléphone, je vis Sam accompagné de Vision, Banner, Happy et Rhodes avancer dans ma direction. Les quatre Avengers étaient venus prendre des nouvelles de leur ami, qui ne s'était malheureusement pas réveillé. Cependant, lorsque l’infirmière sortie de la chambre, elle nous rassura un peu sur l'état de Tony. En effet, sa tension était stable, son pouls était régulier, et ses blessures étaient propres. Même s'il n'est pas encore tiré d'affaire, son état s'est grandement amélioré selon elle. Puis, elle nous expliqua que le médecin passerait en fin de matinée, afin de faire le point avec nous. Happy, Rhodes, Banner et Vision, m'ont alors proposés de veiller sur Tony pendant que Sam et moi allions prendre un petit déjeuner. Même si je n'avais aucune envie de quitter mon amant, leur insistance me poussa à agir selon leur guise.

Installé avec Sam à une petite table dans la cafeteria de la clinique, je petit-déjeunais sans grande motivation. Le Faucon pris de mes nouvelles, me demandant comment je me sentais, et surtout si j'arrivais à tenir le coup. Je mentis, en disant que cela allait, et que j'avais simplement hâte que Tony se réveille. Même si je n'allais pas bien, je n'avais aucune envie de l'inquiéter inutilement. Malgré tout, je vis sur son visage que mon mensonge était vain. Après avoir avalé rapidement mon plateau repas, je m'en retournais auprès du milliardaire. Je n'avais aucune envie de m'en séparer trop longtemps, surtout si celui-ci reprenait connaissance. De retour à ses côtés, et en compagnie des Vengeurs, la matinée se déroula relativement rapidement. Comme nous l'avais dit l’infirmière, le médecin qui suivait Tony vient en fin de matinée afin de nous faire un bilan de l'état de santé de mon amant. Il nous expliqua qu'il y avait de fortes chances pour que Tony reste dans le coma encore quelques jours, mais que son état s'est tout de même amélioré. Malgré tout, une rechute n'est pas à exclure, c'est pourquoi il fera l'objet d'une surveillance stricte. Bien qu'optimiste, ce diagnostic ne me rassura pas vraiment. J'étais inquiet pour lui, et je priais pour qu'il se réveille au plus tôt.


L'après-midi s'était écoulé, tandis que, les Avengers étaient tous repartis les uns après les autres. En fin d'après-midi, alors que le médecin était en train d'apporter des soins au génie, je reçu un coup de téléphone. Au bout du fil, la Veuve Noire m'expliqua qu'elle avait retrouvée le tireur et qu'on pouvait l'intercepter. Il s'agissait d'un tueur à gage connu sous le nom de Bullseye dont l'identité est inconnue. Je lui demanda les coordonnées de celui-ci avant de me décider à les rejoindre. Je me pencha au dessus de mon amant, et après lui avoir déposer un baiser sur le front, je lui murmura:

  • Tony, je ne sais pas si tu m'entends, mais sache que je reviens aussi vite que possible. Je vais retrouver celui qui t'a fais ça, et il va regretter de s'en être pris à toi, je te le promets.

Je me rendis ensuite jusqu'au lieu de rendez-vous, où je trouvais Natasha qui m'attendait déjà. Elle m'expliqua qu'elle avait réussi à trouver l'emplacement de la prochaine cible de Bullseye, ce qui nous permettrait de l'arrêter. Cependant, nous devions agir vite, sans quoi, il risquait d'accomplir sa tâche. Il devait abattre le PDG d'une multinationale. Décidément, son employeur semble vouloir se débarrasser de concurrents gênants. L'espionne m'expliqua qu'elle devait cette information au diable de Hell's Kitchen. Un héro solitaire, dont elle taira l'identité secrète, qui a eu des déboires avec notre proie. Elle m'expliqua que l'équipe était en place, et que nous devions juste attendre le signal de Daredevil avant de pouvoir agir. Quelques minutes plus tard, une voix, que je ne connaissais pas, donna alors le signal, et tout le monde intervient promptement afin de neutraliser le mercenaire. Rapidement, celui-ci se trouvait encerclé par la Veuve Noire, Hawkeye, Daredevil et moi-même. Toutefois, l'homme ne sembla pas se démonter pour autant, et nous attaqua. S'il n'était pas aussi rapide que moi, ses réflexes, ainsi que son agilité, étaient néanmoins supérieurs à celle d'un être humain normal. Mais c'est surtout sa capacité à utiliser des armes qui le rendait redoutable. Malgré cela, et grâce à notre excellente coordination, nous parvenions à l'arrêter sans qu'il ne puisse causer trop de dégât, sauvant par la même occasion la vie de sa victime. Ensuite, je laissa le soin à Natasha de l'interroger, tandis que, j'allais saluer notre nouveau coéquipier.

  • Merci de votre aide, dis-je en lui tendant la main.
  • De rien, répondit-il en me serrant la main. C'est un plaisir d'avoir pu vous aidez à arrêter cet homme.
  • Votre aide fut précieuse ce soir, et vos capacités sont excellents. Sachez que pour des hommes comme vous, il est toujours possible d'avoir une place au sein de l'équipe des Avengers.
  • Je vous remercie de la proposition, déclara-t-il. Toutefois, mon quartier a besoin de moi, et je fais déjà parti d'une équipe.
  • Vraiment ? Demandais-je surpris.
  • Oui. Mais je n’exclurais jamais une collaboration avec vous.
  • Ravi de l'entendre, répondis-je en souriant.

Natasha vient nous interrompre avec son éternel sourire sensuel sur le visage.

  • Alors on fait connaissance les garçons ?
  • Alors Natasha, demandais-je, a-tu réussi à le faire parler ?
  • Il refuse de parler, cependant, il m'en a dit bien plus que ce qu'il pense.
  • Comment ça ? Demandais-je.
  • Vous savez Steve, que je sais faire parler mes proies, et obtenir d'eux ce que je veux. Son employeur n'est autre que Justin Hammer qui cherche à éliminer la concurrence, et ses ennemis par la même occasion.
  • L'homme qui avais engagé le Spymaster ?
  • Tout à fait, confirma la jeune femme. Visiblement, voler une machine à Stark Industrie n'était pas suffisant, il devait aussi en éliminer le concepteur.
  • Je vois, dans ce cas, nous devons rendre une visite à ce Hammer. Dis-je sur un ton sombre. On va appeler Fury pour qu'il vienne récupérer Bullseye.
  • Ne t'en fais pas pour ça, s'exclama Natasha en posant sa main sur mon torse avant de rapprocher son visage très près du mien, il part directement en enfer.
  • Autrement dit, repris Daredevil, je m'en occupe. Il a des comptes à rendre aux habitants de mon quartier.
  • Bien, dans ce cas, je vous souhaite bonne chance.

Je serra la main au héro masqué qui disparu en compagnie du tueur à gage. Quant aux Vengeurs restants et moi, nous prenions la route de la villa privée de Hammer. Suite à ses agissements lors de la Stark expo, il avait été condamné à rester trois ans enfermé dans sa villa privée aux abords de Miami. Une condamnation qu'il doit très certainement à sa fortune, puisqu'il a ainsi évité d'être incarcéré dans un pénitencier. Lui laissant ainsi la possibilité de fomenter ses plans, et recruter des hommes. Même si techniquement sa peine a pris fin il y a deux ans de cela, il continue de vivre dans cette villa avec des hommes de mains qui la sécurise. Natasha me prévient qu'il y avait certains mercenaires qui seraient dangereux, mais que Hammer lui, ne constituait pas un risque en lui-même. Ce n'était pas un combattant, il n'était qu'un riche qui utilise son argent pour financer des organisations criminelles. Il n'opposerait donc pas de résistance futile.


Une fois sur l'île, nous nous introduisons aussi discrètement que possible, afin de ne déclencher aucune alarme, et de ne pas prévenir Hammer de notre présence. En effet, s'il s'aperçoit que nous sommes ici, il risque de prendre la poudre d'escampette, et de nous filer entre les doigts. Or, il était hors de question que cela arrive. Grâce à l'habilité de Natasha, ainsi que de Clint, il nous fallu moins d'une trentaine de minutes pour parvenir jusqu'au bureau de l'homme d'affaire. Je défonça la porte avec mon bouclier, avant d'atteindre en quelques pas l'industriel qui levait déjà les mains vers le ciel.

  • Je me rends, dit-il sur un ton hautain.
  • Vous n'avez pas tellement le choix, répliqua Natasha
  • En fait, j'ai le choix d'appeler la police, nous menaça-t-il avec un sourire narquois. Vous êtes entrés par effraction chez moi, sans aucune raison.
  • Aucune ? Vous avez engagés Bullseye pour tuer Tony Stark, n'est-ce pas une raison suffisante ? Sifflais-je.
  • Avez-vous la moindre preuve de ce que vous avancez ? S'exclama-t-il l'air toujours aussi sûr de lui.
  • Nous venons tout juste d'arrêter ce tueur à gage, il a donné votre identité à la Veuve Noire.
  • Je n'ai jamais rien fais de tel, et je refuse de vous suivre tant que mon avocat...

Avant qu'il n'ai eu le temps de terminer sa phrase, je lui décrocha un coup de poing si violent qu'il tomba de sa chaise. Si j'avais contenu ma force, ce geste de rage devait tout de même être un tantinet douloureux pour Hammer. Après tout, j'étais un super soldat avec une force de frappe largement supérieure à celle d'un être humain normal. Je le hissa ensuite jusqu'à ma hauteur, avant de lui dire d'une voix sombre :

  • Vous avez mis la vie de Stark en danger, si vous êtes encore en vie, c'est uniquement parce que j'ai pour principe de ne pas tuer les hommes sans défenses. Mais, à votre place, je ne me risquerais pas à voir si ce principe est infaillible...
  • Je....je suppose...que les rumeurs sur vous deux...Sont donc vrais...Dit-il avec un sourire ensanglanté.

En réponse à cette nouvelle provocation, je le plaquais contre le bureau en chêne avec force ce qui fissura celui-ci. J'écrasais ensuite mon bouclier juste à côté de son visage ce qui lui fit pousser un hurlement de terreur. Afin de lui parler un peu plus convenablement, c'est avec panache que je le rapprochais de moi et c'est l'air menaçant que je le somma de me dire la vérité. Avant qu'il n'ai eu le temps de répondre, Natasha me dit d'une voix sérieuse :

  • Steve, je t'en prie, ne le tue pas. On n'en a déjà parlé, cela n'en vaut pas la peine...
  • Réponds-moi, dis-je en ignorant les propos de la Veuve Noire, tu l'a engagé ?!
  • Vous...vous ne pouvez pas me faire du mal...Dit-il la voix tremblante.
  • Personne ne serait capable de m'empêcher de vous faire du mal, le menaçais-je.
  • Pitié, dit-il à Natasha.
  • Steve, je sais que tu veux le tuer, mais ce n'est pas raisonnable...
  • Natasha, tais toi ! Lui hurlais-je ne comprenant pas pourquoi elle me disait cela. Dites moi la vérité, ou je vous jure que vous allez regretter le jour où vous vous êtes pris à Stark.
  • Oui, oui, je l'ai engagé, avoua-t-il enfin l'air terrifié.
  • Vous allez payer pour ça, répondis-je furieux.
  • Qu'avez vous fais de l'EMP ? L’interrogea Natasha.
  • L'EMP ? Répéta-t-il surpris.
  • L'electromagnetic Pulse, mis au point par Stark et Banner, ne me dites pas que vous ne savez pas ce que c'est, répondit Natasha, vous avez demandé au Spymaster de le voler pour vous.
  • L'EMP ? Pour moi ?
  • Ne faites pas l’innocent ! Votre suffisance commence à m'énerver !
  • Je ne fais pas l’innocent ! S'empressa-t-il de me répondre, j'ai bien demandé au Spymaster de voler des plans d'armure à Tony, mais pas d'EMP. Ce n'était pas moi.
  • Vous êtes un terrible menteur. De toute façon avec la tentative de meurtre, cette fois-ci vous ne vous en tirerez pas facilement.
  • Au contraire, répondit-il sûr de lui, Je ne risque pas plus que la première fois.

Agacé par ces derniers propos, je décidais de l’assommer avant d'appeler Fury. Je lui assena donc un puissant coup de poing dans les dents ce qui décrocha quelques unes. Et qui, au passage, me fit le plus grand bien. Il viendrait le récupérer, et par la même occasion, j'espère qu'il le fera réellement enfermer. Quelqu'un d'aussi malveillant que lui devrait être en prison. Et non pas sur une île avec toute sa fortune ! Natasha s'avança vers moi, et posa une main sur mon épaule, avant de me demander d'une voix douce :

  • Comment tu te sens, Steve ?
  • Natasha, dis-je quelque peu dépité par sa réaction de toute à l'heure, tu sais que je n'allais pas lui faire du mal, n'est-ce pas ? Je ne suis pas devenu fou...je voulais juste lui faire peur...
  • Je le sais très bien, souligna-t-elle avec un sourire malicieux. Mais lui, il l'ignorait.
  • Tu veux dire que...
  • Oui, je lui ai fais peur. S'il pensait que j'avais peur pour sa sécurité, mais que je n'interviendrais pas pour sa défense, il allait parler plus facilement.
  • Hey, Natasha était pas la meilleure interrogatrice du SHIELD pour rien, Steve, s'exclama Clint tout en me faisant un clin d’œil.
  • Tu a raison, reconnu-je. Tu es vraiment une actrice de talent, même moi j'ai cru que tu le pensais.
  • N'est-ce pas ? J'aurais quand même appris deux ou trois choses intéressantes par le passé. En tout cas, tu peux être sûr d'une chose, Steve. Ce n'est pas lui qui a récupéré l'EMP.
  • Vraiment ? Sincèrement pour ma part, je pense qu'il nous ment.
  • Détrompe-toi, il ne mentait pas. Il était surpris lorsque je l'ai mentionné, cependant, je pense qu'il a une forte idée de la personne qui s'est servi du Spymaster pour voler l'EMP. Je l'interrogerais une fois qu'il sera au SHIELD.
  • Bien, tu me tiendra au courant.
  • Bien entendu, confirma-t-elle.
  • En attendant, dit Clint, Natasha et moi, on va rester ici pour fouiller sa maison, pour trouver des preuves compromettantes. Quant à toi...
  • Tu devrais rejoindre Tony, il pourrait se réveiller, ajouta la plantureuse rousse.
  • Mais, prends quand même le temps de te reposer, s'inquiéta Clint.
  • Merci de vous inquiétez, je vais me reposer un peu, puis j'irais le retrouver. Mais prévenez-moi tout de même s'il y a du nouveau. Je veux être le premier informé.
  • Bien, Captain, disent-ils en chœur.


Par la suite, je rentrais donc jusqu'à la base des Vengeurs, afin de prendre une douche, ainsi que du recul sur cette situation. Bullseye, Hammer, le Spymaster, toutes ces pièces d'un même puzzle qui n'ont pas encore pris formes. Si Hammer avait engagé le Spymaster pour voler des plans à Tony, avant d'enrôler Bullseye pour l'éliminer, la question qui demeure est de savoir qui a engagé le Spymaster pour voler l'EMP ? J'espère que la Veuve Noire, ainsi que Hawkeye, arriveront à avoir des réponses. Car, la disparition de cet appareil peut avoir des conséquences graves, surtout si on ignore entre quelles mains il est tombé. Épuisé par cette journée, je me couchais dans mon lit, espérant quérir un peu de sommeil, avant de retrouver mon amant le lendemain matin. Malgré le fait que j'étais éreinté, mes pensées se sont tournées vers l'ingénieur. Son état de santé me préoccupais, et j'espérais qu'il ne tarderait pas à se réveiller. Mais...une fois qu'il allait sortir du coma, je n'aurais d'autres choix que de lui dire ce qui s'est passé avec Barnes...Même si bien sûr, je ne pourrais pas lui dire tout de suite. Je devrais d'abord attendre qu'il se sente mieux...Oui, j'attendrais qu'il se sente mieux pour le lui dire. Je ne pouvais pas lui infliger cela alors qu'il était en convalescence. C'est en songeant à cela, que je fus fauché par le sommeil.

Cependant, je ne dormis pas longtemps, puisque J.A.R.V.I.S me réveilla à peine une heure plus tard. Il m'informa que Stark, suite à une insuffisance cardiaque, venait de faire un œdème pulmonaire. Les médecins ont dû l’emmener pour se faire opérer d'urgence afin de faire sortir le liquide contenu dans ses poumons. À cette nouvelle, je me redressais d'un bond avant de sauter jusqu'à ma moto, et de foncer jusqu'à l'hôpital où était interné Tony. Il ne pouvait pas mourir, pas maintenant...


Lorsque j'arrivais devant la clinique, Vision vient me rejoindre. Il m'annonça alors que l'état de l'ingénieur s'était stabilisé, et qu'il était de nouveau dans sa chambre. C'est soulagé que je me rendis à son chevet. Cependant, sur le chemin, Vision me fit par de ses craintes sur l'état de santé particulier de mon amant. Il souligna le fait qu'un arrêt cardiaque, s'il devait se produire, serait sûrement fatal à cause du réacteur ARK. La présence de celui-ci autour du cœur à Tony, afin d'empêcher les éclats de Shrapnel d'y pénétrer, est aussi ce qui empêche les médecins d'y accéder. Ainsi, tout massage cardiaque devient totalement impossible. Une information qui était loin de me rassurer.

Une fois au chevet du milliardaire, je constatais que celui-ci avait encore plus mauvaise mine que lorsque je l'avais quitté. Sa peau était devenue translucide, et avait revêtue une teinte légèrement bleuté. Selon Vision, cette couleur était dû à l’œdème pulmonaire qu'il venait de faire. Ses cheveux toujours en bataille lui tombaient sur ses yeux cernés. Il portait toujours un masque respiratoire, et seul les bips qui s'élevaient lentement de l'électrocardiogramme rompaient le silence qui s'installait progressivement dans la pièce. Je demandais à l'être artificiel si c'était normal que son cœur batte aussi lentement. Le vengeur m'expliqua que Stark souffrait d'arythmie cardiaque, c'est-à-dire que son cœur bat de façon irrégulière. C'est ce qui a provoqué l’œdème pulmonaire, si son cœur s'est pour le moment stabilisé, il reste néanmoins en bradycardies. Autrement dit, son cœur bat très lentement, cependant, il me rassura en m'expliquant que ce n'était pas forcément une mauvaise chose. Tant que les battements restent réguliers, il vaut mieux qu'ils restent plutôt lent plutôt que trop rapide. Car s'il passe en tachycardies, il risque de faire un arrêt cardiaque, ce qui provoquerait très certainement sa mort. Suite à ces informations, je resta comme interdit durant un long moment. Vision s’éclipsa pour me laisser seul avec Tony. Je me réinstallais dans le fauteuil à ses côtés tout en tenant sa main dans la mienne. Je lui murmura que je resterais à ses côtés jusqu'à ce celui-ci se réveille.


Seulement, Stark ne repris pas connaissance tout de suite. Si son était resta stable durant une semaine, il commença à s'améliorer au bout de la deuxième. Les médecins considéraient que son état était de mieux en mieux, et qu'il pourrait se réveiller à tout moment. Ils lui enlèvent le masque à oxygène pour le remplacer simplement par un tuyau. Durant tout ce temps, je resta à ses côtés, ayant quasiment emménagé dans sa chambre. Ayant été échaudé par l’œdème pulmonaire qu'il avait fait pendant mon absence, je n'avais plus aucune envie de me séparer de mon amant. Je ne l'avais fais que lorsque les Avengers, ou les amis de Stark m'y avais contraint. Ils étaient venus, notamment, le jour de Noël et m'avait proposé de le passer avec eux au Manoir. Si j'avais fini par accepter, c'était uniquement afin de ne pas faire de scandale au sein de la clinique, même si je n'avais aucune envie d'obtempérer. En parlant de collaboration, Hammer avait rendu les plans qu'il avait dérobé chez Stark, et il avait également reconnu avoir engagé Bullseye dans le but de l'éliminer. Toutefois, il nia le fait d'avoir volé l'EMP, et malgré toutes les recherches de Natasha et Clint, ils n'avaient pas retrouvés l'appareil chez lui, et il n'en était fait mention dans aucun document en sa possession. Y compris dans les échanges qu'il avait eu avec le Spymaster. Et même si Natasha et le SHIELD avait interrogé l'industriel sur celui qui aurait commandité ce vol, l'homme resta muet. Affirmant avec force qu'il n'avait aucune idée de la personne qui aurait pu mettre la main dessus, et qu'il n'avait eu de contact avec le Spymaster, que pour ses propres affaires. Selon lui, il n'aurait aucune idée des autres employeurs de l'espion, et il ne connaissait pas non plus sa véritable identité. L'homme ayant toujours paru masqué devant lui. En attendant d'avoir le fin mot de cette histoire, le PDG de Hammer Industrie est derrière les barreaux en attente de son procès.


Le temps me semblait interminable à l'hôpital. J'avais l'impression que celui-ci ne cessait de s'étirer. L'ambiance y était de plus en plus étouffante, et je commençais à me sentir oppressé. Malgré la présence quasi-journalière des amis à Stark, et des Avengers, j'avais tout de même l'impression d'être seul. En proie au doute, et à la peur, je commençais à déprimer. Finalement un soir, je sentis une main me caresser les cheveux en douceur. Lorsque j'ouvris les yeux, je vis Tony qui me fixait l'air affaibli. Je ressenti un soulagement indescriptible envahir tout mon corps tandis que des larmes de joie me montèrent aux yeux.

  • Pas la peine de pleurer, me dit-il d'une voix rauque.
  • Tony...mon dieu...je suis tellement soulagé de te voir...
  • Tu aurais dû rentrer te reposer, souligna-t-il en caressant ma barbe naissante.

Je souris à cette déclaration, tout en réalisant cependant, que je ne devais pas être très beau à voir. Suite à mes journées à l'hôpital, je n'avais pas tellement eu le temps de prendre soin de moi. Enfin, le temps j'en avais, c'était plutôt l'envie qui m'en manquait. De ce fait, je n'avais pas pris le temps de me raser, et une barbe de plusieurs jours avait poussée. De même, n'étant pas allé chez le coiffeur depuis deux semaines, mes cheveux avaient poussés, et j'avoue n'avoir pas pris la peine de les coiffer. Je devais donc avoir l'air fatigué, mais aussi négligé.

  • Désolé, je ne dois pas être beau à voir...m'excusais-je bêtement.
  • On dirait un délinquant avec tes cheveux longs et ta barbe, dit-il en rigolant.

Seulement, le fait de rire le fit tousser, ce qui sembla le faire souffrir. Je me levais pour appeler les médecins, mais mon amant m'arrêta d'un geste.

  • Attends, Steve, que s'est-il passé ? Dit-il l'air soudainement sérieux.
  • Hammer avait engagé Bullseye pour t'éliminer Tony, mais ne t'en fais pas, ils sont hors d'état de nuire, tout les deux. Tu ne risque plus rien...
  • Hammer hein...Fit-il l'air perdu dans ses songes. Cela fais combien de temps que je suis ici ?
  • Deux semaines...Répondis-je avec une mine déconfite.
  • Incroyable, déclara-t-il soudain avec un sourire remplie de malice, ta barbe pousse incroyablement vite.
  • Ça te choque à ce point de me voir avec une barbe ?
  • Je te pensais imberbe, répondit-il du tac au tac.
  • Désolé de te décevoir encore une fois, répondis-je amusé, mais je vais aller chercher les médecins, qu'ils puissent t'examiner. Ainsi que de prévenir nos amis, tout le monde s'est fais un sang d'encre pour toi.
  • Pas la peine de partir, fit-il en désignant une manette à côté de lui. Je peux les appeler moi-même, tu sais.
  • Ah oui, réalisais-je, c'est vrai qu'on peut les prévenir avec ça.
  • Et oui, papy, dit-il avec sa voix toujours aussi rauque ce qui l'obligeait à déglutir régulièrement. On n'est plus dans les années 20.
  • C'est vrai, dis-je en me rasseyant à ses côtés. Tu m'a tellement manqué, tu n'imagine pas....
  • J'imagine très bien, tu ne peux pas te passer de moi plus de cinq minutes, et quand je vois à quoi tu ressemble, deux semaines sans moi, c'est pas très beau à voir. Me railla-t-il.
  • Je vais aller me raser, répondis-je de façon exagérément dépité. Sinon, je risque d'en entendre parler longtemps.
  • Oh, le mal est déjà fais.

Mais alors que j'allais lui répondre quelque chose, le médecin entra en demandant à Tony comment il se sentait. Sachant qu'il ne serait pas honnête en ma présence, je décida de m’éclipser, afin de prévenir les autres du réveil de l’ingénieur. Une fois cela fait, j'attendis que le médecin sorte de la chambre avant de l'arrêter pour avoir un nouveau bilan. Il m'expliqua que son état s'était amélioré, et que son réveil était un bon signe. Bien qu'il reste encore faible, et que son état nécessite des soins constants pendant encore au moins un mois. Selon les dires du médecin, cette nouvelle aurait contrarié Iron man, ce qui au fond n'est pas surprenant. Pour lui, savoir qu'il devrait rester clouer au lit pendant un mois entier devait être une épreuve insoutenable. Toutefois, ces nouvelles me rassura, et c'est donc le sourire aux lèvres que je retourna à ses côtés. Un sourire que je n'avais pas arboré depuis trop longtemps à mon goût. En effet, entre notre séparation, ce que j'avais appris sur Barnes et surtout la tentative de meurtre sur Tony, je n'avais pas eu trop de raisons de sourire ces derniers temps. Malgré tout, les choses semblent rentrer dans l'ordre, puisque Tony va mieux, et nous nous sommes réconciliés. Il n'y a que l'histoire avec Bucky qui pèse sur ma conscience, mais de toute manière, Tony est trop faible pour que je lui raconte ce que j'ai découvert. Et avec tous les éléments négatifs qu'il se passe dans sa vie, je ne peux pas lui infliger cela. J'attendrais donc le moment opportun, il se présentera bien un jour.


Une fois de retour à ses côtés, et comme je m'y attendais, Tony me fit tout un scandale à l'idée de devoir rester ici durant un mois. Même si je tentais de lui rappeler qu'il avait failli mourir, il y a à peine une semaine, le mécanicien refuse de l'entendre. Heureusement pour moi, ses amis ainsi que les Vengeurs, sont tous venus lui rendre visite. Ce qui anima suffisamment la chambre pour détourner son attention de sa condition. Cependant, je constatais assez rapidement que l'ingénieur se fatigua. Son répondant déclinait, tandis que, sa respiration devenait quelque peu irrégulière. De ce fait, c'est aussi poliment que possible que je congédia tous nos amis. Sam et Natasha sont venus à ma rencontre avant de partir, afin de me conseiller de rentrer me reposer, car j'aurais selon eux, une mine affreuse. Après les avoir rassurés, je rejoignis mon amant qui semblait exténué. Il tourna doucement la tête vers moi avec un air calme, avant de me déclarer d'une voix éteinte :

  • Steve...
  • Oui ? Demandais-je après le silence qu'il avait instauré.
  • Tu devrais rentrer te reposer et te laver...
  • Je ne vais pas te laisser seul, répondis-je en saisissant sa main. Tu peux te reposer, je vais veiller sur toi.
  • Tu ne comprends pas, dit-il l'air fatigué, je ne pourrais pas me reposer...tant que je saurais que tu es là.
  • Dans ce cas là, je ne serais pas loin, repose toi.
  • Non, je veux que tu rentre, grogna l'ingénieur.
  • Tony... je préfère veiller sur toi...La dernière fois que je suis parti, j'ai failli te perdre...
  • Tu a déjà suffisamment pris soin de moi, et puis je vais beaucoup mieux, dit-il en passant sa main sur mon visage, Et tu sais que tu es affreux à voir ?
  • Bien moins que toi, répondis-je en embrassant le dos de sa main.
  • C'est pourquoi, je vais me reposer, répondit-il pragmatique. Alors va en faire de même, ou je te jure que sinon, demain je suis dehors.
  • Les médecins ne te laisseront pas sortir.
  • Sauf que les médecins ne peuvent me contraindre à rester ici.
  • Bien, bien, je vais rentrer, dis-je en voulant désamorcer le conflit naissant. Et je te promet de revenir tout propre.
  • Je préfère ça, avoua-t-il visiblement soulagé.
  • Repose-toi.

Je me redressais avant de me pencher au dessus de son visage afin de sceller, même durant un bref instant, mes lèvres contre les siennes. Il me rappela qu'il ne voulait pas me voir avant le lendemain matin, et que s'il apprenait que j'étais resté à l'hôpital, il quitterait la clinique. Je promis une nouvelle fois que j'allais rentrer pour me reposer, et c'est ce que je fis. Les Avengers furent surpris de me voir, mais ils prirent tous soin de moi. J'avais presque l'impression d'être le malade dans cette histoire, puisqu'ils m'avaient préparer un bon repas, et étaient tous au petit soin pour moi. La soirée s'écoula, et je profitais de celle-ci pour passer du temps avec les Avengers en tenant d'étouffer ce lourd sentiment de culpabilité qui pesait sur mes épaules.


Le lendemain, je retournais voir Tony après avoir pris soin de me coiffer correctement, et surtout de raser cette barbe qu'il déteste tant. Sur le chemin de l'hôpital, je décida de m'arrêter afin de lui prendre des chocolats pour l'occuper un peu. Je sais que grignoter l'occupera, et Stark a toujours eu un faible pour les cochonneries. Je pris également quelques fleurs, afin d'égayer un peu la chambre de mon amant, pour qu'elle soit moins morose. Alors que je m'apprêtais à passer le pas de la porte, j'entendis Tony qui discutait avec Pepper. Ils semblaient avoir une discutions sérieuse, et je pouvais apercevoir Pepper assise sur le lit de Tony. L'un en face de l'autre, elle avait la main posée sur le visage du milliardaire. Et je pouvais entendre la présidente de Stark Industrie lui dire :

  • Tony, je t'ai quitté, parce que je savais qu'un jour, ça te tuerais. Je pensais que cela serait suffisant pour provoquer un déclic chez toi...
  • Pepper, je sais ce que tu en pense, mais Hammer veut me tuer aussi parce que je suis Tony Stark, alors je fais quoi, j'arrête aussi d'être moi-même ? Dit-il en plaisantant avec sa voix toujours aussi enrouée.
  • Tony...s'il te plaît, ne joue pas à ça... Répondit la belle rousse avec une voix serrée par l'émotion.
  • Je ne joue pas, Pepper, dit-il en se redressant autant que possible afin de rapprocher son visage du sien. Tu sais très bien que je ne peux pas arrêter...
  • Je pensais que Captain America arriverait à te protéger...mais j'ai eu tort...
  • Je n'ai besoin de la protection de personne, Pepper.
  • La preuve que si, contredit-elle spontanément.
  • Pepper, ne t'inquiète pas pour moi, je vais bien.
  • Tu a failli mourir Tony, je ne crois pas que tu réalise...
  • Si je réalise très bien, crois-moi. Je...Je vis déjà en sursis Pepper, et je ne peux pas arrêter de vivre, ou de faire ce qui est juste, parce que je risque de mourir.
  • Mais Tony...supplia-t-elle.
  • Et tu peux encore moins me demander d'arrêter d'être Iron Man, et de protéger ceux qui me sont cher, tel que toi, ma belle.

J'estimais que j'en avais entendu suffisamment, et je décidais de frapper à la porte ce qui fit sursauter les deux milliardaires. Pepper se redressa aussi rapidement que possible, et essuya d'un geste vif les larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle me gratifia d'un sourire polie avant de reporter la conversation sur les fleurs que j'avais amené. Puis, elle prétexta une réunion pour pouvoir s'enfuir avec un air gêné sur le visage. Stark, quant à lui, avait regardé la scène et garder le silence tout du long. Ce qui ne lui ressemblait pas. Une fois que la belle rousse eu quitter la pièce, il me demanda de fermer la porte. Je m'exécutais avant de m'asseoir sur le fauteuil en face de lui. Je lui tendis les fleurs, ainsi que le chocolat, d'un air désinvolte.

  • Des fleurs ? Demanda-t-il l'air intrigué. Tu me prend pour une jeune femme à séduire ?
  • Je les aient prises pour que ta chambre soit plus chaleureuse, l'informais-je.
  • Steve... Qu'est-ce que tu a entendu ? Demanda-t-il l'air dépité.
  • Que...
  • Écoute, Pepper était troublée par tout ce qui s'est passé. Elle avait besoin d'être rassurée, et je...
  • Je sais, le coupais-je. Mais elle a raison sur un point...
  • Oh non, fit-il l'air contrarié, tu ne va pas t'y mettre toi aussi ?
  • Non, répondis-je devinant qu'il ne voulait pas que je le dissuade d'être Iron Man.
  • Non ? Dit-il surpris.
  • Elle a raison sur le fait que je n'ai pas réussi à te protéger...J'étais à tes côtés quand on t'a tiré dessus... Et je suis un super soldat, j'aurais dû réagir, mais...

Mais j'avais l'esprit embrumé, et cela je ne peux pas le lui dire. Pas maintenant tout du moins. Ce mensonge commençait à m'angoisser et je sentais mon estomac se nouer.

  • Mais, tu avais quelque chose à m'avouer, insinua Tony perspicace quant à mon silence.
  • Je voulais juste te dire que...je vais partir à la recherche de Bucky avec Sam. Je ne peux pas le laisser plus longtemps errer comme ça dans un monde qu'il ne connaît plus, alors qu'il est encore sous le contrôle d'Hydra. D'autant plus que des tueurs le recherche...

Ce que je venais de lui dire n'était pas faux. Je comptais sincèrement partir à la poursuite de mon ami afin de le rattraper. Ainsi que de le protéger contre les mercenaires qui le pourchasse. Seulement, j'omis de lui dire ce que j'avais appris sur son père. Il n'avait pas besoin de le savoir, cela lui ferait seulement trop de mal. Cela ne changera pas la situation, et cela ne l'aidera ni lui, ni Barnes.

  • Tu va partir ? Demanda-t-il inquiet.
  • Un peu plus souvent, admis-je. Mais, pas tant que tu ne sera pas rétablis.
  • Tant que tu reviens me voir de temps à autres, dit-il d'un air détaché.
  • J'espère revenir un peu plus que de temps à autres, et que cette quête ne durera pas longtemps. Mais, je dois le faire Tony. Je ne peux pas l'abandonner...Dis-je sans jeter ne serais-ce qu'un regard à mon amant.
  • Je ne te demande pas de le faire, fit-il en passant sa main sur mon visage. Tu t'es rasé, d'ailleurs.
  • Tu préfère ? Répondis-je en saisissant la perche qu'il me tendait pour changer de conversation.
  • Hum, j'en suis pas certain, avoua-t-il. Avec ta barbe, tu faisais plus sauvage, on aurait dit un homme des bois.

Je ne pu m'empêcher de sourire à cette comparaison. Un homme des bois ? Décidément, il n'y a que Tony qui puisse dédramatiser une discutions aussi sérieuse que celle que l'on avait. J'étais touché par la compréhension dont il faisait preuve envers moi et Barnes. Même si au fond, je savais que cette compassion s'envolerait à la minute où il apprendrait ce qu'a fait le soldat de l'hiver à ses parents. Et même si je me sentais coupable, je me convaincu qu'omettre cette nouvelle serait bénéfique pour lui. Après tout, il lui a fallu du temps pour faire le deuil de ses parents, et il commence enfin à être en paix avec ce qui s'est produit. Alors pourquoi viendrais-je remuer le couteau dans la plaie ? Pourquoi raviver des souvenirs qu'il était en train d'enfouir ? Pourquoi détruire ce que nous avions construit tout les deux ? Pourquoi prendrais-je le risque de le perdre ? Il avait besoin de moi, et je ne pouvais pas l'abandonner maintenant. Après tout, ne dit-on pas que toute vérité n'est pas bonne à entendre ? Parfois, un mensonge s'impose, et je crois que cette fois-ci, le mensonge s'impose.


à suivre

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