Le principe de réciprocité par

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Side Story / Romance / Aventure

1 Le disciple

Catégorie: T , 8358 mots
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Bonjour à vous!

On se retrouve dans cette fiction qui est la suite directe de "l'amour n'est pas un long fleuve tranquille" basée sur une Stony (Steve x Tony). Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne peux que vous conseiller d'aller y jeter un coup d'œil. Si ce n'est pas indispensable, c'est fortement conseillé pour mieux comprendre les relations entre les personnages, ainsi que le comportement de Tony Stark. D'autant plus que certains enjeux qui seront abordés ici, découleront immédiatement de ceux présent dans "l'amour n'est pas un long fleuve tranquille".

En tout les cas, j'espère que cette fiction vous plaira!

N'hésitez pas à me faire de retours.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture.

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Spiderman: Le principe de réciprocité


Chapitre I : Le disciple.


POV : Peter Parker


  • Sur votre gauche, Peter, me désigna Karen de son éternelle voix neutre.
  • Ma gauche ? Demandais-je par réflexe en tournant la tête.

Alors que j'étais en train de voltiger d'immeuble en immeuble, je vis dans une petite ruelle un homme tout vêtu de rouge en train d'en agresser un autre. La ruelle était jonchée de cadavre, et l'homme en rouge menaçait l'autre avec un sabre. Alors que je me dirigeais vers les deux hommes, j'entendis un bout de la conversation.

  • Je te présente les salutations de Marcelino Arrivencis, dit-il en lui lançant une petite carte dorée au visage.

Alors que l'homme était en train de supplier le mercenaire qui se tenait en face de lui, celui-ci semblait ne pas en tenir compte, et s'apprêtait à abattre son sabre sur lui. Je bondis alors juste derrière lui avant de l'entoiler.

  • Quoi ?! Sembla s'étonner le mercenaire avant de se tourner vers moi. Une toile d'araignée ? Vraiment ? C'est dégoûtant ! Tu sais que les araignées sont une phobie chez beaucoup de personne ? Tu n'a pas honte ?
  • Vous, dis-je en regardant l'homme apeuré derrière le mercenaire, partez, et vite !
  • Toi ! Dit-il en faisant un volte face aussi rapide qu'un éclair. Si tu ose bouger, je te tue !
  • « Mais tu compte déjà le tuer, abruti. Comment cette menace ne le fera pas bouger ? »1 Se fit-il remarquer à lui-même.
  • Oh ! Je marque un point, mais si tu bouge, je te tuerais dans d’atroce souffrance, c'est mieux ?
  • « Oui, au moins, il y gagne quelque chose... »

Mais alors qu'il était en plein monologue, l'homme en profita pour s'enfuir tandis que je gardais un œil sur cet étrange personnage. Il avait l'air totalement perturbé, et je ne savais pas pourquoi il en voulait à ce pauvre homme, mais une chose était sûre : je ne pouvais pas le laisser le tuer. Mais soudain, il sembla prendre conscience que l'homme était en train de s'échapper.

  • « Il s'échappe », réalisa-t-il.
  • Quoi ?! Oh non ! Tu aurais pu me prévenir avant ! Se reprocha-t-il à lui-même.

Dans un seul mouvement, l'homme se saisi de son katana, afin de découper mes toiles, avant de courir derrière sa victime qui se mit à hurler à l'aide. Surpris qu'il ait réussi à défaire mes toiles qui sont pourtant très résistantes, je me ressaisis avant de partir à sa poursuite. Afin de le stopper dans sa course, j’entoilais ses jambes avant de le tirer vers moi afin de le faire chuter. J'en profita pour lui asséner un violent coup de pied ce qui le propulsa contre le mur. Visiblement furieux, le mercenaire se redressa avant de me dire d'un ton menaçant :

  • Toi, petit ! Reste en dehors de ça ! Cet homme, c'est MA proie !
  • Je ne suis pas venu te voler ta proie, lui fis-je remarquer, mais je suis venu protéger un innocent !
  • Mais ce n'est pas un innocent, dit-il l'air surpris. Tu ne sais pas qui c'est ? Tu n'est pas un de ses sbires ?
  • Bien sûr que non
  • « Mais tu ne sais pas qui est ce petit ? » L'interrogea l'une de ses voix.
  • Non, je devrais ? Dit-il en tournant la tête dans le vide.
  • « C'est Spiderman, tu sais, Jameson en parle tout le temps ! »
  • Oh ! Mais si tu a raison, je vois, un petit héro de quartier !
  • Je ne suis pas un héro de quartier ! Répondis-je quelque peu vexé.
  • Ah bon ? Pourtant, tu ne fais partie d'aucune équipe connue, si ?
  • Heu...Je...
  • Voilà ! Moi, je suis un X-men, enfin presque, donc laisse les grands faire leurs travail !
  • Même si vous êtes un X-Men ! Je ne vous laisserais pas tuer cet homme !
  • Mais petit, se plaint-il. Le problème, c'est que si je le laisse partir maintenant, il voudra se venger sur mon client qui voulait se venger de lui parce qu'il avait tué sa famille.
  • « Parce que ton client avait foutu le feu au restaurant de notre futur victime »
  • Oh ! On est pas venu pour chercher qui à commencer ! S'engueula-t-il. Non, l'important, c'est que ce type, c'est un tueur, et qu'il faut tuer les tueurs. Pour qu'il y ai moins de tueur !
  • Mais ce n'est pas logique, soulignais-je. Si tu tue un tueur, ça fait de toi un meurtrier.
  • Oui ! C'est pour ça que j'en tue plusieurs ! Répondit-il comme si ce raisonnement était d'une logique implacable. Si je ne tue qu'une personne, alors il restera autant de tueur sur cette terre, n'est-ce pas ? Mais si j'en tue plein, et bien, je serais un tueur plus dangereux, mais le nombre de tueur au total aura diminué.
  • Sauf qu'on ne tue pas, ce n'est pas moral ! Tentais-je en vain de raisonner ce type.
  • Je suis d'accord, Dieu dit : « tu ne tuera pas » !
  • « C'est : tu ne tuera point »
  • Roh, c'est pareil, lâche moi avec tes détails ! Bref, Dieu dit qu'il ne faut pas tuer. Sauf qu'y a des exceptions !
  • Il n'y a aucune exception, le corrigeais-je.
  • Bien sûr que si ! Dieu lui-même fait des exceptions ! Quand il a inondé le monde, il a sauvé que Noé et sa famille, il a bien tué tout les autres ? Absolument tout les autres, genre même les autres animaux ! Et en Égypte ? Il a bien tué plein d'égyptiens pour que Jésus sauve tout le monde dans la mer !
  • Moïse, tu veux dire ? Le corrigeais-je.
  • Mais non ! Je te parle de Jésus ! Tu sais, celui qui a croqué la pomme !
  • « Je crois que tu confonds.... »
  • « En même temps toutes ces histoires, c'est du bullshit2 »
  • Bref ! Le type est parti de toute façon.

Il se retourna visiblement très surpris que l'homme ai profité de notre discutions pour s'enfuir.

  • Il perd rien pour attendre celui-là ! Et toi ! Tu m'a empêché de mener mon contrat à bien !
  • Oui, et je vais aussi vous envoyer en prison, le défiais-je. Vous avez tués beaucoup de gens, aujourd'hui !
  • Quels gens ? Me demanda-t-il perplexe. TU a laissé ma proie s'échapper, j'ai donc tué personne !
  • Et toutes les personnes mortes dans la ruelle, tu va me faire croire que ce n'est pas toi qui les a tués peut être ? Répondis-je agacé.
  • Eux ? Je ne sais pas, ils étaient là avant que j'arrive, se défendit-il. Tu m'a pas vue les tuer ? Donc je ne l'ai pas fait.

Ce fut à ce moment là que Karen me précisa que les blessures qui étaient infligés aux personnes décédés correspondaient aux armes et équipements que portait le mercenaire en face de moi.

  • Sauf que leur blessures ont été infligées selon toute vraisemblance par tes armes.
  • Écoute, je n'ai pas envie de me battre contre toi, parce que selon toute vraisemblance, je vais gagner.
  • « J'aime bien le mot vraisemblance, c'est marrant à dire »
  • C'est ce qu'on verra, répondis-je en lançant les hostilités.

Il m'importait peu de savoir si ce type était fort, et si je risquais de perdre face à lui. Tout ce que je savais, c'est que si je le laissais en vie, il allait poursuivre cet homme afin de le tuer. Et ça, je ne pouvais pas m'y résoudre, et ce, même si cet homme est un meurtrier. Si tel est le cas, il doit être remis à la justice, et non pas exécuté sommairement dans une ruelle. Le mercenaire dégaina sa deuxième épée avant de me dire :

  • Tu es sûr de vouloir te battre ? On est du même côté, je te signal. Je suis Deadpool, au fait, le mercenaire le plus cool et le plus sexy de cette putain de ville.

Je ne pris pas la peine de répondre à sa provocation, et je bondis sur un immeuble afin de me tenir à distance de ses sabres. Tout en effectuant le saut, j'en avais profité pour lui envoyer une toile afin de l'engluer sur le mur, cependant, il l'esquiva sans mal. En voyant que je me tenais sur le mur, il s'exclama étonné :

  • Oh mon Dieu ! Vous avez vue ça ?! Il tient tout seul sur les murs !
  • « Tu crois qu'on l'appelle Spiderman pour quelle raison au juste ? »
  • Parce qu'il lance des toiles d'araignées ? Tu crois qu'il peut contrôler les araignées ?
  • « Si tu avais vue son films, tu saurais que non »
  • Du quel film tu parle ? Il y en a trop ?! Il y a eu la première trilogie, puis...
  • « Le dernier abruti »
  • Mais à qui tu parle ? Finis-je par lui demander.
  • Aux voix dans ma tête, et aussi aux lecteurs ! Mais ce n'est pas le plus important, le plus important, c'est que j'ai une mission à accomplir. Une mission qui doit être en train de gagner sa villa fortifiée à l'heure actuelle. Et après, il ne sortira pas avant des jours ! Tu me fais perdre mon temps !
  • Je ne vous laisserais pas tuer cet homme !
  • Dans ce cas...

À ces mots, le mercenaire rangea ses sabres avant de sortir ses pistolets afin de me tirer dessus. Grâce à mon Spider-sens3 je parviens à tout esquiver. Décidant qu'il était tant de riposter, je bondis sur lui afin de le désarmer. Si je parviens à lui bloquer l'une de ses armes à l'aide de mes toiles, il me tira dessus avec la deuxième, et me toucha au bras. À ce moment là, Karen me prévient :

  • Votre bras a été touché, Peter. Vous devriez vous repliez, vous n'êtes pas de taille contre Deadpool, me conseilla-t-elle.

Alors que je m'étais reculé, afin d'entoiler ma plaie, pour éviter de me vider de mon sang, le mercenaire continuait de me tirer dessus. Grâce à mon sixième sens, j'esquivais rapidement avant de foncer vers lui. Une fois à sa hauteur, je lui asséna un violent coup de poing en plein visage. Seulement, pendant que j'étais en train de le frapper, il me tira une balle dans l'épaule droite. S'ensuivit alors un combat au corps à corps entre le mercenaire et moi. Et je dois avouer que je l'avais sous-estimé. Il était bien plus rapide, et plus précis que moi. Et surtout, il semblait insensible à la douleur, puisque malgré les coups que je lui portais, il ne semblait pas en souffrir. Puis, d'un coup, il hurla :

  • STOP !!!

À ces mots, je bondis sur un toit, afin de me mettre en sécurité, et de pouvoir écouter ce qu'il avait à me dire. Il avait levé ses bras en l'air, comme s'il avait envie de se rendre. Peut-être avait-il réalisé ce qu'il était en train de faire ?

  • Il faut que je te dise Spider-Boy !
  • Mon nom c'est Spiderman, le corrigeais-je.
  • Il fallait que je te dis quelque chose d’extrêmement important... Ton boule, c'est vraiment le plus beau boule de l'univers Marvel 72354 ! Kim Kardashian doit être morte de jalousie !
  • Pardon ? Dis-je incertain de ce que je venais d'entendre.
  • Oh pas la peine de jouer le modeste ! Fit-il enthousiaste. Même si c'est mignon tout plein !
  • « Son cul est même plus beau que celui de Captain America »
  • Pourtant, quand Captain court...hum... Dit-il en semblant se perdre dans ses songes.
  • « Ce soir, je me palucherais bien en pensant à lui »
  • « Lui ? Spider-Boy ou Captain America ? »
  • Hum...Les deux... Fit-il avec un air pervers.
  • Vous connaissez Captain America ? Lui demandais-je afin de recentrer la conversation vers quelque chose de moins dégoûtant.
  • Tout le monde connaît Captain, me dit-il comme si c'était évident. Mais c'est vrai que tout le monde n'a pas eu l'occasion d'observer son petit boule...

Mais alors qu'il semblait à nouveau perdu dans ses songes, j'entendis un bruit familier venir du ciel. Ce bruit était celui de l'armure d'Iron Man qui vient se poser à mes côtés. Lorsque je posais mon regard sur lui, je sentis mon cœur se mettre à battre la chamade. Comme à chaque fois que je le voyais, mon corps tout entier semblait se mettre dans tout ses états, et j'avais l'impression de perdre mes moyens. J'étais vraiment impressionné en sa présence, et cela me déstabilisais. Il me salua d'un « petit », avant de retourner son attention vers le mercenaire, qui hurlait :

  • IRON MAN ! Tu aurais pu me dire que tu étais un Avengers !
  • « Je croyais que c'était un petit héro de quartier » Se fit-il remarquer à lui-même.
  • Wade ! Le gronda Tony, C'est quoi tout ce bazar ?
  • C'est lui qui les a tués ! Dit-il en me désignant.
  • Spiderman ne tue pas, le contredit-il immédiatement. Et ne me prend pas pour un idiot, tu sais très bien que je suis loin d'en être un.
  • Vous le connaissez ? Osais-je demander à Monsieur Stark.
  • Le professeur Xavier est au courant de ce qu'il se passe ici ? Repris l'ingénieur en m'ignorant.
  • J'ai aucun compte à lui rendre à ce vieux chauve dégarni !
  • « Ce que tu dis est redondant »
  • « Il est soit chauve, soit dégarni » constata-t-il.
  • Je sais, mais je trouve que dégarni, ça ressemble à un gros mot ! Et puis je l'insulte comme j'en ai envie, bordel ?!
  • Wade ! Le somma Tony comme pour le reconcentrer, Je vais le prévenir de ce que tu a fais ici. Tu ne trouve pas que les mutants ont déjà assez de problèmes comme ça pour ne pas en rajouter ? Non ? Toi tu tue plein de gens dans la rue, et tu t'attaque à un Avengers ? Tu veux quoi ? Qu'on vous envoi les sentinelles ? Que tous les mutants se fassent massacrer ?

Je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine quand Monsieur Stark insinua que j'étais un Avengers. Alors comme ça, c'est officiel ? Je suis officiellement un Avengers ? S'il est vrai que depuis que j'ai stoppé le Vautour, je passe beaucoup de temps au Manoir des Vengeurs en compagnie de Monsieur Stark, je ne pensais pas qu'il me considérait comme l'un des siens. J'étais heureux qu'il me considère enfin comme un vrai super-héro, et pas comme un enfant qu'il doit surveiller et protéger ! Car, au court de l'année précédente, Monsieur Stark semblait m'avoir pris sous son aile, et on a passé beaucoup de temps à s'entraîner ensemble. Et cela me chagrinais qu'il me considère comme un enfant, alors que je suis un adulte !

  • Mais il ne m'avait pas dit que c'était un Avengers ! Je lui ai demandé pourtant ! Je lui ai dis, tu fais partie d'une équipe connue, il m'a dit non !
  • « Techniquement, il n'a pas répondu »
  • Qu'importe, Wade. L’interrompis à nouveau Tony. Je pensais que Charles avait été clair avec toi, tu ne peux pas tuer comme ça.
  • Mais ce type c'est un pourri ! Se défendit-il. Il a tué toute une famille juste pour des histoires d'argent !
  • Bon file de là Wade, et que je ne t'y reprenne plus.
  • Excellent ! Fit-il en imitant Monsieur Burnes dans les Simpsons avant de partir en courant de façon totalement déjanté.
  • Monsieur Stark ? M'indignais-je. On ne va pas le laisser partir ! Il va retourner tuer ce pauvre homme sinon !
  • Crois-moi, petit, si Wade en a après lui, c'est que ce n'est pas un enfant de cœur. Ce type est peut être dérangé, mais évite de le chercher, d'accord ? Il est bien trop fort pour toi.
  • Mais...
  • Il n'y a pas de mais, tu pense qu'il se serait passé quoi si je n'étais pas intervenu ? Il est bien plus fort que toi, et je dis pas ça pour te blesser.
  • Mais il n'est pas plus fort que nous deux ! S'il a pris peur en vous voyant...
  • Il n'a pas pris peur, Spidey, dit-il sur un ton bien moins agressif, et plus compatissant. Allez, rentrons.
  • Mais Monsieur Stark...On ne peut pas le laisser partir, il va tuer cet homme ! C'est notre devoir que de l'arrêter.
  • Spidey, écoute, même avec toute la meilleur volonté du monde, tu ne pourrais pas arrêter Deadpool.
  • Et pourquoi cela ? Répondis-je vexé que Monsieur Stark me sous-estime ainsi.
  • De un, parce que c'est un mercenaire sur-entraîné qui n'a pas peur de tuer ses adversaires. Et de deux, il ne peut pas mourir. Donc même si tu le blessais gravement, il s'en remettrait en quelques minutes. Et à en juger par ton bras, c'est toi qui a été blessé, non ?
  • Ce n'est rien, dis-je en tentant maladroitement de cacher ma blessure.
  • On est quel jour ? Sembla-t-il se demander à lui même. Bien dans ce cas, dit-il sans doute informé par son intelligence artificielle qu'on était vendredi, J.A.R.V.I.S tu préviens May que Peter passe le Week-end chez les Avengers, on va pouvoir te soigner ça.

Il me pris alors dans ses bras avant de s'envoler avec moi jusqu'au Manoir des Vengeurs. Je dois avouer que j'étais un peu vexé qu'il pense que j'étais incapable d'arrêter ce Deadpool. Même si au fond ce n'était pas très étonnant, puisque Monsieur Stark semble me sous-estimer bien trop régulièrement à mon goût. C'était comme avec le Vautour, il m'avait interdit d'y aller, et au final, c'était grâce à moi qu'on avait évité une catastrophe ! S'il m'avait dit qu'il ne me sous-estimerait plus, je crois que j'ai encore du chemin à parcourir, avant qu'il ne voit comme un homme, et non comme un enfant incapable de faire quoi que ce soit.


Lorsque nous arrivions au Manoir, Monsieur Stark me conduisit directement au docteur Hélène Cho, qui travaillait toujours pour les Avengers, malgré les événements qui se sont déroulés en Allemagne. Elle examina mes blessures, et me retira la balle du bras, et de l'épaule, avant de me faire un bandage. Son pronostic était plutôt encourageant, puisque grâce à mon facteur d'auto-guérison, je serais rétablis d'ici demain matin. Toutefois, elle me préconisa quand même du repos, ce soir, afin de faciliter les choses. Suivant ses conseils, je décidais d'aller retrouver Monsieur Stark avec mon costume afin de le réparer. Comme toujours, je le trouvais dans son laboratoire en train de bricoler. Lorsque j'entrais, il était de dos à moi, vêtu d'un simple t-shirt, et d'un jogging noir. C'est fou comme, même habillé aussi simplement, il était beau. Lorsqu'il se retourna vers moi pour me demander comme j'allais, avec un large sourire dessiné sur son visage, je ne pu m'empêcher de rougir et de bégayer :

  • Mieux...Madame...Cho, elle a dit...Elle dit que je serais guéri demain...
  • Excellente nouvelle, j'avais peur que Deadpool t'ai vraiment fais mal.
  • À ce propos, osais-je aborder le sujet, Monsieur Stark, vous savez, je pense que j'aurais pu l'arrêter si vous n'étiez pas intervenu.
  • Il y a peu de chance, Spidey. Tu sais, je suis même pas certain de pouvoir l'arrêter moi-même s'il devient sérieux. Il faudrait le tuer pour ça, et profiter qu'il soit mort pour le désarmer, et l'enfermer.
  • Le tuer ? Répétais-je incrédule.
  • Tu te souviens que je t'ai dis qu'il ne pouvait pas mourir ? Ce n'est pas tout à fait exacte, il peut mourir, se corrigea-t-il. Mais ce n'est jamais définitif. Tu peux littéralement l'atomiser, qu'il serait toujours en vie. Et crois moi, il se remet de tout. Hulk l'a déjà démembré une fois, et on l'a vue comme neuf une semaine plus tard. Sauf que toi, tu ne le tuerais jamais, n'est-ce pas ?
  • Bien sûr que non, répondis-je immédiatement.
  • Donc, tu a très peu de chance de gagner un combat contre lui, Spidey. Tu es trop gentil, mon petit. Tu veux venir t'asseoir un peu ? Dit-il en désignant un siège en face de lui.

C'est toujours un peu vexé que je m'installais en face de Monsieur Stark. Je n'aimais pas qu'il me considère comme un incapable, toutefois, je sentais bien qu'il s'inquiétait pour moi. Et puis, s'il doute être lui-même capable de l'arrêter, je comprends mieux pourquoi il pense que j'en serais incapable. Et puis, je ne dois pas oublier qu'il me considère comme un Avengers, ce qui me rempli de fierté. Mais comme j'avais l'impression que c'était trop beau pour être vrai, je lui demandais confirmation :

  • Vous pensez vraiment que je suis un Avengers, Monsieur Stark ?
  • Toi ? Un Avengers ? Répéta-t-il visiblement surpris. Si j'ai dis ça devant Deadpool, c'est pour qu'il te foute la paix la prochaine fois que vous vous croiserez. Il ne s'attaquera pas à toi, enfin probablement pas, s'il pense que tu es un Avengers.
  • Quoi ? Demandais-je aussi choqué que déçu.
  • Quoi quoi ? C'est toi qui avais refusé d'être un Avengers, petit.

À ces mots, je ne pu m'empêcher d'arborer une mine boudeuse. S'il y a presque un an maintenant, alors que je venais de battre le Vautour, que Monsieur Stark avait voulu s'assurer que je n'avais pas pris la grosse tête, et m'avait proposé de rejoindre les Avengers. Ce que j'avais décliné, puisqu'il ne s'agissait que d'un piège pour me tester, car quelques jours auparavant il m'avait fait comprendre que je devais gagner des galons avant d'être digne de devenir l'un des leurs. Je suis sûr que si j'avais dis oui, il m'aurait passé un savon. De ce fait, ce n'est pas juste de dire que j'ai refusé d'être un Avengers, ce n'est pas comme si la proposition avait été sérieuse.

  • Oh fait pas cette tête, Spidey ! Dit-il en ébouriffant mes cheveux. Je plaisante, tu n'es pas encore officiellement un Avengers, mais ça ne saurait tarder, non ?
  • C'est vrai ? Demandais-je prudemment.
  • Une fois que ton entraînement sera terminé, j'en discuterais avec les autres, et tu pourra rejoindre nos rangs.
  • Et quand est-ce que j'aurais fini mon entraînement ? Demandais-je avec entrain.
  • Déjà, quand tu aura fini ton lycée, dit-il avec un petit sourire malicieux. Pour le moment, tu es encore trop jeune pour...
  • Je ne suis plus un enfant ! Le coupais-je.
  • Oui, oui, fit-il toujours avec ce même sourire peint sur ses lèvres, je sais tu n'es plus un enfant. Mais tu reste un jeune homme.
  • Et alors ? Wanda était jeune aussi quand vous l'avez recruté, soulignais-je.
  • Mais elle était déjà largement majeur. Répliqua-t-il alors que son sourire était en train de disparaître. Bon assez tergiversé, tu me donne ton costume que je puisse le réparer ?
  • Heu oui...

C'est un peu amère que je lui tendis mon costume. Je ne comprenais pas pourquoi Monsieur Stark s’acharnait à me voir comme un gamin. Pourtant, j'avais l'impression qu'au fil des mois, je lui avais prouvé ma maturité ! J'avais arrêté de nombreux criminels ces derniers temps, et certains étaient même particulièrement costauds. Comme Boomerang, Rhino ou encore HammerHead5. Alors je ne comprenais pas pourquoi il ne pouvait pas me considérer comme un adulte. D'autant plus que ces derniers temps, Monsieur Stark semblait plus à l'aise avec moi, et semblait même se confier par moment. J'aimerais tellement lui prouver que je suis un adulte à sa hauteur.


De ce fait, je décidais d'arrêter de faire la tête pour des broutilles. Si Monsieur Stark ne me considère pas comme quelqu'un de mature, c'est à moi de lui prouver que je le suis. Et ce n'est pas en boudant que j'y arriverais. Pour lui montrer que je ne lui en voulais pas, je lui demandais :

  • Monsieur Stark, est-ce que je peux travailler avec vous ?
  • Sur le costume ? Me demanda-t-il visiblement surpris par ma question.
  • Oui, comme c'est mon costume, il est peut être temps que j'apprenne à le réparer tout seul, non ?
  • Oh mon petit Spidey, tu veux me mettre à la retraite, c'est ça ? Dit-il avec un air de chien battu.
  • Bien sûr que non, mais, je dois aussi apprendre à me débrouiller par moi-même. D'ailleurs...Fis-je incertain.
  • D'ailleurs ? M'encouragea-t-il après un petit silence.
  • Et bien...Je suis en train de me faire un costume...Et je pensais que peut-être...Vous pourriez y jeter un coup d’œil...
  • C'est vrai ? Tu veux déjà mettre mes costumes à la poubelle ? S'étonna-t-il.
  • Non ! Pas du tout ! Me défendis-je, Mais...
  • Mais je te taquine, dit-il en m'ébouriffant à nouveau les cheveux. C'est très bien que tu fasse toi-même tes costumes, et si tu veux que je jette un coup d’œil à tes plans, ce sera un plaisir.
  • Merci, Monsieur Stark !

Tony me fit alors signe de m'approcher de lui, afin qu'on puisse regarder le costume ensemble. S'il commença à m'expliquer les dégâts qu'avait fait l'impacte de balle au costume, moi j'étais bien plus concentré sur un autre sujet. En effet, je n'avais jamais été aussi proche de l'ingénieur, puisque je ne me trouvais qu'à quelques centimètres de lui. J'étais très intimidé en sa présence, et à chaque fois que j'effleurais sa main, mon cœur se mettait à battre la chamade. Cette impression de proximité était d'autant plus forte, que de là où je me trouvais, je pouvais sentir l'odeur de son parfum. Un subtile mélange d'accord marin, et d'odeur boisée6 ce qui était très agréable. Il avait une odeur à la fois douce et masculine. Et c'est le plus régulièrement possible que je lui jetais des petits coups d’œil afin d'observer son visage. J'aimais beaucoup l'expression qu'il arborait quand il était en train de travailler. Il semblait à la fois concentré, et en même temps, il semblait heureux. Ou, tout du moins, apaisé. Mais alors que j'étais perdu dans mes songes, il tourna sa tête vers moi avant de me demander :

  • Tu m'écoute quand je te parle ?
  • Heu oui... répondis-je instinctivement.

Si je lui avais dis oui, la réalité était toute autre, puisque son visage ne se trouvait qu'à quelques centimètres du mien. Son regard était plongé dans le mien, comme s'il essayait de comprendre ce qui se passe dans ma tête. Et c'est seulement lorsqu'il me donna un petit coup de coude que je reviens à la réalité.

  • T'étais encore perdu dans tes pensées ou quoi ?
  • Pardon, Monsieur Stark. Répondis-je gêné.
  • Bien, maintenant que je t'ai expliqué, et montré, on passe à la pratique ?
  • Heu...oui... Dis-je incertain.

Le mécanicien me tendit alors un tournevis avant de me répéter ce que je devais faire. Sans doute avait-il deviné que je n'avais pas écouté un traître mot de ce qu'il m'avait dit précédemment. J'espérais simplement qu'il ignorait la raison de mon absence. En tout les cas, s'il le savait, il ne le mentionnait pas. Il se contentait de m'expliquer, plutôt calment, ce que je devais faire. Et cette fois-ci, je me concentra au mieux pour suivre ses instructions qui étaient pointues, car ce n'est pas une mince affaire de le réparer.


Au bout d'une heure, je terminais la réparation de mon costume sous la supervision de Monsieur Stark. Après que l'ingénieur ait fait les dernières vérifications quant à mes modifications, il se tourna vers moi avant de me demander :

  • Alors Peter ? Tu a faim ?
  • Un peu oui, avouais-je.
  • Bien, on va commander pizza alors, tu veux quoi ?
  • Oh bah peu importe... N'osais-je rien réclamer.
  • Bien, va te doucher alors, on se retrouve après dans la cuisine.

J’acquiesçais avant de retourner jusqu'à ma chambre. Car oui, depuis quelques temps, j'ai une chambre personnelle au sein du quartier des Vengeurs. Comme je venais régulièrement pour m'entraîner, et que Monsieur Stark me mettait toujours dans la même chambre, j'ai fini par y élire domicile. J'y ai laissé quelques affaires, et surtout j'ai eu l'autorisation de la décorer à mon goût. On pouvait donc y retrouver une console de jeu, et surtout des livres un peu geek sur toutes les étagères. Monsieur Stark m'avait également offert un ordinateur afin que je puisse réviser mes cours même lorsque je suis ici.

Mais pour l'heure, je me dirigeais dans ma salle de bain privée. Je me glissa sous ma douche, et je laissa couler l'eau froide sur moi ce qui me faisait le plus grand bien. J'avais besoin de faire le point suite à ce qu'y c'était passé aujourd'hui. Le combat contre ce Deadpool, et surtout l'attitude de Stark avec moi, m'avait un peu perturbé. Je ne comprenais pas pourquoi Monsieur Stark n'arrivait pas à me prendre au sérieux. Il me voit comme un enfant qui a besoin d'être protégé, mais j'aimerais tellement lui prouver que je suis bien plus que ça. Après tout, je vais bientôt fêter mes dix sept ans, je ne suis plus un enfant maintenant. Mais un adulte. Je suis un adulte...un adulte qui pourrait être...digne de lui... Enfin, je suppose.


Une fois ma douche terminée, j’enfilais un débardeur, ainsi qu'un short, avant de regagner la cuisine. Monsieur Stark devait probablement déjà m'y attendre avec les pizzas. Seulement, en sortant du couloir, je vis Tony qui sortit de la chambre située au bout du couloir. Intrigué par sa présence inhabituel dans ces locaux, je lui demandais alors :

  • Monsieur Stark ? Qu'est-ce que vous faites ici ?
  • Peter ? S’exclama-t-il surpris. Tu...a déjà fini ?
  • Oui, les pizzas ne sont pas arrivés ?
  • J.A.R.V.I.S ? L'interrogea-t-il.
  • Elles sont prêtes Messieurs, elles vous attendent dans la cuisine.
  • Parfait, fit-il en tapant dans ses mains l'air satisfait.

Je suivis donc l'ingénieur jusque dans la cuisine où il s'installa sur l'îlot central. Je me glissa timidement à ses côtés tout en lui demandant :

  • On sera que tous les deux ce soir ?
  • Oui... Ils sont... indisponibles... Dit-il comme s'il voulait éluder la question.
  • Indisponible ? Demandais-je surpris.
  • Oui Rhodes est à l'armée, quant à Vision...Il est avec sa petite amie, je crois.
  • Vision à une copine ? Fis-je interloqué.
  • Je suppose, se contenta-t-il de répondre en haussant les épaules.
  • Je peux vous poser une question indiscrète, Monsieur Stark ? Dis-je en profitant d'aborder le sujet.
  • Toi ? Tu veux me poser une question indiscrète ? Va-y, je t'écoute, petit. Dit-il sûr de lui.
  • Vous avez quelqu'un dans votre vie ? Osais-je.
  • C'est ça que tu appelle une question indiscrète ? Ria-t-il. Non, je n'ai personne pour le moment. Mais, mon petit Spidey, tu sais, si j'avais quelqu'un dans ma vie, tout le monde serait au courant.
  • Pourquoi ? M'étonnais-je.
  • Je suis Tony Stark, me répondit-il comme une évidence, tout le monde se mêle de ma vie. Surtout de ma vie privée, elle fait la une des journaux.
  • Ce n'est pas faux, avouais-je.
  • Non, la vraie question ici, c'est de savoir si toi tu a quelqu'un dans ta vie ? Tu a quoi quinze ans ? Tu es en plein dans la fleure de l'âge, tu dois forcément avoir quelqu'un, non ?
  • J'ai dix sept ans, le contredis-je immédiatement avant de marquer une courte pause, et d'ajouter tout bas : Et, non, j'ai personne...
  • Comment ça se fait ? Dit-il en passant son bras autour de mes épaules pour me consoler, Un beau jeune comme toi doit faire tourner pas mal de tête, non ?
  • Et bien... Je ne suis pas vraiment du genre populaire à mon lycée, vous savez... Lui avouais-je honteux.
  • Comment c'est possible ? Répondit-il de façon exagérément compatissante.
  • Bah je sais pas... Dis-je sur un ton un peu boudeur.
  • Mais tu a forcément quelqu'un en vue ?

À cette question plus qu'indiscrète, je sentis mes joues s'empourprer de plus belle. Ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de l'ingénieur qui se mit à rire de bon cœur. Quant à moi, j'étais dans une situation plutôt inconfortable. Ce n'est pas comme si je pouvais lui dire que je l'aimais. Je pense que si je lui disais ce soir, il me rirait au nez en pensant qu'il s'agit d'une plaisanterie. Seulement, maintenant qu'il a compris que je suis amoureux de quelqu'un, il voudra absolument connaître l'identité de cette personne. Et mon intuition s'avéra bonne, puisqu'une fois son fou rire terminé, il me demanda tout sourire :

  • Alors, de qui il s'agit ? D'une petite copine du lycée ?
  • Heu oui, voilà... Mentis-je gêné.
  • Et comment s'appelle-t-elle ?
  • J'ai pas trop envie d'en parler, Monsieur Stark, répondis-je toujours aussi gêné. Sinon... Vous allez fouiller toute sa vie...
  • Oh tu marque un point, petit ! Dit-il avant de donner une petite tape sur le bras. Aller mange, sinon ça va refroidir.

Suite à cela, nous avions abordés des sujets moins sensibles, et le repas s'était fini plutôt dans la bonne humeur. Après avoir débarrassé la table, Tony me demanda :

  • Tu veux faire quoi maintenant, mon petit Peter ?
  • Ça vous tente de regarder un film ? Proposais-je.
  • C'est vrai que tu es un cinéphile toi, bien que propose-tu de regarder ?
  • Star Wars épisode IV ? Le meilleur film de tout les temps, si vous voulez mon avis.
  • Star Wars ? C'est pas un peu vieux pour toi ? Tu n'étais même pas né à l'époque où ça a été diffusé la première fois ! Se moqua-t-il gentiment. Mais bon, c'est toi qui choisi. Va dans le salon, je te rejoins toute à l'heure.

Je m'exécutais, et je me rendis dans le salon en attendant que Monsieur Stark me rejoigne. Je m'installais sur l'immense canapé devant l'écran géant. Dire que cet endroit avait été pensé, et créé pour les Avengers. Et que moi, Peter Paker, je me trouvais installé là où ils se retrouvaient pour se détendre un peu après leurs missions dangereuses ! Et plus important encore, j'allais regarder un films en tête à tête avec Tony Stark. Je me sentais incroyablement chanceux, et surtout, je me disais que je pourrais peut être profiter de cet instant pour me rapprocher un peu de lui. Après tout, regarder un film, c'est juste un moment parfait pour draguer, non ?


C'est au bout d'une dizaine de minutes que l'ingénieur me rejoins dans le salon avec un verre de scotch à la main. Il déposa son verre sur le bout de canapé sur lequel se trouvait une carafe remplie de Whisky. Et c'est en entonnant la chanson de Star Wars qu'il se posa alors à mes côtés. Tout en lançant la vidéo, Tony m'expliqua qu'il préférait la prélogie à l'originale. Ce qui était à mes yeux un sacrilège, et je tenta durant de longues minutes de lui faire entendre raison. Mais en vain. Finalement, nous tombions d'accord sur le fait que nous ne le serions jamais. Une fois ce débat terminé, je décidais de me rapprocher de l'ingénieur. Pour ce faire, je me rapprochais tout doucement vers l'ingénieur avant de faire mine de m'étirer, et de glisser mon bras derrière lui. Seulement, le milliardaire ne semblait pas y prêter une grande attention, puisque celle-ci était tournée vers le film. Enfin, pas uniquement vers l'écran, puisque je trouvais qu'il enchaînait beaucoup trop les verres de Whisky. Depuis que le film avait commencé, il en avait déjà consommé trois, et il commençait à sentir l'alcool. Mais ce n'était pas la première fois que je constatais que Monsieur Stark sentait l'alcool. Puisqu'il arrive régulièrement que, lorsque je le rejoignais dans son laboratoire, il a un verre à la main, et une forte odeur d'éthanolate émanait de lui. Il faut dire aussi que j'ai un odorat beaucoup plus développé depuis que je suis devenu Spiderman, et de ce fait, je décèle bien plus facilement ce genre d'odeur. Déjà, lorsque May prend un verre de rosé le soir en cuisinant, j'arrive à le sentir, alors quand Monsieur Stark boit jusqu'à plus soif... Si je sais que ce n'est pas bon pour la santé de boire autant, je ne peux cependant pas lui dire que c'est un alcoolique et qu'il ferait mieux d'arrêter de boire tout de suite. Je pense que je ne ferais que le braquer, et cela ne l'empêcherais pas de boire. Je préféra donc lui demander innocemment :

  • Monsieur Stark, vous buvez encore à cette heure là ?
  • Oui...Se contenta-t-il de me répondre, la journée a été particulièrement...Longue...
  • Vous avez eu des problèmes aujourd'hui ? Demandais-je toujours aussi doucement.
  • Je ne dirais pas des problèmes, mon petit Spidey, dit-il avant de glisser sa main dans mes cheveux. T'inquiète pas pour moi, je vais très bien.
  • Vous êtes sûr ? Lui demandais-je tout en me rapprochant un peu plus de l'ingénieur.
  • Bien sûr, confirma-t-il avant de s'étirer mollement. Tu sais, j'aurais jamais pensé qu'un jour j'aurais un jeune Padawan à mes côtés.
  • Vous parlez de moi ? Demandais-je surpris.
  • De qui d'autre ? Répondit-il du tac au tac. Maintenant, faut juste que je m'arrange pour être un meilleur maître que Obi-wan, histoire que tu rejoigne pas le côté obscure de la force.
  • Ça risque pas, lui répondis-je.
  • Oh je sais bien qu'avec toi les risques sont vraiment minimisés, plaisanta-t-il. J'ai rarement connu quelqu'un d'aussi droit que toi, c'est incroyable d'être comme ça à ton âge...
  • Merci, répondis-je surpris par ce compliment.
  • Après, tu es encore jeune aussi donc ça pourrait changer. Même si j'en doute. Ton oncle et ta tante ont vraiment fait du bon boulot avec toi.
  • Ce...cela n'a pas toujours été vrai...

Je croisa mes bras devant mon torse lorsqu'il me dit cela. Si cela me touche qu'il me considère comme quelqu'un de droit, et même si c'est en partie vrai, je n'ai pas toujours été parfait. J'ai fais une erreur... Une erreur qui a coûté la vie de mon oncle. Et tout ça pourquoi ? Pour une question d'ego. Si j'étais aussi droit que ce que sous-entendait Monsieur Stark, j'aurais arrêté cet homme ce soir-là. Si je l'avais fais, mon oncle serait encore en vie. Alors oui, aujourd'hui, j'essaye d'être droit et de faire les choses biens. Pour Ben... Mais je ne suis pas sûr de mériter autant de compliment de la part de quelqu'un comme Iron Man. Ma culpabilité ne sembla pas passer inaperçu aux yeux du génie qui se tourna alors vers moi avant de me dire :

  • Peter, tu pense que je suis quelqu'un de bien, non ?
  • Bien sûr, répondis-je choqué par cette question à laquelle je ne m'attendais pas.
  • Pourtant, je n'ai pas toujours fais que des bons choix dans ma vie.
  • Mais, c'est différent... Mon oncle est mort à cause de moi vous savez...
  • Ton oncle ? Me demanda-t-il surpris par ce que je venais de lui révéler.
  • Vous savez...Au tout début, quand j'ai eu mes pouvoirs de Spiderman, bah... Je les aient utilités pour gagner un peu d'argent en faisant des combats illégaux... Lui expliquais-je la voix serrée par l'émotion : Et... J'étais devenu un peu difficile avec mon oncle Ben... Puis... Un soir... On s'est disputé... Parce qu'il voulait pas que je sorte, et moi, j'avais juste envie de sortir... Vous savez, j'étais persuadé d'avoir le droit de faire ce que je voulais... Et, je lui ai dis que c'était pas mon père, et qu'il n'avait aucun droit de me privé de sortie avant de claquer la porte et de partir... Ça... C'est les derniers mots que je lui ai dis...7
  • Peter, dit-il compatissant en passant sa main dans mon dos devant le petit silence que j'avais installé.
  • Et... repris-je difficilement : Mon oncle Ben et Tante May s'inquiétaient pour moi... Alors Ben est parti me chercher... Sauf que comme j'étais énervé, bah... J'avais juste envie de m'acheter des sucreries, et de les manger sur le toit d'un immeuble tranquille... Sauf que j'étais parti sans avoir beaucoup d'argent sur moi... Et y me manquais que quelques centimes pour me payer ce que je voulais... Sauf que le caissier n'a rien voulu entendre, et il m'a dit : « Si t'a pas de quoi payé, c'est pas mes affaires. Alors petit, dégage de là maintenant ! ». Je m'en souviens bien parce que... Quelques minutes plus tard, un braqueur est entré et a piqué tout son argent. Le caissier m'a demandé de l'aider, et je lui ai répondu : « Ce ne sont pas mes affaires » avant de laisser le braqueur partir... Alors qu'avec mes pouvoirs de Spiderman... j'aurais pu l'arrêter vous voyez ? Lui demandais-je avec un air désespéré peint sur mon visage. Franchement, cela ne m'aurait pris que quelques secondes pour l'arrêter sans que personne ne soit mit en danger... Mais non... J'avais pas envie... Juste parce que quelqu'un m'a manqué de respect ! Alors... Je suis repartis du magasin en laissant le caissier avec le braqueur. J'ai juste tourné le dos...

Tandis que je prenais une grande respiration avant de continuer mon récit, Tony lui restait silencieux. Il écoutait avec attention ce que je lui disais sans m'interrompre. Il avait toujours son bras autours de moi, et me caressait doucement le dos.

  • Après que le braqueur se soit enfui... Le caissier a demandé de l'aide dans la rue pour l'arrêter... Et évidemment... Mon oncle passait par là... Et il a été tué dans l'altercation avec le braqueur...
  • Oh Peter... Fit-il surpris et touché par ce que je venais de lui dire.
  • J'ai laissé cet homme partir... Alors que j'avais les pouvoirs de l'arrêter... Et à cause de ça, mon oncle est mort... À cause de ça, Tante May a perdu son âme sœur... Tout ça... Parce que j'étais vexé... Alors je ne pense pas être quelqu'un de droit...
  • Peter, écoute moi bien. Tu es quelqu'un de bien. Ce n'est pas parce que tu a fais une erreur dans ta vie, que tu es quelqu'un de mauvais, tu sais. Tout le monde commet des erreurs, j'en ai commise un nombre incalculable, et je suis loin d'être le seul. Et tu sais, un jour, on m'a dit que l'important ce n'est pas les erreurs que l'on commet, mais les leçons qu'on en tire.
  • Oui, mais cette erreur, elle a coûté la vie de mon oncle... Tentais-je de lui faire comprendre. Et même si je fais tout pour que ce genre de chose n'arrive plus à personne... Cela ne changera rien à ce qui s'est passé...
  • Tu te bats contre l'injustice depuis la mort de ton oncle. Au moins, il n'est pas mort en vain. Souligna-t-il. Tu a sauvé beaucoup de gens, Peter.
  • Oui, je sais bien. Mais il est tout de même mort... Mort à cause de moi...
  • Crois moi, petit. Tu es quelqu'un de bien, et il devait être très fière d'être ton oncle.
  • Comment pouvez-vous le savoir ? Lui demandais-je honnêtement. La dernière chose que je lui ai dis, c'est que ce n'étais pas mon père, et qu'il n'avait rien à me dire...
  • Peter, je sais ce que ça fais... Dit-il visiblement touché par ma détresse. J'ai tenu le même genre de discours avec mon père le jour de sa mort, mais, ton oncle t'aimait. Et je suis convaincu qu'il savait que tu l'aimais en retour également. Si tel n'étais pas le cas, il ne serait jamais venu te chercher.
  • Vous ne vous entendiez pas avec votre père ? Demandais-je surpris, puisque les médias les ont toujours présentés comme proche.
  • Mon père n'a jamais été du genre à dire je t'aime, Peter. M'avoua-t-il. Et nos relations ont toujours été très conflictuelle, malgré tout, c'était mon père... Et pour en revenir à ce que je te disais toute à l'heure, tu a fais de la mort de ton oncle une force pour faire ce qui est bien. Et c'est ça qui définit ce que tu es aujourd'hui, Peter. Et je suis sûr que de là où il est, il doit être très fier de toi.
  • J'en suis pas sûr moi...
  • Si j'étais ton père, je serais vraiment fière de toi, dit-il en me rapprochant un peu de lui.

J'étais touché par ce qu'il venait de me dire, et cela me faisait le plus grand bien de parler de cette histoire à quelqu'un. Puisque depuis que c'est arrivé, je n'avais pu le raconter à personne. Je ne pouvais, bien entendu, pas en parler à Tante May, car elle avait déjà bien trop souffert dans cette histoire. Et, même si Ned savait que j'étais Spiderman, je n'avais jamais eu le courage de lui en parler. Alors cela m'avais fais du bien d'en parler, surtout à quelqu'un comme Tony qui avait l'air d'avoir vécu des choses similaires dans sa vie. Ainsi, il me comprenait, et il avait trouvé les mots justes pour me réconforter. Même si bon, je dois avouer que je préférais qu'il me voit autrement que comme son fils, cela m'avais fais du bien d'entendre ces mots. J'avais besoin de les entendre. Et je crois que Monsieur Stark a compris à quel point j'étais triste, puisqu'il resserra son étreinte autour de moi. J'en profita pour me blottir dans ses bras afin de regarder la fin du film contre lui. J'étais tellement bien installé contre lui, que je fini par m'assoupir pendant une bonne partie du film. Finalement, ce fut Tony qui me réveilla au générique avant de chuchoter :

  • Aller petit, il est temps d'aller dormir.
  • Bonne nuit, Monsieur Stark.

Et tout en disant cela, d'une voix encore ensommeillée, que je me redressa avant de déposer un baiser sur la joue de l'ingénieur qui sembla surpris par ce geste d'affection. Toutefois, il me demanda aucune explication, et se contenta de m'en faire un sur le front, avant de me murmurer : « Aller, bonne nuit petit ». Et c'est le cœur un peu plus léger que je regagna ma chambre cette nuit là.


à suivre

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1Comme Deadpool possède plusieurs personnalité, je me suis demandé comment je pourrais mettre cela en page. J'ai pensé que la meilleur option était de vous mettre les dialogues de ses doubles personnalités entre guillemets. Afin que vous sachiez lorsque « le vrai » Deadpool s'exprime ou lorsqu'il parle avec ses personnalités.

2Bullshit = Connerie

3Le Spider-sens est une sorte de sixième sens qui prévient Spiderman des dangers. Cela lui permet notamment de sentir le danger, mais aussi d'esquiver instinctivement certaine attaques.

4L’univers Marvel 7235 c'est tout simplement l'univers que je créé dans lequel vous pouvez retrouver les histoires suivantes : Ce que je ne pouvais qu'écrire et L'amour n'est pas un long fleuve tranquille.

5Cela fais un an que Spiderman Homecoming s'est déroulé dans cette fiction. De ce fait, Spiderman a vécu d'autres aventures et stoppé bon nombre de méchants sous la tutelle d'Iron Man.

6Il s'agit de la description de l'odeur du parfum Invictus de Paco Rabanne.

7Je sais que ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé, mais je me suis inspirée de la vie de Spiderman dans les films et les comics pour créer ma propre version de la mort de Ben.  

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