Red-Bat One Year. Partie 2.
Red-Bat One Year. Partie 2.
Chapitre 1 : Deux Semaines de Chaos.
Ouverture du journal télévisé. Chaîne Harrisburg News.
(Musique d’ouverture. Le logo de la chaîne apparaît à l’écran. Les images de la ville d’Harrisburg défilent : fumée au-dessus des immeubles, véhicules militaires, rues désertes, bâtiments barricadés.)
Journaliste : Bonsoir. Voici une édition spéciale de WHBG News.
Cela fait maintenant deux semaines que Harrisburg traverse la plus grave crise de son histoire moderne. Deux semaines qui ont bouleversé la vie de centaines de milliers d’habitants et transformé une ville paisible en territoire sous haute tension.
Retour sur quatorze jours qui ont changé Harrisburg à jamais.
Jour 1. Le discours qui a tout changé.
(Images d’archives : Janus Eidolon debout sur un véhicule blindé, les soldats braquant leurs armes sur le HPD.)
Journaliste : Tout a commencé ici… dans le quartier de Riverside East.
Un homme se faisant appeler Janus Eidolon apparaît publiquement devant des milliers de manifestants.
En quelques minutes, il révèle l’existence du Collectif du Jugement, accuse les institutions d’être corrompues… puis provoque un véritable séisme.
(Images : des soldats se retournent contre les policiers, cris de la foule.)
Journaliste : Une partie des militaires présents refuse d’obéir à l’État et rejoint ouvertement le Collectif.
Le monde découvre alors que l’organisation s’était infiltrée depuis longtemps dans plusieurs institutions.
Jour 2. L’exode.
(Images : longues files de voitures, familles quittant la ville avec des valises.)
Journaliste : Dès le lendemain, les autorités fédérales ouvrent plusieurs corridors humanitaires.
Des milliers de civils sont évacués vers Pittsburgh, Lancaster et Philadelphie.
Les personnes âgées, les enfants et les patients hospitalisés sont prioritaires.
Témoin n°1 :
(Une femme, une petite fille dans les bras.) On nous a dit de partir immédiatement… On a laissé notre maison… nos souvenirs… On ne sait même pas si on pourra revenir un jour.
Jour 3 – Une ville coupée en deux.
(Images aériennes.)
À l’écran apparaît une carte.
En bleu : les secteurs contrôlés par le maire Richard Caulfield et le HPD.
En rouge : les quartiers passés sous l’influence du Collectif du Jugement.
Journaliste : Les affrontements cessent presque totalement… mais la ville est désormais divisée.
Chaque camp érige des barricades, contrôle ses accès et organise ses propres patrouilles.
Jour 4. Le silence des criminels… puis leur retour.
(Images de commerces pillés.)
Journaliste : Profitant du chaos, plusieurs gangs tentent de reprendre possession de certains quartiers.
Braquages, pillages et règlements de comptes se multiplient.
Mais un autre acteur entre alors en scène…
(Images floues de Red-Bat apparaissant sur un toit.)
Journaliste : Le mystérieux justicier Red-Bat intervient à plusieurs reprises contre ces organisations criminelles.
Témoin n°2 :
(Un commerçant.) Je ne sais pas qui il est… mais sans lui, mon magasin aurait brûlé cette nuit-là.
Jour 5. Une alliance inattendue.
(Images du commissariat du HPD.)
Journaliste : Après plusieurs jours de tensions, le capitaine Aaron Hunter accepte finalement une coopération officieuse avec Red-Bat.
Aucun détail n’a été communiqué, mais plusieurs interventions coordonnées auraient permis de sauver des dizaines de civils.
Jour 6. Le Collectif recrute.
(Images de distributions de nourriture.)
Des volontaires masqués distribuent des cartons alimentaires.
Journaliste : Contrairement aux attentes, le Collectif ne se limite pas aux armes.
Il distribue des vivres, soigne certains blessés et organise des centres d’entraide dans les quartiers qu’il contrôle.
Une stratégie qui renforce encore sa popularité.
Témoin n°3 : Ils nous donnent à manger… L’État, lui, nous a abandonnés.
Jour 7. Les discours.
(Montage des interventions de Janus Eidolon.)
Journaliste : Chaque soir, Janus Eidolon diffuse un nouveau message clandestin. Ses discours sont visionnés des millions de fois sur les réseaux sociaux malgré les tentatives de censure.
Jour 8. Une guerre invisible.
(Images d’écrans d’ordinateurs, satellites, cyberattaques.)
Journaliste : Pendant que les armes se taisent, une autre bataille fait rage.
Piratages informatiques.
Sabotages des communications.
Propagation massive de désinformation. Personne ne sait réellement qui contrôle encore les réseaux de la ville.
Jour 9. Le ravitaillement.
(Images de convois militaires.)
Journaliste : Les réserves alimentaires commencent à manquer.
Des convois protégés par l’armée tentent quotidiennement de ravitailler les quartiers encore fidèles aux autorités municipales.
Jour 10. La peur s’installe.
(Images de rues désertes sous le couvre-feu.)
Journaliste : La nuit, Harrisburg semble être une ville fantôme.
Fenêtres condamnées.
Magasins fermés.
Aucune lumière.
Seuls les projecteurs militaires balayent les avenues désertes.
Témoin n°4 : Le pire… ce n’est pas les coups de feu. Le pire… c’est le silence.
Jour 11. Les lignes bougent.
(Images de policiers prêtant serment.)
Journaliste : Des policiers et plusieurs fonctionnaires annoncent publiquement rester fidèles au maire Richard Caulfield. D’autres disparaissent sans laisser de traces.
Jour 12. Les ombres de Harrisburg.
(Images nocturnes de Red-Bat.)
Journaliste : Les apparitions de Red-Bat deviennent de plus en plus fréquentes.
Certains le voient comme le dernier rempart contre le chaos. D’autres le considèrent comme un hors-la-loi de plus.
Micro-trottoir :
— Je préfère mille fois Red-Bat.
— Moi non. Il fait sa propre justice.
— Sans lui, on serait déjà morts.
Jour 13 – Une ville en état de siège.
(Images de barricades, miradors, sacs de sable.)
Journaliste : Les deux camps consolident leurs positions. Des checkpoints apparaissent à chaque carrefour stratégique. Entrer ou sortir d’Harrisburg devient pratiquement impossible.
Jour 14. Aujourd’hui.
(Plan de la journaliste devant le Capitole de Pennsylvanie.)
Journaliste : Deux semaines après le début de cette crise… Harrisburg n’est plus la même.
(Images alternées : Janus Eidolon, Red-Bat, le capitaine Aaron Hunter.)
Journaliste : Trois visages dominent désormais le destin de la ville.
Le maire Richard Caulfield…
Le capitaine Aaron Hunter…
Et deux hommes que tout oppose.
Janus Eidolon…
Et Red-Bat.
Journaliste : L’un promet de reconstruire le monde en le détruisant.
L’autre refuse de laisser la ville sombrer.
(La caméra revient sur la journaliste.) Une question demeure désormais sur toutes les lèvres…
Combien de temps Harrisburg pourra-t-elle encore tenir avant que cette guerre idéologique ne se transforme en guerre totale ?
Ici Karen Mitchell, pour Harrisburg News. Nous continuerons de vous informer, heure après heure, tant que notre antenne restera en mesure d’émettre.
Fin du chapitre 1 : Deux Semaines de Chaos.