The white soul par

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Deviation / Lemon / Aventure

13 L'ombre de la mort

Catégorie: M , 3933 mots
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Elle arrivait, lentement.

Elle commençait par les jambes, les tenant fermement en place, verrouillant les genoux et fixant les pieds au sol. Puis elle grimpait sous la peau. Elle se faufilait sous l'épiderme, rampant le long des nerfs, créant de légers tremblements des doigts. L'estomac se serrait alors ,la bile remontait, les muscles des bras se crispaient , les épaules se faisaient écrasées par un poids invisible, la respiration devenait difficile et la cage thoracique pesait une tonne et se resserrait sur les poumons. La gorge s'asséchait, l'intérieur de la bouche devenait sec, les dents claquaient presque silencieusement, la langue s’alourdissait et aucun son ne sortait, la voix semblait retenue. La seule chose qui s'échappait était des larmes. Ce n'était pas un torrent, ni même une rivière qui dévalait ses joues, juste un fin ruissellement, discret, qui partait du coin de l'oeil pour venir longer le nez, frôler la commissure des lèvres, dévaler le menton et enfin s'écraser sur les vêtements.

Tout le corps semblait comprendre et essayait de disparaître, de s'effacer ou au mieux de s'écraser, toujours pour se faire plus petit.

C'est cela la peur.

Un moyen d'autodéfense mit en place par le corps quand le cerveau est trop paniqué ou trop embrumé par ce qui lui arrive. La peur essaye de vous faire perdre tout signe de vie, essaye de vous écraser sur vous même pour vous rendre plus petit, pour espérer vous sauver. Car en réalité, vous n'avez pas peur de la chose en face de vous, vous avez peur de ne pas vous en sortir, ou qu'il vous arrive la même chose. Vous avez peur de ce que cette chose peut vous faire.

Ciel avait peur.


La lune brillait de son seul œil, éclairait la rue d'une lueur pâle et fantomesque. L'odeur d'ozone était toujours présente, et la fine pluie continuait de tomber, elle ruisselait toujours entre les pavés et venait se jeter continuellement dans les caniveaux noyés. De larges flaques grisâtres coupaient la rue et les déchets qui y flottaient leur donnaient des reflets poisseux. Une odeurs d'égouts montait maintenant, s'échappant de ces flaques infesté de microbes et embaumant petit à petit les rues de la ville. Mais demain matin l'odeur se serra échappé avec la brise matinale, elle se ferra balayer et remplacer par un léger courant d'air frais, faisant oublier l'immonde parfum des rues dans la nuit.Oui demain matin tout continuera, tout ira bien, tout reprendra son cours, sauf pour Ciel. L'immense silhouette qui se trouvait à l'autre bout de la rue l'avait traversé en un rien de temps, se trouvant proche de l'adolescent maintenant. Mais le garçon ne bougeait pas, il ne broncha pas quand la silhouette s'avança encore. Mais Ciel était en réalité tétanisé par cette peur qui essayait de le sauver. Sa pupille complètement rétrécie fixait l'imposante ombre en face de lui, il déglutit péniblement et essaya de détailler l'Horloger.

Oui il en était certain maintenant.

Ca ne pouvait être que lui.

Le tueur portait une épaisse cape noire qui dissimulait l'intégralité de son corps et la capuche retombait lourdement sur son visage, dissimulant ses traits. Il était grand, et vue sa rapidité il devait être jeune et sportif. Ciel imaginait déjà l'arcenal « d'outils » que devait cacher sa cape et en trembla d'avantage . La silhouette continuait de s'avancer, ses chaussures claquant sur les dalles, et le garçon se sentait de plus en plus petit. Son l'estomac complètement retourné continuait de le torturer et une envie de vomir lui arrachait les tripes. Dans un dernier élan de peur, Ciel tomba à genou et se recroquevilla sur lui même avant gémit la tête baissée :

-S'il vous plait... Ne me tuer pas...

Il osa levé une dernier fois les yeux , et la dernier chose qu'il vit fut une ombre noire se jetant sur lui et un œil rouge sang dégoulinant.


Un cris.

Bref.

Déchirant l'air.

Transperçant les cieux.

Puis plus rien, le silence.

Et des sanglots éttouffés.




Ciel avait crut mourir, ou peut-être était-il mort ? Il n'en savait rien. La seul chose dont il tait certain à l'instant, c'est qu'il était complètement bloqué, enserré par des bras. Il sentit alors une main passer doucement dans ses cheveux, caressant son cuir chevelu, quelque chose se blottit dans son cou, et souffle glissait le long de sa peau. Ciel essayait de se faire tout petit en restant à genou, mais il ne pouvait presque pas bouger. La peur qu'il l'habitait il y a quelque seconde encore s'était transformé en surprise et en incompréhension. Il tremblotait encore et pouvait entendre des pleurs, mais ce n'était pas les siens. L'ombre se recula de lui et posa son front contre le sien, Ciel ferma les yeux de peur, puis il il rouvrit ses paupières, hésitant. La scène le frappa. Ce qu'il croyait être du sang dégoulinant des yeux d'un meurtrier étaient en faite ceux de Sébastian qui pleurait. Les yeux du diable étaient gonflés et rouge, ses pupilles complètement explosées rougeoyaient et renvoyaient cette couleur sur ses larmes qui devalaient ses joues. Ciel tendit doucement sa main pour les essuyer et le majordome sourit en fermant les yeux . Celui-ci soupira et son nez frôla celui de Ciel. L'adolescent se pencha alors pour caresser ses lèvres et le diable fondit sur sa bouche. Leurs lèvres se touchèrent et un léger courant électrique traversa Ciel, le laissant sans voix. Il pouvait sentir toute la peur, toute l'inquiétude, toute la colère aussi de Sébastian se déverser dans ce baiser et disparaître, laissant place à du réconfort et à du soulagement. Les bras de Sébastian se glissèrent dans le dos du garçon et le soulevèrent contre lui. L'adolescent se colla au corps du diable et renifla :

-J'ai cru.. J'ai crus que je-

-Chut Ciel...

Le garçon renifla à nouveau :

-Mais... J'étais persuader que j'allais mou-

-Ciel s'il te plaît..., le coupa de nouveau le diable.

Le garçon posa sa tête sur la cape trempé et murmura :

-Je suis désolé...

En entendant cela, le diable se figea puis se détendit en ricanant presque silencieusement. Il se releva , gardant Ciel dans ses bras et le couvrit de son épaisse cape :

-Nous parlerons une fois rentré.

Sa voix avait été un peu trop ferme mais il voulait faire comprendre à Ciel qu'il avait eu peur, qu'il avait paniqué pour lui, qu'il avait traversé toute la ville pour le retrouver et que de simples et pathétiques excuses ne suffiraient pas. Sébastian commença à marcher en direction du château. Pendant ce temps, il réfléchissait à la discution qu'il allait avoir avec l'adolescent. Il voulait lui faire comprendre que son comportement était complètement irrationnel, voir suicidaire et que l'ordre que Ciel lui avait donné lui avait brisé le cœur. En enfreignant le contrat, la marque de Sébastian s'était mise à saigner, et malgrés qu'il ne ressent pas la douleur physique, il avait mal. Il voulais faire comprendre à Ciel la peur qu'il avait ressentit en le sachant en ville, mais en même temps, Ciel s'était infligé cette peur tout seul. Lorsque la diable était apparut à l'autre bout de la rue, vétue de sa cape et cachant son identité, il avait couru pour voir l'adolescent au milieu de la voie pour vérifier si il s'agissait bien de Ciel. Mais l'expression de peur qui flottait sur le visage du garçon avait dissuader le diable de s'approcher plus. Il croyait que l'adolescent était blessé, et figé sur place par la douleur. Il s'était alors avancé lentement en observant attentivement l'expression du garçon qui grandissait de peur. Les larmes de l'homme s'étaient misent à couler car il croyait que l'adolescent était terrifié par lui, Sébastian. Mais lorsque Ciel s'était écroulé, à genou, et qu'il avait gémit de l'épargner, les barrières que Sébastian s'était imposer pour s'empêcher d'excuser Ciel trop vite s'effondrèrent et il s'était jeté contre lui pour le rassurer et le prendre dans ces bras. Evidemment la réaction de Ciel avait été de hurler de peur, confirmant ce que supposait le majordome. Ciel avait crut mourir, il avait crut que lui, Sébastian, était le tueur. Ciel s'était donc infligé seul la peur que Sébastian avait du ressentir tout le long de ses recherches. Et sachant désormais cela, le diable avait perdu l'envie de « gronder » Ciel, il voulait le réconforter, le calmer. En effet, il pouvait toujours sentir la respiration troublée du garçon et son cœur qui battait encore anormalement. Il pouvait aussi sentir le froid qui émanait de la peau du garçon et il savait d'avance que celui-ci allait être malade.

Sébastian accéléra donc le rythme pour rentrer au plus vite.

Au pied du château, il bondit jusqu'à la fenêtre qu'il avait laisser entrebaillé et pénétra dans la chambre. Sa cape détrempée arrosa le sol et mouilla la carpette rouge, la tachant de boue au passage. Il tint Ciel avec un bras et défit de l'autre sa cape qui tomba par terre dans un bruit de tissu, dévoilant son costume de majordome impeccable. Ciel était toujours cramponné à lui, les jointures de ses doigts blanchis de rester accroché à la chemise de Sébastian. Il ne bougeait pas et il fallut quelques secondes au diable pour comprendre que l'adolescent s'était endormit ainsi, cramponné à son costume. Il s'approcha du lit et voulut y déposer Ciel, mais celui-ci restait collé à son torse. Sébastian soupira et s'allongea dans le lit, il déshabilla Ciel, lui retirant des vêtements humides et froids, et le recouvrit du drap et de la couette. Le diable glissa sous les draps avec lui et il eu à peine le temps de s'installer que le garçon se colla à lui, cherchant une quelconque chaleur. Le diable ricana et observa l'adolescent endormit. Comme à son habitude, il entortilla quelques mèches de cheveux et joua avec, avant de lui embrasser le front et de lui souhaiter une bonne nuit au creux de l'oreille alors que le jour commençais à pointer le bout de son nez part la fenêtre.






Le levé du jour.

N'est ce pas magnifique ?

Voir le soleil se soulever, lentement, brandissant un éclat orangé puissant.

C'est le moment où tout se révèle, et où tout se réveille.

Le moment où chaque mensonge trouve sa part de vérité et où chaque cachotterie se retrouve révélé.

Parfois le levé du soleil est plus discret dans les campagnes anglaises. On ne voit pas encore l'astre spectaculaire que déjà une lueur violacée et discret vient percer les couches de brumes qui se sont entassés dans la nuit. Ce moment où les rayons du soleil caresse la terre, la réveille, la tire de sa torpeur doucement, d'un geste sensuel le soleil réveille chaque colline, chaque butte, frôlant chaque précipice, éclairant chaque forêt, c'est ce moment qui est magnifique.

Mais il arrive parfois que ce moment vire au cauchemar, car il révèle les horreurs que la nuit à laisser derrière elle. Le jour découvre les crimes de la nuit et doit les réparer.

C'est exactement la même chose pour les hommes.


Ses paupières s'ouvrent doucement, cligne plusieurs fois avant de s'épanouir complètement. Sa vue est un peu floue au début et ce ne sont pas les rayons d'un soleil qui s'éveille qui le tire de sa torpeur mais ceux d'un début d'après midi chaud et sec. L'adolescent s'étire dans le lit, repoussant les draps par la même occasion et s'étalant de tout son long sur le matelas. Ciel se retourne pour se retrouver sur le ventre et enfouir son visage dans les oreillers frais. Une porte grince en s'ouvrant derrière lui et Sébastian entre dans la pièce :

-Tu es enfin réveillé ?

-Chut.

Le ricanement du diable fit lever les yeux au ciel de l'adolescent avant qu'il ne sursaute d'un coup en se relevant :

-Qu'est ce qu-... !

Le rire du diable emplit la pièce, en effet il venait de peloter les fesses de Ciel et celui-ci était devenu écarlate. Sébastian lui sourit de toute ses dents :

-Quelle idée de dormir nu et de me montrer ton petit cul prêt à déguster ? Moi je ne peux pas résister...

Les yeux de Ciel s'ouvrir encore plus de gêne et il essaya de prendre une voix autoritaire :

-Hier soir je dormais, ce n'est donc pas moi qui m'ai déshabillé !

-Tu t'es peux être déshabillé comme un grand dans la nuit, propose Sébastian le sourire au lèvres.

-Argh tu m'énerves dès le matin ! Rétorque Ciel, Bon, j'en sais rien mais ce n'est pas important....

Ciel repose sa tête sur son oreiller pour ne plus regarder Sébastian. Le diable s'approche en silence de lui, grimpe sur le lit et s'approche de son oreille pour lui susurrer doucement :

-Mais ce n'est pas de ma faute petit ange, si tes fesses sont si attractives...

Le diable donna un coup de rein contre les fesses de Ciel qui frissonna avant de se retourner :

-Mais arrêteuu !

En voyant le rouge colorer les pommettes de l'adolescent, le diable ricane doucement et l'embrasse au creux du cou :

-De toute façon mon ange, je ne vais pas tout de suite jouer avec, nous n'avons pas le temps.... Sébastian hésite à terminer ça phrase, puis finit par dire :

-Ils en ont retrouvé d'autre...

Le ton de sa voix s'était assombrit et Ciel déglutit, devenant soudainement pâle. Un nœud se forma dans sa gorge lorsque Sébastian rajouta dans un murmure, la voix brisée :

-Ca aurait pu être toi...

Ciel baissa les yeux et n'osa plus regarder le diable à califourchon sur lui. Ses yeux perdirent leur éclat en un clin d'oeil, et le diable voulut se reprendre :

-Je... je ne voulais pas te le dire aussi directement mais c'est vrai... J'étais tellement inquiet, j'avais la trouille qu'il puisse t'arriver quelque chose...

Les bras de Sébastian passèrent autour du torse de Ciel et il continua :

-Et savoir maintenant qu'ils ont retrouvé de nouveaux cadavres... Ca me fout les boules, tu comprends ?

Ciel hocha de la tête sans regarder le démon. Il ne voulait pas voir les yeux attristé et l'air inquiet du diable. Il se racla la gorge avant de déclarer :

-Je suis désolé de ne pas t'avoir écouter, Sébastian, mais j'ai envie de terminer cette enquête, j'ai envie d'avancer et de comprendre le meurtrier, pour pouvoir enfin l'arrêter et qu'il stop ses meurtres, pour la Reine.

-Tu accordes vraiment trop d'importance à cette vieille peau...

-Sébastian !

L'air outré de Ciel fait éclaté de rire Sébastian :

-AhAh ! Tu devrais voir ta tête Ciel !

Et le diable s'écroule de rire sous le regard offusqué de Ciel, l'adolescent attrape même un coussin pour le balancer au visage du diable qui l'arrête en plein vol :

-tututut Ciel, ne commence pas à jouer...

-Et pourquoi ? Répondit l'adolescent en se redressant en face de Sébastian, la commissure des lèvres relevées.

Le diable fondit sur Ciel en un quart de seconde et le garçon se retrouva plaqué dos au matelas, la respiration coupé sous le choc, un petit cris étouffé quittant ses lèvres. Ses yeux s'étaient agrandit et Sébastian le retenait sous son poids. Le démon respirait un peu plus vite et ses pupilles s'étaient légèrement rétrécies sans pour autant que la couleur de l'iris ne change. Le démon se pencha et susurra à son oreille :

-Parce que je gagne toujours... !

Le diable se mit à mordiller l'oreille de Ciel qui couina sous lui, faisant frémir le diable d'envie. Il recommença et lécha l'oreille avant de suçoter le lobe. Ses mains descendirent lentement le long du torse de Ciel et le garçon s'agita :

-Sébastian, pas maintenant ! On..on a du travail et... aAAaA... Arrête Sebby...

Le diable releva la tête, tout sourire :

-Que je m'arrête?Au non...Entendre une si jolie voix me supplier d'arrêter ne peux me faire que continuer...

-Sébastian ! Nan mais plus sérieusement...

Mais le diable ne lui laissa pas le temps de finir ça phrase en l'embrassant lentement. Le garçon se crispa une demi seconde et lui abandonna enfin ses lèvres. Le diable les goûtait, les dégustait, les dévorait, passant par moment sa langue sur le carmin charnu du garçon, entraînant les gémissements de celui-ci. Le diable commença à promener ses mains le long du corps de Ciel, il lâcha ses mains qu'il retenait prisonnières depuis quelques minutes et remonta lentement le long des avants-bras avant d'arriver aux épaules du garçon. Il glissa ensuite ses paumes de mais sur les joues de Ciel et attira de nouveau de visage de l'adolescent vers lui, l'embrassant encore une fois. Les mains de Ciel se calèrent naturellement dans le dos du diable où il y planta ses doigts, dessinant la courbes des muscles de Sébastian, suivant lentement la colonne vertébrale, faisant doucement frémir le démon. L'homme aux yeux pourpre plongea son visage dans le cou de Ciel et il planta ses crocs avant de suçoter la peau pâle du comte. Ciel sursauta et essayait de le repousser :

-N-Nan Sébasti... Sébastian... Tu vas y laisser une marque...

Le majordome ricana avant de susurrer à son oreille

-Mais c'est le but …

Un frisson parcourut Ciel et l'adolescent grogna :

-Ca va se voir !

-C'est aussi le but, répondit l'homme, le sourire aux lèvres.

Ciel se tortillait pour échapper à l'emprise de Sébastian, mais ce dernier le gardait fermement bloqué sous ses hanches qu'il ondulait de temps en temps. Il descendit le long de la gorge de l'adolescent, déposant des baisers sur sa peau laiteuse, savourant l'arôme qui en émanait. Il pinça de nouveau la peau de Ciel sous sa clavicule faisant grogner l'adolescent :

-M-Mais tu vas arrêter...

Sa voix se faisait moins sur et un peu plus aigu, faisant sourire intérieurement Sébastian :

-En faite mon ange, je compte te recouvrir complètement de marques.

Ciel gémit :

-Pourquoi ?

-Pour te punir de m'avoir laisser seul hier soir...

Ciel se crispa et le début de désir qu'il ressentait s'évapora totalement, l'éclat de ses pupilles s'éteignit et sa mâchoire se serra, il répondit d'une voix ferme :

-Je me suis déjà excusé Sébastian, je ne veux plus revenir dessus.

-Oui mais... Le diable lui embrassa le torse. Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai eu peur... Malgrés tout, cette petite « punition » que je t'inflige, est plus pour me rassurer que pour t'embêter, tu es mien, tu n'appartiens à personne d'autre. Enfaite je n'ai pas vraiment besoin de te faire une scène pour hier soir car je crois que toi aussi tu as eu aussi peur que moi à un moment, non ?

Ciel se souvient de la terrible sensation qu'il avait ressentit en confondant Sébastian avec l'Horloger, de la peur qui l'avait cloué sur place, de l'envie de vomir qui s'était emparé de lui. L'adolescent avait perdu sa rougeur pour laisser place à un pâleur extrême. Le diable le remarqua et entoura Ciel de ses bras :

-Ca n'arrivera plus jamais, d'accord ?

Le comte hocha simplement de la tête, sans dire un seul mot. Sa voix avait de nouveau fuit au simple souvenir de cette nuit. Le diable fronça les sourcils une demi-seconde :

-Mais dit moi, tu as fait quoi tout se temps en ville ? Tu ne t'es quand même pas promener pendant des heures ?

Il prononça ses mots en replongeant sa tête sur le corps de Ciel, attrapant la peau de son ventre et l'aspirant. Les souvenirs de Ciel était trouble et maintenant que Sébastian recommençait à l'embêter, il lui devenait de plus en plus difficile de réfléchir. Il voulut prendre la parole, mais c'est un gémissement qui s'échappa de ses lèvres lorsque le diable mordilla sa peau près du nombril :

-Alors ? Redemanda le diable, bien conscient de la torture qu'il infligeait au garçon.

-J-je ne me souviens pas très bien, j'étais partit dans les rues et je me suis un peu perdu. Je suis repasser près... des cadavres de la dernière fois... L'odeur m'a étourdit...

Ciel avait du mal à rassemblé ses idées, il lui semblait que cette soirée était déjà loin, les événements l'accompagnant aussi.

-hum... Quoi d'autre ?

-Je.. Je ne sais plus..

Sébastian leva un sourcil :

-Tu ne sais plus ? Etrange... Devrais-je douter de ta fidélité ?

Ciel équarquilla les yeux :

-Pardon ?

-Tu es peut-être aller voir un autre homme et tu as passé du bon temps avec lui...

-Sébastian !

Ciel s'était relevé d'un coup pour regarder son amant dans les yeux :

-Tu ne penses quand même pas que je vais voir quelqu'un d'autre... ?

Sébastian regardait dans le vague :

-Tu pourrais très bien...

Mais Ciel lui attrapa le visage pour le regarder dans les yeux :

-Sébastian Micaelis, j'espère que tu me raconte des bêtises et que tu n'imagines pas que je vais voir quelqu'un d'autre ?

Ciel baissa la tête e dit d'une toute petite voix :

-Je ne pourrais jamais faire une chose pareille, je t'aime trop pour ça...

Sébastian lui offrit un sourire :

-Je sais, mais je trouve cela bizarre que tu ne te souviennes de pas grand chose. Tu es tombé dans un bar ?

-Quoi ? Non...Mais je me souviens... J'ai bu quelque chose, et il y avait un tic tac infernal, qui se répétait, se répercutait dans tout les sens... Je ne sais plus du tout où j'ai entendus cela.

Sébastian fit la moue :

-Au pire, si tu ne veux rien me dire, je comprends. Tu as tes petits secrets et j'ai les miens...

Ciel haussa les épaules et se leva du lit :

-Tu parlais de cadavres tout à l'heure, non ?

Sébastian le suivit et reprit une voix sérieuse :

-C'est exacte, ils ont été retrouvé près du quartier Est de Winchester, dans le parc Jim Barnett.

-Et bien allons y !



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