Shinigamis et Shinas, la nouvelle histoire
Chapitre 1 : Les Shinigamis et les Shinas
1597 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 18/02/2026 18:38
Dans la contrée de Léthé, dans les territoires enneigés, les habitants se bousculaient afin de préparer l’arrivée des capitaines et vice-capitaines de la Soul Society. La grande capitale d’Erèbe resplendissait entre les rayons du soleil qui se reflétaient sur la poudreuse fraîche. Aux abords de la capitale, les chemins étaient pavés de pierres blanches. Au bout du plus large chemin, on tombait sur un immense escalier en galets d’astrophyllite qui menait au palais impérial qui surplombait la capitale aux nuits de feu de joie. Deux portes démesurées en fer forgées étaient soigneusement gardées par un duo de gardes. Le palais était imposant et élégant. Le chiastolite qui le bâtissait laissait ressortir les fenêtres et les portes en fer forges noires. Dans l’enceinte de l’édifice se trouvait la salle de trône, délicatement mise en valeur par les armoiries de la famille royale.
Dans les couloirs, les valets décoraient le palais pour l’arrivée des Shinigamis. Erèbe allait accueillir pour la première fois les divisions de la Soul Society afin de préparer une réconciliation entre les Shinigamis et les Shinas, peuple de Léthé. Il fallait que tout soit parfait.
Au loin, sous une grande allée d’arcades, la souveraine de Léthé, la Grande Prêtresse Eria observait minutieusement les faits et gestes de ses serviteurs. Entourée de ses soubrettes, elle arpentait les différents passage du palais. Les parures étaient éblouissantes. La souveraine entra dans la salle de réception. Désormais, il fallait être patient et attendre les convives. Il était temps aussi pour la Grande Prêtresse de se préparer.
Dans sa belle chambre, elle ajusta son corsage accentué à la taille par des panneaux de velours sur les côtés, d’un ruban lacé et de petites roses noires. La Grande Prêtresse se tourna sur elle-même, faisant voler sa jupe ample constituée de trois couches, la première en satin, la deuxième en tulle et une couche supérieure en dentelle ornée de roses de satin. La femme s’approcha de son immense miroir pour s’admirer. Elle s’approcha délicatement de sa fenêtre cintrée. Ces yeux acier s’arrêtèrent sur un individu, assis sur un banc en pierre à l’extérieur.
Voilà maintenant douze ans que la Grande Prêtresse élevait seule son petit-fils Roka, dont les parents avaient été assassiné lors de la rébellion d’un membre des Shinas associé à certains Shinigamis. C’était une période sombre que la Grande Prêtresse essayait tant bien que mal d’oublier. Mais à chaque fois qu’elle regardait Roka qui ressemblait trait pour trait au fils de la souveraine, il était impossible pour elle d’effacer cette partie de sa vie.
-Iso ! appela Eria en direction d’une soubrette.
-Oui votre majesté ? S’approcha la concernée, baissant la tête en signe de soumission.
-Demandez au prince d’aller se préparer pour la cérémonie ! Ordonna la Grande Prêtresse.
La servante se hâtait dans les couloirs du palais. Dans les galeries du château, elle croisait plusieurs de ses camarades qui s’activaient sur les préparations. Elle arriva enfin dans le petit jardin. Assis sur un banc en pierre, le prince de Léthé observait d’un air lointain les flocons de neige qui tombaient sur les pavés. Des yeux émeraude contrastaient avec la blancheur de sa peau et ses cheveux ébène.
-Mon prince ? Appela la soubrette d’une attitude peinée de la déranger dans ses pensées.
-Que se passe-t-il ? Demanda Roka en se relevant.
-La Grande Prêtresse demande que vous vous changiez pour la cérémonie de ce soir.
-Très bien, fit le jeune prince. Fait venir Taro dans mes appartements.
La soubrette détala le plus rapidement possible pour faire la commission au dénommé Taro, le bras droit du prince de Léthé.
Un peu plus tard, dans la chambre de Roka, un grand jeune homme regardait avec beaucoup d’attention son ami se vêtir. De ses yeux couleurs sang, il épiait chaque geste de Roka. Le jeune prince enfila soigneusement sa chemise noire à œillets cloutés était dotée d’un masque. Les œillets ornaient les deux côtés des manches. La chemise présentait une silhouette ajustée, accentuant le physique de Roka. Par-dessus, il passa un gilet sans manches de couleur noir. Et enfin, se couvrir d’un manteau à œillets et à anneaux de couleur noir.
-Tu le porte à merveille ! S’exclama Taro d’un air réjouit.
-Ne te moque pas de moi, Taro ! J’ai l’impression de porter un déguisement ! S’irrita le prince.
-Tu dis n’importe quoi, s’indigna son bras droit. Tu es resplendissant.
Roka grimaça. Il n’avait pas l’habitude de porter ce genre de vêtement pour les cérémonies.
-Et toi Taro, que vas-tu mettre ? questionna le prince de Léthé à son complice.
-L’uniforme d’Erèbe voyons. Pour montrer mon dévouement à la famille royale.
-Avec tes cheveux blancs tu seras parfaitement dans le thème, souriait le prince.
Les deux jeunes hommes sortirent des appartements du prince pour se diriger vers la salle de réception. Le palais était devenu une vrai fourmilière. D’ici quelques heures, tout devait être prêt. A l’autre bout de la pièce, la Grande Prêtresse donnait ses dernières directives à ses sujets. Taro salua poliment le prince avant de disparaître du séjour. Le prince s’approcha subtilement de sa majesté.
-Grande-mère, tu es radieuse ! Admira le jeune homme en la serrant dans ses bras.
-Roka, ce n’est pas le moment aux flatteries. Je suis bien trop occupée à diriger mes domestiques afin de finir dans les temps.
-Ne t’en fait pas grand-mère, tout est parfait. Nos gens sont bien assez disciplinés pour terminer convenablement.
Le prince de Léthé s’écarta de la Grande Prêtresse pour contempler la table.
-Je te trouve bien réjouit pour quelqu’un qui ne souhaitait pas s’investir dans ses cérémonies ! S’empressa de dire la souveraine.
-Plus vite nous ferons bonne impression, plus vite cette cérémonie finira, conclu Roka avant de disparaître dans le hall d’entrée.
-Cet enfant m’épuise, soupirait la Grande Prêtresse avant de reprendre ses directives.
Pendant ce temps, au sein de la treizième division de la Soul Society, le capitaine Ukitake attendait impatiemment Rukia Kuchiki.
-Kuchiki, que fais-tu ? Cela fait un moment que je t’attends pour partir.
Rukia Kuchiki passa les grandes portes qui la séparait de son capitaine. Petite et menue, elle avait la peau pâle et des yeux violacés. Normalement en tant que Shinigami, elle devait porter le Shihakushô de Shinigami standard, mais elle représentait la famille Kuchiki pour cette cérémonie de réconciliation. Elle portait donc un kimono noir à la coupe ample. Les broderies florales ivoire dessinées dessus apportaient une touche délicate. Le contraste entre le noir profond du tissu et la broderie claire soulignait subtilement le haut du buste. Les manches larges et le liseré contrasté ajoutaient une note graphique.
Le capitaine Ukitake Jûshirô portait l’uniforme habituel des Shinigamis, surmonté d’un long haori blanc à doublure rouge. Il portait un obi serré blanc, dans lequel il attachait son Zanpakutô.
Les deux membres de la treizième division se dirigèrent vers la première division.
Dans les bâtiments de la sixième division, sur un balcon qui donnait une vision globale de la cour, le capitaine Kuchiki Byakuya parcourait de ses yeux foncés les soldats de la sixième division.
-Capitaine, tout le monde est prêt !
Le vice-capitaine Renji Abarai était derrière son capitaine.
-J’arrive tout de suite.
Le capitaine de la sixième division descendit les marchés du bâtiment, suivit de près par son acolyte. Byakuya comprit à la démarche de Renji que celui-ci était nerveux.
-Je te conseil de te détendre lorsque nous serons dans le monde des Shinas, souligna Kuchiki.
Durant un court laps de temps, une ombre traversa les yeux du vice-capitaine Abarai. Les souvenirs qu’il avait des Shinas n’étaient pas très heureux. Surtout lorsque le futur Grande Prêtre et sa femme ont été assassiné.
Cela faisait maintenant douze ans que Hachiro Chosokabe, fils de la Grande Prêtresse Eria, avait perdu la vie ainsi que sa femme, Sei. Cette disparition avait laissé un grand vide dans la capitale d’Erèbe et avait amené des tensions entre les Shinas et la Soul Society.
Même si ces deux mondes étaient complètement différents et que des tensions persistaient, la Grande Prêtresse Eria et le capitaine Général Genryûsai Yamamoto faisaient le maximum pour apaiser les pressions. Mais la route était longue et fastidieuse pour ces deux peuples qui se méprisaient depuis des années.
-Abarai, tu es bien silencieux ? Demanda Byakuya en lui jetant un coup d’œil.
-Le passé est dur à oublier, lâcha le vice-capitaine de la sixième division.
Les deux hommes se dirigèrent vers la première division, rejoint par les différents capitaines et vice-capitaines des divisions de la Soul Society.