Shinigamis et Shinas, la nouvelle histoire
-Vous êtes le premier à revenir avec un Yokai, Wamura Piko ! Félicitations ! Vous êtes toujours le meilleur homme de la deuxième division...
Le capitaine Soi Fon était en train de remettre une prime au Shinigami.
-Aucun autre n’en a trouvé ? s’étonna Wamura.
-Non, vous êtes le seul ! Et pourtant, toute une brigade est sortie ! Une quinzaine d’hommes. Il ne doit plus en rester beaucoup, des Yokai, dans les environs...
Wamura hocha lentement la tête. Non. Il n’en restait plus beaucoup, cela ne faisait aucun doute.
Bientôt les environs seront définitivement débarrassés de ses Yokai.
Toutefois, il y avait un endroit où il était sûr qu’il restait un Yokai... Et pas n’importe lequel. Un Shinas devenu Yokai, Katara Hyoshiro. Il était toujours là. Personne ne l’avait jamais trouvé. Selon les dires, il se cachait au cœur de la forêt Céleste. Insaisissable. Invisible presque. Nul ne l’avait jamais approché, mais il était là, il en était sûr. Lui qui avait si souvent et si longuement arpenté cette forêt obscure, il était tombé un jour, quelques années plus tôt, sur des empreintes et une pression spirituelle qui ne trompaient pas.
Il avait déjà essayé de le capturer. Et il n’avait jamais réussi. Tous les Yokai étaient difficile à capturer, mais celui-là, c’était bien pire encore. Il le savait. Avait-il le choix ? Peut-être ferait-il mieux de chercher le Yokai dès maintenant. Un jour ou l’autre, il faudrait bien qu’un Shinigami le capture !
Il devait à présent partir chasser le Yokai insaisissable. Il salua son capitaine et repartit aussitôt vers le forêt Céleste.
-Les hommes de Gaku Koike arrivent par ici ! s’exclama Hamano en revenant en courant vers ses deux compagnons.
Ichigo et Roka se levèrent d’un bond.
Ils n’avaient pas eu à convaincre le Shinigami renégat de les accompagner, car il s’était proposer lui-même, avec conviction. Il estimait avoir une dette envers eux. Envers Ichigo qui était venu les libérer, et envers le prince Roka qui avait à Ichigo que le Shinigami méritait sans doute d’être sauvé lui aussi. Il voulait leur prouver qu’ils avaient bien fait. Car il avait une revanche à prendre sur le reste du monde. Gaku Koike.
Mais pour l’heure, il fallait s’échapper. Ne pas laisser les Shinigamis renégats les reprendre. Et cela n’allait pas être facile. Car Roka et ses compagnons étaient à pied.
Il ramassa toutes leurs affaires, passa à sa ceinture son zanpakutô, jeta un coup d’oeil vers l’ouest pour voir où la forêt serait la plus favorable à leur fuite et fit signe aux deux autres de se mettre en marche.
-Attendez ! intervint Roka.
Les deux autres regardèrent curieusement le jeune homme. Il avait un air étrange. Il semblait absent presque, absorbé par ses pensées.
Tu dois pouvoir le faire à nouveau, King of the Underworld. Tu peux reprendre le contrôle. Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’y croire. De croire en moi et en toi.
-Attendez, répéta-t-il comme s’il sortait de son rêve. Je vais appeler des dragons.
-Pardon ? répliqua Hamano, confus.
-Shhh. Laissez-moi faire, faites-moi confiance, s’il vous plaît.
Ichigo hocha la tête et attrapa le Shinigami renégat par le bras, comme pour le retenir. Urahara lui avait bien précisé que le prince Roka détenait un pouvoir immense mais qu’il n’arrivait pas à s’en servir correctement.
Roka se laissa tomber à genoux, sous le regard complice du rouquin. Il ferma les yeux, inspira profondément et fit le vide dans son esprit. Il se laissa porter par le silence de la nature. Et il appela.
King of the Underworld. Je suis celui qui vient vers toi. Celui qui t’écoute. Alors entends-moi, toi aussi. Entends-moi, comme tu l’avais fait la première fois. Je t’appelle à moi. J’ai besoin de toi.
Ses mains se crispèrent. Le vent soufflait de plus en plus fort dans les arbres et des nuages noirs apparurent.
Je te ressens au fond de moi. J’ai besoin de ton aide une nouvelle fois. J’ai besoin des dragons Bahamut, le dragon noir de fin de vie et d’Yvi, la dragonne blanche porteuse de lumière.
Lentement, il ouvrit à nouveau les yeux et leva la tête vers ses deux compagnons. Ils le regardaient, immobiles.
Il se leva et sourit.
-Ils arrivent.
Comme ils l’avaient fait la première fois, les dragons les menèrent jusqu’à la lisière de la forêt, d’un seul élan, d’un seul battement d’aile, épousant l’air. Les fugitifs auraient aimé garder jusqu’au bout ces dragons magnifiques, prompts et puissants, mais les dragons ne pouvaient s’exposer à la lumière du monde. Ils disparurent, gracieuses silhouettes noires et blanches disparaissant dans l’ombre comme un souvenir dans l’oubli.
Roka, Ichigo et Hamano durent continuer le voyage à pied. Ils coururent toute la soirée à travers la plaine, oubliant la fatigue et la faim, trop heureux d’avoir retrouvé la liberté, trop inquiet de la perdre à nouveau. Ils espéraient qu’ils avaient suffisamment d’avance sur les hommes du capitaine Koike pour atteindre un village sans se faire attraper.
Avant la tombée du jour, ils arrivèrent en vue d’un petit village. Ils s’arrêtèrent en amont pour souffler un peu et réfléchir.
-Prince Roka, je pense qu’il ne serait pas prudent que tu rentres dans le village, suggéra Hamano. Je ne pense pas que tu sois recherché ici, mais rien ne sert de prendre le risque. L’un de nous peut se contenter d’aller chercher des provisions...
-Bien sûr, répondit le Shinas. Je vais préparer notre campement pendant ce temps-là.
Grâce à la rapidité des dragons, les Shinigamis de Koike étaient sûrement encore assez loin derrière eux pour qu’ils puissent se permettre d’allumer un feu. Et Roka n’était pas mécontent de pouvoir faire un bon repas, après le traitement pitoyable que leur avait réservé les hommes du capitaine Koike.
Hamano et Kurosaki se mirent donc en route pour le village, et Roka entreprit de réunir du bois.
La nuit était déjà avancée quand Ichigo et Hamano revinrent avec assez de nourriture pour contenter cinq ou six personnes.
-Dites-moi, prince Roka, lança Hamano à la fin du repas, une question me hante depuis que nous avons quitté la forêt...
-Oui ?
L’ancien bras droit de Koike semblait embarrassé. Il n’avait entendu que des bribes de la longue conversation de Kisuke Urahara et de Roka, et il n’était pas tout à fait certain de comprendre ce qu’il se passait. Il était à présent convaincu que le jeune homme n’était pas un monstre pour lequel Koike le faisait passer, loin de là, mais il y avait tout de même des choses étranges qui lui échappaient. Il ne voulait pas se montrer indiscret, il estimait que cela ne le regardait pas et qu’il n’était pas en position de demander au prince Roka de lui rendre des comptes, mais il ne pouvait s’empêcher de poser au moins cette question-là.
-Les... Les dragons...
-Oui ?
-Est-ce ainsi que vous nous avez échappé dans la forêt la dernière fois ?
Le Shinas sourit.
-Ah ! Bien sûr, vous faisiez partie de nos poursuivants à l’époque! Oui, Hamano...C’est ainsi que nous nous sommes échappés la première fois. Moi et mes amis.
-Tes amis ? s’étonna Ichigo. Qui sont-ils, et où sont-ils à présent ?
Le sourire s’effaça aussitôt du visage de Roka. Il avait réussi à ne pas trop y penser... mais Ichigo ne pouvait pas savoir.
-Taro, mon bras droit qui ne m’avait jamais quitté jusqu’à maintenant. Joben et Nambo des fidèles à la famille royale.
-Et où sont-ils, tous les trois, à présent ?
-Dans la première division, expliqua Roka. Nous irons les voir quand nous aurons trouvé le Shinas Yu.
-Ah ça, avec plaisir ! Je serais heureux de rencontrer tes amis, prince Roka, et surtout, je dois rendre visite à la Soul Society...
Je suis dans mon âme.
King of the Underworld n’est pas ici. Je suis seul. Et je sais pourquoi. Je sais pourquoi King of the Underworld n’est pas près de moi.
Parce qu’il est là, derrière moi, lui. L’homme habillé de noir. Il est ici. Darkness. Je n’aurais pas dû venir. Mais ai-je vraiment le choix ? Est-ce vraiment moi qui ai décidé de venir ici ? Je n’arrive pas à me fermer. On dirait que c’est lui qui m’attire, que c’est lui qui m’oblige à venir ici. Quand je dors, il en profite, car ma conscience ne résiste pas. Alors il m’attire ici.
Je ne dois pas me retourner. Je ne dois pas le regarder. Regarder cet homme en noir.
-Tu es obligé de me voir.
Il me parle. Mais je ne veux pas l’entendre.
-Tu es obligé de m’entendre.
Non. Je ne suis pas obligé. Je n’entendais pas King of the Underworld les premières fois qu’il me parlait. Parce que je ne savait pas comment. Je dois retrouvé cet état, cette innocence. L’état dans lequel je n’arrivais pas à entendre. Apprendre à le faire sciemment.
-Tu ne peux plus, Roka. Tu sais trop de choses à présent. Tu ne peux pas m’ignorer, car je suis ici. Depuis le début. Et tu me fuis, toujours. Chaque fois que tu es venu ici, j’y étais aussi. J’ai entendu tes appels. Je t’ai entendu parler avec le Shinigami dans le monde des humains, celui qui connaissait ta mère, Sei. Moi aussi, je l’ai connue. Mais elle faisait comme toi, Roka, elle m’ignorait. Elle ne me regardait pas. Je ne peux plus rester dans l’ombre, à présent. Parce que je meurs, moi aussi. Je meurs un peu plus chaque jour, à cause d’elle. A cause de ta mère. Alors je ne peux plus rester dans l’ombre. Je dois reprendre ce que vous nous avez volé. Vous, la Mascarade. C’est cela qui me faisait vivre. Je ne peux pas mourir. Allons, retourne-toi. Regarde-moi en face. Je suis celui par qui tu périras, Roka. Crois-moi. On m’appelle Darkness, tu as sûrmeent entendu parler de moi. C’est moi qui te tuerai, Roka, et toi qui me redonneras la vie. Alors retourne-toi. Aie le courage de regarder ta mort en face !
Non. Je ne me retourne pas. Je ne me retournerai pas. Ma mort ne m’intéresse pas, Darkness. Comme ma mère, je continuerai toujours à t’ignorer. La mort ne m’intéresse pas.
Ce qui m’intéresse, moi, c’est la vie.
La vie.
Ils voyageaient depuis quatre jours, courant toutes la journée à travers la plaine. Ils s’arrêtaient loin des villages, dormaient peu, et tentaient de brouiller leur piste du mieux qu’ils pouvaient. Mais les Shinigamis de Koike gagnaient de la distance.
Tous les soirs, Hamano apprenait à Roka à se battre... ou à se défendre, en tout cas. Il lui apprenait l’art d el’esquive et celui de l’attaque. Un soir que Roka réussit une passe difficile, Hamano lui fit part de son étonnement.
-Je n’ai jamais vu quelqu’un apprendre aussi vite, prince Roka. Tu as dékà fait ça avant ?
-Non, répondit Roka. Vraiment pas ! J’ai horreur de me battre. Je ne me bats jamais. Je... Je ne crois pas en la bagarre...
Le Shinigami ne put s’empêcher de rire.
-Que veux-tu dire ?
-Je ne sais pas. Je ne crois pas en la bagarre, c’est tout. Je crois qu’il y a presque toujours une autre solution.
-Presque...
-Jusqu’à présent, je n’ai eu aucune raison de me battre.
-Ah ! Monsieur est un grand pacifiste ! se moqua gentiment l’ancien bras droit de Koike. Mais alors, comment se fait-il que tu apprennes si vite à te battre ?
Ichigo, qui était affairé près du feu, se racla la gorge.
-Urahara a dit que le père du prince Roka était un Shinas au potentiel exceptionnelle au combat, intervint-il.
-C’est-à-dire ? demanda Hamano.
-Le meilleur combattant que les Shinas puisse trouver dans leur monde, pour ce que racontait Urahara.
-Je vois. Cela explique peut-être que tu saches dont te battre alors que tu ne t’es jamais battu...
-Ce n’est pas tout à fait exact, admit Roka. Je me suis battu une fois. Contre un Shinas qui attaquait Emi...
-Ah, répondit Hamano en souriant. Voilà donc une cause pour laquelle tu acceptes de te battre. L’amour !
Roka hocha la tête, très sérieusement.
-Oui, peut-être.
Le soir du quatrième jour, ils s’arrêtèrent plus tard encore que le veille et installèrent leur campement à l’abri des rochers, au sud de Céleste.
-Ils nous rattraperont avant la forêt Céleste, dit Roka au Shinigami rouquin tout en l’aidant à préparer le repas. Ils sont déjà si proches !
-Comment peux-tu en être sûr ?
-Je le sens, Kurosaki. Je sais qu’ils nous suivent, et qu’ils sont proches. Un peu plus chaque soir. Nous n’arriverons pas à Céleste à temps.
-Intéressant. Tu sens ces choses-là ?
Roka grimaça. C’était son pouvoir, justement, qui intéressait tout ses poursuivants. Roka secoua la tête. Il ne voulait pas penser à ça.
-Quoi qu’il en soit, reprit-il, nous n’arriverons pas à temps dans le forêt Céleste. Ils nous auront interceptés avant.
-Nous devons faire diversion, intervint Hamano qui les écoutait en retrait.
-Faire diversion ?
-Oui. Kurosaki et toi pouvez partir de votre côté, tout droit vers la forêt, et moi je resterai ici pour les attirer dans un piège.
-Tout seul ? intervint Ichigo. Je veux bien que vous soyez brave, mais tout seul contre une brigade entière, j’ai peur que vous ne fassiez pas le poinds, non.
-Nous n’avons pas le choix, expliqua l’ancien bras droit de Koike. Je serai bien obligé de me battre seul. Vous devez aller dans cette forêt. Je ne vois pas où l’on pourrait trouver du renfort...
-Moi je sais, rétorqua Roka.
-Comment ça ?
-Depuis tout à l’heure, j’ai vu un symbole gravé sur plusieurs pierres. Un cygne. Les Shinas utilisent ce symbole pour se reconnaître. Il doit y avoir des Shinas dans les environs, cachés.
-Et alors ?
-Alors, on pourrait demander de l’aide à ces Shinas. Ce n’est pas sûr qu’ils acceptent, mais c’est notre seule chance.
Roka, traversant la plaine en courant, lançait régulièrement des coups d’oeil à Ichigo, qui le suivait de près. Il se demandait si Ichigo pouvait les sentir lui aussi. Sur leurs traces. Comme l’ombre déployée d’un prédateur sur un grand champ d’été. Les Shinigamis de Koike les avaient rattrapés, poussés sans doute par la fureur du capitaine Gaku.
Le Shinas espérait qu’Hamano pourrait faire quelque chose pour les aider, pour interrompre la traque des hommes de Koike. Il fallait que l’ancien bras droit du capitaine obtienne l’aide des Shinas et que ceux-ci acceptent de venir se battre pour Roka. Il n’y avait pas d’autre issue. Mais les chances d’Hamano étaient minces...
D’abord, les Shinas ne le connaissaient pas et ils n’auraient pas beaucoup de peine à voir qu’il était un Shinigami. Il allait devoir les convaincre qu’il était bien du côté de Roka, et qu’ils devaient l’écouter. Et cela risquait d’être très difficile. Serait-il assez convaincant ? Ensuite, il faudrait les persuader de venir aider le prince des Shinas qu’ils ne connaissaient pas vraiment. Ils avaient sûrement entendu parler de lui, certes. Mais il n’était pas certain que les Shinas, ici, qui demeuraient dans le monde des Shinigamis, aient la même volonté d’aider leur prince.
Non, vraiment, les chances d’Hamano n’étaient pas bien grandes. Et même s’il parvenait par miracle à les convaincre, encore faudrait-il qu’ils puissent faire quelque chose. Tous les Shinas ne développaient pas leur pouvoir.
Roka essaya de ne pas trop y penser. L’immense forêt Céleste étaient devant eux. On l’apercevait à l’horizon, comme une lointaine mer aux vagues vertes, qui s’étendait à perte de vue vers le nord. C’était l’une des plus forêt du monde des Shinigamis, vaste, vivante et variée, dense et libre. Ils couraient jusqu’au soir et quand ils arrivèrent à la lisière de la forêt, Roka aperçut derrière eux, au loin, un nuage de poussière. Il sut aussitôt ce que c’était. Qui c’était, plutôt. Les Shinigamis du capitaine Koike. Déjà.
-Dépêchons-nous ! lança-t-il au rouquin, la voix pleine d’inquiétude. Nous devons profiter de l’ombre de la forêt pour les semer. Je ne pense pas qu’Hamano ait réussi à convaincre les Shinas.
-Allons-y, mais cela ne va pas être facile. Et nous ne savons pas où aller...
-Comment ça ? Je croyais que Kisuke Urahara t’avais dit où était Zenkichi Yu !
-Oui, dans la forêt Céleste. Mais, regarde, elle est grande cette forêt, non ? Quelque part là-dedans.
-Eh bien ! C’est précis !
Ichigo haussa les épaules.
-Prince Roka, Urahara m’a dit que ton pouvoir King of the Underworld pouvait parler aux autres pouvoirs Shinas, non ? Ce Zenkichi Yu est un Shinas, donc ton pouvoir peut parler avec le sien.
-Je l’espère. Car le temps nous est compté, Kurosaki.
-Alors, ne traînons pas, prince Roka.
Ils entrèrent dans la forêt et partirent en courant vers le nord.
Quand ils furent suffisamment loin de la lisière de la forêt, Roka se mit à genoux au milieu des arbres. Les yeux fermés, il se laissa guider par son instinct, par ses souvenirs.
Il resta longtemps ainsi, immobile, sous le regard inquiet d’Ichigo. Le Shinigami suppléant commençait déjà à s’impatienter, car les ennemis approchaient. On les voyait presque à présent. Une vague obscure qui pénétrait la première rangée d’arbres. Ils venaient d’entrer dans la forêt. Et ils couraient vers eux.
-Dépêche-toi, prince Roka !
Mais il ne pouvait se dépêcher. On ne se dépêche ps d’écouter. On écoute, tout simplement. Alors il écouta. Cependant, la voix de King of the Underworld ne vint pas. Pourtant, il était là, il en était certain. Il pouvait sentir sa présence.
-Dépêche-toi! Ils arrivent ! résonnait la voix d’Ichigo, au loin, de l’autre côté du monde.
King of the Underworld ne cédait pas. Il se refusait à lui. Disparaissait chaque fois qu’il croyait pouvoir entendre enfin sa voix.
Soudain, il fut sorti de sa méditation par Ichigo qui le secouait vivement.
-Lève-toi, prince Roka ! Ils arrivent ! Vite ! C’est trop tard, il faut partir !