The Rescue's Hope par

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Side Story / Drame / Romance

22 Chapitre 22

Catégorie: T , 3432 mots
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La porte s’ouvrit avec perte et fracas et laissa apparaître dans son embrasure Rangiku, dont le souffle bruyant faisait penser qu’elle s’était ruée vers la chambre de son ami après avoir été alertée par les cris désespérés de Tsunata, alors qu’elle s’occupait des deux autres rescapés de l’embuscade du Dangai, où les Kurotama étaient apparus à quelques mètres seulement du monde des humains. Lorsqu’elle surgit à l’intérieur, son regard se perdit aux quatre coins de la pièce, et remarqua d’abord le visage ravagé de larmes de la jolie blonde qui, en dépit des récents événements et des dommages qu’elle avait subi, continuait de se débattre fougueusement pour se libérer des bras de Hanatarô et Yasochika. Rangiku sentit sa gorge se serrer.

– Tsunata ? osa-t-elle sans trop de conviction. Qu’y a-t-il ?

Incapable de lui répondre, la jeune femme n’en cessa pas moins de se tordre dans tous les sens en pleurant bruyamment le nom de son coéquipier. Rangiku comprit qu’elle devrait répondre elle-même à sa propre question. Un frisson la traversa de bas en haut. Elle se retourna et découvrit appuyée contre un mur Kiyone Kotetsu, le visage blême, l’air hagard. Elle vit ensuite la tête baissée de Harunobu, puis l’expression sincèrement désolée d’Isane. Ce ne fut qu’après cela qu’elle entendit le son strident et monocorde qui résonnait dans toute la pièce, et qu’elle comprit. Le cœur de Shûhei Hisagi ne battait plus.

– C’est pas vrai…

Elle s’agrippa à l’encadrement de la porte pour ne pas imiter la petite-sœur du Capitaine de la Quatrième Division. Son réflexe fut d’observer de nouveau son amie aux cheveux dorés qui, pour sa part, refusait obstinément d’entendre la vérité.

– Ouvre les yeux, Shûhei, pour l’amour du Ciel !

– Capitaine Nara… tenta encore Yasochika.

– Je t’en supplie ! Ne me laisse pas ! Ne m’abandonne pas ! Tu n’as pas le droit !

Isane ravala l’émotion qui la submergeait et débrancha l’électrocardiogramme du jeune homme.

– Je suis vraiment désolée, Tsunata. Toutes mes condoléances.

Les sanglots de Tsunata redoublèrent sans qu’elle ne cesse de s’agiter. Rangiku fit en sorte d’exprimer sa tristesse plus discrètement pour ne pas risquer d’aggraver l’état de son amie de la Troisième Division. Elle s’essuya les yeux, reprit possession de ses jambes et s’avança vers elle. Elle contourna les deux soignants et vint derrière Tsunata, puis glissa son bras autour de son cou et l’enlaça tendrement.

– Tsunata…

Celle-ci ne répondait pas, brassant l’air de coups qui perdaient en intensité. Son corps était brûlant, Rangiku sentait la chaleur qui s’en échappait à chacun de ses mouvements.

– Ça suffit, maintenant…

– Je refuse, Rangiku, je…

– Je sais que c’est difficile, Tsunata, mais il faut que tu l’acceptes.

Comme si elle venait de recevoir une dose d’adrénaline, Tsunata recouvra ses forces et se débattit violemment, prenant au dépourvu les deux soignants qui l’auraient probablement lâchée si Rangiku n’avait pas été là pour les aider.

– Je refuse de le laisser partir ! Tu m’entends, espèce d’idiot ? Réveille-toi, Shûhei ! Réveille-toi maintenant !

Isane débrancha ensuite le respirateur qui alimentait les poumons de Shûhei, accentuant davantage la crise de larmes de sa coéquipière.

– Tsunata, c’est fini ! intervint Rangiku. Tu auras beau crier tant que tu le souhaites, il ne reviendra pas ! Shûhei est mort !

– Non !

– Si, et tu le sais ! Alors calme-toi ! Tu crois vraiment qu’il aurait aimé te voir dans un tel état ?

Les sanglots de Tsunata déchiraient le cœur de Rangiku, mais elle savait que si personne ne lui disait crûment les choses, elle continuerait de nier l’évidence.

– Je suis là, ça va aller.

Elle blottit le dos de Tsunata contre sa poitrine et la cajola.

– Tout est ma faute…

– Ne dis pas de bêtises, tu n’y es pour rien.

– Je n’ai pas su le protéger… Il m’a suivi dans le Dangai alors qu’il m’avait demandé de ne pas m’y rendre… Si je l’avais écouté…

Elle s’effondra, comme si le monde venait de lui tomber sur la tête. Rangiku déposa un baiser dans ses cheveux tandis qu’elle sentait s’écraser les larmes brûlantes de son amie sur ses bras.

– Tu ne pouvais pas savoir.

– Shûhei…

C’est alors que Tsunata vit une réelle utilité dans la prise que les trois Shinigami exerçaient sur elle. Ses jambes se dérobèrent, et elle s’abandonna à la tristesse. Kiyone, pour sa part, paraissait partie pour un monde plus supportable ; Isane, elle, lança un dernier regard compatissant à son amie de l’Association des Femmes Shinigami, avant de rassembler son courage et de tirer le drap sur le haut du corps de Shûhei, un geste qui allait certainement finir de la détruire. Elle approcha sa main, puis se ravisa. Peut-être aurait-il mieux valu attendre que les autres la sortent de la pièce ? Elle secoua la tête : voir cela était nécessaire pour que Tsunata prenne pleinement conscience de son décès. Isane se résigna donc et tira le drap qui couvrait déjà la partie inférieure du corps de Shûhei, accompagnée par les soubresauts de sa coéquipière. Lorsqu’elle arriva au menton du jeune homme, une étrange sensation s’empara d’elle. Elle soupira, s’apercevant maintenant qu’elle en avait oublié de respirer, et voulut reprendre son entreprise, mais son corps se paralysa. L’incrédulité se lut sur le visage d’Isane, si bien que Kiyone reprit contenance et se leva pour voir ce qui pétrifiait sa sœur à ce point. Son sang ne fit qu’un tour. Les paupières du Vice-Capitaine vibraient faiblement tandis que son thorax se levait et s’abaissait de manière tout aussi imperceptible. Pas de grand râle, pas de mouvement brusque, juste la douceur d’un souffle. Les deux sœurs échangèrent un même regard.

Il éprouva le plus grand mal à ouvrir les yeux, mais une fois chose faite, il lui fut facile d’identifier formellement chacune des sept personnes présentes dans la pièce. Lorsqu’il vit la jolie blonde effondrée de chagrin, maintenue par Yasochika, Hanatarô et Rangiku, ses muscles se raidirent et il tenta de se redresser dans un bond, vite rappelé à l’ordre par son corps éreinté. Un grognement s’échappa d’entre ses dents. Isane, Kiyone et Harunobu n’arrivèrent pas à sortir le moindre son, rapidement rejoints dans leur incompréhension par les trois autres qui ne desserraient pas leur prise sur Tsunata.

Celle-ci redressa mécaniquement son visage ravagé de larmes lorsque le râle arriva jusqu’à elle. Au moment où ses yeux rencontrèrent ceux argentés du lieutenant de la Neuvième Division, le monde s’arrêta autour d’elle. Elle était abasourdie, incapable de seulement cligner des yeux ou de mouvoir ses lèvres, comme si quelqu’un venait de lui mettre un coup brutal derrière la tête. Le jeune homme n’avait rien à envier à l’état dans lequel il avait plongé sa coéquipière, mais il fut néanmoins le premier à pouvoir souffler un mot.

– Tsunata…

– Shûhei…

Cette fois, les autres ne purent rien faire pour la retenir, sûrement parce qu’ils ne savaient pas s’ils devaient faire confiance à ce qu’ils voyaient, mais le regain de Tsunata n’y était pas totalement étranger non plus. Dans un élan qui lui vint des cieux, elle s’élança vers lui et se jeta à son cou. Il l’enlaça à son tour, sans perdre pour autant son expression de profonde incrédulité. Il sentit contre lui son corps tremblant de fièvre et les sanglots qui l’étranglaient. Croyant rêver, il ferma les yeux et s’imprégna de la fragrance dont il pensait ne plus jamais pouvoir se délecter. Tsunata renforça son étreinte pour mieux entendre les battements du cœur de Shûhei et nicha son visage dans le creux de son cou.

– Comment est-ce possible ? souffla Isane.

– Le Vice-Capitaine Hisagi était pourtant… ajouta sa cadette.

Rangiku, en voyant ses amis réunis, se cacha dans ses mains et laissa ses nerfs relâcher la pression.

– C’est un miracle, susurra-t-elle.

Tsunata se releva et saisit la tête de Shûhei. Elle écarta ses mèches ébène de son front et vint y poser le sien brûlant.

– Je t’avais dit de ne plus jamais me faire une peur pareille, espèce d’idiot.

Il fit glisser sa main droite sur sa joue humide et plongea son regard dans ses yeux embués, puis dit d’un ton incroyablement stupéfait :

– Comment peux-tu être en vie ?

La jeune femme, les sourcils froncés, recula et le considéra gravement.

– Tu viens de mourir dans mes bras, poursuivit-il. En plus de t’avoir vue partir, je l’ai aussi ressenti. Ton cœur, ton reiatsu… comment peux-tu être ici ?

Puis son regard ahuri fit le tour de la pièce.

– Et qu’est-ce que je fais ici ? J’étais au Hueco Mundo il n’y a pas cinq minutes. Je suis en train de rêver, c’est ça ?

– Au… Au Hueco Mundo ?

– De quoi tu parles, Shûhei ? demanda Rangiku en s’approchant.

– Tu ne pouvais pas être au Hueco Mundo, expliqua Isane. Tu n'es pas sorti du coma depuis que l’équipe de secours vous a trouvés dans le Dangai, le soir dernier, après l’attaque des Kurotama.

Ses yeux s’écarquillèrent.

– Quoi ? Non, vous devez vous tromper ! Kira, Rangiku, Sotaro et moi sommes partis à la recherche de Tsunata, avec Kurosaki et Inoue, dans le Hueco Mundo après que les Kurotama l’aient enlevée ! Dis-leur, Rangiku !

– Shûhei, Tsunata n’a pas été enlevée, et nous ne sommes allés nulle part.

– Tu as été empoisonné par le kurojû qui t’a blessé hier, et tu es… tu es mort, Shûhei, pendant trois minutes.

A ces mots, les larmes submergèrent de nouveau Tsunata devant un Shûhei Hisagi complètement perdu. Il prit ses poignets et la rapprocha de lui.

– Tu étais devenue une Kurotama et tu m’avais oublié.

– J’ai essayé de te soigner pendant vingt-quatre heures alors que tu continuais de t’enfoncer. Enfin, tu entends ce que tu dis, Shûhei ? Ça n’a aucun sens.

Voyant qu’il restait dubitatif, Isane prit la parole.

– D’après le Capitaine Kurotsuchi, la lame qui t’a blessé était imprégnée d’une drogue puissante qui te plongeait dans un coma toujours plus profond. Il n’est pas improbable que tu aies rêvé cette histoire, et que ce soit ce qui t’a maintenu dans cet état durant tout ce temps.

– Cependant, fit Kiyone, comment a-t-il pu revenir aussi soudainement à la vie ?

Tout le monde se tourna vers elle.

– Ne vous méprenez pas, je suis soulagée de ce dénouement, mais la résurrection du Vice-Capitaine Hisagi est tout simplement… impossible !

Shûhei réfléchit sérieusement. Puis il regarda sa coéquipière droit dans les yeux et déclara :

– C’est ta voix. Je l’ai entendue, c’est elle qui m’a ramené.

Tsunata sourit, deux grosses larmes se libérant sur ses joues, et dit :

– Je n’ai pas cessé de t’appeler. Tu croyais vraiment que j’allais te laisser partir comme ça, imbécile ?

Elle l’enlaça de nouveau, au comble du bonheur. Les membres de la Quatrième Division sourirent devant ce tableau qu’ils n’espéraient plus depuis le calme plat qu’avait observé le cœur du blessé. Hanatarô et Yasochika se tapèrent dans la main, tandis que Rangiku se jeta sur ses amis et les agrippa avec sa célèbre poigne. Après qu’Isane ait relevé les constantes de Shûhei, l’assemblée décida de laisser les deux coéquipiers se remettre de leurs émotions en tête-à-tête. Rangiku se rua vers la chambre d’Izuru et de Sotaro pour leur faire part de la bonne nouvelle, se doutant qu’eux aussi avaient dû se pétrifier en entendant les cris déchirants de leur Capitaine. Elle ressentit un profond soulagement l’envahir en réalisant que tous les quatre étaient ressortis vivants du guet-apen organisé par l’Armée Noire.

Tsunata, à la suite de milliers d’excuses qui firent sourire Shûhei plus qu’elle ne l’aurait voulu, s’allongea à côté de lui pour lui raconter plus en détails les événements ayant suivi leur cuisante défaite dans l’entre-deux-mondes. L’équipe de secours avait fait fuir leurs agresseurs et les avait conduits tous les quatre en urgence dans les infirmeries du Seireitei pour y subir un véritable panel de soins. Izuru avait été le premier à se réveiller, suivi de près par Sotaro. Tsunata, elle, avait été victime d’un puissant somnifère, et n’avait repris connaissance qu’au beau milieu de la nuit ; c’est alors qu’on avait eu la dure tâche de lui apprendre que le destin de son coéquipier était plus qu’incertain. Elle ne s’était pas fait prier pour essayer de le guérir de ses blessures par ses propres moyens, mais seule la plaie béante qui scindait son dos en deux s’était résorbée. En-dehors de cette prouesse, ni elle ni l’équipe de la Quatrième Division n’étaient parvenus à atténuer les effets du poison qui se répandait dans son organisme. La jeune femme lui énuméra dans une douleur palpable les trois minutes durant lesquelles son cœur avait cessé de battre, et Shûhei la consola en lui assurant que tout était maintenant terminé. La jolie blonde finit par tomber de fatigue. Il s’assura de l’installer le plus confortablement possible à côté de lui, puis s’allongea entièrement à son tour. Il se dit que la prendre dans ses bras dans de telles circonstances n’éveillerait aucun soupçon, et quand bien même, cela lui était parfaitement égal. Il l’attira donc contre son torse et s’endormit, le menton enfoui dans ses cheveux dorés, en l’enlaçant suffisamment fort pour s’assurer que personne ne viendrait la lui arracher pendant la nuit.

Shûhei rêva de ce qu’il avait cru être la réalité après l’attaque du Dangai, et de toutes les sensations qu’il avait alors ressenties. A présent, il réalisait qu’un certain nombre d’incohérences aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, mais même s’il les avait relevées, les événements s’étaient trop rapidement enchaînés pour qu’il ait eu le temps de se poser des questions. Immergé dans ses réflexions intérieures, il pouvait maintenant prendre le recul nécessaire pour analyser dans son ensemble son cauchemar dans le Hueco Mundo, et remarquer que des questions restaient encore sans réponse. Pourquoi avait-il imaginé tout cela ? Et avec quels moyens avait-il pu rêver d’autant de détails concernant l’organisation des Kurotama ? Pourquoi le nom du Maître était-il revenu tant de fois ?

Aux alentours de quatre heures du matin, son sommeil agité prit fin. Shûhei s’en extirpa difficilement, avec néanmoins une agréable sensation de chaleur. Il se souvint alors de la position dans laquelle il s’était endormi, et lorsqu’il ouvrit les yeux, il vit les cheveux blonds de Tsunata narguer le bout de son nez. Elle était en vie. Son souffle chaud caressait sa peau à chacune de ses expirations. Son cœur battait paisiblement, son reiatsu était stable, et l’une de ses mains cramponnait fermement le kimono blanc de Shûhei. Le Hueco Mundo, les Kurotama, le taudis enseveli, l’amnésie collective… tout ceci n’avait été qu’un cauchemar. Un cauchemar des plus terribles, certes, mais un cauchemar quand même. Il serra davantage la jeune femme contre lui et prit une bouffée de son parfum en démêlant ses cheveux des doigts. Tsunata était en vie, et rien n’aurait su le rendre plus heureux – bien qu’avoir la tête des Kurotama et du Maître entre les mains ne lui aurait pas déplu non plus. Il réfléchit. Le fait d’être mort plusieurs minutes et d’être revenu à lui simplement en entendant la voix de Tsunata lui paraissait étrange. Avait-elle un si grand pouvoir sur lui ? Quel était véritablement le but des Kurotama avec cet empoisonnement ? Car Shûhei n’était pas crédule : si les âmes noires avaient réellement décidé de se débarrasser de lui, elles n’auraient pris aucun risque et auraient opté pour une drogue létale. Donc, l’Ordre n’avait pas voulu sa mort, du moins ce n’était pas leur première motivation. Mais alors quoi ? Voulaient-ils simplement affaiblir Tsunata ? Dans ce cas, la mort de Shûhei aurait fait d’une pierre deux coups. Non, ce devait être encore autre chose.

Tout en caressant les cheveux de sa coéquipière, le Vice-Capitaine se remémora l’attaque dans le Dangai, et fut pris d’une curiosité soudaine. Il repoussa doucement Tsunata pour ne pas la réveiller et écarta avec pudeur son kimono. Cet accoutrement sur la jeune femme l’avait surpris, mais elle lui avait expliqué qu’elle était partie au quart de tour lorsqu’Isane et les autres l'avaient informée de l’état dans lequel il se trouvait, et n’avait donc pas pris le temps de se changer. Cela ne l’étonnait pas vraiment, en y repensant. Cependant, en faisant glisser le vêtement sur l’épaule de Tsunata, Shûhei fut saisi d’incompréhension. Sous la lueur discrète du clair de lune, il vit apparaître les vestiges de sa blessure à moitié cicatrisée. La jeune femme jouissait pourtant d’une capacité de régénération qui dépassait le domaine de la raison, au point d'être en mesure de s’infliger les blessures des autres pour pouvoir en guérir à leur place. Pourquoi la sienne n’était-elle que partiellement soignée ? Un autre détail le frappa de plein fouet : au moment où l’objet en forme de dard avait traversé sa clavicule de part et d’autre, Tsunata avait été prise d’une soudaine somnolence. Elle lui avait dit qu’un puissant somnifère enduisait l’arme et l’avait plongée dans un lourd sommeil dont elle n’avait émergé que plusieurs heures après les faits. Encore une fois, il semblait évident que les Kurotama n’avaient pas voulu mettre un terme à sa vie. Si ni elle ni les autres n’étaient les cibles mortelles de leurs assaillants, alors…

Cette affluence de « pourquoi ? » le laissa perplexe. Leur mission dans le monde réel, dans la ville où Tsunata était passée d’humaine à Shinigami remplaçante, avait été commanditée par Shunsui Kyôraku, qui rejoignait l’inquiétude de Kisuke Urahara en ce qui concernait les intentions de l’Armée Noire à l’égard de la jeune femme. Maintenant, Shûhei était convaincu que les Kurotama la voulaient vive, mais dans quel but ? Ses yeux s’écarquillèrent à leur paroxysme. Il se sépara à contre-cœur de sa coéquipière et sortit des draps avec précaution. Il chancela un peu, mais trouva rapidement son équilibre, puis il fit glisser la couverture jusqu’aux épaules de Tsunata, replaça derrière son oreille la mèche blonde qui lui barrait la joue, et l’embrassa. Dans l’embrasure de la porte, Shûhei se tourna une dernière fois pour observer le dos de sa coéquipière endormie et disparut sans un bruit.




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