Lizbeth ou Lizanna ?

Chapitre 1 : Liz ou Liz

Chapitre final

6855 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/10/2021 22:42

Alors que les cours avaient commencés depuis déjà quelques minutes, une fille d'une douzaine d'années rentre dans la classe. Elle passe une courte mèche blonde derrière son oreille et soupire. Contrairement à ce qu’elle pense, son professeur de mathématiques ne lui crie pas dessus et ne lui donne pas de punition. Au contraire il lui demande avec calme de s'assoir à sa place. A peine a elle sorti son livre et son cahier que Mr. Clark commence à parler :

— Aujourd'hui, nous allons accueillir un nouvel élève dans notre classe. J'aimerais que vous soyez gentils avec lui.

Ledit nouvel élève rentre alors dans la classe, accompagné par le proviseur. Il est de taille moyenne et il n'a rien d’exceptionnel à part ses courts cheveux roux flamboyant et ses taches de rousseur sur le nez. Il se présente avec un sourire à l'attention de la classe :

— Bonjour, je m'appelle Matt Evans.

Le proviseur ne se démonte pas face au peu d'enthousiasme des élève de la classe du garçon.

— J'espère que vous serez tous gentils et accueillants avec lui.

Il part ensuite surement dans son bureau. Le professeur de mathématique demande à l'élève :

— Monsieur Evans, pouvez vous aller vous assoir à coté de mademoiselle Byrne, au fond de la salle.

— Bien sur, répond l'élève.

Il se dirige donc vers le fond de la salle, et s'assoit à coté de la fille blonde désignée comme étant mademoiselle Byrne.

— Salut, moi c'est Liz, mais c'est un surnom, se présente celle-ci.

— Moi, c'est Matt mais tu le sais déjà.

A la grande surprise de Matt, la jeune fille à coté de lui n'écoute pas le cours, préférant regarder dehors. Pourtant, quand il jette un œil sur son cahier, il se rend compte que tous les exercices sont justes.

— Tu es forte en maths, non ?

— Plutôt, oui.

— J'ai un peu de mal moi, tu veux bien m'aider ?

Liz se penche sur le cahier de son camarade. Il y a quelques erreurs mais il s'en sort plutôt bien.

— En fait tu es pas nul tu ne fais juste pas assez attention.

La matinée passe lentement pour Liz et vite pour Matt. Quand l'heure du déjeuner arrive et Matt se retrouve seul dans le réfectoire, Liz lui propose de s'assoir à coté d'elle.

— Tu as des frères et sœurs ?

— Oui, j'ai un grand frère et une petite sœur. Et toi ?

— J'ai ni l'un ni l'autre mais je suis proche de ma cousine. On a le même surnom. Ils s’appellent comment tes frères et sœurs ?

— Samantha et Mason.

Les deux compères passent l'après midi à discuter pendant leur cours. Quand viens l'heure de rentrer chez eux, Matt propose :

— Si tu veux, tu peux venir chez moi on pourra continuer à discuter.

— Ok, je veux bien.

Quand ils arrivent devant la maison, une femme brune sort et crie :

— Samantha, tu reviens à l’intérieur ! Oh bonjour Matt, qui est-ce ? demande la femme en souriant.

— Bonjour, je m'appelle Liz Byrne, vous êtes ?

— Oh, je suis la mère de Matt, tu peux m'appeler Tracy.

A cet instant, un fillette rousse d'une dizaine d'années arrive de derrière la maison. Quand elle voit Matt, elle se jette sur lui en criant :

— Grand frère ! Tu es enfin de retour !

— Samy, ça va ?

— Oui ! C'est qui ?

— C'est mon amie, elle s'appelle Liz.

En entendant le nom, la petite se raidit un instant avant de retrouver son sourire. La mère fait rentrer tout ce petit monde et appelle :

— Mason ! Descends, on a une invitée.

— J'arrive !

Quand l'ainé de la famille descend, Liz se demande un instant si il est le frère de Matt et Samantha : il est grand, brun et ses yeux sont vert alors que ses cadets en ont des bleus.

— Bonjour, fait-il poliment, tu es la fille Byrne, non ?

— Oui, c'est ça. Toi, tu es le grand frère de Matt, je crois.

— Hum... Oui, évidemment.

Il semble plutôt hésitant, comme si il mentait. Tracy lui lance un regard accusateur. Il lance un sourire gêné à sa mère en réponse. Liz rentre chez elle après une bonne heure. Quand elle rentre dans la maison elle hurle :

— P'pa m'man, je suis là !

A peine ces mots sont ils prononcés qu'un homme bedonnant avec une chemise ouverte sur le torse, un pantalon de costume et une bouteille à la main descend en titubant les escaliers. Les premiers mots qu'il prononce sont :

— Ta mère est plus là, Lizbeth, tu le sais.

— Oui mais je veux pas faire comme si elle n'avait jamais existé !

— Monte faire tes devoirs, je préparerai à manger.

— Non, tu peux pas, je m'en occupe quand j'ai fini.

Liz monte les escalier, contourne son père et rentre dans sa chambre. Elle aime beaucoup celui-ci même si il se laisse aller depuis le décès de sa femme. Lizbeth est douée dans toutes les matières, ce qui fais que ses devoirs sont terminé en une heure. Ce qui est surprenant au vu de tout le travail qu'elle devait effectuer. Elle descend jusque dans la cuisine à 19h. Elle a le temps de voir son père affalé sur le canapé avant de rentrer dans la pièce. Elle se dépêche de préparer des pâtes à la sauce tomate. Quand elle a fini, elle appelle son père qui ne bouge pas. C'est assez courant. Il lui arrive de ne pas entendre ou de s'endormir. Elle va le voir et pose avec douceur sa main sur son bras pour le secouer. Il grogne avant de se lever avec difficulté. Une fois debout, il titube un instant avant de faire quelques pas en direction de la table. Alors qu'il est à moins de quelques centimètres, il tombe et essaye de se rattraper mais calcule mal son coup et glisse. Seulement en essayant de se relever, il pousse un cri de douleur quand son bras touche le sol. Il retombe et appelle sa fille, qui le regarde horrifiée.

— Lizbeth, appelle les secours s'il te plait, je crois que je me suis fais un truc au bras.

Sauf que celle ci a tellement peur qu'elle est tétanisée. Elle le regarde, immobile comme une statue. Les souvenirs sont trop forts. Elle ne peut rien faire. Elle revoit sa mère, brisée, tombée dans les escaliers, au même endroit que son père. Les larmes se mettent alors à couler à flots. Elle ne peut toujours pas bouger. Elle pleure, le choc est trop fort et ces souvenirs, bien trop récent. Elle se balance d'avant en arrière. Elle ne s’essuie même pas les yeux. Elle pleure. Elle crie, une seule fois. Un long hurlement plaintif, comme un animal blessé. Elle tombe ensuite à genoux. Quelques minutes plus tard, une personne frappe à la porte. Comme la porte est ouverte, celle-ci rentre. Il s'agit du frère d'Alexander, Jayden. Quand l'homme voit l'état de sa nièce et de son frère, il appelle les secours. Après examen, il s'avère que le père souffre d'une fracture au bras gauche et que la fille est juste sous le choc. Ils passent tout les deux la nuit à l’hôpital. Liz rentre chez elle le lendemain et son père la journée suivante. Comme l'incident c'est passé un jeudi, la fille peut retourner à l'école le lundi. Quand elle arrive en cours d'histoire, Matt lui fait signe de s'assoir à coté de lui. Il lui demande discrètement :

— Pourquoi t’étais pas là vendredi ?

— Oh, euh je t'en parle à la récré.

— Ok.

Deux heures plus tard, Matt attrape son amie par le bras pour l'emmener dans un coin tranquille de la cour.

— Alors, tu m'expliques ce qui s'est passé ?

— Mon père s'est fait une fracture.

— Désolé pour toi. Sinon je peux te dire un truc ?

— Oui, vas-y.

— Tu sais j'avais hâte d'aller dans ce collège juste parce-que tu y étais, Lizanna.

— Oh ah mais je ne...

— Quoi ?

— Rien, oublie. Je pensais pas que j'avais autant de réputation.

Il sourit et part en lui faisant un mouvement de la main. Lizanna n'est pas le nom de Liz. Elle s'appelle Lizbeth. Lizanna est le nom de sa cousine. Elles ont le même surnom, se ressemblent beaucoup et elles ont le même nom de famille. Ce qui fait que ce n'est pas la première fois qu'on la confond avec elle. Seulement, Lizbeth aime bien Matt. Et elle sais que si elle lui dit que ce n'est pas elle, il va arrêter de lui parler pour aller vers sa cousine bien plus populaire. Se faire passer pour elle n'est pas compliqué.

Une semaine passe. Liz retourne une fois chez Matt. Elle n'ose pas l'inviter de peur qu'il se rende compte qu'elle n'est pas celle qu'il croit. Elle qui pensait que se faire passer pour Lizanna serais facile. Matt aime bien la questionner sur sa famille et sur ce qu'elle aime. Liz ment souvent bien qu'elle dise quelques fois la vérité. La plus grande peur de l’adolescente reste qu'il se rende compte qu'elle n'est pas Lizanna. Les jours passent, devenant vite semaines ; Matt semble stressé des qu'elle le voit. Il pose de plus en plus de questions sur elle. Un jour, après les cours, elle le coince avant qu'il ne rentre chez lui : cela fait plusieurs jours qu'il l'évite. Et dès qu'il la voit, il la questionne sur ces activités. Elle lui agrippe le bras et l’emmène dans une petite rue juste à coté du collège.

— Sérieusement, Matt à quoi tu joues ?!

— De quoi est ce que tu parles ?

— Arrêtes de faire comme si de rien n'étais, tu m'évites et me poses des questions bizarre sur ce que je fais !

— N’exagère pas Liz

— Pff... J'ai l'impression d'avoir la police avec moi.

— C'est juste que... Rien, c'est rien.

— On est pas censé être amis ?

— On ne deviens pas amis en un mois. On se connais à peine.

— Pas toi, tu poses tellement de questions.

— Je suis désolé si je t'ai blessé. Je ne voulais pas.

— J'ai l'impression que tu cherches quelques chose. Si tu as besoin d'aide fais moi signe.

Liz entame le chemin vers chez elle en soupirant quand Matt l'appelle :

— Attends, oui je cherche une chose mais je n'ai pas le droit d'en parler désolé.

— Tu m'avance bien, crie-elle.

Elle part ensuite en courant. Quand elle arrive devant chez elle, elle entend des bruits de disputes dans la maison de Matt qui est à trois maison de la sienne. Elle se dirige vers celle-ci discrètement. Quand elle arrive devant elle se rend compte que la fenêtre de la cuisine est ouverte. C'est Tracy et Mason qui se crient dessus :

— On ne trouve rien ! Il vaut mieux rentrer. Ils nous recontacterons si on doit revenir.

— Hors de question, c'est trop étrange de ne rien trouver.

— Justement il y a surement rien. Daniel avait dit que les infos étaient vieilles.

— C'est pas une raison.

— On reste encore un mois mais pas plus.

— Sauf si on trouve une piste.

La dispute est finie, alors Liz rentre chez elle. Une fois dans sa chambre, elle s'assoie sur son lit pour réfléchir. La discution qu'elle a entendue est des plus étrange. Elle décide de retourner les espionner. Elle veut en entendre plus sur ce qu'elle a entendu. Et puis peut-être que Tracy ou Mason va en parler à Matt. Elle consulte l'horloge de sa chambre : son père ne va pas rentrer avant une bonne heure et demi. Elle descend et sort par la porte de derrière. Elle ne l'utilise quasiment jamais mais c'est le seul moyen de sortir pour espionner discrètement. Il y a plein de plantes derrière. Elle se fraye un chemin pour arriver jusque derrière chez Matt. Elle n'entend strictement rien. Elle connais les fenêtre de ce quartier, elle peuvent s’ouvrir de l’extérieur par plusieurs manœuvres. Malheureusement ce n'est pas le cas pour celle-ci, ce qui est très étrange car la maison à été construite en même temps par les même gens et de la même manière. Le quartier est de plus assez pauvre et les gens qui y vivent aussi. Donc personne n'a les moyens de changer les fenêtre. Malgré le fait qu'elle soit restée sur sa faim, elle rentre chez elle. Elle passe une soirée normale et s'en réjouit, tourneboulée par les précédents événements. Elle se couche tôt pour être en forme pour le lendemain. Seulement, au milieu de la nuit elle est réveillée en sursaut par un cauchemar. Elle était au collège, dans la cour. Matt avançait vers elle est lui criait :

— Je te faisais confiance, tu n'es qu'une menteuse débile.

— Mais..

— Pas de mais, tu n'es même pas honnête avec tes amis.

— Mais, tu allais me laisser tomber si je t'avais dit qui j’étais.

— Tu as une si mauvaise opinion de moi ? J'aurais jamais du te parler.

Il lui lançait ensuite une claque retentissante. Ce fut au moment ou sa main toucha sa joue qu’elle se réveillât. Secouée par son cauchemar, elle sortit de son lit trempé de sueur. Elle allât ouvrir se fenêtre. Elle crut voir une ombre devant elle mais elle mit ça sur le compte de la fatigue. Une fois rafraichit, elle se recouchât. La journée du lendemain est normale. Matt n’arrive qu'au deuxième cours, il a des cernes effroyables. Malgré leur dispute de la veille, Liz ne peut s’empêcher de lui demander :

— Ça va ? Tu as des cernes pas possible.

— Tu ne m'en veux plus ?

— Disons que je m'inquiète juste un peu. Tu as dormi au moins ?

— Oui, mais j'ai passé une bonne partie de la nuit à penser à ce que tu m'as dit hier. Et je suis vraiment désolé de m’être comporté comme ça.

— J'accepte tes excuses, lui répond Liz avec un sourire.

La journée se passe bien. Celle du lendemain aussi.

Deux jours après la réconciliation des deux amis, quand elle sort des cours, elle reçoit un appel de son oncle.

— Salut Liz, j'ai un problème.

— Quoi, que ce passe-il ?!

— Lizanna a disparu !

— Quoi, non, ce n'est pas possible !

— Si, elle n'est pas rentrée alors qu'elle a fini il y a une heure, elle n'a contacté personne et quand j'ai appelé le collège, ils m'ont dit qu'elle n'était pas venue de la journée.

— Mais pourquoi tu m’appelles ?

— Ma femme m'a appelée il y a cinq minutes, elle a un problème avec la voiture et tu sais qu'elle bosse super loin, je dois aller la chercher, et m'occuper des démarches, tu peux aller à la maison pour voir quand elle rentre.

— Oui, bien sûr.

— Mais ne va pas la chercher, ça ne sert à rien.

— Mais tu ne vas pas appeler la police. Je sais bien que tu ne les aimes pas.

— Si elle n'est pas de retour ce soir, si. Je te le jure.

Jayden raccroche. Liz ne compte pas l'écouter et partir à la recherche de sa presque sœur quand Matt lui demande :

— C'était qui ?

— Mon oncle, ma cousine à disparu, je vais la chercher.

— Il t'a demander de le faire ?

— Non, mais je peux pas rester sans rien faire.

— Alors je viens avec toi, au cas où.

— Pas la peine, je vais juste chercher dans les endroits où elle pourrait être.

— Ok, mais appelle moi si il y a un souci.

— J'ai même pas ton numéro.

— Oups, donne ton portable, je vais l'enregistrer.

Liz part ensuite en direction du collège de sa cousine. Une fois devant, elle se pose une question : où est ce qu'elle serait si elle était Lizanna. Ses pas l’emmènent vers le terrain vague ou se retrouvent les élèves en sortant des cours. Elle n'y trouve rien. Elle continue de marcher dans la ville. Elle ne voit Liz nul part. Alors qu'elle s'apprête à partir, elle décide de retourner au terrain vague. Une fois arrivée, elle ne voit rien. C'est alors qu'elle entend des cris en provenance du bas. Elle descend de la colline où elle se trouve discrètement. Elle voit alors un énorme rassemblement de gens. Ils sont en train de se battre. Il est assez difficile de savoir qui est qui. Liz ne reconnais personne. Soudain, elle voit une fille blonde se faire frapper par un grand gars brun. Ils sont un peu à l'écart des autres. Elle se faufile jusqu'à eux. Une fois derrière l'homme, elle ne sait pas quoi faire. Seulement, l'air surpris de la fille la dévoile. Elle évite tant bien que mal un coup de poing. Soudain elle sent une douleur dans le ventre. L'homme l'a touchée. Elle tombe en essayant tant bien que mal de reprendre sa respiration. Il hurle :

— J'ai trouvée une espionne.

Un grand gars roux d'une vingtaine d'années tourne la tête vers eux. Il hausse les épaules et hurle à son tour :

— On rentre ! Bougez vous !

Le brun récupère le bras de Liz et celui de l'autre fille. On voit une bonne cinquantaine des hommes présents sur le terrain rejoindre le roux. Il ne reste qu'une dizaine de personnes debout du coté des ennemis. Les gars qui ont capturé Liz s'en vont. Celle-ci perd connaissance en plein milieu du trajet. Quand elle revient à elle, elle se trouve dans une pièce presque vide, à l’exception de chaises et d'une table au centre. Elle est attachée à une chaise et un mouchoir l’empêche de parler. La porte se trouve dans son dos. Elle est seule dans la pièce. Après un temps qui lui semble infini, la porte s'ouvre sur un homme. Celui-ci se poste derrière le bureau, en face de Liz. Il s'agit du roux que la fille à vu sur le terrain vague. Maintenant qu'il est plus près, elle se rend compte qu'il a plus de vingt-cinq ans. Une bosse au niveau de son ventre trahit la présence d'une arme à feu. Il parle :

— Tu es la cousine de Lizanna Byrne, n'est-ce pas ?

Liz hoche la tête.

— Tu sais qu'elle faisait parti des gens qui ont été massacrés hier ?

L'air horrifié de la fille doit parler pour elle car l'homme éclate de rire.

— Ne t'inquiète pas, je pense qu'elle devrait vite aller mieux. Elle s'est évanouie juste après avoir pris un coup dans le ventre. Comme toi, marrant, non ? Tu ne sais pas qu'elle est une Weapon ? Elle a été prise en même temps que toi.

Liz répond par la négative avec un mouvement de tête. La fille blonde qu'elle voulait aider c'était donc Lizanna.

— Alors je vais juste te tuer. Je pensait que tu savais des choses.

A ce moment là, Liz tente de hurler mais ne réussi qu'a faire un pitoyable bruit. L'homme sort son pistolet et dit :

— C'est un modèle silencieux. Personne ne saura que j'ai tiré. Et personne ne va t'aider.

Il pointe le pistolet sur la tête de la jeune fille. Celle-ci ce met à pleurer. Un coup de feu retentit, et comme l'homme l'avait dit, on entend presque rien. A part un bruit de vitre sui se casse. Seulement, Liz ne sent aucune douleur. A part au niveau de la joue. Où elle à l'impression qu'un morceau de verre l'a touchée. Elle ouvre les yeux. Devant elle se tient un cadavre. Il a une balle dans la tête. Elle essaye tant bien que mal de hurler mais elle s'étouffe avec son bâillon. Elle sent alors une main lui enlever le mouchoir de la bouche. Elle tousse et respire avec un peu de mal. Elle s’apprête à crier quand elle voit le garçon qui est devant elle. Il s'agit de :

— Matt ! Qu'est ce que tu fous ici ?

— Longue histoire, le bruit de la vitre à du les alerter, il faut qu'on se barre.

Il détache son amie avec une facilitée déconcertante.

— Matt, il faut que je te dise un truc.

— On a pas le temps, tu me diras ça plus tard.

— Non, il faut que je le fasse maintenant, c'est important, vraiment.

— Bon vas-y mais bouge toi, on a pas cent ans devant nous.

— Je... Enfin... Moi... Je suis pas Lizanna, finit par déclarer Liz, je m’appelle Lizbeth et je suis la cousine de Lizanna.

— Quoi ?! Tu te moques de moi ? C'est pas possible !

— Je suis... Je suis désolée.

— Ça change tout, merde, je suis mal barré.

— Quoi...?

— Rien oublie.

— Lizanna, elle est ici, ils l'ont kidnappée

— Quoi ? Je vais m'en occuper, toi, sors.

— Par où ? Je suis pas un papillon, je vole pas, lui rétorque Liz en montrant la fenêtre.

— Ok, tu viens avec moi mais tu fais pas de conneries.

— Mais t'as fait comment pour monter ?

— Escalade.

Ils sortent de la pièce, Liz essaye de ne pas faire de bruit. En observant Matt, elle se rend compte qu'il se déplace vite et sans mouvements superflus, comme un agent secret. Il s’arrête devant une porte et pose son oreille dessus en posant un doigt sur sa bouche à l'intention de Liz. Elle en profite pour détailler l'endroit où ils se trouvent : on dirait un vieil hôtel. Le sol est recouvert d'une moquette rouge poussiéreuse et la peinture des portes est écaillée. Tout est recouvert d'une bonne couche de poussière. Matt enlève son oreille de la porte et fait signe à Liz de le suivre jusqu'à une autre porte. Il pose son oreille dessus. Toque et comme il n'y a pas de réponse, rentre. Accrochée à une chaise, se trouve une fille aux longs cheveux blonds. Quand elle les entend arriver, elle tente de se tourner mais ne réussi qu'à faire pencher la vieille chaise. Matt la détache pendant que Liz lui retire son bâillon. Quand elle est de nouveau libre de ses mouvement, elle demande :

— Lizbeth, tu fous quoi ici ? C'est qui lui ? Un ami ?

— Pas le temps de tout t’expliquer. Et oui, c'est un ami.

Matt se dirige vers la porte, les deux filles sur ses talons. Ils réussissent à passer le couloir sans encombres. Seulement, aucun d'entre eux ne connais le plan de l’hôtel et ils se retrouvent vite perdus dans le labyrinthe de couloirs. A un moment, Lizanna réclame une pause. Ses yeux lourds de fatigue trahissent son état pitoyable. Ils rentrent dans une chambre vide et ferment la porte avec le verrou. Lizanna se couche dans le lit et s'endort quelques minutes plus tard. Assise sur le sol à coté de Matt, Liz est perdue dans ses pensées. Matt se lève et va dans la salle de bain. Elle entend le bruit du robinet. Il doit boire. Ils ont faim. Il revient s’assoir à coté de Lizbeth. Il lui dit :

— Pourquoi ?

— Je pensais que tu ne voudrais plus être mon ami si tu savais que je n'était pas celle que tu voulais.


— Bah bravo la confiance.

— Je suis dé...

— Mais c'est vrai.

— Quoi ?!

— Je ne voulais être qu'avec Lizanna, c'est vrai mais c'est compliqué à expliquer alors je ne vais pas le faire.

— On a du temps, tu peux y aller.

— Je... J'ai pas le droit, désolé.

— Ça fait combien de temps que nous avons disparu ?

— Un peu moins de 24h.

— Ouah, c'est pour ça que je crève de faim.

— Je pense, oui.

— T'as pas un moyen de nous faire sortir d'ici ?

— Si... Enfin j'ai pas le droit non plus, c'est lié.

— Fais-le s'il te plait. Je te promet que je ne vais en parler à personne.

— Je peux pas, mais je te promet qu'on va sortir de là.

Après une heure de calme, ils entendent des voix derrière la porte, elles leur parlent :

— Vous sortez sans faire d'histoire ou on tire, on sait que vous êtes là !

— Merde, on est mal barrés. Ils savent qu'on est là ! Va réveiller Lizanna, s'exclame Matt

Liz se précipite sur sa cousine et lui secoue énergiquement le bras. Celle-ci grogne et se lève. Matt, en se servant de la table de chevet, monte sur l'armoire. Pendant ce temps-là, les gens frappent toujours à la porte. Le roux aide les deux filles à monter sur l'armoire avec lui. C'est assez dur et Lisbeth se demande comment il a réussi tout seul car il faut faire preuve d'une agilité hors du commun. Il jeté sur eux un plaid qu'il a trouvé là. Pile a ce moment, les gens rentrent. Un brun balafré au sourcil droit prend la parole :

— Il y a des caméras dans les escaliers, on vous a vu les prendre, et toutes les portes de l'étage sont habituellement ouvertes. Vous pouvez pas vous cacher.

Il cherche de partout, ne pensant pas à regarder en haut de l'armoire. Il repart ensuite dépité vers ses complices. Quand ils ont de nouveau verrouillé la porte, en vérifiant tout de même avant de partir véritablement. 

Matt descend habilement du meuble et aide Lizanna a descendre. Un fois que c'est au tour de sa cousine, il remarque qu'elle est au plus loin du bord et recroquevillé sur elle même. Matt lui demande :

— Pourquoi est ce tu veux pas descendre ?

— J'ai... J'ai le vertige...

— Rapproche toi tout doucement. Une fois que tu es près du bord, tu fermes les yeux.

— Je peux pas, j'ai peur...

— Écoute moi, c'est important.

Elle décide finalement de lui obéir, et une fois qu'elle est sur le bord, elle ferme les yeux en tremblant de tout ses membres. Il monte sur la table de nuit et la prend dans ses bras. Elle ne bouge pas jusqu'à ce qu'il la pose sur le lit. Et elle ne se lève que quelques secondes après. Une fois assise, elle pose son menton sur ses genoux qu'elle a ramené contre sa poitrine.

— Je suis désolée, je suis qu'une trouillarde.

— Mais non, moi aussi, avant j'avais le vertige 

— Mais plus maintenant ? Comment est ce que tu fais ?

— Je ne pense a rien quand je suis dans le vide, et je me concentre sur ce que je fais.

— J'essayerais la prochaine fois. 

Lizanna, qui les regarde depuis qu'elle est descendue de l'armoire demande :

— On fait quoi maintenant ?

— Je vais faire quelque chose, mais vous devez me promettre de n'en parler à personne.

— Bien sûr ! s'exclament les filles en chœur.

Il sort alors un portable de la poche de son jean. Il appelle ensuite. Et elles ne peuvent entendre que ce que Matt dit.

— Je me suis fait prendre avec Lisbeth et Lizanna.

— ...

— Les deux oui. Mais c'est assez long a expliquer. Tu peux venir ? On est au troisième étage, la chambre la plus loin des escaliers.

— ...

— Samy, bouge toi, et fais attention, on t'attend.

En entendant le nom de la petite sœur de son ami qui ne doit pas avoir plus de onze ans, elle s'exclame :

— Tu demandes à ta petite sœur de dix ans de venir nous sauver ! Tu va pas bien !

— Elle est parfaitement qualifiée pour cette mission.

— C'est qu'une gamine !

— Je peux pas tout t'expliquer tout de suite, mais après, je te dirais toute la vérité !

— Toute la vérité ?

— Oui, je te le promet, soupire le garçon.

— Vous êtes mignons , les amoureux !

— Quoi mais non, mais on sort pas ensemble, rougit Matt.

— Ouais, on est juste des amis, affirme Liz, les joues cramoisies. 


Une demi-heure plus tard, ils entendent des bruits de lutte a l'extérieur du bâtiment. Ils peuvent voir Samantha se battre habilement contre des colosses qui font deux fois sa taille. Quand il ne reste plus personne en bas, elle lève les yeux vers la façade. Matt ouvre alors la fenêtre. Quand elle les voit, elle se met à escalader la façade. Une fois arrivée à l'intérieur, elle les salut tous d'un mouvement de menton. Elle attache ensuite une corde à la fenêtre, toujours sans rien dire. Une fois la solidité de la corde vérifiée, elle parle enfin :

— On va descendre. Je sais que c'est difficile et dangereux mais on a pas le choix.

— Samy, Liz a le vertige.

— C'est laquelle Liz ? demande la fille.

— C'est moi, lui répond Lizbeth. 

— Ouais bah t'as pas le choix.

— Ok.

Elle ajoute ensuite en pointant Lizanna du doigt :

— Toi tu viens avec moi. Quand je suis descendu sur un mètre, tu descends. Vous, ajoute elle pour son frère et Liz, vous commencez que quand on a toutes les deux finit.

Elle prend la corde, l'enroule autre de sa taille en faisant un nœud et commence à descendre en prenant appui sur les nombreuses pierres qui dépassent du mur. Quand c'est au tour de Lizanna de descendre, Matt fait le nœud et elle suit Samantha. Une fois qu'elles sont toutes les deux en bas, Matt fait son nœud en montrant a Liz comment faire. Avant de sauter par la fenêtre, il se rapproche de Liz et la serre dans ses bras. En lui chuchotant doucement à l'oreille :

— Concentre toi sur tes mouvements et ne regarde pas en bas.

Incapable de prononcer une parole, elle se contente de hocher la tête. Environ trois minutes plus tard, elle regarde où il en est. Il est à bien plus d'un mètre conseillé par sa sœur. Liz noue sa corde et commence à descendre. Ses mouvements sont extrêmement lents mais elle progresse quand même alors qui ne lui reste que trois mètres à parcourir avant de toucher le sol, elle entend Samantha hurler :

— Putain, on a été repéré ! Lizbeth bouge toi, ils sont armés !

Celle-ci tente tant bien que mal de se dépêcher mais elle ne réussi qu'à paniquer un peu plus et décide finalement de continuer à son rythme malgré le fait qu'elle entend des coup de feu. Alors qui ne lui reste qu'un mètre cinquante a parcourir, elle sent une douleur insoutenable dans son bras droit. Elle vient de se prendre une balle ! Elle hurle et manque de lâcher la corde. Elle tente tout de même de continuer à descendre mais une seconde balle l'atteint dans la cuisse gauche. Elle sent alors son corps devenir lourd et elle tombe. Elle a l'impression que la chute dure très longtemps et très vite à la fois. Elle perd connaissance quand sa tête touche le sol. 


Il y a des voix. Elle en connait certaines mais elle ne sait pas qui c'est. elle ne comprend pas ce qu'ils disent mais ça ressemble à des supplications. Il lui faut un effort qui lui semble surhumain pour comprendre :

— Restes avec nous ! lance une voix de fille

— Ne meure pas ! ajoute avec encore plus d'émotion un garçon, dont la voix semble plus proche, comme si son visage était plus près que celui de la fille. Elle sent que son corps est soulevé, puis des ballotements. Après c'est le trou noir.


Elle ouvre les yeux. Tout est trop aveuglant alors elle les referme avant même de pouvoir distinguer quoi que ce soit. Toujours les yeux fermés, elle se redresse un peu. Une main se pose alors sur la sienne pendant que son propriétaire lui dit :

— Ne bouge pas, tu va te faire mal.

La fille décide alors d'ouvrir les yeux pour savoir qui est son interlocuteur. Elle soulève alors ses paupières à un vitesse qui n'aurait rien à envier à un escargot. Le garçon lui dit vaguement quelque chose, comme si elle l’avait déjà vu.

— Liz, ça va ?

Liz... C'est donc ça son nom et lui c'est...

— Matt !

Les souvenirs reviennent alors. Le kidnapping, lui qui la sauve, Lizanna, Samantha, les balles et sa chute.

— Ça va ? répète alors Matt.

— Oui, je viens de me souvenir de tout ce qui s'est passé. Mais comment et on est où ?

— J'ai utilisé mon pistolet et ici, on est... à...

— On est où ?

— Ça fait parti de ce que je t'ai promis d'expliquer.

— Mais comment ça se fait que je soit encore en vie, j'ai quand même pris deux balle et je suis tombée sur bien deux mètres.

— Les balles n'ont pas touché des points vitaux et tu es tombé sur un mètre et on a presque réussi à te rattraper.

— Ok. Bon, combien de temps je suis resté endormie et qu'est ce que j'ai exactement ?

— Ça fait six jours...

— Quoi ?! Mais pourquoi ?

— Je vais d'abord répondre à ta deuxième question, si tu veux bien. Tu as une fracture à la jambe gauche et à ton bras droit. Et tu ne t'es pas réveillée avant car tu étais sous sédatifs. Je suis resté tout le temps avec toi, je sais que les médecins ont réussi à sauver bien pire que toi mais j'ai eu peur.

— Tu étais inquiet ?

— Bah oui, on est amis, c'est normal.

— Oui... Alors tu m'expliques tout ? réclame Liz

— Je dois d'abord te dire deux ou trois trucs, dit Matt en se mordant la lèvre inférieure.

— Ok, vas-y.

— Lizanna est repartie et a jurée de ne parler de cet incident à personne. Et,... Je peux pas, s'exclame Matt, la tête entre les mains.

Lizbeth pose sa main sur celle de son ami et lui dit :

— Même si c'est un truc horrible, je préfère cent fois que ce soit toi qui me le dise qu'une autre personne.

— Mais je peux pas !

— Vas-y tu est tellement plus courageux que moi, alors tu peux bien me le dire.

— Tu as disparu il y a une semaine et la police à appris par une femme qui t'a vu te faire transporter jusqu'à leur planque que tu étais assurément morte. La police à averti tes proches et... Ton père, il a... Il... Il s'est suicidé.

Quand Matt prononce ces mots, elle reste bouche-bée. Quelques secondes plus-tard les larmes coulent à flot. Elle pleure et ramène ses genoux contre elle et pose son menton dessus, elle pleure sans s’arrêter. Elle sent la main de Matt caresser ses cheveux mais ça ne fait rien, elle est comme hermétique au reste du monde. Il continue pendant encore une demi-heure. Ensuite, il la pousse un peu vers le bord gauche du lit et s'assoit à coté d'elle en l'entourant de ses bras. Ravie de ce geste, elle enfouit son visage contre le torse du jeune homme. Ils restent comme ça encore une demi-heure, quand Matt se rend compte que Liz s'est endormie, il tente de se dégager mais elle le retient avec une telle fermeté qu'il n'ose pas la réveiller, alors il reste avec elle et fini par s'endormir. Ils sont réveillés quatre heures plus tard par l'arrivée de Samantha et Mason. En voyant son frère et Liz enlacé, Samantha ne peut s’empêcher de lâcher un gloussement, ce qui réveille les deux adolescents. Matt est le premier à se rendre compte qu'ils ne sont plus seuls et dit :

— Salut.

— Salut... Les amoureux.

— Y'a rien entre nous Samy.

— C'est ça... sourit la fille. Au fait, tu lui as dit quoi ?

— Pas pour ici mais sinon tout.

— Pourquoi ? On est pas dans un hôpital ?

— Dans l'absolu si, lui répond gentiment Mason, seulement, cet hôpital est situé dans un endroit assez spécial.

— Alors on est où ? demande Liz en tournant la tête vers Matt.

— Ici, on est dans un campus, c'est le campus de CHERUB.

— Et c'est quoi CHERUB ?

— Un organisation qui emploie des enfant pour des mission qui ne peuvent pas être exécuté par des membres du MI5, lui explique Matt

— Comme des agents secret ? tente Lizbeth, mais c'est totalement impossible, vous êtes fous ! ajoute elle.

— On ne te ment pas, c'est la stricte vérité.

— Et tout les gens qui vivent ici sont des orphelins, lui révèle Samantha

— Mais et Tracy ?

— C'était pour la mission, de plus, je ne suis pas la sœur de Mason mais bien celle de Matt. Mais pourquoi vous et pas d'autres ?

— On est sélectionnés pour notre intelligence, notre force physique et le fait qu'on est orphelins.

A ce moment, une femme forte à la peau brune rentre dans la pièce. Elle est un peu imposante mais mince, elle est très musclée. Lizbeth semble l'avoir déjà vu quelques part.

— Bonjour, lui dit poliment Liz.

— Enchanté de te rencontrer, Lizbeth Byrne, mon nom est Meryl Spencer. J'aimerai que tu enfiles se t-shirt orange avec ce pantalon et ces rangers. Je vais t'aider à les mettre.

— D'accord.

— Matt, Samantha et Mason, vous sortez de la pièce.

Matt descend donc du lit et adresse un petit signe de main à Liz avant de franchir la porte. Mason ferme la porte une fois qu'il est sortit. Meryl enlève la chemise d’hôpital de la fille et lui enfile le t-shirt. elle l'aide ensuite à enlever le pantalon d’hôpital et à mettre le pantalon treillis et les rangers. Une fois Liz prête, Meryl, va récupérer le fauteuil roulant au fond de la pièce et soulève Liz pour la poser dessus. Elle l’emmène ensuite dans des couloirs où il y a quelques personnes qui trainent, elle portent toutes des t-shirt de différentes couleurs. Elle peux en voir des gris, des bleu et des noirs. Quand les gens voient son t-shirt orange, ils détournent le regard. Elles arrivent assez vite devant une porte avec marqué dessus : Dr Terence McAfferty. Directeur de CHERUB. Meryl frappe avant de rentrer. Il y a dans la pièce un homme d'une soixantaine d'années. Il est assis à un bureau joliment ouvragé, il y a derrière lui des baies vitrées et des livre sur les murs de droite et de gauche. quand il voit les deux femme entrer, il sourit poliment :

— Bonjour Meryl, bonjour mademoiselle Byrne.

— Bonjour monsieur, lui répond Liz en baissant la tête.

— J'imagine que monsieur Lopez vous a expliquer où vous vous trouvez.

— Qui ? demande Liz avec étonnement.

— Ah oui, il ne t'a pas dit que son nom ici est Matt Lopez.

— D'accord, oui, il m'a dit où je suis, ajoute Lizbeth.

— Et nous voudrions savoir si vous accepteriez de rejoindre CHERUB, lui propose M. McAfferty.

— Quoi, je... Oui, je voudrais bien mais est-ce que j'en serais capable, je serais à la hauteur ?

— Ça, nous ne pouvons pas vous le dire mademoiselle. C'est pour cela que vous allez passer un test.

— Mais je ne peux pas, je suis en fauteuil roulant.

— Vous le passerez dans 4 mois, quand vous serez totalement remise.

— Et je vis où pendant ce temps ? demande Liz.

— Ici, si vous n'y voyez pas d'inconvénient.

— Je suis d'accord ! s'exclame Liz, ravie.

Meryl la fait alors sortir du bureau. A l’extérieur, l'attend Matt, avec un sourire. Quand il la voit il demande :

— Alors, tu as dit oui ?

— Évidemment ! J'ai juste peur de ne pas être à la hauteur.

— Je suis sur que si.

— Mais j'ai un vertige paralysant !

— Moi aussi, j'avais ça quand je suis rentré mais maintenant tout va très bien.

Elle remarque alors que Meryl est partie. Matt pousse donc le fauteuil à sa place et l’emmène jusqu'à une chambre. Il passent par l'ascenseur car celle-ci est au rez de chaussé. Matt prend la clé qui était accroché au fauteuil et ouvre. C'est une chambre spacieuse et équipé d'un ordinateur, on peut également voir une salle de bain avec baignoire. Matt arrête le fauteuil près du lit et s'assoit sur celui-ci. Ils discutent alors et lui dit

— Ici, les niveaux ça marche par t-shirt, moi je suis t-shirt gris, il existe aussi les t-shirt rouge ceux qui ne peuvent pas faire de missions, c'est celui que tu vas porter. Il y a ensuite les t-shirt bleu foncé, il est pour ceux qui on eu une performance exceptionnel lors d'une mission, les t-shirt noir ensuite c'est pour une performance encore plus exceptionnel que le bleu foncé. Et voilà, c'est tout. Au fait, Liz, j'ai quelques chose à te demander.

— Oui, c'est quoi ? demande Lizbeth

— Enfin d'abord une chose à te dire et ensuite un truc à te demander.

— Bon bah vas-y.

— Je t'aime Liz. Et est-ce que toi aussi tu m'aimes ?

— Je t'aime Matt.

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