Hans gagnait bien sa vie et avait mis de l’argent de côté, qu’il avait investi en or.
Ça lui semblait être une bonne idée. Je veux dire, l’or a toujours de la valeur, même en période d’instabilité économique.
Mais son conseiller en placement est alors intervenu.
« Les fluctuations du cours de l’or… tss tss… », a-t-il dit.
« Tu ferais mieux d’investir ton argent ailleurs. J’ai une opportunité en or… un haras… »
Et Hans l’écouta.
« Bon, les sports équestres sont sur le déclin… », dit le conseiller financier quelque temps plus tard.
« Mieux vaut investir dans l’agriculture. L’élevage laitier. »
Et Hans fit ce qu’on lui disait.
« Eh bien », dit le conseiller quelques semaines plus tard, « le prix du lait sur le marché européen est en baisse... Les porcs. Je ne te dis qu’une chose : les porcs... à grande échelle. »
Très bien, Hans fit cela aussi.
Et ainsi de suite. Il abandonna l’élevage porcin au profit de l’élevage avicole ; celle-ci au profit d’un artisanat ancestral, et avec cela… ce que le conseiller en placement n’avait pas vu venir… il fit tout simplement faillite.
Le voilà donc là.
Et lorsqu’il se rendit à l’agence pour l’emploi, il pensa : Si seulement j’avais écouté maman, qui disait toujours : quand il s’agit d’argent ou de santé, il faut toujours demander un deuxième avis.