Entres les mondes, entres nous

Chapitre 25 : l'éveil du corail

448 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/07/2026 16:41

Jonathan posa délicatement ses mains sur la console. Le corail vibra sous ses paumes, hésitant, comme un animal blessé qui ne sait pas s’il doit se défendre ou se laisser approcher. La salle était encore sombre, baignée de nuances rouges, mais une lueur dorée commençait à se mêler peu à peu aux pulsations de la machine.

Rose l'observait, l'air inquiet.

— Tu es sûr de vouloir tenter ça ?

— Si je ne le fais pas, il restera prisonnier de son passé, murmura-t-il sans quitter le moniteur des yeux.

Il ferma les yeux et projeta à travers son esprit des souvenirs heureux : les rires partagés avec Rose, la chaleur d’un foyer apaisé, la douceur d’un monde où l’on vit sans la menace constante de la guerre.

Le corail réagit immédiatement. La vibration changea de fréquence, devenant moins agressive, presque curieuse.

Dans son esprit, Jonathan perçut encore l'écho de la voix grave du Cauchemar, grondant de colère :

« Tu n’es pas moi. Mais tu pourrais le devenir… »

Puis une autre voix, douce et enveloppée d'or, s’éleva pour étouffer l'ombre : Bad Wolf.

« Montre-lui que tu n’es pas un maître. Montre-lui que tu es un compagnon. »

Jonathan inspira profondément. Il pensa à la boîte bleue qu’il avait perdue, à « Sexy », et à la complicité unique qu’il avait entretenue avec elle à travers le temps et l'espace. Il envoya au corail meurtri une vague de tendresse, de respect et une promesse silencieuse.

Rose s'avança et posa doucement sa propre main à côté de la sienne sur la console. Une vibration tiède parcourut ses doigts. Elle eut un frisson, mais cette fois, ce n’était plus de la peur.

— Il nous accepte… souffla-t-elle dans un sourire.

— Oui, répondit Jonathan, la voix nouée par l'émotion. Il commence à nous faire confiance.

La salle de contrôle sembla pousser un long soupir mécanique. Les teintes rouges se dissipèrent légèrement, laissant apparaître d'élégants reflets dorés le long des piliers organiques. Au-dessus de la console, une projection holographique s’ouvrit soudainement : un ciel étoilé, vaste et infini, s'illumina dans le noir.

Le TARDIS leur montrait ce qu’il désirait par-dessus tout… voyager à nouveau.

Jonathan sourit, les yeux brillants de larmes contenues.

— Il est brisé… mais il veut vivre.

Rose serra sa main très fort.

— Alors on l’aidera. Ensemble.

Le corail vibra une dernière fois, apaisé. Dans ce lieu autrefois marqué par la folie et la souffrance, une promesse venait d'éclore : celle d’un nouveau départ, construit sur la confiance et la bienveillance.



Laisser un commentaire ?