Entres les mondes, entres nous

Chapitre 50 : La boîte des mondes

Chapitre final

657 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/07/2026 20:44

Quelques semaines plus tard, il était au manoir Tyler pour l’anniversaire de Rose.

Jonathan avait profité qu’elle soit partie promener Susie avec sa mère pour cacher son cadeau.

Il fouillait l’armoire de la chambre où ils dormaient, cherchant une bonne cachette, quand une petite boîte en bois glissa et s’ouvrit en heurtant le sol.

Il se pencha aussitôt.

La boîte s’était ouverte, révélant son contenu éparpillé sur le parquet.

Jonathan ramassa le couvercle, puis les objets, un à un, les posant sur le lit.

Une paire de lunettes rondes, trop grandes pour elle.

Un morceau de craie blanche.

Un bouton de manteau de cuir.

Une clé noire, étrangement semblable à celle du TARDIS.

… et un morceau de papier plié.

Au total, sept objets.

Jonathan les regardait, intrigué.

Il ne les reconnaissait pas, mais chacun d’eux lui rappelait le Docteur — comme des échos d’une vie qu’il avait vécue autrement.

Il déplia le papier.

Une adresse à Londres.

Et surtout… une écriture.

La même que dans le Journal des Choses Impossibles.

Il resta un moment immobile, le papier entre les doigts.

Puis il sortit de sa poche le tournevis sonique que Rose lui avait donné.

Il se leva, traversa la pièce, et prit la montre à gousset posée sur la table de chevet.

Il revint vers le lit.

Regarda un instant ces objets qu’elle avait rapportés de mondes qu’il n’avait jamais vus.

Un puzzle étrange, mais qui faisait sens pour elle.

Il remit chaque objet à sa place avec soin.

Referma le couvercle.

Reposa la boîte exactement où il l’avait trouvée.

Puis glissa son propre cadeau dans un autre coin de l’armoire, presque distraitement.


La porte d’entrée s’ouvrit : les filles étaient rentrées.

Jonathan descendit les escaliers et regarda celle qui avait été sa compagne en tant que Docteur, et qui était maintenant sa femme.

Il comprenait enfin sa froideur dans le zeppelin du retour de Norvège, sa fuite dans cette mission, sa réaction face à Thalia et à Joan…

et pourquoi une simple phrase — « Oui, elles m’ont troublé. Mais depuis que ce cœur bat… je l’ai toujours choisie. » — avait suffi à briser l’emprise du cauchemar.

Il s’avança vers elle et glissa une main derrière sa nuque.

Il l’embrassa.

Un baiser simple, évident, mais surtout ancré.

Rose sourit contre ses lèvres.

— Qu’est-ce qui t’arrive… ?

— Rien. Juste… que je t’aime.


 Plus tard dans la soirée, au milieu de l'effervescence du manoir Tyler pour son anniversaire, entre les éclats de rire de Tony et les plats de Jackie, Jonathan parvint à s'isoler un instant avec Rose sur le balcon. Il portait la petite Susie contre lui, dont les yeux curieux semblaient déjà chercher les étoiles.

Il sortit alors de sa poche un petit écrin de bois et le tendit à Rose. À l'intérieur reposait un fragment de corail d'un blanc nacré, vibrant d'une lueur dorée et apaisante.

— Le TARDIS que nous avons à la maison... il ne survivra pas, murmura-t-il, mais il nous a laissé ceci. Une pousse neuve, Rose. Un nouveau départ.

Rose effleura le fragment, sentant contre ses doigts la vibration familière d'un voyage qui ne faisait que commencer. Elle regarda sa fille, puis l'homme qu'elle aimait, et comprit que tout ce qu’ils avaient traversé — les mondes, les pertes, les renaissances — les avait menés ici. Non plus vers ce qu’ils avaient été, mais vers ce qu’ils allaient devenir. Une famille. Un avenir. Et, quelque part dans le creux de cette pousse vivante, la promesse silencieuse d’un TARDIS qui grandirait avec eux.

Et tandis que la nuit s’étendait au‑dessus d’eux, Rose referma doucement l’écrin contre son cœur.


Voilà, j'espère que cette histoire vous à plus. N'hésiter à me faire vos retours...


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