Histoire de Victoria : La collection de la reine de coeur.
Vastra et Jenny pénétrèrent dans le labyrinthe, elles avaient laissé les chevaux à l’entrée de ce dédale vert. Vastra était devant. Jenny était derrière, elle tentait désespérément de mémoriser le chemin qu’elles prenaient. Elle s’en voulait de ne pas avoir un de ses carnets. Elle remarqua que Vastra tournait toujours à droite. Elle n’avait pas besoin de carnet pour retenir ça, mais elle s’en voulait comme même.
- Madame, nous n’avons pas décidé, comment on comptait se prendre pour retrouver ce Roserai?
- Rosaraine et nous ne le cherchons pas.
- Pardon ?
- On ne le cherche pas. On attend qu’il nous trouve.
Vastra s’était répéter pourtant elle avait pensé que sa cher Jenny comprenait son plan. Mais non, il lui fallut préciser, elle avait tendance à la surestimer. C’est vrai, Jenny n’était qu’une humaine, un primate, pourtant elle lui arrivait de l’oublier. D’oublier qu’elle n’était pas comme elle. D’oublier qu’elle même n’était pas humaine. Elle avait remarqué que ça lui arrivait de plus en plus souvent de faire comme si elle n’était pas une silurienne. Elle respira, c’était ce qu’il lui fallait. Rien ne vaut une aventure pour se changer les idées. Se battre allait la détendre et lui permettre de faire de nouveaux qu’un avec elle-même.
- Madame, vous allez bien?
Vastra reprit ses esprits, mais ne répondit pas.
- J’espère qu’il ne tarda pas à remarquer que l’on est ici.
La silurienne ne répondit toujours pas.
- J’ai toujours l’impression que d’une seconde à l’autre, un soldat peut débarquer devant nous.
- On va devoir faire demi-tour.
Jenny sortie de ses pensée et fit attention à l'environnement au tour d'elle. Elles avait déboucher sur un cul de sac circulaire. Au loin un bruit arrivait à leurs oreilles. C’était un bourdonnement leurs dos, Jenny tourna sa tête, elle scruta au loin. Vastra ne fit pas attention. La domestique fit face au couloir végétal, le bruit se fit plus intense, plus proche.
- Madame.
A quelques mètres de l’endroit où la jeune femme se trouvait, la terre se mit à bouger, elle se levait, s’était comme si quelqu’un creusait. Mais c’était le cas, quelqu’un creusait juste en dessous de la surface. Vastra cria.
- Jenny.
D’un geste vif, elle poussa sa dame de compagnie sur le côté, reculait de quelques pas et se mit en position. Une masse sortie de la terre et fonça sur Vastra. Celle-ci lança un éclair, mais la forme l’évita et abattit une sorte de fouet sur la femme lézard. C’était une liane bientôt rejoint par une d’autre. Devant elle se trouvait son adversaire, une femme blonde avec une rose à la place d’un de ses yeux, les lianes fusionnait avec ses mains.
Jenny pousser par Vastra était tombé, elle se relevait. Elle regarda autour d’elle. De la haie il y avait de la haie partout, l’ouverture avait disparu. Elle regarda sa maitresse se battre face à ce qui semble être une Rosaraine. Elle prit son tube à éclair et s’apprêta à attaquer à son tour. Mais une branche l’attrapa par la taille, elle laissa tombé le tube. La branche la plaqua dos contre la haie. D’autres banches et lianes sortirent de la haie, ils l’enfonçaient dans les profondeur de la haie. Elle tenta de se dégager, mais elle n’arrivait à rien, les lianes serrait de plus en plus, elle entrait petit à petit dans la haie.
Vastra se battait toujours, son adversaire semblait perdre l’avantage. Alors le Rosaraine sauta en arrière et s’éloigna de Vastra. Ses lianes entrèrent dans la terre. Vastra les sentie bouger sous elle. Elle voyait jenny qui tendait ses bras vers elle, elle voulait l’aider. Mais une dizaine de branches sortirent de terre et s’abattirent une à une sur la silurienne. Elle tentait de se dégager un passage vers son adversaire mais elle n’y arrivait pas, les branches la faisaient reculer. Devant elle l’adversaire rigolait.
- Personne ne gagne face au sœur Rosalinda, même pas un arbre aussi bizarre que toi ? Je n’ai pas raison Lilanne.
Jenny continuait à se débattre, elle agitait ses pieds dans le vide pour se dégager, mais des lianes s’agrippèrent à ses chevilles. Elle essayait d’arracher les lianes qui la bloquaient. Elle s’arrêta, elle sentit des mains parcourir son dos. Elle tourna la tête, elle vit une main aux ongles longs et vert foncés sortir de la haie et se mettre autour de son cou. Une tête sortie au-dessus de celle de jenny, elle avait les cheveux court et brun, son œil droit était une rose. Elle appliqua ses mains sur le cou de sa prisonnière.
- Ce n’est pas cette belle plante, qui dira le contraire, Capunine.
Les deux Rosaraine sœur riaient à l'unisson. Lilanne serrait ses mains autour du cou de Jenny, la domestique ne se battait plus.
- C’est du gentil engrais ça, il reste sage l'engrais.
Jenny lassa tomber ses bras le long de son corps, puis tout doucement, elle leva sa main droite aux environs de sa ceinture. Elle prit une grande inspiration, Lilanne avait desserré sa prise, la domestique prit son poignard, elle expira.
- Tu es assez grande, il faudrait de tailler.
D’un geste aussi vif que ceux de sa maitresse, elle poignarda la joue du Rosaraine. Elle cria de douleurs. Les lianes se desserrèrent, jenny tomba sur le sol, rapidement elle s’éloigna de la haie sans tourner le dos, le poignard levé devant elle. Capunine fut déconcentrer par les cris de douleurs de sa sœur, Vastra prit alors l’avantage, elle déplia sa langue, la Rosaraine retourna dans la terre. Lilanne s’était de nouveaux caché dans la haie. Jenny reprit le tube a éclaire sur le sol et regarda tout autour d’elle, elles étaient parties. Vastra devinant ses pensé la ramena à la réalité.
- Elles vont revenir, elles ne vont abandonner si facilement.
Elle s'en doutait, l’ouverture n’était toujours pas réapparue. les deux femmes regardèrent le sol, elles arrivaient à les entendre creuser. Elles se mirent dos à dos, Vastra souriait le combat lui avait plu, elle se sentait de nouveaux elle-même.