Myna DRACULA

Chapitre 15

Catégorie: G

Dernière mise à jour 09/11/2016 17:21

La porte menant du garage à l’intérieur de la maison était à peine fermée qu’Esmée nous sauta dessus : « Où sont Emmett et Rosalie ? »

 

Elle semblait en colère. Alice qui avais anticipé la chose, avais demandé à Nessie de lui répondre, espérant que cela apaiserais un peu Esmée.

                       

-                Ils sont partis à pied, il n’y avait plus de place en voiture.

-                Raison de plus, ils auraient dû arriver en premier.

 

Elle s’interrompis et nous commencions à nous éparpiller dans le salon lorsqu’elle nous interpella : « Non, non, non. Je ne veux voir personne ce soir. Nessie, ma chérie, tes parents t’attendent au cottage. Les autres vous montez dans vos chambres. Ceux qui doivent aller chasser, vont chasser. Mais je ne veux voir personne tant que mes deux condamnés ne sont pas rentrés. »

 

Nessie nous embrassa et me fit signe qu’elle allait m’envoyer un SMS et parti en entraînant Jacob. J’allais répliquer que je ne possédais pas de portable, mais Alice me signala qu’il m’attendait sur mon lit. Tandis que nous montions les escaliers, nous entendions Esmée vociférer aux téléphones : « Emmett Mc Carty Cullen, Rosalie Lilian Hale Cullen, je vous interdit de filtrer mes appels et je vous préviens que si vous n’arrivez pas dans l’heure, ça va chauffer pour votre matricule ! »

 

Nous entendîmes les portables atterrir sur le canapé.

 

-          Jasper Whitlock Cullen, cesse immédiatement de tenter de me calmer, si tu ne veux pas subir le même sort que ton frère et ta sœur…

 

Lui et moi sursautâmes, mais pas pour les mêmes raisons.

 

-          Bien Madame, Désolé Madame…

 

A ces mots, nous nous éparpillâmes comme une volée d’oiseaux.

 

En entrant dans ma chambre, je remarquais tout de suite, la boite posée sur mon lit. Le portable dont Alice m’avais part. Un mot était collé dessus.

 

                        Pour rester joignable, comme tous les membres de la famille.

 

                                               Carlisle

 

 

                                               P.S : Déjà chargé et numéros enregistrés. Nessie.

 

Je l’allumais. Un message de Nessie m’attendais déjà : « Alors, il se passe quoi ? »

 

Je souris, puis lui racontais tout en détail. Puis je lui demandais si avec ses pouvoirs, elle ne pouvait pas entendre.

 

Quelques secondes d’attente et BIP BIP : « C’est trop drôle, j’aurais aimé voir ça… »

 

BIP BIP : « A cette distance, il faut que je me concentre vraiment fort, et j’ai la flemme »

BIP BIP : « Au fait, préviens-moi quand Rose et Em’ seront rentrés. Je veux tout savoir »

 

Quelques secondes, BIP BIP : « Je te laisse, mon père viens de râler pour que je fasse mes devoirs »

 

Je souris à nouveau et me préparais à me doucher. Cela faisait vraiment du bien. En en sortant, j’enfilais un bas de jogging, un débardeur et un gilet ainsi que de grosses chaussettes. Encore un cadeau de Bella. J’appréciais.

 

Enfin, je m’installais à mon tour pour mes devoirs. En une heure, j’avais fini mes devoirs de littérature. Et dire que d’habitude, il me fallais l’équivalent d’une après midi. Je me giflais intérieurement de ne pas avoir suivi durant le cours de biologie.

 

J’allais m’allonger sur mon lit, pour lire, lorsqu’un cri retentit dans le couloir.

 

-          Hiiii, ça va être génial, fit la voix d’Alice

-          Alice, calmes-toi. Je ne tiens pas à ce que tu énerves encore plus Esmée.

 

Je tirais le rideau et allais demander ce qu’il se passait.

 

-          C’est quoi cette tenue ?

-          C’est…

-          Bella, la traîtresse. Elle va me le payer, fit Alice avec un sourire.

-          Qu’est ce que tu as vu ? Demanda Jasper Inquiet.

-          Il va y avoir un bal…

-          Oui comme tous les ans…

-          Non Jasp, un de plus… Elles veulent faire un bal de noël. Et je veux en être, j’ai déjà tout un tas d’idée…

-          Alice, pour en être, il faut que tu fasses parti du comité des élèves, et…

-          Erreur, mon Amour.

-          Comment ça ?

-          Dans ce lycée, c’est les pompom girls qui s’en occupent, et je vais passer les sélections.

-          Bien que ça me tenterait de te voir en petite jupette rouge et or, je doute que ce soit…

-          Ne t’inquiète pas mon chéri, je gère…

 

Elle embrassa son mari avec fougue et me regarda en souriant :

                       

-          Tu veux en être ?

-          Euh… Non merci… pas vraiment…

-          Ok, je demanderais à Rose et Nessie.

 

Elle sauta sur le dos de Jasper, et lui murmura quelque chose à l’oreille. Et aussitôt ils disparurent  par une baie vitrée en direction de la forêt. Je souris, Alice était vraiment incroyable.

 

J’allais retourner dans ma chambre, quand Carlisle passa dans le couloir. Un trait d’inquiétude barrait son front. Je l’interpellais et un sourire vint éclairer son visage.

Nous entrâmes dans ma chambre. Je m’installais sur mon lit, tendis que lui prenais place sur ma chaise de bureau. Je le regardais croiser les jambes, et poser les mains sur ses genoux, prenant ainsi une posture on ne peux plus humaine.

                       

-          Comment va la fille ?

-          Kaïla. Elle s’appelle Kaïla Doe. Tu lui as sauvé la vie, pour cette fois…

-          Cette fois ?

-          Ce n’est pas la première fois qu’elle tente d’intenter à sa vie. J’ai découvert d’autres cicatrices sur ses bras. Je l’ai placée sous sédatif, pour cette nuit.

 

Je restais silencieuse.

 

-          Il y a autre chose ?

-          Oui… Je… Il s’est passé quelque chose de bizarre…

-          Quoi donc ?

-          J’ai senti son sang…

-          C’est normal, tu l’as secouru…

-          Non… avant… Je l’ai senti avant. C’est ça qui m’a guidé vers elle.

-          Je vois… Et dans quel état émotionnel te trouvais-tu ?

-          Je… J’étais en colère…

-          Hmm… émotion forte… Comme pour tes larmes… Bon, il va falloir que l’on surveille cela…

 

Après un instant, je regardais Carlisle.

 

-          Est-ce que… Est-ce que Mircea a écrit ?

-          Non malheureusement, mais en même temps, cela ne fait que deux jours que tu es là… En parlant de cela, comment te sens-tu ?

-          Bien… Tout le monde est gentil, et je m’entends très bien avec Nessie.

-          Et le lycée ?

-          A la fois intéressant et ennuyeux…

-          Ah bon ?

-          Oui, c’est un nouvel univers, mais à la fois je… ce sont des choses que j’ai déjà vu…

-          Je m’en doutais un peu…

 

Il se leva et m’embrassa sur le front : « tu verras, tout ira bien… ne t’en fait pas… »

 

Je lui répondais par l’affirmative et il se retira, me laissant seule avec mes pensées. Je mis mon casque sur mes oreilles et pensais à Kaïla. Pourquoi se mutilait-elle ? Pourquoi vouloir se tuer ?

 

BIP BIP : « Maman veut savoir si tu veux venir dîner à la maison »

 

J’en avais bien envie, l’ambiance était un peu lourde. Quoique pour une fois que je n’en étais pas fautive. Je me levais et allais toquer à la porte du bureau de mon parrain. Il était en compagnie d’Esmée. Cette dernière avait l’air vraiment fâchée et j’hésitais. Je m’excusais et ils me demandèrent ce que je souhaitais. Je leur expliquais l’invitation. Esmée me souris et me donna l’autorisation.

 

J’attrapais  mon portable et répondais à l’invitation. Moins de cinq minutes plus tard, Bella entra. Esmée et Carlisle descendirent pour l’accueillir et lui recommandèrent de ne pas me renvoyer trop tard.

 

Je suivi Bella dans le jardin, et nous suivîmes un chemin jusqu’au fond du terrain. Là se trouvais un petit cottage. Voyant mon étonnement, elle m’expliqua qu’Esmée leur en avait construit un sur toutes les propriétés que les Cullen possédaient, afin de leur laisser plus d’intimité que dans la maison la grande maison familiale.

 

L’intérieur était simple et cosy. Une cheminée trônait contre l’un des murs du salon. Un feu y ronflait comme pour chasser l’humidité ambiante extérieur.

 

Une bonne odeur de nourriture flottait à l’intérieur, je cherchais à identifier de quoi il pouvait bien s’agir.

 

-          Lasagnes, me dit Edouard. Bella a fait des lasagnes pour le dîner.

 

Ce dernier était assis sur le canapé, en compagnie de sa fille et de Jacob. Nessie arborais un petit air contrit. Son père m’invita à m’asseoir, il avait à nous parler disait-il. Je m’approchais et m’installais près de Nessie.

 

-          J’ai su que vous vous étiez fait remarquer aujourd’hui en cours de biologie.

 

Je répondais par l’affirmative. Par expérience je savais qu’il valait mieux ne pas mentir à un vampire, encore moins quand il était le représentant de l’autorité, et télépathe de surcroît.

 

-          Pour cette fois, je n’en parlerais pas à Carlisle. Mais croyez-moi, que si vous vous faîtes encore remarquer, vous aurez affaire à moi. Est-ce que j’ai été clair ?

-          Oui, Papa.

-          Oui… soufflais-je.

-          Bien, nous sommes d’accord. Nessie, tu n’oublieras pas de donner tes notes à Myna.

 

Cette dernière acquiesça. La tension était retombée d’un coup, et Bella nous posa des questions sur notre journée. Lorsque le four sonna, nous passâmes à table. J’adorais les lasagnes, c’était la première fois que j’en mangeais. Ayant eu une cuisinière tzigane, ce n’était pas le genre de plat qu’elle me préparait. Nessie, elle ne fit pas de manières, elle savait que ce n’était pas le moment. Quand à Jacob, il dévora tout le plat, moins nos deux parts. Le dîner se passa dans la bonne humeur.

 

Soudain, Edouard nous arrêta : « Myna, Jacob, vous feriez mieux de rentrer. Rose et Emmett sont en chemin, et je ne veux pas que vous rentriez au mauvais moment. »

 

Nous nous levâmes et saluâmes. Puis nous rentrâmes vite à la villa. Esmée nous accueillit et nous demanda si nous nous étions bien amusés. Elle demanda même à Jacob s’il voulait encore quelque chose. Proposition qu’il refusa. Elle s’inquiéta pour son état de santé.

 

-          Euh… non, non, ça va… j’ai des devoirs à terminer.

-          Oh, bien, bonne soirée. Ne vous couchez pas trop tard

 

Nous souhaitâmes une bonne nuit et nous montâmes. Avant de nous séparer il me dit :

 

-          Bien que d’entendre Blondie se prendre un gueulante m’enchante, je ne tiens pas trop à rester dans les parages.

-          Attend ! M’écriais-je. J’ai une question à te poser.

-          Je m’y attendais, me répondit-il. Je pensais que tu le ferais avant.

-          C’est que j’ai pensé en parler à Carlisle avant, mais j’ai fini par me dire qu’il valait mieux voir avec toi avant.

-          Bien, tu veux savoir, si je t’ai entendu les fois où j’étais transformé ?

-          Oui.

-          Et bien c’est exact. Je ne peux pas te dire comment cela se fait. Il faudrait que je voie avec les anciens. Dis-moi, est-ce que cela t’est déjà arrivé ?

 

Je lui racontais l’épisode du loup et il en fut très touché car comme chacun sait, pour sa tribu, le loup est un animal sacré. Je lui racontais également que la légende voulait que mon père a la capacité de se transformer en loup, et de communiquer avec eux. Bien que je n’en avais rien lu dans les carnets de mon père.

 

-          Pour la transformation j’en doute, mais pour la communication pourquoi pas. Comme e te l’ai dit, je vais devoir me renseigner.

-          D’accord, merci…

-          Par contre, si c’est réellement un don que tu as, et même sans cela, nous devons en parler avec Carlisle, car il va falloir que tu le maîtrises, sinon tu vas nous mettre la pagaille. J’ai déjà eu du mal à empêcher mon bêta de débarquer aujourd’hui.

-          Oh pardon, je ne l’ai pas fait exprès, c’étais comme… Instinctif…

-          Ne t’inquiète pas on va t’apprendre à le maîtriser.

-          D’accord… Merci et encore désolée…

 

BIP BIP

BIP BIP

 

Nous regardâmes nos portables. Nessie. Elle voulait savoir si nos deux amis étaient déjà arrivés. J’allais lui répondre que non lorsque nous entendîmes la porte d’entrée se refermer, et la voix d’Esmée retentir.

 

-          Où étiez vous passés ? Cela fait plus de cinq heures que votre frère et votre sœur sont rentrés.

-          Mais tu nous a dit que nous réparerions dès notre retour, retentit la voix d’Emmett. OUCH… mais Rose…

-          Pardonne-nous Esmée, mais il n’y avait plus de place dans la voiture. Et… Nous avons décidé d’aller chasser.

-          D’aller chasser ? Vous vous moquez de moi ?

 

La voix d’Esmée était calme. Jacob me fit signe que ce n’était pas bon.

 

-          Eh bien puisque vous ne pouvez pas retenir vos pulsions, je vais vous apprendre.

-          Mais…

-          Silence ! Interdiction de vous trouver à moins d’un mètre tous les deux. Vous rentrez directement après l’école, voiture ou pas voiture. Pour la chasse, vous irez séparément. Est-ce que j’ai été bien claire ?

-          Oui M’dame.

-          Oui Esmée.

-          Et pour vous occuper l’esprit, je vous ai trouvé une tonne d’occupation. Toi Emmett, tu vas commencer par réparer la fissure, et toi Rosalie, tu vas venir avec moi, on a du rangement à faire. Oh et inutile de vous dépêcher, j’ai plein d’autres idées.

-          Et… ça va durer combien… jusqu’à quand ?

-          Jusqu’à ce que vous décidiez à vous conduire de manière moins puérile. Maintenant au travail. Emmett, inutile de te dire quoi faire…

-          Non… Esmée…

 

Nous rentrâmes chacun dans nos chambres. Jacob, malgré son contentement d’avoir entendu son éternelle ennemie se faire enguirlandée, était désolé pour Rosalie et surtout Emmett, il ne savait que trop ce que c’étais d’être si prêt de celle qu’on aime, mais que celle-ci était intouchable.

 

Je me changeais et me couchais dans mon lit après m’être brossé les dents. J’envoyais un compte rendu des évènements à Nessie, et lui  souhaitais une bonne nuit.

 

Ainsi s’acheva le deuxième jour de ma nouvelle vie.

 

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