Origine. par

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Univers Parallèle / Famille / Surnaturel

1 Chapitre final

Catégorie: G , 1204 mots
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-« Maman. Qui sommes-nous ? »


La petite nymphe de la Terre, à peine âgée de six ans regardait sa mère en signe de réponse. Elle était très jeune mais possédait déjà cette maturité d'adulte. Sa génitrice lui sourit, posant son regard doux et tendre sur le visage si frêle de sa progéniture. Elle deviendrait un merveilleux esprit dans quelques années et au vu de sa beauté grandissante, se ferait courtiser par un bon nombre d'hommes. Ses cheveux aux couleurs des châtaignes qui poussaient par ici, ses yeux d'un noir perçant et sa peau mâte la rendait irrésistiblement belle malgré son jeune âge.

Oui, ses enfants avaient un potentiel énorme. Fruits de la nature, les Dieux leurs avaient donné un pouvoir extraordinaire. Déjà incroyablement fort seuls, ils seraient invincibles tout les deux dans l'avenir, leur grain de beauté en était la preuve. Symbole de puissance selon l'endroit où il se trouvait sur le corps, sa fille arborait fièrement le sien sous son œil droit alors que son frère jumeau l'avait sur sa petite joue gauche. Ses enfants étaient dans la plus haute des catégories de cette échelle sociale et elle en était fière, ils seraient des Kodamas indestructibles sans aucuns doutes, oui, elle était fière d'eux mais aussi très inquiète pour la suite.

Une menace grondait au loin, elle le sentait, il ne restait que peu de temps avant que la lumière et la paix ne s'éteignent ici, alors lui expliquer maintenant sa future existence sur cette terre n'était pas une si mauvaise idée.

- « Tu es un esprit de la forêt, de l'Automne pour être précis. »

- « Mais ça sert à quoi maman ? »

L'adulte sourit de plus belle, ce petit fantôme allait causer bien des soucis dans l'avenir.

- « Laisse moi te raconter une histoire Tarttufe. »

D'un geste lent et précis, la majestueuse Dryade fit passer son bras devant elle, un rayon de magie traversât le paysage et atterrit sur les feuilles mortes, au sol. L'instant d'après ces mêmes feuilles tournoyèrent autour des deux jeunes femmes. Le regard de la fillette passât inlassablement de sa mère à ce spectacle qui s'offrait à elle. Entre peur et fascination, son regard se posât sur la végétation magique qui ne cessaient de danser, puis vit avec stupeur des images s'animer.



- « Cette histoire remonte à la nuit des temps, quand les Dieux créèrent le Monde dans lequel nous vivons. Beaucoup de choses étaient encore à prévoir, l'aboutissement de notre Terre n'était pas encore faite et nos Créateurs avaient encore beaucoup de travail. Alors ils décidèrent de créer des Esprits. Des nymphes puissantes qui prendraient soin du fruit de leur dur labeur, même après leur départ.

Il y en avait de toutes sorte -et même encore-, dans les eaux, la Terre et le ciel et chacun avaient pour vie, de protéger ses paysages sacrés.

La Paix et la lumière émanaient de toute parts en ce temps et cette protection ne fût que secondaire, alors les Dryades s'occupèrent exclusivement de l'entretien des lieux.

Mais chaque lumière doit avoir son ombre et le Chaos de tardât pas à arriver, semant guerre et désolation dans cet havre de bonté. »



Les feuilles se mirent à s’entre-choquées, dessinant de braves guerriers aux prises avec des créatures démoniaques, dans le fond du décors, Tarttufe aperçût brièvement des êtres qui lui ressemblait fortement.

-« Les batailles faisaient rage et toutes les créatures du Monde combattirent pour cette paix déjà loin derrière eux, pensant que les Dieux les avaient abandonnés. Il y eux beaucoup de morts et notre ciel, nos eaux, nos arbres tant chéris mourraient à petit feu. »

Une explosion fît sursauter la fillette qui expulsât un petit cris de sa bouche. Le feuillage s'était disséminés partout sur le sol, laissant juste le vide sous ses yeux ébènes.

- « C'est dans un dernier élan de magie céleste que nos Divinités refirent surface au bout de milliers d'années de désespoir. Ils firent un pacte avec les créatures du mal et créât ainsi les saisons. »

- « Les saisons ? »

- « Oui, les saisons. A partir de cet instant, le Chaos reviendrait sur terre six mois et la lumière reviendrait six mois. Tout comme la nuit et le jour, le mal doit vivre si nous voulons survivre. Les plantes grandissent la nuit et prennent de l'énergie le jour, elles naissent au printemps, vivent en été, vieillissent en automne et meurent en hiver. Ainsi va la vie de tous les êtres qui existes, ou presque. »

- « Alors, si nous sommes l'Automne, nous sommes le Chaos ? »

- « Nous sommes un Tout. Un Tout inébranlable et intemporel qui ne peu pas vivre l'un sans l'autre. Tu comprendras quand le moment sera venu ma fille. Tu comprendras l'importance de ton existence et de tes capacités, tout comme ton frère. L'équilibre est gravée dans la pierre mais rien ne dit qu'elle restera tel quelle. »



La femme demanda à sa fille de retrouver son père et son jumeau. Elle y courût aussitôt et en regardant sa progéniture s'éloigner au loin, des larmes se mirent à rouler le long de ses joues. Cette équilibre était bancale ces derniers temps et elle se maudissait de les laisser bientôt seuls dans ce qui semblait être une nouvelle guerre céleste. Le Mal allait bientôt rejoindre se Monde déjà bien corrompu par l'explosion du Cristal et une guerre se profilait à l'horizon. Ils allaient devoir se battre pour récupérer encore une fois cette lumière qu'ils chérissent tant, non sans morts et destruction.

Ces enfants seraient la clé de la délivrance et constitueraient la future descendance de leur peuple. Les jumeaux auraient un grand avenir, un futur incertain constitué de peur et de désolation, mais ils ne pouvaient que réussir, tout les deux, ensemble. C'est eux que les Dieux avaient choisi pour mener à bien cette nouvelle histoire et ils en seraient victorieux, tout comme leurs ancêtres avant eux.

Cette aptitude exceptionnelle que tout le monde scrutait sur le visage de ses enfants bénis, ce moment où, enfin, leurs yeux changeraient de couleur, passant de ce noirs ébène si commun, à un blancs transcendant signe d'immortalité pour eux, de victoire pour les autres.

Elle espérait juste que le temps jouerait en leur faveur. Ils étaient encore bien trop jeunes pour connaître l'enfer et leurs pouvoirs ne se gagneraient qu'adulte .

Mais pour l'instant ils avaient tellement de choses à apprendre. La joie, l'amitié, la compassion, l'altruisme, l'amour.


- « Cette guerre peut bien attendre encore quelques années. » Pensât-elle en rejoignant sa famille.  

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