Falling Skies : Survivre à l'invasion par

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Deviation / Science-fiction / Self-inserted

1 Chapitre 1 : Où suis-je?

Catégorie: G , 7440 mots
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Je sens mes paupières se soulever progressivement.

— Docteur glass ! Vite, il se réveille, prononça une personne pleine de joie, cela s'entendait dans sa voix.

Lorsque mes paupières s'ouvrent, j'aperçois une dame portant un stéthoscope autour de son cou.

— Bonjour, je m'appelle Anne et je suis le médecin, comment te sens tu ? dit-elle d'une voix calme pour me rassurer.

Je lui réponds d'une petite voix :

— Où suis-je ?


Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, il y a deux minutes, j'étais en face de cette chose immonde et là je me retrouve allongé sur le ventre sur un lit dans une salle avec un docteur en face de moi..

Les autres personnes de l'usine se trouvent également dans cette pièce, chacun sur un lit à ma droite toujours inconscient...


Je tourne ma tête doucement du côté gauche et je vis une personne assise sur une chaise, une silhouette fine ainsi qu'une longue chevelure me regardant avec le sourire, serait-ce ?

Ophélie !? C'est bien toi !?

Son oeil se met à pétiller instantanément.

— Oui c'est bien moi. Et la dernière fois, il y a quelque chose que je n'ai pas eu le temps de te dire : je t'aime.

— Ce n'était donc pas un cauchemar?

Non, me rassure-t-elle. Je t'expliquerai plus tard. Je vais attendre dans le couloir.

Elle se lève mais avant de partir, se penche sur mon visage pour me donner un tendre baiser sur la bouche avant de prendre la direction de la sortie.

Je me redresse lentement sur le lit pour prendre une position assise, je suis torse nu, mon pantalon est le même que celui que je portais lors de l'attaque, il est désormais craqué avec de la boue, il est vraiment sale, comment est-ce possible ?

C'est à ce moment que le médecin prend ma tension avec un tensiomètre et m'ausculte avec son stéthoscope :

— Tout est normal, comment te sens tu ? Te souviens-tu de quelque chose en particulier?

— Non c'est entièrement flou, je me souviens lorsque j'étais chez moi avec Ophélie puis cette chose est arrivé avec un robot puis le vide total jusqu'à cette table où cette chose m'a piquée le dos.

C'est avec précipitation que je dirige ma main droite dans mon dos, c'est alors que mes doigts touchent des sortent d'épines sur ma colonne vertébrale.

Je m'exclame avec inquiétude :

— Docteur, qu'est-ce que c'est que ça !?

— Doucement, premièrement les aliens nous les appelons les rampants pour les robots, ce sont les mécas puis tes racines c'est ce qui reste de cette chose dans ce plateau. Et appelle moi Anne si tu le veut bien, répond-t-elle calmement pour me rassurer.

Ma tête se tourne alors en direction de ce plateau, cette chose à l'intérieur, c'est ce que les personnes dans cette pièces portaient dans cette usine, je retourne ma tête en direction du médecin et je lui demande alors :

— Très bien merci Doct.. Anne, vous êtes très sympathique ! Que savez-vous sur ces racines ?

— Nous ne savons pas grand chose sur cette technologie, je suis désolée mais une autre personne qui a eu la même chose que toi pourrait peut-être t'en dire plus, il s'agit de Ben Mason,, il est plus jeune que toi, il n'a que 15 ans mais il est très mature.

— Merci, d'abord il faut que je parle à Ophélie.

— Je comprends, me dit-elle avant de partir en direction de la porte pour demander à Ophélie de venir.


J'observe les personnes dans le même état que moi, ils sont cinq, personnes n'est prêt d'eux mise à part Anne, à quoi ressemble ces soit dis-antes racines ? Un drap blanc recouvre leur dos, en regardant plus attentivement la pièce, un miroir est fixé sur un mur, je décide me lever et de m'approcher, je n'ai ni moustache ni barbe ainsi qu'une coupe de cheveux très court comme à mon habitude, je me tourne légèrement pour que mon dos reflète dans le miroir, j'y aperçois des piques gris/noir tout le long de ma colonne vertébrale, il y a un espace entre chaque racines, mais qu'est-ce que c'est que ça?

Anne et Ophélie reviennent vers moi.

— Tu devrais être sur ton lit, tu es encore faible, m'avertit Anne.

— Je suis désolé, je voulais juste savoir à quoi ressemble ces racines.

Ophélie s'approche alors de moi pour me prendre la main, elle m'accompagne jusqu’à mon lit pour s'assoir ensemble, nos regards ne se quittent plus, tout en gardant ma main dans la sienne, elle s'exprime :

— Tout d'abord, merci de m'avoir sauvé ce jour là, sans ton aide, nous ne saurions certainement pas ici et nous saurions toujours avec ces monstres, maintenant je t'explique. Ce jour là, j'ai entendu ce qu'il se passait en haut, je pleurais en silence à l'idée de ne jamais te revoir, ma vie sans toi aurait été impossible. Pendant 6 jours je suis resté en bas dans cette cave sombre et humide, le froid de l'hiver s'est ressenti, fort heureusement, il y a avait une couverture sale et craquée qui recouvrait une tondeuse mais le froid était tout de même présent avec cette couverture sur moi, la seule lumière de la pièce était la lampe de mon téléphone mais la batterie n'est pas éternelle, par chance des bougies étaient présentes sur l'étagère à provisions, le peu de nourriture consommable sans cuisson m'a nourri au minimum, au bout du septième, j'ai entendu des motos et des véhicules à l’extérieur, je me suis décidée à sortir, il ne devrait plus y avoir de danger, j'étais faible par le froid, le manque de nourriture ainsi que la tristesse, je suis monté doucement puis dehors, il y avait toute ces personnes à la recherche de vifs dans les maisons abandonnés, dehors, je n'ai plus eu la force et je suis tombé, par chance Tom Mason m'a vu au loin et il est tout de suite venu m'aider et depuis j'ai rejoint la deuxième division du Massachusetts. Tom étant à la recherche de son fils Ben qui a été implanté comme toi lors de l'invasion, l'a trouvé en compagnie d'autres jeunes implantés, lors d'une mission nous les avons sauvés des pattes de ce rampant puis nous les avons ramené dans cette endroit. Anne sait désormais comment retirer l'harnais grâce au chalumeau sans endommager quoi que ce soit ni même la mort. Une fois la mission réussie, j'ai tout de suite parler à Tom de toi et il a accepté de m'aider à te retrouver il y a maintenant un mois de cela. Tu avais disparu pendant 4 mois, nous sommes maintenant fin Avril !

Mes yeux s'écarquillent et ma bouche s'ouvre.

— Tu gobes les mouches? Me dit-elle le sourire au coin de la bouche.

— Hein quoi? Non c'est juste que, 4 mois!? Pour moi c'est juste 2 minutes.

— Tout les implantés sont des esclaves, ils font de la récup de ferraille mais on ne sait pas pourquoi...

Je penche alors ma tête pour regarder en bas avant de lui dire d'une voix triste :

— Mais... Je suis aussi un monstre avec ces choses dans le dos, regarde, je ne suis plus le même...

Elle prend son autre main pour la placer sur mon menton et redresser ma tête pour me regarder droit dans les yeux avant de dire d'une voix légèrement en colère :

— Stop arrête de dire ça tout de suite ! Si tu es un monstre, dis moi pourquoi je t'ai chercher jour et nuit pendant un mois ! Car je t'aime...

— Je...Je t'aime, je ne sais pas quoi dire, tu tiens à moi autant que moi je tiens à toi, ma vie ne peut pas être vécu sans toi... Comment savoir si ces choses ne peuvent pas te faire du mal...

— Ben sera t'en dire plus. Bonne nuit à demain, je te ferai une visite du lieu demain matin.

Ophélie m'enlace en posant sa tête sur mon épaule gauche.

— Ce moment m'a tellement manquer pendant ces quatre derniers mois... Tu m'a tellement manquer, me dit-elle d'une voix réjouie.

Je lui frotte le dos pour la réconforter avant d'ajouter :

— Je suis là maintenant, ne t'inquiètes plus.

Elle se redresse et m'embrasse avant de se lever et de prendre la direction de la sortie sans que nous nous quittions des yeux.


Un jeune garçon entre ensuite dans la pièce.

— Ah Ben, pendant que tu étais parti, une personne s'est réveillée, je te présente Kévin, prononce Anne.

Ben regarde alors dans ma direction puis prend une chaise pour s'assoir à côté de moi.

— Bonjour Kévin, je m'appelle Ben, comment te sens-tu? Prononce-t-il d'une façon amicale.

— Bonjour Ben, je ne sais pas, pour moi 2 minutes se sont passés alors qu'en réalité cela fait 4 mois, je ne sais pas ce que mon corps a subi pendant 4 mois...

— Tout comme toi et moi les jeunes implantés ont servis d'esclaves pour de la récup de ferrailles, chaque groupe est constitué de quelques implantés, un rampant et un méca. Le rampant contrôle les implantés grâce au harnais et le méca est une sorte de gardien, il surveille les alentours de la zone. Lors de mon sauvetage, Hal mon grand frère s'était introduit dans mon groupe pour tuer le rampant en discrétion, le reste de l'équipe est restait dehors pour surveiller le méca. Une fois de retour ici, Anne m'a tout de suite retirer le harnais au chalumeau également pour le reste de mon groupe, tout comme le tiens. Pour te sauver c'était cette fois-ci ta copine qui a insisté pour se joindre dans ton groupe, mon Père, Tom n'était pas d'accord mais comme c'était vraiment important pour elle de le faire, elle nous a expliquer comment tu l'as sauver lors de l'invasion, elle a donc voulu faire l'inverse, elle a donc eu l'accord, puis te voilà ici avec nous.

— Merci beaucoup Ben pour ces informations, je ne savais pas qu'elle était aussi une guerrière courageuse, elle a fait tout ça pour moi. Je voudrais des informations sur les racines s'il te plait.

— C'est parce qu'elle t'aime, elle tient à toi. En fait, je n'y pense pas, je sais qu'ils sont là quand quelque chose touche mon dos, quand je les ressens, dans un sens grâce à eux, mes problèmes que j'avais ne sont plus là, je portais des lunettes et j'avais de asthme, j'ai énormément de force, d'endurance, une vue meilleur que les autres ainsi qu'une ouïe très développée, nous ne ressentons pas le froid, les racines sont un bien dans un mal, en cas de blessures, c'est très vite cicatrisé. Le plus dur c'est le regard des autres, ils nous considèrent comme ces rampants, je ne fais rien pour ne pas empirer les choses, Je n'en parle à personne...

Je hoche la tête de droite à gauche ne comprenant pas le comportement de certaines personnes envers Ben avant de lui répondre :

— Merci Ben. Sache que pour moi si on me dérange ou même toi ou un autre implanté, je ne vais pas me gêner de nous défendre, on est humain avant tout pas vrai ?

— Attention quand même, me met-il en garde. Je te laisse te reposer pour cette nuit, à plus tard.

— Merci Ben, à plus tard. Au passage je suis présent pour vos prochaines missions si besoin.

Ben me tend sa main, je fais de même pour une poignée de main amicale, il se lève, on se sourit puis il prend la direction de la sortie.

— A plus tard Ben, Kévin tu devrais te reposer, ajoute Anne en s'inquiétant de moi.


Ils sont vraiment gentils avec moi, je sens que je vais être bien ici. Ophélie est tellement courageuse, combattante, faire tout ça pour me retrouver, c'est une belle preuve d'amour.

Le laboratoire ressemble beaucoup à une salle de classe de chimie je dirai, un tableau pour les profs, des lavabos, sommes nous dans une école ?

La fatigue commence à se faire sentir, je m'installe dans le lit qui est d'ailleurs un lit de camp, je m'installe sur le dos, c'est à ce moment-là que je ressens les racines, je décide de me mettre sur le côté, ma vue porte sur les personnes inconscientes, je repense à l'attaque, à cette usine, pourquoi font-ils cela ? Mes paupières se ferment petit à petit pour finir par m'endormir.


Soudainement quelque chose me tire de mon sommeil.

— Qui êtes-vous ? Prononce une voix masculine apeuré.

— Je suis le médecin, ne t'inquiète pas tu est désormais en sécurité, répond Anne sur des paroles rassurantes.

Je me lève doucement pour aller rejoindre Anne qui est présente près du garçon.

— Kévin ? me dit Anne surprise de me voir debout. Que fais-tu ici, retourne sur ton lit, tu as dormi à peine une heure.

— Maintenant non, ils ont besoin de moi, je vais vous aidez.

— Comme tu voudras.

— Enzo !? Prononce une personne en criant.

Il s'agit de la fille juste à côté de mon lit, je m'approche d'elle, je m'assois sur mon lit, en face d'elle, elle est en panique et apeurée.

— Qui es-tu ?

— Je m'appelle Kévin, ne t'inquiètes pas, tout va bien tu n'es plus en danger.

— Je ne te connais pas, où nous sommes ?

— Dans le laboratoire de la deuxième division, des résistants, c'est tout ce que je sais, désolé mais nous sommes désormais libres.

— Libre de quoi ? Répond-t-elle de plus en plus inquiète.

— De ces rampants, de l'emprise de cet harnais.

Je lui montre l'harnais se trouvant dans le plateau.

— Qu'est-ce que c'est que ça ?

— Je ne sais pas non plus. Je sais juste que ça servait au rampant pour qu'il contrôle notre corps.

— C'est un cauchemar, je rêve ! pleure-t-elle et se couvre le visage avec le drap.

— Repose toi maintenant .

Je me lève et me dirige vers Anne, les trois autres personnes sont finalement réveillés, deux garçons et une autre fille.

— Ils sont, nous sommes tous perdu au réveil.

— Comme pour le groupe de Ben, personne n'a aucun souvenir pendant la période où ils portaient le harnais, mais tu devrais dormir maintenant, il n'y a plus danger pour le reste de la nuit, nous pouvons dormir.

— D'accord, bonne nuit à vous Anne, je suis avec eux si besoin.

— Bonne nuit.

Anne part du laboratoire quant à moi, je me rallonge dans mon lit, les autres personnes dorment, la fille à côté de moi s'est endormie également, je fini par m'endormir petit à petit moi aussi.


Le lendemain matin


Je sens une présence s’assoir au pied de mon lit, mes paupières s'ouvre petit à petit pour laisser apparaître la silhouette d'Ophélie avec des vêtements dans ses mains.

— Bonjour mon coeur, tu as bien dormi ? Me dit-elle en m'embrassant, le sourire aux lèvres.

— Bonjour mon amour, pas beaucoup, la nuit a été mouvementée.

— J'espère que tu es en forme car Tom le second au commandement et le capitaine Weaver voudraient te rencontrer, ensuite je te montrerai l'établissement où nous sommes.

— Ok pas de soucis.

— Voici des affaires propres.

Je prends les vêtements en la souriant.

— Merci, c'est gentil !

Je me lève et me prépare avec les vêtements propres, T-shirt et jean noir, ça ne me dérange pas si des personnes regardent mes racines, je ne me couvre pas même si ils sont apparentes sur ma nuque ou la forme sous mon t-shirt.

Je me retourne vers mes camarades qui dorment toujours, je reviendrai les voir dans la journée.

Nous prenons la direction de la sortie quand Anne rentre dans le laboratoire.

— Bonjour vous deux, comment allez-vous ? La nuit a été calme Kévin ?

— Bien merci, oui après votre départ, il n'y a pas eu de souci, ils dorment toujours, je reviendrai tout à l'heure.

— Je pars lui faire une petite visite, rajoute Ophélie.

— D'accord, à très bientôt.

Nous sortons et atterrissons dans un grand couloir, II s'avère que nous sommes bel et bien dans une école, il y a de nombreuses portes à droite et gauche, des chiffres y sont inscrits ou des mots, l'architecture ressemble à un lycée.


Nous marchons quelques mètres plus loin puis nous nous arrêtons devant une porte avec une plaque écrite salle de réunion, Ophélie frappe à la porte et nous entrons.

Deux adultes sont présents dont un un peu plus âgé portant une casquette, le capitaine de cette division je suppose, ils se trouvent devant une grande carte posait sur la table, les deux personnes laissent leur occupation et nous regardent.

— Bien le bonjour à vous deux ! Prononce la plus jeune personne avec enthousiasme.

Je m'avance dans la salle et prononce timidement :

— Bonjour messieurs, tout d'abord, merci énormément d'avoir accepté la proposition d'Ophélie pour me secourir, sans elle et sans vous, je serai encore là-bas, Merci... Vous vouliez me rencontrer ?

— Appel moi Tom et pour le capitaine, capitaine, ce sera plus simple. C'est tout naturel, elle nous a aider pour mon fils Ben, nous avons accepté de faire les recherches et nous avons réussi, te voilà avec nous désormais, bienvenue dans la seconde division ! Prononce-t-il gentiment.

Tom me sourit, je lui rend ce sourire, le capitaine gardant son sérieux, intervient à son tour :

— Oui jeune homme, nous voulions te voir, la deuxième division a besoin d'hommes, nous pensons que tu ferai une excellente recrue, sais-tu te servir d'une arme ?

— Non capitaine, je n'ai jamais eu une arme en main.

— Ce n'est pas grave, tu apprendras tout comme Ophélie l'a fait, répond Tom sur un ton rassurant.

— Tom si je peux me permettre, ajoute Ophélie. Je veux bien lui apprendre et lui faire une petite visite du lycée.

— Je n'y vois aucun inconvénient.

Le capitaine Weaver, bras croisés prononce avec froideur :

— Bien, vous pouvez y aller, bonne journée ! Et le dîner a lieu à 19heures chaque jour.

— C'est avec plaisir que je vais combattre dans la deuxième division, merci ! Bonne journée à vous !

— Bonne journée, à très bientôt, répond Tom.


Nous partons et comme promis elle me montre l'établissement.

Le lycée est très spacieux, il y a de longs couloirs dans l'un d'eux se trouve un tableau avec beaucoup de photos de personnes, nous nous arrêtons devant.

— Tu vois ici, c'est le recueil des parents, des familles dont les rampants leur ont enlevés des personnes chères, les membres de la division placent des photos sur ce tableau, ils veulent la moindre information si n'importe qui aperçoit une personne disparue.

— C'est une bonne chose. Mais il y en a beaucoup trop malheureusement.

Ophélie tend son bras sur le tableau, retire une punaise et retire la photo accrochée, je l'a regarde avec stupéfaction :

— Tu avais mit une photo ?

— Bah oui, me sourit-elle, Tout les jours je venais ici, je savais au fond de moi qu'un jour tu ne serai plus une simple photo.


Nous reprenons la marche jusqu'au bout du couloir pour entrer dans une salle spacieuse, énormément de chaises et de table sont placés dans la pièce.

— Ici c'est la cafétéria, tout est comme avant, on a vraiment l'impression d'être en cours. Il faut même faire la queue avec son plateau pour se servir, suis moi je te montre la cuisine.

Nous traversons la cafétéria en direction de la cuisine coupée par une porte va-et-vient, tel un restaurant, à l'intérieur se trouve un congélateur au fond de la pièce, des étagères le long des murs, une table au milieu de la pièce ainsi que l'espace de cuisson à gauche de l'entrée.

— Ce congélateur ne fonctionne pas, il sert au stockage de gros sacs comme du riz, du maïs, c'est à l'abri des souris, normalement il n'y en a pas mais c'est à l'abri et les étagères servent principalement pour les conversent ou tout ce que l'on trouve de comestible.


Nous ressortons dans le couloir pour parcourir un autre chemin jusqu'à ce que nous empruntons des escaliers pour monter à l'étage suivant, quelques portes plus loin, nous nous arrêtons devant une porte, le mot CDI y est inscrit, nous franchissons la porte, il y a de nombreuses étagères avec énormément de livres, des romans, des histoires pour les petits, des BD également, des petits fauteuils en dessous des fenêtres ainsi que quelques tables.

— Voici la bibliothèque

— Il y en a pour tout le monde, j'imagine que c'est ton endroit favori lorsque tu as un coup de blues, le silence.

Elle se tourne vers moi et lâche un soupir :

— Tu as tout compris, je venais souvent ici. Je pense qu'on en a fini pour la visite, suis moi une dernière fois.


Nous ressortons, nous marchons environ deux minutes dans les couloirs et nous arrivons devant une classe ayant pour numéro 102, c'est une salle de classe tout à fait normal, tableau, tables, chaises, à l'exception d'un matelas deux personnes posé à même le sol dans un coin de la pièce.

— Bon nous y voilà, ma..notre chambre, oui maintenant c'est aussi la tienne, me dit-elle avec le sourire.

Nous prenons deux chaises que nous plaçons en-dessous d'une fenêtre pour nous assoir face à face, je prends alors la parole :

— Le capitaine Weaver est toujours aussi froid avec les gens ?

— Oui mais on s'y fait très vite, je suis sur qu'il a un bon fond.

— Est-ce qu'il y a une chambre par personne ou par famille ?

— Nous essayons, nous sommes nombreux, c'est difficile, les nouveaux dorment dans le gymnase sur des tapis de gyms, dit-elle le regard tombant. Nous mangeons quand même tous ensemble dans la cafétéria, personne n'est mit de côté.

— Je vois, c'est triste pour ces personnes, il n'est pas censé ne plus y avoir d'électricité après l'attaque ? Le laboratoire en a comme cette nuit.

— Tout ne fonctionne plus mais par chance le groupe électrogène fourni de la lumière quand nous en avons besoin, le laboratoire est un exemple de priorité.

C'est à ce moment là que je touche mes cheveux.

— J'ai disparu pendant quatre mois, mes cheveux ou même ma barbe n'a pas poussée ?

— Oh si, dit-elle en inspirant. Fort heureusement, les rasoirs existe toujours, les tondeuses également d'ailleurs, après l'opération, je me suis occupé de toi comme tu aimes, sans barbe ni moustache, cheveux court.

— Merci, mince, je ne connaîtrais pas mon apparence en homme de Cro-Magnon !

Elle lâche un petit rire.

— Et sinon, as-tu des nouvelles de mes parents ou les tiens?

— Je suis désolée, je n'ai aucune nouvelle, nous étions souvent dans la magasin où se trouver tes parents pendant l'attaque et il n'y a aucun trace d'eux, pendant que j'étais dans la cave, ils ne sont jamais revenu, j'espère pour eux qu'ils sont quelques part à l'abri tout comme les miens dans une autre division, à l'instant même, ils sont peut être inquiets pour nous, étant dans la deuxième division plusieurs fois j'ai été dans la maison de mes parents et aucunes traces d'eux, c'est à ce moment là que je me suis dit, pourquoi vivre seule ? Tu vois ce lit, chaque soir mes larmes coulaient sur ce matelas en pensant à tout ça et toi, puis l'espoir est revenu grâce à Tom et les autres, voir Tom se battre jour et nuit à la recherche de son fils, je me suis vu en lui et je me suis battu car rien n'est perdu, il y a toujours de l'espoir...

Quelques larmes coulent sur son visage, je la prends dans mes bras pour la réconforter, elle pose délicatement sa tête sur mon épaule gauche sentant son souffle dans mon cou.

— J'ai cru te perdre à jamais jusqu'au jour où je t'ai aperçu avec ton groupe lors d'une patrouille, à ce moment là, j'ai su que tout n'était pas perdu qu'il y avait une chance de te sauver, j'en ai ensuite parler à Tom, pendant plusieurs missions de reconnaissances, nous avons surveiller votre groupe, où vous allez, où vous dormez pour établir un plan, j'étais triste à chaque fois de te voir dans cet état sans que je puisse faire quelque chose puis quand nous avions le plan parfait, une joie intérieur a éclatée, pendant cette mission de sauvetage, je me suis fait passé pour un membre de ton groupe, je vous est suivi jusqu'à cette maison abandonnée dans la forêt pour m'endormir avec vous, j'ai réussi à tuer le rampant dans son sommeil en silence et nous vous avons ramener ici, prononce-t-elle accablée par ma disparition.

Elle se redresse et me regarde dans les yeux remplis de larmes, je prends mes mains pour les placer dans sa longue chevelure en plaçant mes pouces sous ses yeux essuyant ses larmes coulant sur le long de son visage, je la rassure :

— Maintenant je suis là, plus rien ne nous séparera, tu es forte et courageuse en plus d'être une guerrière. Bon ce n'est pas tout mais maintenant tu dois m'apprendre à me servir d'une arme, pas vrai ?

— C'est parti ! Avant je dois te dire comme tuer un rampant, leur peau est très dur et résistante le seul moyen c'est par la bouche, très pointu et l'enfoncer ou alors avec l'arme en essayant de lui mettre dans la gueule et tirer, tu peux toujours viser le corps mais c'est du gachis, quand aux mécas c'est encore pire, il n'y a que le C4 ou le lance rocket qui est utile, lui tirer dessus avec une arme d’assaut ne ferai que lui donner ta position, indique-t-elle avec un air sérieuse.

— Dis moi, tu es une vrai professionnelle dans la matière dis donc, et dire que tu me rouspétais quand je jouais à des jeux de guerre sur ma console.

— Sauf que là, c'est la réalité, dans tes jeux, tu meurs tu réapparais sauf que là non, c'est sérieux

— Rho je rigole.

On se regarde et cette-fois ci de la joie sort de son visage laissant lui échapper un sourire, nous nous levons et prenons la direction du couloir. Il te faut une arme, suis moi jusqu'au stockage des armes.

Nous sortons et marchons jusqu'au stockage se trouvant non loin de la sortie vers l'extérieur, la poste est ouverte, un homme d'une trentaine d'année, d'origine vietnamienne se trouve à l'intérieur et vérifie des armes.

— Salut Daï, est-ce que tu as un petit mosquito silencieux s'il-te-plaît ? S'adresse Ophélie.

Il y a le choix en armes, des sniper, des assauts, des pistolets, des mitraillettes, des explosifs et j'en passe.

— Oui toujours, il y en a un juste là.

Daï prend l'arme qui est posé sur la table devant lui et la tend à Ophélie.

— Parfait, merci Daï bonne journée!


Nous sortons à présent à l'extérieur.

J'observe les environs, les routes sont en mauvais états, des voitures sont complètement détruites même brûlées, des habitations sont complètements détruites mais le lycée est intacte pourquoi ? Savaient-ils que les élèves fréquentés ces établissements ? Une forêt se trouve au loin, des gardes sont postés sur le toit du lycée, observant les horizons, en traversant la route se trouve une étendue d'herbes, des cibles sont placées en ligne, nous nous approchons.

— Il fait frais ce matin, tu n'as pas froid en t-shirt ? Me demande-t-elle en se frottant les mains et soufflant dedans.

— Non, c'est très étonnant, ce sont les racines, ce que Ben me disait cette nuit.

— Ah oui c'est vrai, je suis désolée.

Elle pointe la cible avec l'arme.

— C'est quoi déjà le pistolet? Muchachos ? Paquito?

Elle me regarde puis se tord de rire :

— Tu es irrécupérable ! Mosquito ! Un mosquito ! Bon, tu vois cette cible, imagine que c'est un ennemi ou une personne que tu détestes et tire.

Il lui a fallu une balle pour viser le milieu, elle me tend l'arme :

— A toi maintenant.

Je vise et je tire. La balle n'apparaît pas sur la cible, je tourne ma tête vers elle et me regarde avec un sourire narquois.

— Attention, un danger public est en possession d'une arme écartez vous ! annonce-t-elle de vive voix.

— Très drôle !

Je reprends mon sérieux et me concentre sur la cible pour un deuxième essai, la balle touche l'extrémité droite de la cible.

— C'est bien Kévin, tu apprendras vite j'en suis sur, je te présente Hal mon fils et Maggie sa petite amie, Ophélie, je suis content de te voir rire, respirer la joie de vivre, déclare Tom.

Nous nous retournons et sans le savoir, Tom, Ben et deux autres personnes nous regardent.

— Merci Tom, ravie de faire votre connaissance !

— Moi aussi, bienvenue dans la deuxième division, on va bien s'entendre ! ajoute Hal.

— Ravie également, Ophélie m'a beaucoup parler de toi, on est ravie de t'accueillir, bienvenue ! déclare Maggie.

Hal et Maggie me tendent leur main pour une poignée de main amicale.

— Merci à vous, ça me touche!

— Aïe ! se plaint Hal en secouant sa main.

— Hal est-ce que ça va ? Je suis désolé, je n'ai pas encore conscience de la force que j'ai désormais.

— Ne l'écoute pas, c'est un blagueur, il n'arrête pas, un vrai gamin, m'informe Maggie.

— Eh !

— Bien joué Hal, très bon jeu d'acteur en tout cas!

Tout le petit groupe sourit, Tom reprend un air sérieux.

— Sinon, nous sommes là car nous partons en mission, nous allons à la recherche de provisions et de tout ce qu'il nous sera utile, Ophélie nous avons besoin de toi. Kévin je sais que tu le veux aussi mais il y a encore 24 heures tu étais encore inconscient, tu dois reprendre des forces et continuer l'entraînement, la prochaine mission tu viendras avec nous, me rassure-t-il en posant sa main sur mon épaule.

— Très bien je comprends.

Je me tourne vers Ophélie en la prenant dans mes bras.

— Soit prudente et fait attention à toi, je t'aime.

— Ne t'inquiètes pas, ce n'est ni la première ni la dernière mission que j'effectue.

On s'enlace et nous nous embrassons, elle monte ensuite à l'arrière du pickup, nous nous regardons pendant que le véhicule part au loin, la tête ailleurs.


Reprenant mes esprits quelques minutes plus tard, je me retourne pour reprendre l'entraînement.

Tire après tire, je me rapproche de plus en plus du centre de la cible ne la ratant plus, je m'arrête un peu plus de trente minutes plus tard.

Je me dirige vers l'entrée du lycée lorsque je vois un jeune garçon assis seul sur une marche qui me regarde d'un air triste, je m'assoie à côté de lui.

— Bonjour, je m'appelle Kévin, tu as l'air triste, ça ne va pas ?

— Oui je te regarde depuis tout à l'heure, je veux une arme je veux être utile mais mon père ne veut pas car je n'ai que 8 ans.

— Il est vrai que tu es trop jeune pour combattre, un jour tu pourras, mais tu peux être utile, tu peux aider Anne dans son labo par exemple, elle aura très certainement une tâche pour toi.

— C'est vrai ? S'exclame-t-il avec joie. Je vais lui demander si elle a besoin d'aide, merci ! Au fait moi c'est Matt, le fils de Tom que tu connais déjà.

— Enchanté Matt, ton père te protège c'est normal, un jour il t'apprendra ! Anne a besoin d'aide j'en suis certain !

Il se lève précipitamment et Il part non, il court dans les couloirs du lycée. Très gentil ce garçon.

Je rentre à mon tour en direction du laboratoire mais je fais une halte à l'armurerie pour rentre le m... pour rendre l'arme, à mon arrivée, Daï est toujours là.

— Je viens rendre l'arme que nous avons prit tout à l'heure.

Je lui tend l'arme qu'il prend et le range à la bonne place.

— Merci, comment s'est passé l'entraînement ?

— Content du résultat, je ne rate plus la cible, c'est déjà le principal, bonne journée.

— Oui un bon début,bonne journée.


Je repars cette fois-ci dans le laboratoire pour faire plus ample connaissance avec mon groupe.

Lorsque je rentre, je vois Matt avec Anne, elle lui montre ce qu'il doit faire, il est content.

De l'autre côté se trouve mon groupe, ils ne dorment plus, assis sur les lits face à face, portant des vêtements propres, ils discutent et je les rejoint.

— Bonjour à vous, comment allez vous depuis cette nuit ? Nous n'avons pas eu le temps de faire connaissance non plus, je m'appelle Kévin, 21 ans et vous ?

— Moi c'est Kim, 20 ans.

— Moi c'est Sophia, 18 ans.

— Thomas, 14 ans.

— Jordan, 17 ans.

— Salut moi c'est Nathan, 38 ans.

Je le regarde étonné.

— 38? Tu n'en as pas vraiment l'apparence.

— Ok d'accord, 19, c'est de l'humour !

— Oh tu devrai bien t'entendre avec Hal, un vrai plaisantin lui aussi.

— Qui?

— Le frère de Ben, trêve de plaisanterie, est-ce que vous vous rappelez de quelque chose ?

Sophia qui est assise en face de moi se met soudainement à pleurer, ses coudes sur ses genoux, ses mains cachant son visage, je lui demande alors :

— Sophia, qu'est-ce qu'il y a ?

— Ces...Ces monstres, ils ont tués mes parents devant moi, mo...Mon... petit frère, Enzo était là aussi, puis je me suis évanouie à cause de ce robot, que lui ont-ils fait ?! Où est-il ?

Je prends alors ses mains dans les miennes compatissant dans sa tristesse, et je la regarde dans ses yeux remplis de larmes.

— La même chose que nous, j'en ai bien peur. Enzo, c'est le prénom que tu as appelé cette nuit.

Elle fond en larmes dans mes bras sous le regard des autres.

— Calme toi Sophia, ça va aller, parfois ça fait du bien de pleurer un bon coup.

Elle fini par se canaliser petit à petit et se replace normalement.

— J'étais dans la rue lors de l'invasion, tout s'est passé tellement vite, les vaisseaux puis ces aliens moches suivis des robots, informe Kim.

— Exactement la même chose vécu, j'étais chez un ami ce jours-là. Il a également eu le même sort j'imagine, ajoute Thomas.

— J'étais dehors aussi quand soudain un alien était devant moi, je lui ai mit un aie kick dans sa tronche ! Explique Nathan.

Nous le regardons intriguer, je réagis :

— Nathan ?! Tu crois vraiment que c'est l'heure de rigoler ?

— Bon d'accord, soupire-t-il. J'ai vraiment voulu lui mettre ce Aie Kick mais lors de mon saut, il m'a attrapé le pieds et jeter au sol puis ce robot est venu, le néant ensuite.

— Avec ma copine, nous étions au cinéma quand il y a eu une coupure de courant, rendant le cinéma dans le noir complet, on s'est ensuite diriger vers la sortie à la lumière des téléphones, une fois dehors, l'apocalypse, tout ce massacre, nous avons reçu une charge lumineuse. Je ne sais pas où elle se trouve à l'heure actuelle, déclare Jordan attristé.

— Nous avons tellement tous perdu mais nous avons la chance d'être revenu parmi les humains, sans ma petite amie, je serais encore là-bas, nous y serions encore. Et sinon, vous souhaitez combattre pour la deuxième division ?

— Tu sais, moi et les armes, j'ai peur de mourir, affirme Kim timidement.

— Je veux que ces monstres payent pour ce qu'ils ont fait dans ce monde mais je n'en ai pas la force, déclare Sophia avec tristesse.

— Sur une console oui, dans la réalité, non, je ne suis pas prêt pour le moment, je suis trop jeune, annonce Thomas avec hésitation.

— Je déteste les armes à feu,ce sera sans moi, prévient Jordan.

A cet instant, nous tournons tous la tête vers Nathan, nous attendons le pire.

Nathan nous regarde avec un petit sourire au coin de la bouche.

— Euh... Un katana, a tchic une patte, a tchic un bras, a tchic la tête, ayah, crie-t-il en imitant les gestes d'un ninja.

Je le regarde en fronçant les sourcils.

— Nathan !? Arrête ça tu veux ? On peut rire mais pas maintenant, donc personne ne veut combattre pour le moment ? Un petit garçon de 8 ans lui souhaite combattre.

Mon regard se tourne vers la pendule du laboratoire, affichant 14 heures et ils sont de retour, nous entendons le pickup à l'extérieur, je me lève et regarde par la fenêtre, c'est bien eux, je me tourne vers mes camarades :

— On se revoit plus tard. Matt ils sont de retour !

Je me précipite dehors ainsi que Matt.


Une fois dehors, Matt se jette dans les bras de son père et de ses frères.

— Papa ! Ben ! Hal ! crie-t-il de joie.

Mon regard se tourne vers Ophélie pour la prendre dans mes bras, elle me rend mon étreinte.

— Je suis content de te revoir, tout va bien ? tu n'as rien ?

— Oui très bien, me rassure-t-elle. Il n'y avait aucun ennemi, c'était d'ailleurs bien trop calme.

— Dans un sens temps mieux.

Je regarde l'arrière du véhicule, il est rempli.

— Eh dis donc, vous avez trouvé énormément de choses, des sacs de riz ainsi que beaucoup de conserves, félicitations !

— Et encore, il en reste, il n'y a plus de place dans le pickup, m'informe Maggie.

— Pour une prochaine fois ?

— Oui, pendant que nous le pourrons encore et encore, je dois aller parler avec Anne pour connaître la réserve de médicaments, vous vous occupez des provisions ? Nous demande Tom avant de repartir avec Matt.


Je les aide à transporter les provisions, je comprends l'utilité des racines, elles me permettent de porter beaucoup de sacs de 10 kilos de riz, combien ? 10 sacs sans aucune difficulté ! Ben en a lui aussi !

Ophélie, Hal et Maggie portent les cartons de boites de conserves.

Nous prenons la direction de la cuisine, Ben m'interpelle dans le couloir.

— Pas trop lourd ?

— Non c'est même étonnant.

— Les racines, un bien comme un mal mais utile quand on en a besoin.

— Je vois ça, 20 sacs qui vont être très utiles pour la seconde division.

— Nous sommes à peu près 300 personnes, 100 soldats et 200 civils en comptant les pertes et les nouveaux, autant dire que ça va très vite partir.

— Tout le monde peut se nourrir, voyons le bon coter des choses.

Nous arrivons dans la cafétéria puis nous traversons la porte va-et-vient.

— Tu peux mettre les sacs là-dedans, me dit Ben me montrant le congélateur.

Ben et moi posons les sacs dans le congélateur non branché.

Nous rangeons ensuite les conserves dans les étagères, Hal me regarde :

— Eh le géant, tu peux mettre ces conserves tout en haut s'il-te-plait ?

— Le géant ? Je ne mesure que 1,90m.

Hal me tend du maïs en conserve. Un sourire apparaît sur mon visage.

— Ahah très bonne blague Hal, Géant vert !

Nous rions à cinq dans la cuisine quand Tom arrive à son tour.

— Qu'est-ce que j'ai raté ?

— Oh rien Tom, c'est encore Hal avec ses blagues à deux balles, déclare Maggie désespérée.

— Ah oui je vois, Kévin, est-ce que je peux te parler une minute ?

— Oui pas de soucis.

Je pars avec Tom dans le couloir.

— Notre prochaine mission a lieu dans quelques jours, je viens de voir Anne et elle a besoin de médicaments supplémentaires, la mission aura lieu dans une pharmacie non loin du magasin d'où nous revenons et cette fois-ci nous voudrions te prendre avec nous, ton entraînement s'est bien passé après notre départ ?

— Merci Tom, je ne vous décevrez pas ! Oui, j'ai sans cesse continuer mon entraînement pendant une heure après votre départ, je ne rate plus la cible tout en me rapprochant le plus possible de la cible et ne la ratant plus.

— C'est un bon début, tu seras sans doute prêt pour la prochaine mission, continue ! Au passage, merci pour Matt, il m'a expliqué que tu lui avais parler pour aider Anne dans le laboratoire, c'est une bonne idée pour lui, pour lui changer les idées, merci à toi.

— Il est très gentil et il ne veut pas rester sans rien faire.

On se sourit et je repars dans la cuisine pour terminer le rangement, Ophélie me regarde :

— Alors, que voulait-il ?

Je prends un air dépité :

— Je dois partir pour demain matin, je suis exclu de la seconde division.

Ils me regardent sous le choc.

— Pourquoi ? Qu'as-tu fais ? S'exclame Ophélie inquiète.

— Je ne sais pas, je ne comprends pas.

Un léger sourire s'échappe.

— Mytho, il rigole ! L’élève surpasserait-il le maître, révèle Hal.

— Ne fais plus ça ! hurle Ophélie en me jetant une boite de conserve.

— Plus sérieusement, il m'a fait une proposition, faire parti de votre groupe à la prochaine mission !

— C'est une bonne nouvelle, bravo, l'inconvénient sera de supporter un deuxième Hal, soupire Maggie.

— Nous allons former une bonne équipe, ajoute Ben satisfait.

— Bienvenue dans le groupe Géant vert, réplique Hal.

Nous sourions et nous continuons le rangement.

— Et voilà, c’était la dernière, dit Ophélie en plaçant la dernière boite sur l’étagère.

— Parfait, je repars dans le laboratoire revoir mon groupe, je suis parti précipitamment tout à l'heure, à plus !


Je sors et prends la direction du laboratoire.

Lorsque je rentre à l'intérieur, Kim, Sophia, Thomas, Jordan et Nathan sont toujours assis sur les lits, je m'assois à nouveau avec eux.

Que faîtes-vous ? Promenez-vous, parlez à d'autres personnes.

— Oui sûrement, on ne sais pas vraiment, nous ne sommes pas à l'aise ici, nous ne connaissons personne, dit Sophia.

— Ah bon? Comment est-ce possible, nous sommes bien ici, nous ne sommes plus des esclaves.

— Nous avons toujours ces racines dans le dos, affirme Jordan.

— Euh d'accord, écoutez, j'ai eu la même réaction que vous, nous sommes finalement toujours des humains, les racines nous donnent des soins, des capacités mais nous sommes humain avant tout.

— Et le regard des autres ? S’interroge Kim.

— Ignorez les, depuis ce matin je n'ai même pas faut attention aux autres personnes, peut être que certaines m'ont regardé de travers, ça n'empêche pas non plus Ben de vivre dans le groupe, vous voulez de l'aide? Si besoin je suis là mais ne restez pas ici, explorez les lieux, prenez l'air, vivez la vie !

Je me lève et je prends la direction de la sortie quand tout à coup Sophia m'interpelle la voix paniquée :

Kévin, je ne sais pas ce qu'il se passe !

Je me retourne et Sophia se trouve devant moi à quelques centimètres.

Que se passe-t-il Sophia ?

La glace fixée sur le mur reflète son dos et j'aperçois ses racines au niveau de sa nuque allumées en bleu sans doute les miennes aussi.

Sophia ! Tes racines sont allumées ! Je ne contrôle plus mon corps, je ne peux rien faire !

— Quoi !? Moi aussi, qui fait ça ?

Sous le regard de Kim, Thomas, Nathan et Jordan ainsi que Matt et Anne, nos bouches se rapprochent l'une de l'autre, nous nous embrassons quand la porte d'entrée s'ouvre.

Kévin !!? hurle Ophélie avec stupéfaction.


Avec son intervention, nos racines s'éteignent et nous tombons à terre inconscient.

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