Fallout Rooster.

Chapitre 9 : Les Fantômes de la Pompelle.

Par BrotherhoodCorp

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Note de l’auteur : Notre procédé d’écriture sortant de l’ordinaire et similaire à une écriture théâtrale, il est important de mémoriser les codes employés afin d’éviter toute confusion dans la lecture.

Pour rappel :

Paragraphes en italique : Le narrateur est l’un des personnages. (Le plus souvent Orson)

Texte simple en italique : Citations, Surnoms ou Incantations. S’applique aussi dans les dialogues.

Dans les dialogues :

Phrase entre des astérisque : exemple * J’ai l’impression qu’on m’observe * : Le personnage réfléchit ou pense.

Phrase entre guillemets : exemple « Boit un verre d’eau » : Le personnage fait une ou plusieurs actions, avant, pendant ou après avoir parlé.

Mot entre parenthèse et italique derrière le nom de personnage dialoguant : exemple : Coq (téléphone) : Donne une information sur les conditions de dialogue. Ici, Coq parle au téléphone.

Voilà tous les codes qui vous permettront de suivre au mieux la lecture. Je vous souhaite dès à présent un agréable moment en compagnie de mes personnages.

Leakee/Skymailleur.

Chapitre 9 : Les Fantômes de la Pompelle.

La carcasse de Woinic disparaissait déjà derrière lui.

Quelques minutes seulement s’étaient écoulées depuis la chute du colosse, et pourtant, la forêt avait repris ses droits avec indifférence. Le vent s’était remis à souffler entre les troncs tordus, les insectes mutants bourdonnaient à nouveau, et quelque part au loin, un cri animal ou humain déchirait l’air.

Orson marchait.

Lentement.

Chaque pas lui rappelait le combat. Son manteau était lacéré, son flanc encore douloureux, et ses bottes traînaient dans la boue radioactive laissée par la bête. Il avait laissé Woinic derrière lui, sans trophée, sans preuve.

Orson : Pas besoin… « Murmura-t-il. » Y’a des histoires qui valent mieux qu’un bout de viande.

Il tira sur sa cigarette, laissant la fumée remplir ses poumons morts.

Puis il s’arrêta

Là, planté au bord d’un ancien chemin envahi par les racines et les gravats, un panneau résistait encore au temps.

Tordu.

Rouillé.

Mais debout.

Orson s’approcha.

Il passa sa main sur la surface métallique, dégageant la poussière et la mousse.

Les lettres apparurent lentement :

« Musée – Fort de la Pompelle »

Le regard d’Orson se durcit.

Orson : …Ah.

Il resta immobile un long moment.Ses doigts se crispèrent légèrement sur le panneau.

Orson : J’aurais dû continuer tout droit.

Mais il ne bougeait pas.

Son regard s’était perdu au-delà des arbres, là où les ruines du fort devaient encore se dresser.

Un lieu qu’il avait évité pendant des années.

Toujours.

Sans exception.

Et pourtant…

Le voilà ici.

Maintenant.

Orson : « Lâcha un petit rire sec. » Drôle de sens de l’humour, le monde…

Puis, lentement, il se tourna vers vous.

Oui, encore vous.

Orson : Bon… j’crois qu’il est temps que je vous raconte un truc.

Il retira sa cigarette de sa bouche, observa la braise quelques secondes.

Orson : Avant tout ça… avant les radiations, avant que ma gueule ressemble à un vieux parchemin oublié… « Il haussa les épaules. » J’étais quelqu’un… Journaliste. « Il esquissa un sourire fatigué. » Ouais. Pas le genre avec un stylo et des belles phrases. Le genre qui pose les questions qui font grincer les dents. « Il tapota sa tempe. » Global News France. Ça vous dit quelque chose ? Non… normal.

Il jeta un regard autour de lui, vers les arbres, les ruines invisibles derrière la brume.

Orson : C’était ici que tout a commencé à sentir mauvais.

Sa voix changea.

Moins ironique.

Plus froide.

Orson : Le Fort de la Pompelle… Un vieux site militaire. Première Guerre mondiale. Transformé en musée pour faire croire que l’histoire, ça sert à quelque chose. « Il cracha au sol. » Puis ils sont arrivés.

Un mot resta suspendu.

Lourd.

Orson : Vault-Tec.

Ses doigts se crispèrent.

Un dégoût brut passa dans ses yeux.

Orson : “Vault-Tec France”, qu’ils disaient. Un beau projet. Des abris anti-atomiques flambant neufs partout en France. Une promesse de survie. « Il ricana. » J’étais là le jour de l’inauguration. Costume propre, sourire de façade… carnet à la main. « Leva les yeux vers la cime des arbres. Comme s’il revoyait la scène. » Ils avaient aménagé le fort. Installé leurs portes blindées dans les murs d’un musée… Comme si enterrer les gens sous l’histoire pouvait les sauver du futur.

Sa voix se fit plus sombre.

Orson : Mais moi… j’ai vu leurs regards. Les ingénieurs. Les responsables. Ils n’étaient pas là pour sauver qui que ce soit. Ils testaient quelque chose. Et j’ai creusé. « Un léger sourire. » Mauvaise habitude, ça.  

Il écrasa sa cigarette contre le panneau.

Orson : Après ça… tout est allé vite. Les articles censurés. Les menaces. Puis les bombes.

Il ouvrit légèrement les bras, montrant le monde autour de lui.

Orson : Et voilà le résultat.

Orson fixa une dernière fois le panneau. Puis, contre toute logique… il fit un pas en avant. Dans la direction du fort.

Orson : J’ai passé deux siècles à éviter cet endroit. « Il posa sa main sur son 10mm. » Alors dites-moi...

Il esquissa un sourire amer.

Orson : Pourquoi j’ai l’impression que c’est là que tout recommence ?

Fin du chapitre 9 : Les Fantômes de la Pompelle.




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