Mars Eidolon par

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Univers Parallèle / Science-fiction / Action

21 XXI - La résistance

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-Les gars, j'ai ramené un camarade !


Ils relevèrent alors le visage d'un air curieux et plaisantin.


-Si c'est encore ta bouffe dégueulasse renvoie la en cuisine Mustang !


-Eh ! Matez ça ! Il a vraiment ramenez un autre mec !


-Comment ça se fait qu'il a un manteau de gradé ?


Hawkey prit la parole à son tour en posant son fusil contre son épaule en fermant la porte.


-Parce que c'est le major vila pourquoi !


Bien qu'il était toujours sous le choc des dernières nouvelles et qu'il avait grand mal à faire avec, cette vision qui lui rappelait de bon vieux souvenirs de franche camaraderie qu'il eut dans son passé de soldat l'aidait en quelques sortes à surmonter cette épreuve, revoir ces hommes, ainsi que ces femmes qui justement furent ses hommes lui faisait chaud au cœur et le portait dans un certain élan de nostalgie. Maintenant qu'il était à l'abri des gazes nocifs, il ôta une nouvelle fois son masque pour laisser voir son visage à la petite compagnie, d'un petit sourire qu'ils connaissaient tous parfaitement.


-Ça faisait un bail les gars.


Hawkey et Mustang en firent alors de même. Tous deux étaient plus jeunes que Minato de 5 ans environs. La femme avait alors des cheveux blonds en chignon qui allaient de pairs avec ses yeux dorés ou d'un jaune sombre, une mèche de cheveux en travers du front tandis que l'homme lui avait des cheveux noirs comme ses yeux, et avait une apparence de don juan rien qu'à le regarder.


-C'est moins cossu que votre petite maison mais bon, c'est notre base maintenant.


Il prit cela à la plaisanterie et de bon cœur sans perdre son sourire. Ce n'était pas vraiment comme si la chose allait le déranger, loin de là.


-Mah, ne vous en faites pas pour ça. Il y a bien eu une époque où l'on aurait fait des centaines de pompes rien que pour avoir un tel confort ahah.


-Ah, ce n’est pas faux héhé.


-Au fait, y sont où les deux autres ?


Les soldats les regardèrent d'un sourire.


-Dans les dortoirs surement ahah.


Il prit un air curieux en apprenant la présence d'autres personnes. Vraisemblablement tout le monde n'était pas encore là.


-Les deux autres ? Tout le monde n'est pas ici ?


-Bien sûr que non. Y a encore quelques gars dans la cantine surement et dans les dortoirs justement. Ou encore l'autre salle mais on a surtout maintenant un bon atout avec nous. C'est pour ça qu'on doit retrouver les survivants de la tour au plus vite.


Il regarda particulièrement les deux soldats avec lesquels il venait de faire la route de son sourire curieux. En fait, il ne voyait pas vraiment où ils voulaient en venir et encore moins qui ils pouvaient désigner.


-Ah ? Vous avez un bon atout ? Quoi donc ?


-Suivez-moi major.


Il fit un léger hochement de tête en guise de réponse et se mit à le suivre comme demandé. Ils entrèrent alors ensuite dans les dortoirs par un couloir et un petit hall suivis d'un autre couloir de bateau éclairé avant d'arriver dans une salle relis de lit et de matelas. Un confort dont le groupe de Manière aurait bien besoin. Au fond de la salle, sur un lit double était alors assis deux personnes. Un homme et une femme qui regardèrent les deux hommes arriver. La jeune femme avait des cheveux d'un gris clair tirant sur le bleu et était vêtu d’un simple pantalon gris et d'un débardeur jaune. Elle semblait d'un air calme et un poil charmeur, tout comme l'homme à sa droite qui semblait également d'un caractère posé et de sang-froid. Celui-ci était avait des cheveux court d'une couleur plus ternit que ceux de Minato, avec des vêtements dans les teintes violette. Munis d'une écharpe il regarda Minato tandis que la jeune gemme regarda Minato un air qui le dérangeait quelques peux ou le faisait se sentir mal à l'aise. Elle semblait le pénétrer de son regard, a tête reposé sur sa main appuyé sur son genou, a demi allongée sur le lit. Le jeune homme prit alors la parole.


-Mustang, qu'y a-t’il ?


-Laissez-moi vous présenter le major Minato. Le supérieur de la 8eme division. Minato, voici Mortimer et Sandra, ils sont frère et sœur.


Le jeune homme lui répondit d'un sourire.


-Enchanté Minato !


Comme dit, il était un peu déstabilisé par le regard de la femme qui lui donnait cette sensation d'être violé dans son intimité, un peu à la manière du regard d'une autre femme qui au premier coup d'œil parvenait toujours à deviner à quoi il pensait. Les présentations faites, il fit un petit mouvement de tête et se courba devant eux par politesse avant de se relever et se présenter à son tour en reprenant son sourire significatif.


-De même, Toujou Minato. Enchanté


Mortimer et Marion son frère et sœur et c’est eux l'atout dont je te parlais. Tu as devant toi le cinquième duo de magister du pays


Il ouvrit progressivement grands les yeux puis recula son visage vers l'arrière en ouvrant grand la bouche de surprise.


-Qu-quoi… ?


-Eh oui. Ils sont de notre côté


Il ne se retrouvait que plus perdu de ce retournement de situation auquel il ne s'attendait pas. À vrai dire, il ne savait plus où donner de la tête avec toutes les informations qui venaient de lui parvenir dans la journée.


-M-mais je pensais que…comment, pourquoi..?


-Bah, ils se sont dit la même chose que nous tout simplement. Mais la reine pense qu'on les retient prisonniers.


-Je…Je vois…


Il tourna ensuite légèrement son visage de côté en plissant les yeux d'un air réfléchi et se pencha un peu plus sur cet événement.


-(Alors comme ça, même les Magisters commencent à se rebeller...)


Il fut soudainement contraint de fermer les yeux d'une certaine douleur, d'un léger mal de crâne. En effet, cela faisait maintenant prêt d'une semaine qu'il avait marché sans relâche. Là encore, ça aurait pu aller. Il avait été habitué à la marche au cours de son passé militaire et de ses entraînements musclés. Mais c'était sans coter tout ce qu'il avait appris en l'espace de quelques heures seulement, et qu'il se devait d'assimiler, de confronter, et de croire pour certaines choses. Tout cela était un tout et lui tapait dans le crâne. Il tenta de le dissimuler et passa sa main dans sa nuque sans ne rien dire de plus.


-Enfin, sur ce je vous laisse mina. Je vais vaquer à mes occupations. Major, prenez un lit de libre et faite comme chez vous.


Tant bien que mal, il fit avec son mal passager et se tourna vers son ancien soldat pour de nouveau hocher de la tête d'un petit sourire en guise de remerciement.


-Merci. Oh, et avant que je n'oublie, vous pouvez me tutoyer et m'appeler Minato maintenant, soldat.


-J'y penserais hehe.


Il partit ensuite et laissa alors l'homme tranquille pour qu'il puisse se reposer.


Maintenant seul, sans coter la présence des deux frères et sœurs, il se mit à regarder autour de lui, au bout du compte un peu perturbé. Il se demandait bien où il allait exactement pouvoir passer la nuit.


-Bien, un lit de libre…


Puis le soir venus, vers l'heure du repas beaucoup d'hommes et de femmes étaient alors dans la cantine, mangeant un repas spartiate compte tenue de leur condition, tandis que d'autre était encore dans la grande salle où les dortoirs.


Après une petite recherche par-dessus la principale, l'homme avait fini par trouver un lit, un petit endroit dans lequel il allait pouvoir dormir. Il était maintenant l'heure du repas et finissait de ranger ses affaires sur son lit, y compris son manteau de commandant qu'il allongeait avec grand soin.*


-Voilà, ça devrait être bon pour le moment…


Il se retrouvait ainsi donc dans sa tenue bien chaude bleu foncé et sa veste de combat verte, et ouverte pour le mettre plus à l'aise. Il descendit ensuite de la petite échelle qui menait à son lit car il s'agissait d'un lit superposer. Il était maintenant prêt à rejoindre son ancienne troupe, ce qu'il fit d'ailleurs sans perdre de tes, bien que comme il ne connaissait pas vraiment encore les lieux, il ne savait pas où se trouvait la cantine.


-Il ne me reste plus qu'à trouver où est la cantine…


Il tomba alors sur la mystérieuse et énigmatique jeune femme du duo de magister qui le remarqua. Elle s'arrêta en le scrutant à nouveau, parlant d'une voie à la fois douce et pénétrante.


-Vous êtes perdus ?


Son corps se mit à trembler légèrement sur cette sensation pénétrante et il avala sa salive à cause d'un petit souffle glacial qui commençait à souffler sur lui. Il ne savait pourquoi, mais il ne parvenait pas à être complètement rassuré lorsqu'il entendait cette voix.


-Je...je cherche juste la cantine…


-L'endroit n'est pas très grand pourtant. Êtes-vous sûr d'aller bien


Il se tourna vers la femme en se forçant à prendre un sourire qu'il avait grand mal à garder à cause de cette sensation.


-B-bien sûr..! Pourquoi me demandez-vous ça ?


Elle reprit.


-La cantine est au bout de ce couloir. Faite attention en marchant....


Puis elle partit alors de son cote en sortant de sa vue sans presque aucun bruit. Il la regarda partir un instant en reprenant son air peu rassuré. Décidément, elle lui donnait à chaque fois des sueurs froides. Il poussa un léger soupir et entama sa marche dans le couloir comme il lui avait été indiqué en reprenant peu à peu son air calme habituel. Il finit par arriver aux doubles-portes de la grande salle qui étaient grandes ouvertes comme il était l'heure du service. Lorsqu'il rentra, à nouveau, il fut pris d'une grande nostalgie à la vue du bataillon qui mangeait tous ensembles des plats assez rudimentaires. Il se replongeait quelques années en arrière, lorsque lui aussi en était passé par là pendant des années avant d'atteindre les grandes sphères. À l'entrée de la grande salle, il regardait le tout se faire sous ses yeux d'un léger sourire porteur de ce sentiment, une main posée sur la hanche.


Il vit alors à une table Mustang et Hawkey, avec qui il avait des liens bien solides manger a une table avec d’autres soldats. En voyant ses deux anciens hommes et amis, par un vieux réflexe, il se dirigea vers leur table pour les rejoindre en s'y asseyant, toujours dans la bonne humeur même si en vérité, il avait beaucoup à faire avec lui-même.


-Désolé de vous déranger.


-Mustang pris un sourire en le voyant arriver.


-Oh, major. Viens t'assoir avec nous. On parlait justement de toi en se demandant bien ce que faisais dans le Wasteland depuis tout ce temps.


Tout en finissant de s'assoir, il prit un petit sourire gêné yeux fermés, tout comme son léger rire.


-Ah, ça, c'est une longue histoire ahah…


Mustang se baissa un peux plus vers la table pour approcher comme un vieux soldat.


-Venir dans le coin dans cette période...déjà que le Wasteland n’est pas accueillant de base...qu'est ce qui t'amènes ici ?


Maintenant qu'il était assis et que l'on venait à parler de ce sujet, il baissa légèrement le visage et regarda la table d'un air légèrement vide comme son sourire.*


-Pour faire simple, je suis à la recherche de quelqu'un.


-Quelqu'un ?


-Ah, de mon fils. Cela fait maintenant plus d'un mois qu'il a subitement disparu, et quelque chose me dit qu'il se trouve dans cette région.


-Il a disparu..? T'es sur qu'il n'a pas fugué ou quelque chose comme ça. Dans ton coin c'est plutôt calme, et les chances pour qu'il ait quitté le coin contre son gré sont maigres.


Il bougea lentement sa tête de droite à gauche pour réfuter la chose sans perdre son fin sourire. Il connaissait son fils mieux que quiconque car c'était le sien, et à son goût ce n'était pas son genre.


-Non, ça ne lui ressemble pas. Déjà pour faire une fugue, et encore moins pendant si longtemps. Ce n'est pas dans ses habitudes.


-Il a peut être vus ou appris quelque chose qui l'a poussé à quitter la maison. C'est qu'il ado, tout est possible. Si il est aussi tête brûlée et idiot que son paternel c'est sûr que c'est un truc dans ce genre


Il releva le visage pour le regarder d'un sourire maintenant exaspéré yeux fermés. C'était loin d'être la première fois que l'on le lui disait, et là encore, ces propos lui rappelaient quelqu'un.


-Moi qui pensait qu'en partant à sa recherche j'aurai au moins la paix avec ça…


Mustang se remit droit en reprenant son repas d'un sourire.


-T'a toujours été un bon major Minato, mais quand il s'agit de décision personnelles, tout le monde disait que t'avais pas dépassé le stade de l'enfance. Et si il prend compte des conseils aussi rapidement que toi j'espère qu'il n'est pas seul sinon il est déjà mort dehors.


Hawkey regarda mustang d'un air désespérée en l'entendant.


-(Pas besoin de le rassurer comme ça...)


Il baissa à nouveau le visage en entrouvrant les yeux suite à ses propos quoiqu'un peu directe. Toutefois, contrairement à lui, il n'avait rien prit à manger. En vérité, il n'avait pas vraiment d'appétit depuis qu'il avait appris ce que sa fille avait peut être fait. Mais là encore, il continua de sourire légèrement et reprit de sa voix calme et maîtrisée. Il ne prenait pas mal ce que l'on venait de lui dire.


-Toujours aussi direct à ce que je vois Mustang. Mais, tu as sans doute raison. J'en suis moi-même conscient et tu n'es pas le seul à me le dire.


-Dans ce cas qu'est-ce que tu attends pour régler ça. C'est toi qui dis sans cesse qu'on doit prendre exemple de nos erreurs.


-Je le ferai sûrement, mais pas maintenant. Pour le moment j'ai plus important et urgent à faire.


Il releva son regard vers lui et reprit son grand sourire éclatant bien connu yeux fermés. Quoiqu'il arrive, il ne perdait pas sa bonne humeur et sa sympathie. Il ne voulait pas se laisser abattre.*


-Et puis, me qualifier d'idiot maintenant, alors que lorsqu'il fallait parler stratégie on me désignait comme le génie, c'est un peu rude. Et dois-je te rappeler qui nous a sauvé la mise lorsque nous étions cinq face à une centaine d'ennemis ?


Il souleva son verrez d'un petit sourire.


-Riza avec ses talents de sniper avant que tu ne t'attribues tous les mérites.


Il partit un peu plus en arrière en le regardant maintenant d'un œil en souriant. Il semblait qu'il prenait un peu plus ses aises maintenant que l'on ravivait des souvenirs du passé.


-Je dois avouer que sa couverture m'a bien aidé, mais celui qui tenait le sabre c'était moi.


Il lâcha alors un petit rire studieux avec son sourire de don Juan.


-Voyons Minato, ne te cherche pas d'excuse. Tu te fais le sabre mais c'est moi qui ai tenu ton brancard ensuite ahah.


Hawkey les regarda d'une aura bleue.


-C'est à celui qui aura la plus grosse ou quoi...


Il fit un petit signe de main à Hawkey avec une pointe d'amusement sur son visage. Finalement, parler de tout ceci lui faisait un peu de bien et lui changeait les idées.


-Désolé désolé, à vrai dire cela fait si longtemps que j'avais presque oublié ces souvenirs ahah. £


Elle le regarda d'un sourire


-Oui, c'est normal après tout ce temps.


Il reprit ensuite avec Mustang et son petit air de Dom Juan. Tous deux par le passé avaient une petite rivalité sur le plan amoureux, ou plutôt son ami aimait bien le taquiner dessus car à l'époque, notre héros était plutôt gêné avec la gente féminine. Il était à la fois un tombeur par le charme qu'il dégageait, mais un timide et réservé par le cœur. Toutefois, dès qu'il avait une occasion de faire fermer le clapet à Mustang, il n'hésitait pas à le faire et la chose se soldait souvent sur une victoire de Minato. Il s'avança légèrement vers lui et saisit son verre pour le faire tourner lentement avec un air inquisiteur et chercheur.


-Maintenant que j'y pense, tu as bien fini par te trouver une femme non..?


Celui-ci prit comiquement la pose, des étoiles autour de lui.


-Voyons Minato, tu sais bien que pour moi c'était aussi facile d'en trouver que pour toi de les faire fuir ahahahah.


Il se prit alors le poing d'Hawkey sur le crâne dans un petit nuage fumant avant de reprendre.


-Mais ces temps-ci je reste surtout sur ma petite Riza hehe...


Il lâcha un léger rire en voyant la scène les yeux fermés et reposa le verre avant de se remettre droit à sa place. Encore une fois, après presque dix ans, la victoire lui revenait.


-Et encore, tu as de la chance. Avant c'étaient les mains de toutes les femmes de la division qui passaient sur ton visage.


-Bah, que veux-tu, la rançon du succès. Mais plus sérieusement je suis maintenant avec le lieutenant Hawkey en effet.


À la grande surprise de l'homme, il ne changea aucunement son air et prit même une pointe de satisfaction sur son visage en croisant les bras, une réaction toute aussi surprenante que sa réponse.


-Je sais.


Hawkey le regard alors curieusement.


-Vous...savez ?


Il ouvrit un œil pour la regarder d'un fin sourire qui présentait peut être une once de moquerie amicale.


-Ce coup juste à l'instant, il était empli de jalousie, mais aussi d'amour.


La jeune femme détourna le regard 'un air quelque peu embarrassée.


-Je vois...


-Enfin, félicitation.


Il ouvrit son autre œil, mais uniquement pour l'entrouvrir tout comme l'autre. À coup sûr, il était véritablement content et heureux pour ses deux amis, mais d'un autre côté, cette petite discussion commençait à raviver une plaie, une blessure invisible qu'il portait depuis plusieurs années désormais. On put lire une pointe de mélancolie sur ses lèvres, avec une pincée de tristesse. Cette plaie n'était autre que la fin prématurée de sa propre histoire d'amour avec la femme qu'il aimait éperdument et avec laquelle il avait eu deux beaux enfants.


-On dirait bien que les rôles sont inversés. Maintenant c'est moi le célibataire.


-Bha, y te reste bien Garfilda non ?


-A, mais, tu sais bien que ce n'est pas la même chose…


-Bah, qui sait héhé.


Puis, une fois le repas passé, beaucoup de soldats partirent se coucher tandis que d'autres montèrent la garde ou n'avais pas encore sommeil. Quand Riza passa à côté de Minato qui était à côté du feu, elle le regarda.


-Je pourrais vous emmener à la tour demain si vous le souhaiter. Mais il faudra faire vite.


Il était accroupi devant le feu qui le réchauffait et lui éclairait le visage, les mains en avant. Lorsque l'on le lui proposa, il tourna son visage vers Riza d'étonnement.


-Vraiment..? Vous pourrez faire ça pour moi ?


-Oui. Mais comme je le dit il faudra faire vite. La région sera sans doute grouillante de magister.


Il plissa les yeux au rappel des Magisters et se concentra sur le feu, maintenant pensif et appréhensif.


-Cela veut dire qu'il y a de fortes chances que je la croise…


-Qui donc ?


-Ma fille, Cynthia. Depuis peu elle est partie à la Capitale pour devenir Magister, ce qu'elle est devenue d'ailleurs.


Elle prit alors un air étonnée à cette réponse. Compter dans leurs ennemis la fille de son ancien supérieur était assez déroutant.


-Oh…je vois...


Il ferma les yeux pour repenser à ce que l'on lui avait dit il y a quelques heures et qui le mettait hors de lui et lui avait coupé tout appétit. Elle n'était pas la seule à être déroutée, loin de là.


-Je ne peux pas croire qu'elle ait fait ça…


-Pour le moment tachez de dormir. On aura de la route à faire demain.


Il hocha légèrement de la tête en passant sa main sur son front et se leva pour se mettre debout.


-Ah, vous avez raison. Je ferai mieux de me reposer convenablement pour une fois.


-Oui. Je vais me coucher aussi. Bonne nui major.


Il se courba légèrement en sa direction pour le lui rendre en prenant un petit sourire, quoiqu'un peu fatigué.


-Ah, à vous aussi.


Elle partit ensuite en direction des dortoirs. Par la suite, une vingtaine de minutes plus tard, le Major eut regagné son lit superposé, avec ses affaires déplacées au sol pour pouvoir dormir convenablement et sans obstacles. Il regardait le plafond, calmement et fixement. Il y avait beaucoup de choses qui lui passaient par la tête, des choses qu'il n'aurait jamais crues, ou plutôt jamais voulu entendre. Pour lui en tant que père, cela faisait beaucoup, et il se préparait aussi mentalement à son expédition dans le Wasteland qui pourrait à la fois entraîner sa rencontre avec son fils, mais également avec sa fille. Cependant, sans trop savoir pourquoi, il se mit à penser soudainement à une phrase de Mustang lors du repas.


-(Bah, y te reste bien Garfilda non ?)


Dès que cette phrase lui revint en tête, il eut un flash, le flash d'une silhouette féminine plutôt grande et majestueuse, mais surtout belle, avec deux grandes oreilles ainsi que deux longues et épaisses queues de fourrure dans un kimono tout aussi gracieux qui filait légèrement avec le vent tout comme sa très longue chevelure d'or. Sans s'en rendre cote, il prit une petite mine rougie et son rythme cardiaque subit comme une brève accélération.



Après cette pensée, il passa lentement sa main sur sa joue, la joue qui, à l'annonce de son départ avait été malmenée par une gifle bien envoyée de la part de la femme dont il était question. Elle fut tellement forte et soudaine qu'il ressentait encore un léger picotement et même le contact de sa main sur sa peau. Il fit un petit mouvement de tête après cela pour se ressaisir et ferma les yeux pour commencer son sommeil à la veille d'une journée qui s'annonçait sûrement éprouvante.


-(Je reviendrai.) 

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