Between Two Worlds par

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Continuation / Aventure / Fantasy

9 Un coûteux sauvetage

Catégorie: T , 1977 mots
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-Oy ! Debout là-dedans !


Je reçus des litres d’eau en pleine figure qui me réveilla et eu l’heureux constat de me retrouver attacher en haut d’un poteau de plusieurs mètres qui semblait positionné au milieu du camp, heureusement je n’ai pas le vertige. Tous les bandits étaient postés comme des spectateurs autour du poteau en hurlant « A mort ! », je pouvais voir à l’horizon le soleil se lever…

-On dirait bien qu’ils t’ont abandonnés, fit remarquer Caïus accroupi en face du poteau. C’est la dernière fois que tu verras ce soleil.


Je restai silencieux à ses paroles. Repensant à July et les autres.

« Je peux les comprendre, je ne sers à rien et ils ont pu prendre le collier. Et si… C’était prévu depuis le début que je sois le bouc émissaire ! ». Pensai-je.


Caïus se tourna vers moi et prit un air très menaçant.

-Qu’on en finisse, déclarai-je. J’en ai marre de tout ça et au moins je serai réveillé.


Ne comprenant pas de quoi je parle, Caïus changea soudainement son expression, se demandant sûrement si j’étais tombé sur la tête. Un de ses sbires nous rejoignit au milieu en courant pour se mettre à parler dans l’oreille de son chef, qui lui fit aussitôt un sourire et attrapa son épée qui était planté sur le sol.

-Il semble que tes chances d’en finir tout de suite se soient envolées la vermine, dit-il en se levant tout en craquant ses os. Ta protégée va se battre pour toi dans un combat à mort.

-Ma protégée ?!


Je levai alors les yeux en direction de l’entrée du camp et je vis deux bandits massifs escorter une personne à la silhouette qui me disait quelque chose… Ils s’approchèrent de plus en plus et je compris enfin que ma « protégée » n’est autre qu’Alicia.

Fatigué et affaibli, je ne pouvais élever ma voix afin qu’elle puisse m’entendre. Ces cordes qui m’attachaient me faisaient de plus en plus mal… Vais-je tenir…

-Finalement c’est la princesse qui vient à la rescousse de son prince ? Quelle blague. Se plaignit Caïus.


Les escorteurs arrêtèrent Alicia à quelques mètres de Caïus, puis se mirent un peu plus loin en arrière suivit des autres bandits qui se refermèrent sur les deux combattants. Une arène fut vite formée par ces-derniers en tant que mur.

Sur ses gardes, Alicia regarda autour d’elle.

-Il est vraiment nécessaire qu’ils nous encerclent ?

-Aucune fuite est autorisée, ma belle. Nous ne prenons aucun risque chez les bandits de Caïus ! S’exprima l’un d’eux. Tu as le collier sur toi ?!


Cette dernière soupira et posa sa main sur son fourreau, prête à dégainer à tout moment puis présenta une bourse dont le contenu serait le collier.

-Avant que nous commencions, j’ai un accord. Annonça-t-elle en rangeant la bourse. Le perdant est celui qui n’a plus son arme en main et si je remporte ce combat, tu nous promets de ne pas nous poursuivre après nous avoir rendu Karu.


Caïus fit mine de réfléchir un instant et me regarda d’un coin de l’œil avant de se jeter de nouveau sur Alicia.

-Très bien, mais si tu perds… En plus de ce collier, tu restes ici avec nous. Dit-il avec un regard inquiétant.


« Tu ne vas tout de même pas accepter ça, Alicia… ! Je ne vaux pas le coup, pourquoi fais-tu tout ça pour moi ! Vous auriez dû fuir, vous avez le collier ! », M’inquiétai-je en moi.


-Pas de problème. Je ne compte pas perdre de toute façon. Répondit-elle sèchement en sortant son épée du fourreau.

-C’est qu’elle est confiante la demoiselle ! J’aime ! J’adore les femmes de ta trempe ! S’excita Caïus en fonçant vers elle, le bout de la lame de son épée glissante râpant le sol.


Alicia fut anormalement calme, ce qui ne semblait pas du tout surprendre Caïus continuant à ramener la lame vers elle, jusque l’atteindre et asséner un coup d’épée en revers sur le côté, celle-ci l’esquiva avec une roulade arrière et profita aussitôt du mouvement pour se projeter en avant afin de tenter un coup d’estoc sur son épaule. Cependant, le coup ne fut pas assez puissant et fit arrêter par l’épaulette en acier cachée par la fourrure rouge de Caïus.


Elle continua sa course en avant pour se mettre derrière son dos et se mit en position de garde alors que Caïus prit son temps pour se retourner, l’air plutôt satisfait.

-Plutôt agile celle-là… Dit-il en passant sa main sur son épaulière touchée puis se remit à sourire. On dirait que tu ne possèdes pas de pouvoir, à moins que tu me sous-estimes !


Le bandit prit un élan arrière avec son bras droit possédant son épée lourde et rappa d’une puissance le sol en avant comme s’il cherchait à découper la terre, ce qui créa une onde de choc dans le sol en direction d’Alicia.

-Ce n’est pas avec des attaques aussi lentes que tu m’auras ! Affirma-t-elle en esquivant ceci.


« Comment elle fait pour rester sûre d’elle… ».

Elle ne semble qu’effectuer des coups d’une grande force. Leurs lames s’entrechoquèrent encore et encore, peu à peu la jeune femme semblait viser quelque chose en particulier, à chaque coup sa zone d’attaque semblait se refermer.

-Alors ?! On faiblit ?! Hurla Caïus ayant constaté le changement d’Alicia. Tu vises que ma côte gauche depuis tout à l’heure !

-Mais il est possible qu’en fait…


Sans finir sa phrase, elle profita du point faible qu’elle a créée en menant son adversaire vers une fausse piste pour lui faire une coupure sur le dos de la main qui portait son arme. Surpris par le changement soudain de son adversaire et la blessure reçue, Caïus essaya de serrer fort le poignet de son épée sauf qu’il n’y arriva pas, sa main entaillée ne lui obéissait pas ce qui fit tomber par terre sa lame lourde.


Sans perdre de temps, Alicia mit son pied sur l’épée à terre et pointa le bout de la sienne en direction de la gorge de Caïus qui lui s’arrêta de sourire, stupéfait.

-Qu’est-ce que tu m’as fait ? C’est un poison, c’est ton pouvoir ?! Dit-il en examinant sa coupure.

-Rien de tout ça… J’ai simplement finement coupé tes tendons, tu ne pourras pas te servir de cette main pendant des semaines, sauf si tu te trouves un guérisseur. Répondit-elle sèchement.


Caïus baissa la tête, les yeux fermés et se mit soudainement à rire à gorge déployée, comme satisfait de cette conclusion. Il ordonna ensuite à ses hommes de libérer Karu tandis qu’Alicia remit son épée dans son fourreau et attendit que ce-dernier se fasse descendre du poteau.

-Tu ne fais pas que te vanter alors ? A quel point tu étais certaine de me battre ? Demanda Caïus en s’asseyant par terre à côté de sa lame.


Elle garda silence jusqu’à ce que Karu fût descendre et déligoter, celui-ci les rejoignit faiblement puis fût aider par Alicia qui mit son bras autour de ses épaules comme appui. Ils commencèrent à prendre la direction de la sortie du camp mais…

-Au fait, j’ai oublié de te donner ça. Dit-elle en lui balançant la fameuse bourse. Ce sera la réponse à ta question, Caïus.


N’attendant pas une réponse de la part de celui-ci, Alicia reprit la marche avec Karu en sortant du camp. Les bandits essayèrent de cacher leur déception, ils décidèrent de retourner chacun à ses activités. Caïus ouvrit alors la bourse, puis vit un bandage et une herbe médicinale à appliquer sur la coupure pour soigner. Nul besoin de chercher loin pour être soigner.


Il se mit alors à ricaner et finit par un sourire dans le coin.

-Tu m’as totalement vaincu, en plus d’être certaine de ta victoire, tu comptais m’humilier avec cette herbe… Il se mit à souffler et appliqua le soin. Je ne t’oublierai jamais, l’idiote.

Un peu plus loin hors du camp, nous rejoignîmes enfin le reste du groupe, Alexandre dormait encore mais July semblait attendre de poings fermés le retour d’Alicia parmi eux.

-Alicia ! Karu ! Elle se leva aussitôt et s’approcha de moi. Je suis vraiment désolé pour hier, j’aurais pu t’aider mais...

-Ce n’est pas grave, je n’ai pas géré la fin du plan, voilà tout. Lui répondis-je avec un faux sourire.


Elle se mit soudainement à pouffer de rire mais se retenu, cela doit être à cause de mon faux sourire, Harry faisait souvent la remarque.

Elles m’aidèrent à m’installer sur un tronc servant de banc pour leur camp puis July s’agenouilla derrière moi pour me soigner en constatant le coup que j’eus reçu pendant mon emprisonnement.

-Où est Tom ? Demandai-je.

-Il est parti faire son solitaire après notre dispute d’hier soir. Déclara Alexandre qui ne semblait pas dormir.

-Tu n’étais pas obligé de lui dire, Alex. Lui reprocha Alicia.

-Il était le sujet principal, autant qu’il le sache quand même. Rechigna-t-il puis ronfla.


Nous étions surpris d’entendre les ronflements de ce dernier, il semblait bel et bien dormir mais a répondu en dormant…

« Quelle étrange capacité. », Me dis-je.

-Désolé d’être un gros poids pour vous, à la guilde j’aurais dû m’abstenir au lieu de me laisser emporter par les ailes qui m’ont poussées à ce moment-là. Vous auriez pu par ma faute avoir du sang dans les mains et peut-être m-


Alicia ma claqua d’une traite sans avertissement. Ne comprenant pas pourquoi, j’arrêtai de parler en posant ma main sur ma joue. Elle reprit sa main et la serra contre son cœur, appuyer de son autre main.

-Tu vas arrêter oui ?! Si tu réfléchis toujours sur les causes des conséquences, tu devrais savoir que ce n’est pas du tout de ta faute ! Mais de la mienne, tu n’es pas un poids. Souviens-toi ce que tu as réussi durant votre infiltration ! Les imprévus, ça existe ! Arrête de te lamenter et ne te traite plus de bon à rien, si tu n’en veux pas une autre ! Dit-elle, énervée.

-O…Oui… Murmurai-je.


Je ne compris plus rien dans ce rêve, ces sensations, ces sentiments, les personnes…Tout cela paraît si réel, pourquoi je ne pouvais me réveiller et cette claque… La douleur restait présente sur ma joue.

Quelques temps après ma guérison, nous prîmes la route pour rejoindre le noble qui s’était fait voler le collier, l’endroit où nous nous dirigeâmes se nomma Livanville, la cité modeste. Un lieu situé une trentaine minutes de marche d’après Alexandre.

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