The Forgotten Promise par

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Univers Parallèle / Action / Surnaturel

1 Life Is A Piece Of Shit

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CHAPTER 1: Life is a piece of shit.

 

 

« La vie est une connerie. Ce n’est qu’une succession de déboires. Les handicapés sont discriminés. Les malades graves sont fuis. Les fous sont évités. Les orphelins sont maltraités. Les justes sont persécutés. Les « gros » sont stigmatisés. Les pauvres sont ignorés. Les martyrs sont tués sans pitié. Les innocents sont jetés en prison sans raison. Les faibles sont battus. En fait, monde a toujours été ainsi. Ça n’a jamais changé, il n’y a pas de changement et il n’y en aura jamais. »

………..

-« Peu importe les efforts qu’on fournit. Ça revient au même, vous ne croyez pas ? »

……….

-« Vous savez très bien que…Tout être vivant est voué à vivre, à souffrir, et à mourir. C’est dans l’ordre naturel des choses. C’est le destin…La fatalité. Où que vous aillez, quoi que vous fassiez, vous n’y échappez pas. »

……….

-« Là où je veux en venir, c’est que pour mieux vivre, il ne faut croire en rien. Il ne faut pas croire en la providence, ne pas croire en la chance, ne pas croire en la probabilité, ne pas croire en la bienveillance des hommes, et tout ça. Vous pouvez y croire si vous voulez, c’est d’ailleurs très conseillé. Mais rendez-vous à l’évidence. Ça ne servira pas. »

 

 

   Ces phrases étaient celles d’un jeune homme devant toute sa classe et son professeur. Il semblait parler depuis un long moment. C’était peut-être un genre d’exposé. Le professeur l’avait désigné pour expliquer un peu sa façon de penser, sachant que le thème du cours d’aujourd’hui, c’était « La Vie ».

Tous ses camarades étaient en émoi. Peu importe le genre de vie qu’on pouvait mener, un collégien ne pouvait pas être en mesure de dire des choses pareilles.

Ce collégien aux cheveux rouges avait des yeux bleus vides d’intérêt pour quoique ce soit. Juste, il était terriblement ennuyé. Il avait des béquilles qui lui permettaient de marcher sans son pied gauche qui était invalide depuis longtemps.

 

-« Eh bien, c’était… » Fit le professeur qui ne savait pas trop quoi dire.

 

  Le « garçon rouge » n’attendit pas que le professeur continue sa phrase et se dirigea vers son siège : le dernier, dans les bas-fonds de la salle de classe. Il déposa ses béquilles et s’assit tranquillement, ignorant les regards choqués de ses camarades. A un moment, il se décida :

 

-« Qu’est-ce que vous voulez ? »

 

  Sur cette phrase, tous retirèrent leurs regards du garçon, qui semblait tout de suite plus soulagé. Ce garçon, c’était le mec le plus singulier de la Terre. Il avait perdu l’usage de son pied gauche très récemment. Il était né avec plusieurs anomalies génétiques. Par exemple, il n’avait qu’un seul rein, il avait usage d’un pourcentage de son cerveau assez inférieur à la normale, Son squelette était un peu fragile, son sang n’était pas d’un groupe sanguin défini. Et surtout, son espérance de vie était inférieure à 20 ans.

Ce garçon s’appelait Akabane Izayoi. Il avait le plus grand record d’anomalies et de maladies simultanées au monde. Curieusement, il était le seul de sa famille avec de tels problèmes. Et pour lui, la vie n’avait plus la moindre espèce d’importance.

 

Du moins, cette façon de penser datait du collège. Au lycée, il avait un peu changé, certes…Mais dans le mauvais sens. Il était devenu un peu plus glauque chaque jour. Plusieurs choses lui étaient arrivées. Même si au collège il ne croyait en rien, il avait néanmoins des sentiments pour une fille de sa classe. C’était une bonne personne, qui était des rares seules qui avaient le courage de lui adresser la parole quelques fois. Mais elle ne le faisait plus. Elle était tombée amoureuse, elle aussi. De plus, elle avait arrêté l’école parce qu’elle était tombée enceinte. C’était navrant pour Izayoi, qui l’avait toujours admiré en arrière-plan.

 

[Hiroshima ; Lycée Ankokusaki]

 

Il était maintenant en Première, ayant insisté pour continuer l’école.

Le garçon aux cheveux rouges était assis loin, au fond de la classe. Il lisait un truc sur la Mécanique Quantique. C’était un domaine qu’il appréciait énormément, et il avait longtemps rêvé d’étudier dessus plus tard. Il ne pouvait évidemment pas le faire.

 

-« Quelle plaie… »

 

Il n’y avait pas de professeur en classe. Il y avait un boucan fou.

Une bande de filles était en train de discuter très près de lui. L’une d’elles s’assit sur sa table, cachant son livre avec son popotin. Akabane ne réagit pas, malgré qu’elles fassent vraiment beaucoup de bruit.

Il se leva.

 

-« Dégagez. »

-« ? »

 

  Les filles froncèrent les sourcils et se mirent en colère.

 

-« Tu te prends pour qui, toi ? »

-« Reste à ta place, branleur. »

-« Ouais, exactement. »

 

  Akabane ne réagit pas non plus à cet instant. Il semblait réfléchir à quelque chose, au lieu de leur répondre.

 

-« Vous formez un joli petit groupe de putes, vous savez ? C’était qui, le mec que vous toutes étiez voir hier soir vers 23 heures pile, à la 6ème minute de l’heure et à la 41ème seconde de cette dernière ? Ah, désolé, je n’ai pas pensé à vérifier les tierces à ce moment-là. C’était un gosse de riche, non ? J’ai oublié son nom. »

 

  Les trois filles se crispèrent instantanément simultanément à cette phrase. Dès qu’Akabane avait commencé à parler, la salle était devenue calme et tout le monde écoutait ce qu’il disait, au grand dam du trio.

 

-« Aaaah. J’y suis. C’est le type que vous essayez désespérément de conquérir pour son argent, n’est-ce pas ? Daiki, c’est ça ? Comme c’est triste. J’me rends compte que c’est de lui que vous parliez à l’instant. »

-« … »

-« … »

-« … »

-« Allez, avouez-le. Vous donneriez tout pour mourir, là, maintenant, n’est-ce pas ? J’ai une corde et une chaise pour que chacune d’entre vous puissiez l’utiliser, si vous voulez. Voyez ça comme du matériel didactique plutôt que comme du matos de suicide, ça aide à ne pas avoir peur. »

 

  C’était le silence total.

 

-« Ou alors plutôt que la corde et la chaise, j’ai une meilleure idée. Soulevez vos gros derrières crasseux de ma table, et disparaissez à jamais. Loin…Très loin d’ici, au point où le concept de ‘’honte’’ lui-même ne pourra pas vous retrouver. »

 

   Le trio se mit à sangloter, fuyant la classe en courant, et maudissant le garçon rouge de tout leur être. La classe entière dévisageait Akabane en se demandant et en se disant « Jusqu’à quel point peux-tu être sans cœur, enfoiré ? ». Akabane avait deviné cette question qui sillonnait les esprits. Naturellement, il y répondit :

 

-« La réponse est simple. Jusqu’à la 13ème heure. » En s’asseyant, continuant sa lecture.

 

   Depuis le collège, Akabane avait mauvaise réputation. Briser mentalement une personne ne lui avait jamais posé le moindre problème ou la moindre difficulté. Il a déjà poussé de nombreux élèves (notamment ses ennemis) à bout. Tout ce qu’ils pouvaient faire pour être en paix, c’était d’attendre le départ d’Akabane Izayoi.

Lui, lisait tranquillement son livre de mécanique. L’ouvrage parlait d’études sur la gravitation, et sur l’expansion de l’univers. La physique était un peu comme sa seule amie, à l’exception de sa propre mère.

 

[15h]

 

 Izayoi avait été convoqué dans le bureau du proviseur suite à ce qu’il avait fait à ces filles plus tôt le matin. Il n’avait pas fait attention à ce qui lui avait été dit, en réalité. Il était juste pressé de rentrer. Ainsi, ce garçon aux cheveux rouges mi- longs avait pris la route de sa maison, muni de ses béquilles.

 

-« C’est assez loin, la maison, en fait… »

 

Le trajet l’avait épuisé d’avance.

Akabane n’avait pas prédit une certaine chose, comme il savait si bien le faire : c’était la dernière fois qu’il avait l’occasion de dire quoique ce soit.

Un bruit sourd et instantané avait retenti.

C’était un coup de feu.

Akabane s’était écroulé, ayant reçu une balle dans le crâne.

C’était évident que quelqu’un venait de le tuer.

Tous les élèves qui n’étaient pas loin d’Izayoi à ce moment-là accoururent. Mais ce n’était pas pour pleurer la mort d’Izayoi ou essayer de déterminer les causes de celle-ci. Ils se réjouissaient…Ils étaient contents qu’Izayoi ait enfin été buté. Un des élèves mis son pied sur la gueule d’Izayoi pour dire genre « T’as compris, maintenant ? ».

Les trois filles qu’Akabane avait humiliées étaient là, un peu loin de la masse.

 

-« Ça lui apprendra à nous parler comme ça. Bien fait. »

-« Ouais, il saura qu’il faut pas s’amuser avec nous. Pas vrai, les filles ? »

-« Exactement. »

 

   Mais d’une certaine manière, ça aussi, Izayoi l’avait prévu. Périr assassiné par un lycéen, ou un de ses anciens ennemis, au collège.

En vérité, c’était son souhait. Un souhait qui ne fut pas réalisé, d’ailleurs…



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