LAPD Special Investigation Unit

Chapitre 1 : Welcome in L.A.

3924 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 26/10/2020 17:10

Chapter One : Welcome in L.A.


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Depuis sa fondation, le Los Angeles Police Department a toujours dû faire face à une situation criminelle bien plus compliquée que le reste des États-Unis, que ce soit à cause de sa grande diversité ou de sa proximité avec les différentes frontières. Durant des décennies, où les méthodes policières frôlaient de plus en plus celles des criminels, le L.A.P.D. a toujours eu son nombre de brebis galeuse. Depuis, il a fait le grand ménage éliminant du tableau tous les officiers aux méthodes dévoyées.

Mais il est surtout un service contemporain qui, pour lutter efficacement dans un monde moderne que ce soit au niveau sociétal ou criminel, s'est considérablement modernisé. La plus probante de ses nouveautés fut l'intégration de personnels civils issus du monde de l'entreprise et bardé de diplômes afin de perfectionner les méthodes d'investigation. Autant le dire, la réforme apportant des superviseurs civils n'a jamais eu le succès escompté auprès des officiers eux-mêmes.

Le département est dirigé par le C.O.P., le Chief of Police, nommé par une commission de cinq personnes elles-mêmes nommées par le maire. Le Chief of Police actuellement en poste l'est depuis 2029 et se nomme Ralph Firmani, un policier intègre et intelligent, ne se souciant guère des notions politiques et avides de résultats.

Alors que durant des décennies entières, la police s'est énormément spécialisée afin de lutter efficacement contre toutes les formes de criminalités, en créant pour cela des unités diverses et variées telles la BSIU ou Bike Squad & Interceptor Unit ( l'unité d'interception motorisée), le RISQ ou Riot Squad ( les unités Anti-émeutes) ou même encore le JSD, le Juvenile Service Department ( l'unité de protection des mineurs). Cependant cette même spécialisation a provoqué très récemment un problème grave. Suite au manque de collaboration entre les services anti-drogue et d'enquêtes criminelles, un tueur en série surnommé Le Chasseur, ayant déjà tué dix-sept jeunes femmes âgées de dix-huit à vingt-sept ans toutes issues de quartiers défavorisés ; a pu prendre la fuite et disparaître avant même que son identité ne soit enregistrée. Les deux services préféraient garder pour eux-mêmes leurs preuves et se mettre des bâtons dans les roues. Malheureusement pour le département de police de Los Angeles, la presse a rapidement découvert cela et depuis les têtes sont placées sur le billot.

Afin de redorer son image le Chief Of Police, Ralph Firmani, avec le soutien de la mairie a décidé de créer le S.I.U., le Special Investigation Unit, doté de pouvoirs juridictionnels infinis, permettant dans le futur d'enquêter sur tous les types de crimes et ayant accès à une centralisation des données ainsi qu'à un équipement dernière génération. Ils décidèrent alors de nommer à la tête de l'unité Dave Morris, 48 ans, ayant effectué tout son parcours, qui est exemplaire, à la brigade criminelle. La nomination de celui-ci n'est pas une véritable récompense mais l'espérance d'obtenir une mutation d'une jeune inspectrice de New York, Margaret "Meg" Alcott, 20 ans et nièce du précédent afin de lui faire prendre la tête de l'unité avec son oncle. La raison de ce souhait ? Cette jeune inspectrice vient de stopper un tueur en série à New York et donnerait une bonne image à l'unité.

D'autres dans l'ombre, ont décidé de saboter l'unité en sélectionnant des officiers bien moins distingués.

Le but prioritaire de l'unité ? Stopper Le Chasseur. Une unité hétéroclite et très ingérable réussira-t-elle à stopper le tueur le plus prolifique des dernières années ?

Voici leurs histoires.


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Los Angeles, Xanadu Airport, 03 Mars 2035


Margaret Alcott, dit Meg pour les intimes, finissait de passer le contrôle douanier de l'aéroport. Cette brune d'un mètre soixante-cinq n'avait pas grand-chose d'impressionnant mais s'y frotter signifiait terminer aux urgences. Sortie major de sa promotion à l'école de police et déjà nommée inspectrice au jeune âge de vingt ans, cette jeune femme était déjà célèbre dans le milieu de la police. En effet, lors de sa première enquête, elle avait décelé des éléments liants plusieurs crimes entre eux et permettant de stopper " Le metteur en scène", tueur en série New Yorkais recréant de célèbres meurtres du cinéma. Ce coup d'éclat si jeune lui valut une médaille du mérite et l'obtention de ce que la police appelle vulgairement le ticket d'or. Ce fameux "ticket" permet à l'officier le possédant de demander la mutation dans le service ou la ville de son choix.

Elle avait été contactée récemment par son oncle Dave, inspecteur à Los Angeles pour le seconder à la tête d'une unité nouvellement créée et elle avait accepté préférant fuir sa notoriété naissante à New York et Will, son ex-petit ami envahissant.

- Mademoiselle, vous avez un document officiel pour votre arme?

- Ha oui, pardon, c'est la première fois que je prends l'avion depuis que je suis officier et j'ai failli oublier.

Meg sortit alors sa plaque et son autorisation officielle lui permettant de transporter une arme à feu dans un avion. Naturellement depuis les tristes attentats ayant eu lieu il y a plus de trente ans, les officiers devaient se signaler aux personnels de bords.

- Merci... inspectrice.

C'était son statut, inspectrice d'échelon I et de rang II. C'était déjà pas mal pour son âge, sachant qu'on monte de rang par ancienneté, environ dix-huit mois par rang, chaque échelon constitué de sept rangs et qu'il y avait avant cet échelon, trois autres d'officier de police en uniforme. Les échelons eux se montent au mérite ( ou au piston pour certains). Autant dire que l'arrestation du Metteur en Scène y était pour grand chose.

- Bienvenue à Los Angeles.

- Merci, j'espère m'y plaire.

Meg se dirigea ensuite vers les tapis pour y récupérer ses bagages, le reste de ses affaires étant arrivé par camion chez son oncle Dave et sa tante Martha chez qui elle allait séjourner avant de se trouver un appartement. Elle chercha son oncle en sortant de l'espace réservé et elle le vit, lui l'homme grand aux cheveux poivre et sel et au ventre légèrement bedonnant. Ils ne s'étaient pas vus physiquement depuis des années mais les réseau sociaux permettaient de se voir assez souvent surtout depuis l'évolution de la projection en trois dimensions datant de 2029. C'était une réalité désormais même si encore assez cher. Une des plus grosses avancées technologiques car contrairement à ce que pensaient les écrivains de sciences fiction, pas de voiture volante ni de laser.

- Meg!

- Oncle Dave, ça va ?

- C'est à toi qu'il faut demander, ça a été le vol?

- J'ai dormi tout du long.

- Au moins tu es reposée.

- Ainsi on pourra directement passer au central que je prenne mes marques.

- Aujourd'hui ?

- Oui. Tu pensais pas cela?

- Je pensais te faire visiter la ville avant de rentrer mais si tu veux commencer à bosser.

- Bosser peut-être pas mais m'imprégner du lieux oui.

- Bon nous passerons alors. Tu verras peut-être Firmani alors.

- Le chef qui me voulait?

- Ouais, fit il en l'aidant avec ses valises et la dirigeant vers la voiture.

- C'est juste pour l'image pas vrai?

- Désolé... Mais tu es compétente.

- Heureusement.

Elle s'installa dans la voiture et s'assura d'avoir bouclé sa ceinture avant de regarder son oncle.

- T'es bien comme ta tante toi, "Mets ta ceinture Dave".

- Nous sommes de la police, nous devons montrer l'exemple.

- Tu es procédurière non?

- Pas toi?

- Tu sais au L.A.P.D. on est pas regardant. C'est pour ça que les chiffres sont particuliers.

- Je vois.

Tandis qu'ils avançaient, Meg ne put que remarquer le grand nombres de Sdf en présence.

- Dis moi, pourquoi il y en a autant ?

- C'est à cause de SuBLaX.

- C'est quoi ça ?

- Sous l'aéroport il y beaucoup de sous sols et SuBLaX, c'est une véritable ville souterraine de 50 000 habitants, une sorte de bidonville artificiel éclairé au néon.

- Et vous laissez faire ?

- Un véritable coupe gorge même pour nous.

- Dis donc ça part en couille Los Angeles.

- Si tu savais.

Ils se mirent à rouler longuement afin de rejoindre Downtown L.A. et surtout le Civic Center, c'est le quartier politico-administratif de L.A., où sont regroupés Mairie, Palais de Justice, club privés etc. D'immenses tours dominent l'horizon et on y croise principalement des personnes en costumes. Et bien sûr, il y a le quartier général de la police. Quand ils arrivèrent au bas du bâtiment, Meg avisa le bâtiment qui était gigantesque.

- Et bien, vous vous emmerdez pas.

- Trente-cinq étages et cinq sous-sols. D'ailleurs nous serons au tout dernier étage.

- Dernier? C'est si on craque sous la pression pour mieux se suicider ?

- Il y a des chances. C'est surtout que c'est plein à craquer. On a même la morgue et le service médico-légal au moins deux. Entre le troisième et le vingt-quatrième ce sont les autres services. Bon tu découvriras au fur et à mesure.

Son oncle se gara alors dans le parking au moins cinq et ils prirent l'ascenseur. Certains montaient et saluaient son oncle mais la plupart la regardait avec un œil noir.

- Ben dis donc quel accueil, fit Meg surprise.

- Tu sais, ils prennent comme une trahison notre unité. Ils vont nous pourrir la vie c'est clair.

- Tu crois?

- On pourra choisir nos affaires et reprendre les dossiers des autres services sans même en référer en haut lieu.

- Mais ils peuvent aussi nous demander non?

- Tu as de l'espoir en la police de Los Angeles ?

- Oui, c'est l'esprit de corps.

- Ça se passe comme ça à New York, et bien pas ici. Ici c'est chacun pour sa gueule.

- Super...

- En plus, vu qu'on pourra aussi enquêter sur les collègues sans en référer aux planqués.

- Je vois... on a une cible dans le dos quoi... Va falloir frôler les murs.

Meg et son oncle arrivèrent alors au trente-cinquième étage, l'étage de leur nouvelle unité, et Meg découvrit alors un immense desk.

- On aura notre propre acceuil? demanda-t-elle.

- Ouais, notre propre secrétariat pour filtrer les appels et les courriers.

Ils passèrent les grandes portes à côté de l'accueil et un volume sonore tonitruant se fit entendre. Du heavy metal rétro, précisément. Meg découvrit alors des bureaux et tableaux d'un autre âge, quelques portes sur lesquelles elle pouvait discerner successivement les vestiaires, les toilettes, les archives, des cellules et même une armurerie. Les cellules séparées furent les plus surprenantes, c'était quand même assez particulier. Elle découvrit aussi la source de la musique à fond la caisse. Une jeune femme au look gothique était en train de danser tout en branchant tout le matériel informatique. Vu son âge, il était surprenant qu'elle soit déjà officier de police. Dave s'approcha de la source de la musique et la coupa alors faisant sursauter la jeune femme.

- Capitaine Morris ? Excusez moi je pensais être seule.

- Ce n'est rien Elisa. Voici ma nièce Meg.

- Bonjour, fit la jeune Elisa bien enjouée.

- Bonjour, fit Meg.

- Elisa Carmichael est notre responsable informatique.

- Vous êtes officier de police ?

- Non, euh... je suis comme qui dirait en probation.

- Ha.

Cela signifiait donc que la jeune fille était une criminelle, sans doute pour délit informatique, et qui allait donc faire ce travail à la place d'une peine.

- Capitaine... le Chef Firmani est dans l'aqua... dans votre bureau.

- J'y vais, je vous laisse faire connaissance.

Meg regarda son oncle entrer dans le bureau, une immense pièce entourée de vitre, donnant ainsi sur chaque espace de travail.

- Je comprends le mot aquarium.

- J'ai failli gaffer.

- Mon oncle ne dira rien. C'est pas un peu sommaire comme bureau ?

- Ils ont les idées mais pas le pognon, c'est pour ça que je booste à mort l'informatique, j'y bosse depuis deux jours.

- Vous êtes motivée.

- On peut se tutoyer non?

- Euh oui, si tu veux.

- Allez viens voir notre source de données.

Meg s'approcha d'un ordinateur qui se lança à une vitesse surprenante, aucun doute, la jeune femme était douée.

- Alors on a accès au FCID pour les états civils, au DABIS pour les casiers judiciaires, au PACMIS pour les statistiques geo-criminalistiques, à l'ASF pour les échantillons de scènes de crime, au PARD c'est la base de travail des profilers, au CHAD enregistrement des hospitalisés du secteur public, au MSD & CCF la vidéo surveillance publique, et au FCPD ça c'est les infos sur les journalistes avec carte de presse.

- Ça en fait de l'acronyme...

- Oui désolée. Et on a besoin d'aucun mandat.

- Pas de mandat ? C'est impossible! Comment ?

- Ça t'intéresse ?

- Oui, je pensais pas qu'on avait autant de pouvoir.

- Ha mais on l'a pas.

- Quoi?

- Disons que la secrétaire particulière du Chef Firmani a reçu un mail demandant les identifiants suite à un bug après une mise à jour.

- C'est...

- Illégal ? À peine, il y a quand même des notes de sécurité pourtant.

- Je vois le genre, c'est comme coller son mot de passe sous le clavier.

- C'est cadeau ça... Au fait, on m'appelle AcidBurn.

- Ok, si je vois ton nom sortir, je dois fermer les yeux?

- Tout à fait.

- Tu sais déjà quels officiers seront ici?

- Normalement vous devez les contacter. Mais il parait que c'est pas les plus faciles.

- Super.

Meg entendit alors la porte de l'aquarium s'ouvrir et le chef s'approcher d'elle avant de s'adresser à Meg avec un accent sicilien.

- Voici l'officier prodige de New York.

- Chef, fit elle en se mettant au garde à vous.

- Ho... rompez, ce n'était pas utile. Vous êtes assidue, vous venez d'arriver et vous passez déjà au bureau.

- Je voulais savoir où j'allais travailler, Chef.

- C'est bien, ce n'est pas le grand luxe mais... ha mais je vais vous montrer votre arme de service. Venez.

Le Chef Firmani l'emmena vers l'armurerie et elle vit alors avec surprise de nombreux râteliers, et des uniformes renforcés.

- Nous ne serons pas en civil, Chef?

- Si mais quand votre unité ce sera fait un nom, il faudra un peu d'apparat.

Elle vit alors au fond de la pièce, près des uniformes, une étagère remplie de masques de combat identiques à ceux qui équipaient depuis cinq ans les forces spéciales comme le SWAT.

- Et oui, pour l'anonymat en uniforme.

- Intéressant.

- Voici le fleuron de votre équipement, le Beretta Hammer, chambré en neuf millimètres, capable de stopper n'importe quel individu sous acide. Quatorze balles dans le chargeur, nombreux accessoires dont silencieux pour les opérations discrètes éventuelles. Voici la votre, l'unité est la première force équipée avec, j'ai dû faire des pieds et des mains pour les obtenir.

- Merci Chef.

Meg saisit l'arme faisant coulisser la chambre, testant la gâchette, celle-ci était légère et cette arme serait bien utile, elle y encocha un chargeur, vérifia la sécurité et la mit dans son holster qu'elle passa à sa ceinture.

- Et bien sûr votre plaque.

- Merci Chef.

- J'espère que votre unité va rapidement nous choper ce fils de pute.

- Oui, Chef, je l'espère aussi.

- Ma tête est autant en danger que la vôtre sur ce coup là.

- Je ferai de mon mieux Chef.

- Bon je vais vous laisser vous installer.

Meg rejoignit alors son oncle qui avait une pile de dossier sous le bras et une caisse en carton. Elle l'aida en attrapant celle-ci.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Dans cette caisse, les données sur les meurtres, et ça ce sont les dossiers de tes futurs équipiers. Nous irons les chercher demain. Ils sont au courant pour leurs mutations mais sont encore dans leurs services respectifs. Dès demain ils t'assisteront dans la traque du chasseur.

- Le Chef est stressé à cause de l'affaire.

- Tu m'étonnes, on dirait une pucelle à son premier bal.

- Oncle Dave...

- Oui bon... ta tante nous attend pour dîner.

- Je suis impatiente de la revoir.

- Elisa?

- Oui Capitaine.

- Je vous confie la boutique...


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Après ce petit passage au central, son oncle l'emmena chez lui, en plein Pasadena. Pasadena est un quartier tranquille peuplé de communautés religieuses et raciales vivant en bonne entente, Pasadena est également connue pour attirer les intellectuels de tout poils, venant chercher ici une paix presque surnaturelle à Los

Angeles. La plupart des étrangers à Los Angeles connaissent Pasadena en raison de la présence de CalTech, célèbre université à l’origine de nombreux prix Nobel. Si son oncle et sa tante avaient pû s'acheter une maison ici c'était en raison d'un héritage qu'avait aussi touché sa mère Carole, la sœur de sa tante. Elle était tellement heureuse de revoir sa tante Martha. Celle-ci et son mari avaient toujours considéré Meg comme une fille de substitution étant eux-mêmes incapables d'avoir des enfants et ne désirant pas adopter. Malheureusement quand son père James avait été muté à New York dans sa société de marketing, le lien s'était un peu perdu. Mais visiblement sa tante allait rattraper le temps perdu, c'était déjà la troisième fois qu'elle la resservait.

- Tante Martha, arrête je vais exploser.

- Mais non, tu as la peau sur les os.

- Tu comprends pourquoi j'ai du ventre, fit son oncle.

- Ça c'est les beignets, fit Martha.

- J'en suis certaine, assura Meg, mais je t'assure, j'ai assez mangé.

- Il y a de la tarte aux noix de pécan caramélisées pour le dessert.

- Tout compte fait il me reste une place.

C'était son dessert préféré depuis sa plus tendre enfance. Mais malheureusement sa tante aimait se mêler de tout, mais quand on dit tout, c'est absolument tout surtout ce qui ne la regarde pas, comme certains voisins auraient pu confirmer.

- Et pourquoi tu n'es plus avec Will ?

Will Stevens, son ex-petit ami, avec qui elle était pourtant depuis quatre ans, relation houleuse et toxique ayant mal fini.

- Parce que ce cher Will espérait une gentille femme d'intérieur, mère modèle et aux petits soins pour son mari. Il supportait ni que je travaille ni que je gagne ma vie.

- C'est peut-être lié à son éducation ?

- Arrête, c'est un connard, une femme qui porte une arme n'est pas une femme normale pour lui. Alors bye bye Will, j'en ai eu marre de me disputer à longueur de temps.

- Mais...

- Sujet clos.

- Tu...

- Tante Martha...

- D'accord... personne ?

- Non.

- Je te présenterai le fils des voisins.

- Non merci.

Elle n'était pas venue à Los Angeles pour ça et justement le célibat lui faisait une pause des plus bienvenue. Surtout qu'elle allait être un peu débordée vu le dossier.

Ce fameux dossier d'ailleurs, elle en entama la lecture après avoir bien profité de l'excellent dessert de sa tante.

Le dossier était rempli de trous, les enquêteurs avaient vraiment mal fait leurs jobs, la moitié des témoignages ne comportait même pas le nom du témoin. Des preuves avaient été compromises et le manque de communication avait bien pourri la moitié de l'enquête. Ce dossier était si mal monté que si c'était comme ça, ils devraient attendre une nouvelle victime.

En parlant des victimes, aucune de ces jeunes femmes ne semblait avoir de liens, une serveuse, une chanteuse, une prostituée,... Aucun lien professionnel, aucune communication entre elles. C'était étonnant mais il ne semblait réellement pas y avoir de lien, c'était surprenant. Le seul lien existant était entre la troisième et la septième victime, elles faisaient leurs courses dans le même supermarché de quartier. L'une y habitait et l'autre passait devant pour rentrer du travail. En bref, ce n'était pas réellement une piste. Plutôt une coïncidence. Aucuns loisirs en commun, même leurs playlists n'avaient en commun que des grands hits qu'à peu près tout le monde écoute. La seule autre chose était qu'aucune disparition n'avait été signalée, à part une: la seizième victime.

- Je cerne vraiment pas la victimologie, elles sont de partout et rien ne les raccorde, dit-elle à voix haute pour elle-même.

Ensuite, elle s'intéressa aux dossiers médico-légaux. Chacune d'elle semblait avoir couru pieds nus, vu les écorchures, sans doute sur du béton vu les résidus. Certaines avaient été poignardées, d'autres tuées avec des armes à feu et même une avec une flèche. Le seul point commun était qu'elles étaient achevées par une entaille profonde au niveau de la gorge qui sectionnait la carotide. Elles se vidaient de leur sang, étaient nettoyées et habillées dans des robes blanches et leurs yeux étaient fermés. On les retrouvait dans des lieux touristiques, allongées au sol, les mains croisées sur leur ventre. C'était la manière d'achever les victimes qui avait valut au tueur son surnom.

Décidément, cette affaire était des plus compliquées, elle espérait pouvoir rapidement le coffrer et s'attaquer à d'autres affaires.

Elle eut énormément de mal à trouver le sommeil repensant sans cesse au dossier.


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Le lendemain matin, elle était prête pour sa première journée officielle en tant qu'agent du Los Angeles Police Department. Elle avait revêtu son plus beau tailleur pantalon et des bottes en cuir courtes et fines dessous lui permettant de courir. Elle attacha ses cheveux en queue de cheval, attacha son arme sur son côté et attacha sa plaque de l'autre côté. Le Special Investigation Unit n'avait pas à se plaindre de son image. Elle était prête et son oncle la surprit en train de s'admirer.

- Tu en imposes Meg.

- Merci Capitaine.

- Allons chercher tes équipiers, fit-il en lui montrant les dossiers.

- Où se trouve le premier ?

- Van Nuys, c'est pas loin, c'est le quartier d'à côté.

- Allons-y.

C'est ainsi que commença la première journée de service actif du Special Investigation Unit.


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