Fate of Blood Tome 1 : Ascension

Chapitre 5 : Recrutement

Par EdNight

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


Après le départ de la reine, Renfield prend le commandement et commence à organiser les groupes en les répartissant avec l’aide d’autres soldats.

Kellan et Amber en profitent pour s’éclipser discrètement et se retrouvent sur le balcon, à l’entrée du château qui domine la cité aux bâtiments gris et blancs.

Le soleil couchant projette une lumière dorée sur les toits tandis qu’ils repensent à cette journée éprouvante.

Amber : Qu’est-ce que tu penses de tout ça, Kellan ?

Le jeune garçon aux cheveux bruns ébouriffés se rapproche et appuie ses bras sur le muret en pierre.

Kellan : Je ne sais pas encore, la reine semble avoir un plan en tête. Tant que ça nous permet de nous venger des humains, moi ça me va.

Amber hoche la tête d’un air hésitant.

Amber : Personnellement, elle me terrifie et me fascine à la fois.

Kellan laisse échapper un léger sourire et place un bras réconfortant sur l’épaule d’Amber.

Kellan : Je sais, cette vampire est d’un tout autre niveau. Mais je sens qu’elle fait ça pour son peuple. Renfield et elle nous donnent une seconde chance et j’aimerais bien savoir où cela va nous mener.

Alors que Kellan contemple la vue en compagnie de sa sœur, un bruit derrière lui le ramène à la réalité.


Un vieil homme voûté à la longue barbe blanche, vêtu d’une robe grise, s’approche et lance d’un ton presque amusé :

Homme : Pas mal comme vue, hein, gamin ?

Kellan plisse les yeux, l’air méfiant.

Kellan : Oui… en effet.

L’homme sourit, montrant quelques dents mal alignées, et observe la ville face à eux.

Homme : On croirait rêver, n’est-ce pas ? Tout ça est possible alors que dehors, les humains détruisent tout ce qui est lié de près ou de loin à notre peuple.

Le jeune garçon serre les poings, il savait trop bien ce que cela signifiait.

Kellan : Ils mériteraient de subir le même sort, murmure-t-il entre ses dents.

Le vieil homme observe Kellan avec un sourire satisfait.

Homme : Alors, c’est comme ça que tu vois les choses ? Et à qui ai-je l’honneur ?

Kellan hésite, mais finit par répondre d’une voix faible, ses yeux rouges parcourant le vieil homme qui lui faisait face.

Kellan : Kellan Bloodspot. Et vous ?

Le vieillard lui fait un signe de tête avant de croiser ses mains dans son dos et de s’éloigner.

Homme : Appelle moi Crossius.

Il s’arrête un instant et se retourne d’un air mystérieux.

Crossius : Je prendrai en compte ton avis, Kellan. Sache que tu n’es pas tombé dans l’oreille d’un sourd.


Il continue de s’éloigner et disparaît dans l’ombre du château, laissant Kellan perplexe. Il revient près d’Amber, celle-ci rigolant doucement, ayant vu l’interaction de Kellan.

Amber : On dirait que tu t’es déjà fait un ami.

Kellan pouffe d’un air peu convaincu.

Kellan : J’en doute, dans deux heures il m’aura déjà oublié.

Amber rigole toute seule, étant la seule à aimer l’humour terne de son frère. Elle se rapproche de lui et continue de regarder la vue qui s’offre à eux en silence, profitant de cet instant de paix éphémère avec son frère.

Renfield : Vous appréciez la vue ?

Le capitaine de la garde royale s’avance vers eux avec un léger sourire. Il porte désormais un simple uniforme brun à la place de l’armure imposante qu’il arborait plus tôt.

Kellan et sa sœur se retournent pour lui faire face.

Kellan : On n’a pas l’habitude de ce genre de vue.

Amber acquiesce, les yeux brillants en regardant autour d’elle, alors que son frère lui lance un regard.

Amber : C’est incroyable...

Renfield se place à côté d’eux, et fixe l’horizon d’un air réfléchi.

Renfield : Je sais que vous n’êtes pas des guerriers, mais aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de combattants.

Kellan vient se poser à ses côtés, son visage passant de la place en contrebas au visage grisonnant du capitaine.

Kellan : Pourquoi voulez-vous absolument nous enrôler ? N’avons-nous pas assez souffert ?

Renfield marque une pause, pesant ses mots.

Renfield : La reine prépare un projet, une reconquête des terres vampires.

Amber s’incruste dans la conversation et lève un œil intrigué.

Amber : Hein ?

Renfield acquiesce, son regard plein de détermination.

Renfield : Cela fait trop longtemps que nous subissons la domination des humains. Il est temps que ça change.

Il sourit franchement et se penche vers eux, déterminé à aller au bout de son initiative.

Renfield : Comme je vous l’ai dit, des jeunes comme vous sont rares. Je sens que vous pourriez accomplir de grandes choses.

Il se relève et regarde une dernière fois la vue qui s’offre à eux.

Renfield : D’ici un an, la reine compte créer des unités spécialisées pour reprendre le dessus sur les humains.

Kellan regarde le capitaine avec hésitation et surprise. Un tel avenir est-il vraiment possible ? Lui et sa sœur pourraient-ils se venger des humains et regagner ce qui leur a été pris ?

Ses yeux rouges fixent Renfield d’un air intense, essayant de déceler tout faux espoir.

Kellan : Vous pensez vraiment qu’on peut devenir des soldats ?

Renfield sourit doucement en croisant son regard.

Renfield : Avec un bon entraînement, j’en suis certain. Alors, qu’en dites-vous ?

Kellan n’a pas le temps de réfléchir qu’Amber prend les devants avec un ton déterminé en soutenant le regard de l’instructeur.

Amber : Je suis pour. Peu importe ce que mon frère décidera, je le suivrai, quoi qu’il arrive.

Kellan la regarde, surpris, mais rassuré par sa détermination. Il se tourne à nouveau vers Renfield avec un léger sourire.

Kellan : D’accord, on accepte, à une condition : on reste ensemble.

Renfield, ravi, leur adresse un signe de tête respectueux. L’espoir brillant dans ses yeux.

Renfield : Dans ce cas, bienvenue à l’académie des guerriers.

Le frère et la sœur échangent un regard complice et se tournent à nouveau vers le coucher de soleil, laissant leurs esprits vagabonder vers l’avenir incertain qui les attend.


***


À plusieurs kilomètres à l’est de là, à la capitale Lizalein.

Le roi des humains, Orinsson, se tient dans son bureau, entouré de ses conseillers. Ses doigts caressent pensivement sa barbe grise légèrement tressée tandis qu’il scrute une carte du royaume de Strigua étalée devant lui.

À ses côtés, un homme dans la quarantaine, aux cheveux poivre et sel et à la barbe bien taillée, observe la scène en silence. Dreyfus, portant une armure ornée d’un aigle d’argent, se penche légèrement vers son roi d’un ton grave.

Dreyfus : Les nouvelles ne sont pas bonnes, plusieurs incidents ont eu lieu près de la frontière.

Son doigt ganté de cuir vient désigner une ligne délimitant la forêt où se trouvent Elzartia et certains villages humains aux alentours.

Dreyfus : De plus, un convoi d’esclaves a été récemment libéré.

Orinsson caresse sa barbe grise et analyse les nouvelles, alors qu’un conseiller, visiblement tendu, intervient.

Conseiller : C’est le deuxième convoi en deux semaines. Habituellement, nous n’avons pas de tels problèmes.

Orinsson frappe son poing sur la table, la faisant trembler sur le coup.

Orinsson : Maudits vampires... Ils pensent qu’ils peuvent libérer leurs semblables sans en payer les conséquences ?

Le roi se tourne vers ses conseillers, puis vers Dreyfus en lui faisant un signe de la main.

Orinsson : Il est temps de leur montrer ce qu’il en coûte de se rebeller face à nous. Renforce les patrouilles à l’ouest et emmène des esclaves avec toi afin de leur envoyer un message clair.

Dreyfus s’incline respectueusement avant de sortir de la pièce sans un mot de plus.

Dreyfus : Comme vous voudrez, mon roi.

Orinsson se laisse tomber dans son fauteuil et regarde ses conseillers avec un regard glacial.

Orinsson : Nous détenons le pouvoir, et ces vermines feraient bien de ne pas l’oublier.


Quelques heures plus tard, Dreyfus est dans la caserne, occupé à regrouper ses affaires pour la mission à venir. Il selle son cheval et termine les derniers préparatifs pour être prêt à l’aube, mais il lui manque une dernière chose s’il veut mener cette mission à bien, et il sait très bien où la trouver.


Il se fraye un chemin dans les rues boueuses de la capitale, son cheval trottant à ses côtés, avant de s’arrêter en face d’une taverne délabrée.

En entrant, il est accueilli par des éclats de rire et des bruits de jeux d’argent. Il se fraye un chemin dans la foule et repère rapidement la personne qu’il cherche, assise au bar.

Dreyfus (pense) : Ah… encore en train de se bourrer la gueule, comme toujours.

Une femme habillée d’un uniforme brun, portant un aigle brodé dans le dos, termine une grande gorgée de bière. Ses cheveux châtains sont attachés en une queue de cheval débraillée lui descendant le long du dos, et quelques mèches rebelles encadrent son visage, lui donnant un air sauvage.

Alors qu’il vient s’asseoir à côté d’elle, elle le dévisage avec un grand sourire et lève son verre.

Femme : Ah… Dreyfus ! Tu en veux une ?

Celui-ci refuse poliment d’un geste de la main et note qu’elle a déjà l’air bien éméchée.

Dreyfus : Non merci, je ne suis pas là pour ça.

Elle écrase son verre sur le bar et le regarde d’un air nonchalant et visiblement irrité.

Femme : T’as parlé au vieux ? Laisse-moi deviner, il veut que tu règles ça ?

Le général reste assis à côté d’elle en regardant le plancher du bar, conscient de ce qu’il lui demande et de sa potentielle réponse.

Dreyfus : Qu’on...

Elle pousse un râle, croise ses bras sur le bar et soupire alors que ses yeux gris se posent sur son verre vide.

Femme : Vraiment ? Moi qui pensais en avoir fini avec les vampires.

Dreyfus observe les verres devant lui et lui explique la situation d’un air calme habituel.

Dreyfus : Deux convois d’esclaves ont été libérés, il veut qu’on fasse un exemple...

La femme sourire et ferme les yeux un instant.

Femme : On ne pourrait pas leur foutre la paix juste pour cette fois… après tout ce qu’on leur a pris…

Un silence s’installe entre eux, tous deux conscients de ce qu’ils ont dû faire pour survivre et préserver la race humaine.

Dreyfus paie la bière de son amie avant de se relever et de poser une main amicale sur son épaule, cette dernière ne réagissant pas.

Dreyfus : On n’y peut rien, Hellsing… ce sont les ordres.

Avec un dernier effort, elle se lève finalement et suit Dreyfus vers la sortie, clairement à contrecœur.

Vanessa : Je t’ai déjà dit de m’appeler Vanessa, alors arrête avec tes formalités.

Les deux généraux de l’ordre de l’Aigle d’argent sortent de la taverne et entament leur traversée vers l’ouest.




Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés