Fate of Blood Tome 1 : Ascension

Chapitre 16 : L’avant poste

Par EdNight

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Une importante troupe de soldats pénètre dans l’enceinte de la forteresse de Montrouge. La caravane avait parcouru des kilomètres depuis Lizalein pour rejoindre cette vieille forteresse aux abords de la frontière entre Elzartia et les villages humains alentours.

Le groupe de jeunes recrues, qui a fait le voyage avec eux, arrive à son tour dans la cour de la forteresse aux murs de pierre grise.

Yael : Ah... enfin ! J’avais hâte d’y être. Rien que de penser à ces hordes de vampires qui traînent non loin, j’en ai le cœur qui bat à cent à l’heure.

Le jeune garçon au sourire amusé s’étire sur la selle de son cheval et se laisse tomber avant de ramasser son sac attaché à l’arrière de l’animal.

Une fille d’une vingtaine d’années, aux longs cheveux brun foncé attachés en queue de cheval, vient attacher son cheval dans l’un des boxes de l’écurie en grimaçant.

Ophélia : Tss... il y a bien que toi que ça fait marrer. C’était vraiment nécessaire d’être aussi proche de leur territoire ?

Elle parcourt son entourage d’un air mitigé. Les autres recrues et apprentis chevaliers sont à présent tous descendus de leurs chevaux, occupés à les attacher aux endroits dédiés.

L’un d’eux, un peu plus grand qu’elle, aux cheveux courts noirs avec des reflets bruns hérissés, s’approche et la gratifie d’une accolade réconfortante.

Ophélia : Je pensais qu’on serait mutés dans l’un des avant-postes de la capitale, mais j’étais loin d’imaginer qu’ils nous enverraient à la frontière.

Ses yeux verts croisent ceux de son ami intime, notant leur couleur similaire.

Tristan : Ne t’en fais pas, s’il arrive quelque chose, on saura se défendre. Après tout, on n’est plus des mômes, hein Raph ?

Il garde une main sur le flanc d’Ophélia et se tourne vers le jeune chevalier en armure blanche et aux cheveux blonds, déjà occupé à vérifier que tout le monde est bien arrivé et que les domestiques commencent leurs tâches attitrées.

Son regard sérieux parcourt la cour d’un air satisfait puis il se tourne vers son ami d’un air dur avec un ton calme et formel.

Raphael : Parle pour toi. On a eu de la chance d’être bien entraînés, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Yael, qui l’entend, fait une grimace faussement choquée et vient poser son bras sur l’épaule de son frère.

Yael : Qui ça ? Nous ? Je te signale qu’on a 18 ans, monsieur le chevalier royal.

À son geste soudain, l’autre garçon aux cheveux mi-longs blonds se laisse faire, un peu mal à l’aise du comportement de son frère jumeau. Il repousse la mèche qui cache son œil droit et tire la canne à pêche attachée à son cheval.

Mael : C’est vrai... on a tous eu le même entraînement, Raphael. Même si je préférerais partir pêcher plutôt que de rester m’entraîner.

Yael fait une tape importante sur l’épaule de son frère, ce qui le fait sursauter, et s’en va en riant. Raphael est un peu surpris par son ton léger et moqueur mais fait avec, se contentant d’un signe de tête à Mael d’un air désolé.

Tandis qu’ils s’avancent vers le bâtiment principal, chargés de leurs affaires personnelles, une silhouette bien connue ouvre la porte d’un geste rapide.

Une femme légèrement plus grande que Raphael, habillée d’un chemisier brun avec un emblème d’aigle en argent dessiné sur l’épaule, leur fait face. Elle a un visage fin et allongé ainsi qu’une longue queue de cheval châtain avec plusieurs épis et deux mèches qui lui tombent sur le front, lui donnant une allure sauvage et naturelle.

Elle s’arrête avec surprise et dévisage les nouveaux membres d’un air sérieux avant de parler d’un ton pressé.

Vanessa : Ah, vous voilà. Je me demandais justement quand vous alliez arriver.

La capitaine Hellsing leur fait signe et les recrues entrent à sa suite dans le bâtiment surplombé d’une haute tour carrée en pierre massive.


À l’intérieur, les domestiques fraîchement arrivés s’installent et commencent à mettre de l’ordre dans la forteresse. Certains cuisiniers passent avec de grands morceaux de viande alors qu’une odeur appétissante s’échappe des cuisines où le repas du soir est déjà en train d’être préparé.

Le groupe des cinq recrues suit la capitaine dans les couloirs étroits du bâtiment fortifié. Elle s’arrête et vient ouvrir une porte qui donne sur une salle de réunion. Une grande table ronde est positionnée au centre de la pièce sans autres accessoires, mis à part l’emblème de l’ordre de l’Aigle d’argent qui est fièrement affiché au fond de la pièce : un aigle gris avec une dague bleue faisant office d’aile.

Vanessa tente de se tenir droite mais il est clair qu’elle préférerait être ailleurs. Elle vient se positionner près d’un homme aux cheveux poivre et sel et à la barbe noire bien taillée. Il toise le groupe d’un air sérieux et sans expression. À côté de lui, se trouvent deux autres jeunes recrues. Une fille est emmitouflée sous une cape bleu nuit, sa capuche trop grande cache son visage mais on peut apercevoir des mèches noires en sortir et deux yeux violets qui observent les nouveaux arrivants.

Adossé près de la carte posée sur la table, un garçon d’environ l’âge de Raphael leur sourit ; il a des cheveux courts bruns qui lui retombent sur le front et une carrure mince.

Lorsqu’ils sont tous enfin réunis dans la salle, Vanessa échange un signe de tête avec le capitaine Dreyfus avant que celui-ci se rapproche de la table, faisant face aux nouveaux arrivants.

Dreyfus : Ravi de vous retrouver en pleine forme, recrues.

Il pointe son doigt sur la carte et longe la partie qui sépare la forêt interdite des autres villes et villages humains.

Dreyfus : Nous nous situons non loin de la frontière avec les terres vampires restantes. Vous allez suivre un entraînement ici même afin de vous préparer à ce qui va suivre.

Tristan regarde le mouvement de son capitaine sur la carte et lève ses yeux verts vers lui d’un air curieux.

Tristan : Et que faisons-nous ici au juste ? On est chargés de garder la frontière... ou quelque chose du genre ?

Vanessa s’avance contre la table et croise les bras sur sa poitrine en secouant la tête.

Vanessa : Pas exactement. Comme l’a dit Dreyfus, on vous a fait venir ici pour vous donner un entraînement un peu plus poussé. En plus de ça, cette forteresse sera notre base des opérations pour la mission qui arrivera d’ici quelques semaines.

Elle se décale de la table et balaie ses yeux gris clairs sur les jeunes recrues.

Vanessa : Nous ne vous en avons pas parlé car cela devait rester un secret sous notre supervision.

Mael relève la tête vers la capitaine de légende, intrigué par ses paroles.

Mael : Et en quoi consiste cette mission, si on est en droit de le savoir ?

Vanessa lui lance un léger sourire amusé.

Vanessa : Oui, on va vous mettre au courant de la marche à suivre. Mais avant tout, laissez-moi vous présenter vos nouveaux camarades.

Elle pointe les deux recrues à côté de Dreyfus.

Vanessa : Voici Aslan Terd et Raven Clower.

Aslan jette un sourire au groupe et leur fait un signe de la main.

Aslan : Enchanté.

Raven, sous sa capuche, se contente d’un léger signe de tête sous les yeux observateurs de Dreyfus.

La capitaine retourne son regard sur la carte et pointe la capitale vampire du doigt.

Vanessa : Concernant la mission à présent. Nous avons appris par un agent infiltré qu’il y a du mouvement du côté des vampires. Ils compteraient renforcer leurs rangs et organiser une opération test dans les semaines à venir.

Son regard se durcit alors qu’elle laisse échapper une grimace défaitiste.

Vanessa : Tout laisse à croire qu’ils vont bientôt lancer une opération de reconquête de grande ampleur.


Suite à ces paroles, le groupe de recrues n’en revient pas. Cela faisait des années qu’Elzartia n’avait rien tenté. Depuis la perte de leurs terres suite à la rébellion des humains, seules des insurrections d’esclaves avaient été recensées, et encore, rien de très dangereux.

Raphael s’avance, son air sérieux revenu.

Raphael : Vous êtes sûrs ? Comment savoir si cet informateur ne se trompe pas ? Ce genre d’information n’est pas à prendre à la légère.

Dreyfus hoche la tête d’un air silencieux et porte son regard vers les nouvelles recrues.

Dreyfus : Nous n’en savons rien, mais cet informateur dépend directement du roi Orinsson en personne. Ce qui ne fait aucun doute sur l’authenticité de ses informations.

Le doute passager laisse place à l’incertitude parmi les recrues, seul Yael montrant une lueur d’intérêt pour les opérations à venir. Ophélia soupire et observe le capitaine.

Ophélia : D’accord... admettons que cet informateur dise vrai. C’est pas avec deux capitaines, certes les plus doués du royaume, et une bande de jeunes recrues comme nous qu’on va réussir à repousser une armée de vampires.

Le capitaine Zorinof caresse sa barbe, essayant d’opter pour un ton rassurant.

Dreyfus : Oui, mais nous ne serons pas seuls. Certes, l’ordre de l’Aigle d’argent a été créé avant tout pour terrasser les vampires, et depuis quelques années nous ne servons plus à grand-chose, mais nous ne nous sommes pas affaiblis pour autant.

Vanessa dévisage son comparse avec un léger sourire ironique.

Vanessa : En effet, nos forces sont moins nombreuses qu’à l’époque de la grande guerre, mais des chevaliers de l’ordre sont encore présents, éparpillés ça et là à travers le royaume. Une poignée d’entre eux est d’ailleurs en chemin pour nous prêter main-forte.

Elle dévisage le groupe avant de croiser ses mains dans son dos, se forçant à se tenir droite.

Vanessa : Vous ne serez donc pas seuls pour l’opération qui aura lieu dans quelques semaines. L’ordre du Lion d’or nous prêtera également une poignée de soldats pour garantir notre réussite.

Les sept recrues se dévisagent d’un air un peu plus confiant qu’avant. Dreyfus hausse légèrement le ton et se tient au garde-à-vous.

Dreyfus : C’est tout pour aujourd’hui. Nous vous laissons vous installer à votre aise. Le dîner sera bientôt prêt. Au nom de la commandante Hellsing et de moi-même, nous vous souhaitons la bienvenue à Montrouge. Je vous rappelle également que votre nouvel instructeur arrivera demain matin pour continuer votre formation. Sur ce, vous pouvez disposer.


La salle se vide petit à petit. Raven jette un regard hésitant vers Dreyfus, qui se contente de lui adresser un signe de tête se voulant encourageant. Elle lui rend le geste, puis suit le groupe, laissant Yael seul dans la pièce avec les deux généraux.

Le jeune garçon se frotte les mains avec impatience, un léger sourire nerveux aux lèvres.

Yael : Eh bien, eh bien… j’espère que vous n’avez pas oublié notre arrangement ?

Vanessa échange un regard las avec Dreyfus, qui hoche la tête d’un air entendu. Elle lève les yeux au ciel, visiblement peu enthousiaste, puis se dirige vers la sortie.

Vanessa : Bien sûr que non. Suis-moi.

La capitaine traverse les couloirs de la forteresse. Une fois arrivée à l’une des tours du donjon, elle descend un escalier en colimaçon, Yael sur ses talons.

Ils débouchent dans une pièce faiblement éclairée, qui semble s’étendre sur toute la longueur du donjon.

On y distingue divers outils médicaux, des caisses de rangement, et au fond, des cellules d’où s’échappent quelques chuchotements à peine audibles.

Vanessa frissonne rien qu’en posant les yeux sur la scène. Elle reste figée dans l’encadrement des dernières marches, tandis que Yael se précipite vers la table où sont empilées les caisses.

Vanessa : Tout est là, comme tu l’as demandé. Tu es libre d’utiliser cette pièce… quoi que tu comptes en faire.

Yael sourit de plus belle, le visage illuminé d’un air ravi.

Yael : Parfait. Tout y est. Merci, capitaine. Ce sera tout.

Vanessa grimace, dégoûtée, et remonte aussitôt les marches. Pas question de s’attarder une seconde de plus dans cet endroit immonde. Elle savait ce qui se trouvait dans les cages, au fond… et mieux valait ne pas y penser. Sinon elle ne sait pas ce qu’elle aurai fait au jeune garçon, neveu du roi ou non.


***


Le soir venu, le dîner est enfin prêt. Les cuisiniers, à peine arrivés, s’étaient donné du mal pour s’installer et préparer le banquet à temps. Les différents services occupaient diverses tables dans la grande salle à manger de la forteresse. Des lanternes étaient accrochées à chaque pilier en pierre qui ornait la grande pièce.

Le groupe des recrues était regroupé dans un coin de la salle, près d’un des piliers, la lanterne vacillante éclairant les assiettes remplies de viandes et autres légumes venus de la capitale.

Raphael, ayant troqué son armure en fer et en argent pour l’uniforme brun et gris de l’Ordre, était assis en face de Tristan. Ils étaient tous les sept réunis, partageant un moment de calme bien mérité après ces quelques jours de marche.

Mael mangeait son assiette d’un air calme, tandis que son frère, assis à côté de lui, dévorait son morceau de viande tel un animal affamé. Ophélia le regardait avec une lueur de dégoût.

Mael : Tu pourrais faire un effort pour bien te tenir... non ?

Yael engloutit ce qu’il lui reste de légumes et s’affale sur le banc en bois d’un air comblé.

Yael : Désolé mon cher frère, mais je mourais de faim. Et puis, je n’ai pas de temps à perdre, j’aimerais profiter au maximum de mon nouveau labo.

La jeune fille s’appuie en avant, reposant sa joue sur son poing, en dévisageant le jeune homme.

Ophélia : On t’a donné un labo rien qu’à toi ? Eh bien... on voit qu’ils ne lésinent pas sur les moyens.

Yael repousse son assiette et se lève d’un bond, adressant un sourire ravi à ses camarades avant de s’éclipser d’un pas rapide.

Yael : Ça a ses avantages de faire partie de la couronne.

Après qu’il soit parti, Ophélia soupire d’un ton rassuré et dévisage Mael avec peine.

Ophélia : Désolée de te le dire, mais ton frère est carrément cinglé.

Le jeune garçon aux cheveux mi-longs repousse une mèche qui cache son visage et baisse la tête.

Mael : J’en suis conscient, veuillez l’excuser. Depuis la mort de nos parents, il n’a pas cessé de se perdre dans ses recherches sur les vampires. Malheureusement, cette obsession déteint sur son comportement.

Un léger silence s’installe entre eux, chacun retournant à son assiette avant qu’Aslan intervienne.

Aslan : Euh... excusez moi, mais pendant que j’y pense, vous ne vous êtes pas encore présentés.

Tristan repose sa fourchette d’un air embêté avant de regarder son groupe d’amis.

Tristan : Ah oui, c’est vrai, on n’en a pas eu l’occasion.

Il regarde la fille à côté de lui, qui était occupée à le dévisager en silence. Prise sur le fait, elle détourne le regard, feignant l’indifférence.

Tristan : Moi c’est Tristan Urmen, et elle, c’est Ophélia Kiaran.

La jeune fille se contente de sourire simplement à Aslan, tandis que Mael relève la tête de son assiette.

Mael : Mael Vaguer, et l’autre qui vient de partir, c’était mon frère jumeau, Yael.

Aslan lui sourit d’un air satisfait, puis regarde la jeune fille qui lui fait face, d’un air curieux. Il penche la tête vers la droite et se tourne vers Tristan.

Aslan : Et elle ? Elle n’était pas avec nous lors de la réunion, il me semble ?


Le groupe se tourne vers la mystérieuse jeune fille. Elle était plutôt petite pour son âge, elle avait de longs cheveux noirs ébouriffés et de grands yeux violets, lui donnant un air calme et observateur. Quand tous les regards se tournent vers elle, elle balbutie légèrement, visiblement pas habituée à être le centre de l’attention.

Raphael : Tu dois être la jeune fille de tout à l’heure, non ? Raven... c’est ça ?

Raven le dévisage avec un air surpris, étonnée qu’il se souvienne de son nom. Elle rougit légèrement et détourne le regard.

Raven : Oui... je m’appelle Raven Clower, ravie de vous rencontrer.

Ophélia lève les yeux vers elle, se souvenant de la silhouette encapuchonnée dans la salle de réunion.

Ophélia : Ah oui, c’était toi sous cette cape sombre !

La jeune fille hoche la tête en silence, parlant d’une voix à peine audible.

Raven : Oui... c’est mon uniforme d’espionne, il me permet de rester discrète la nuit ou quand je dois intervenir en tant qu’éclaireuse.

Les autres membres la regardent en souriant, impressionnés par son rôle. Aslan se balance sur le banc en bois et se tourne vers le chevalier blond à sa droite.

Aslan : Et toi ?

Tristan ricane d’un air mystérieux et dévisage leur nouveau camarade.

Tristan : Aha, le meilleur pour la fin. Tu as sûrement déjà entendu parler de lui, il est presque aussi célèbre que la capitaine Hellsing !

Raphael soupire aux paroles de son ami, mais un petit sourire orne ses lèvres. Tristan savait le mettre en valeur quand il le fallait.

Raphael : C’est faux et tu le sais très bien. Je suis encore loin de son niveau, et comparé à elle, je dois mon titre seulement grâce à ma famille, rien de plus.

Le sourire de son ami faiblit alors qu’il retrouve un air un peu plus sérieux ; il n’aimait pas quand il se dévalorisait comme ça.

Tristan : Ne dis pas n’importe quoi. Tu es le plus jeune chevalier de Lizalein, et en plus de ça, tu es le garde royal de la princesse Auralia, et à juste titre selon moi.

Raphael relève la tête et adresse un visage reconnaissant à son ami de longue date. Il se tourne vers les deux nouveaux et leur adresse un sourire de bienvenue.

Raphael : Je m’appelle Raphael Ryze, enchanté.


***


Le lendemain matin, à peine arrivés dans leurs nouveaux quartiers, les recrues de l’Aigle d’Argent doivent déjà se montrer prêtes.

Alors que les premières lueurs de l’aube apparaissent, les sept membres sont déjà debout, en uniforme et alignés dans la cour de la forteresse, en face du donjon principal. Leur nouvel instructeur, un imposant chevalier portant une large plaque de fer sur la poitrine comme simple armure, leur faisait face, les dominant de par sa taille.

Une imposante hache trônait entre ses mains, tête vers le sol. Il portait une grande barbe rousse et de longs cheveux roux tressés et attachés derrière sa tête.

Il dévisage les recrues, dont certains somnolent encore, avant d’annoncer la couleur de la journée d’une voix puissante et enjouée.

Harsel : Bien, recrues ! En ce jour mémorable, il est temps de commencer la suite de votre entraînement !

Sa voix résonna dans l’air alors que les plus fatigués se redressèrent aussitôt. Une fois leur attention obtenue, l’instructeur pouvait enfin faire quelque chose de ces jeunes gens. Il allait les faire suer et s’en donner à cœur joie, car c’est ainsi que travaille le chevalier de l’Aigle d’Argent, Harsel Ponpindou.




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