Fate of Blood Tome 1 : Ascension

Chapitre 19 : Première mission (Partie 2/2)

Par EdNight

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


L’unité Alpha vient de pénétrer dans le village. Talia avait regroupé les archers de l’unité de soutien et commençait à effectuer plusieurs tirs de couverture.

De son côté, Kellan menait l’assaut aux côtés de Rendall, suivi par le reste des soldats alliés. Les gardes du village sont pris de court et certains tombent sous l’assaut des flèches qui leur foncent dessus. Kellan ne réfléchit pas et se laisse consumer par ses souvenirs douloureux.

Il perce aisément les cottes de mailles des soldats ennemis avec son épée renforcée, une lueur rouge recouvrant la face coupante de son arme.

Il effectue une importante percée alors que la voix de Rendall le ramène à la raison.

Rendall : Kellan ! Tu m’écoutes, bon sang !

Le jeune garçon secoue la tête et observe les autres soldats occupés à se battre autour d’eux avant de croiser le regard sévère de son chef d’équipe.

Celui-ci, ayant capté son attention, prend un ton plus léger et lui montre le manoir devant eux.

Rendall : J’aime bien voir que tu te donnes à fond, mais reste concentré, d’accord ? Le plan ne change pas : on s’occupe des forces principales et on laisse le reste aux archers de Talia.

Kellan suit la direction pointée par Rendall et hoche la tête d’un air plus concentré.

Kellan : Oui... désolé. Allons-y !


Un archer humain posté au sommet d’une des tours de guet du village avait Rendall dans son viseur. Il l’aurait eu sans problème si une dague ne lui avait pas transpercé la poitrine.

Sariah se déplaçait de toit en toit en visant en priorité les cibles difficiles d’accès. Elle sortait ses dagues et, après s’être piqué le bout du doigt avec pour les renforcer, les envoyait valser sur les archers postés sur les tours de surveillance ou sur les toits des maisons.


De son côté, Night se chargeait de protéger Talia comme il le pouvait. Armé de deux lames fixées sur ses poings, il permettait au groupe d’archers d’avancer sans mal dans la zone habitée.

Talia balance une volée de flèches dans les airs puis enchaîne en en décochant une en direction de son camarade qui se faisait doucement encercler. Il se tourne vers elle avec surprise et voit le soldat mort à ses pieds.

Talia : Je couvre tes arrières moi aussi !

Elle le gratifie d’un grand sourire encourageant, ce à quoi il répond d’un pouce en l’air et d’un large sourire.

La jeune fille aux couettes roses reprend sa posture de couverture et remarque un changement dans la tactique adverse. Une volée de flèches venait de les atteindre, mais ce qui la choqua, c’est que cette fois elles avaient toutes atteint leur cible. Trois archers sur les sept étaient tombés sous les coups.

Ne préférant pas prendre de risques inutiles, elle fait un mouvement en direction des archers restants et part se coller contre la façade d’une des maisons en face d’eux.

Talia : Dispersion ! Restez à couvert et ne tirez que si vous êtes sûrs.

Ils s’exécutent et se ruent vers les bâtiments pour se mettre à couvert. Un cri résonne et un autre archer tombe sur le coup.

Talia peste intérieurement et décide de sortir l’aider. Après l’avoir mis à l’abri, elle l’assied à côté d’elle et examine sa blessure. La plupart des précédents tirs avaient touché le cœur de ses hommes, ce qui leur était fatal. De plus, cet archer humain, s’il était bien tout seul, utilisait des flèches en argent.

Heureusement, la blessure de son homme n’était pas mortelle. La flèche avait heurté son flanc. Talia la retire et soulage la brûlure causée par l’argent en lui donnant une des fioles de sang qu’elle gardait en réserve, puis panse la plaie le temps qu’il se régénère, sachant que l’argent diminue grandement leurs capacités de guérison.

Talia : Reste là et ne bouge pas, je vais m’occuper de cet archer.


Plusieurs rues devant elle, Rendall continuait sa percée aux côtés de Kellan. En voyant son ami se battre face aux soldats, il devait bien reconnaître qu’il se débrouillait bien. En plus, il semblait à présent parfaitement gérer la méthode de renforcement d’arme et celle de force.

Il le bouscule légèrement et vient se placer à côté de lui pour l’aider à repousser les soldats qui tentaient de leur barrer la route du manoir.

Rendall : Ça va ? Tu t’en sors ?

Kellan pousse un léger grognement en bloquant un coup d’épée.

Kellan : Comme je te l’ai dit il y a deux minutes. Oui, je m’en sors.

Il repousse l’un des soldats et enfonce son épée dans son flanc, l’arme transperçant la cotte de maille comme si de rien n’était.

Kellan : Et de ton côté ?

Rendall aide l’un de leurs soldats et évite un coup ennemi de justesse avant d’émettre un léger sifflement.

Rendall : Comme sur des roulettes…

Il voit une rue se dégager et la montre d’un mouvement de tête.

Rendall : Profitons-en !

Son ami se tourne vers lui et part à sa suite. Ils viennent à bout de deux gardes et avancent dans l’étroite ruelle quand l’une des portes des maisons s’ouvre en trombe, laissant s’échapper une mère et son fils, visiblement apeurés par les bruits des combats.

Rendall la voit passer devant lui et s’arrête net, croisant son regard empli de peur. L’instant d’après, l’épée de Kellan s’enfonce dans son ventre avant d’en finir avec un coup net sur l’enfant.

Le jeune chef de l’unité Alpha lève son bras comme pour tenter quelque chose, mais c’est trop tard.

Kellan contemple son œuvre sans émotion et observe Rendall pour voir s’il le suit toujours.

Kellan : La voie est libre... tu viens ?

Rendall ne peut détourner son regard des deux corps étalés dans la boue, mais s’y résigne. Les ordres de la reine étaient clairs : reprendre les villages et neutraliser les humains présents, soldats ou simples paysans. Kellan n’avait fait que son devoir, en tout cas, c’est ce qu’il préférait se dire.

Rendall : Oui... je te suis.


***


À une vingtaine de kilomètres au nord, dans les montagnes, l’unité Epsilon entame une prise de position au village de Ratenfold.

Tandis que les deux garnisons s’affrontent, Amber se faufile dans la foule aux côtés de Philémon. Victore avait élaboré un plan afin que la situation tourne à leur avantage malgré leur faible force de frappe. Elle n’avait pas vraiment envie de suivre son plan, mais elle n’avait pas le choix. Sur le champ de bataille, c’est lui qui donne les ordres.

Au fond, le plan n’était pas si mal. Elle et Philémon devaient partir en tête avec le groupe de soldats rapprochés, pendant que Rachel les soutenait en se chargeant des sentinelles postées sur les remparts, ceux-ci incrustés dans la paroi rocheuse qui surplombe le côté gauche du village. Victore, quant à lui, était assisté de Lilith qui se chargeait de le protéger, tous deux accompagnés du reste des archers ainsi que de trois autres soldats.

Ils étaient en contrebas et avaient pour objectif d’incendier les fermes et les bâtiments de stockage. De son côté, Amber devait atteindre le haut du village où se trouvaient la caserne et l’armurerie. Ce plan lui convenait très bien : chacun avait un objectif clair et, surtout, ça lui évitait de travailler avec eux.

Malgré ça, un point n’avait pas été pris en compte dans le plan : les humains étaient bien plus nombreux qu’eux.

Parmi les victimes de ses dagues, elle comptait deux armures différentes. Une simple armure de faible facture, et une autre, au tissu rouge et jaune. Ils avaient clairement reçu des renforts avant la bataille, mais une question lui trottait dans la tête : était-ce un hasard ou l’ennemi avait bel et bien prévu leur attaque ?

Philémon : Amber ! Au-dessus !

Pour l’heure, la réponse attendra. Rachel avait beau neutraliser une partie des archers avec son arbalète, d’autres revenaient aussitôt les remplacer. Les nouveaux arrivants avaient changé de cible, leurs arcs à présent pointés vers elle et son groupe.

Après un signe vers Philémon, elle s’élance contre la muraille avec une partie des soldats afin d’éviter les flèches.

Rachel : On ne peut pas continuer comme ça ! L’endroit est étroit et on est des cibles faciles pour eux.

La jeune fille à la chevelure rousse était accroupie derrière le mur d’une maison. Elle reste sur ses gardes, guettant le moment opportun pour tirer tout en marmonnant des mots contre Victore.

Rachel : Il aurait vraiment dû réfléchir à un plan B.

Philémon venait de rejoindre Amber sous le rempart. Elle sentait le jeune garçon trembler et une trace de sang coulait de sa manche. Elle lui fait une légère tape sur l’épaule, inquiète.

Amber : Tu as été blessé au bras, ça va ?

Il tressaillit à son geste et se contente de secouer la tête en tirant une fiole de sang accrochée à sa ceinture, la buvant d’une traite.

Philémon : Oui, rien de très grave. J’ai été touché par une flèche mais ça devrait aller.

Le ciel noir était de nouveau calme, la pluie de flèches s’était arrêtée. Rachel en profite pour faire sortir ses troupes et parvient à neutraliser une partie des gêneurs. Après un signe pour montrer que la voie est libre, Amber resserre sa poigne sur ses armes et tente de contrôler son stress.

Amber : Allez ! On y retourne !


Le groupe d’assaut sort de sa cachette et continue sa montée, Amber et Philémon en tête. Un nouveau groupe de soldats les attend au-dessus, dont deux jeunes recrues, l’une avec une hallebarde et l’autre munie d’une épée aux deux bords acérés.

Amber n’y prête pas attention et se concentre sur les soldats qui arrivent en face d’elle. Leur groupe était en sous-nombre et elle se devait de changer leur situation à leur avantage. Son camarade sembla deviner ses pensées. Philémon s’empresse de finir avec son adversaire puis renforce sa lame avec le sang de sa blessure au bras.

Il élimine deux autres soldats avec agilité, ces derniers, munis de l’emblème rouge et jaune, s’écroulant au sol. Malgré le fait qu’il soit le plus jeune membre du groupe, il savait se débrouiller.

Amber le suit et se dépêche de se débarrasser de son adversaire. Elle avance en direction de la caserne et esquive de justesse le manche d’une lance. Elle roule sur le côté et se redresse tant bien que mal. Une jeune fille un peu plus âgée que son frère la toise du regard, un air concentré sur le visage. Sa queue de cheval noire flotte dans l’air alors qu’elle balance son arme en avant.

Amber dévie le coup avec sa dague et tourne sur elle-même avant de porter un coup à l’autre fille. Cette dernière change sa lance de position et le pare avant de reculer, optant pour une approche plus défensive. Elle siffle de frustration alors que ses yeux verts rencontrent les yeux rouges d’Amber.

Ophélia : Vous ne manquez pas de culot pour nous attaquer alors qu’on vous avait laissé tranquille dans votre forêt. Au moins, vous avez pris la peine de venir préparés.

Les laisser tranquilles ? Alors c’est comme ça que les humains voyaient les choses ? À ses paroles, les crocs d’Amber se serrèrent de rage. Elle avait été contrainte de vivre un enfer depuis sa naissance, et c’est ça qu’elle appelait ‘les laisser tranquilles’ ?

Elle repousse ses cheveux noirs et rouges et part en avant, toutes dagues dehors.

Amber : Tranquilles ? Tous ces vampires réduits en esclavage, vous pensez qu’ils ont l’air de mener une vie ‘tranquille’ ?

Son adversaire est prise de court et tente de parer les coups comme elle peut. Elle regarde autour d’elle comme pour chercher de l’aide mais voit son compagnon, une recrue aux cheveux noirs courts, occupé avec un vampire aux cheveux blonds et bouclés. Elle allait devoir gérer cette situation seule.

Cette jeune vampire n’avait pas tort, elle avait déjà aperçu les conditions de vie réservées aux esclaves et savait comment ils étaient traités. Mais valait mieux ainsi. Qui sait ce qui pourrait arriver dans le cas contraire ?

Ophélia : C’est un mal pour un bien. On n’a pas tous le luxe de pouvoir mener la vie rêvée, humain comme vampire.

Bizarrement, ces paroles sonnaient justes. C’était la première fois qu’Amber voyait une humaine différente des autres : pas arrogante, pas cruelle… mais réaliste.

Tout à coup, une flèche vient lui transpercer le bras et la fait hurler de douleur, la ramenant à la réalité. Elle secoue la tête et voit Philémon se donner du mal avec un jeune soldat. La plupart de leurs alliés étaient morts ou gravement blessés.

Seul le groupe de Rachel tentait en vain de repousser les soldats qui continuaient d’affluer dans les rues et sur le haut du rempart. Le nombre d’archers avait diminué dans les forces ennemies, mais pas au point d’écarter la menace, et cette flèche dans son bras en était la preuve. Elle l’enlève d’un coup sec et secoue son bras engourdi par la régénération lente.

Ils étaient clairement sur le point de perdre, et elle savait que ça n’aurait pas été le cas si Victore avait revu son plan autrement ou s’était au moins posé la question d’un plan B. Mais elle le connaissait à présent, il était trop fier pour ça.

Elle reprend sa dague et feint de tomber avant de bondir en avant sur sa cible. L’humaine pare les coups sans aisance mais parvient à rivaliser. Une autre flèche vient la déstabiliser et s’enfonce dans son mollet. Amber tombe, accroupie, face à la pointe de la lance de son adversaire.

L’humaine n’hésite pas et balance son arme vers Amber, avant qu’une autre lance ne la bloque. Le métal de l’arme frotte contre son manche et lui écrase les mains, ce qui la force à reculer. Lilith force le coup en lui donnant un coup de pied dans la jambe, ce qui la fait reculer encore plus vite.

Amber : C’est pas trop tôt… on commençait à avoir du mal…


Elle enlève la flèche de sa jambe d’un air las et vide sa dernière fiole de sang. Lilith se fige et lance un regard assassin à sa camarade d’un air aigri.

Lilith : Je suis venue vous donner un coup de main alors montrez-moi un peu plus de respect !

Elle siffle entre ses dents et rapproche sa lance contre elle, pointe vers le sol.

Lilith : Qu’est-ce que tu peux te montrer agaçante… je te jure.

Amber se relève, sa blessure s’étant refermée, et tente de regarder sa camarade comme elle peut.

Amber : Mettons nos différends de côté pour cette fois… vu leur nombre, je ne suis pas contre un coup de main de ta part.

Lilith semble étonnée mais se contente d’éviter son regard, balayant ses longs cheveux blonds ondulés en répondant d’un air désintéressé.

Lilith : D’accord… je veux bien faire un effort pour cette fois, petit chat.


***


À Vanale, Belladone et l’unité Iota sont encerclés. Les soldats de Lizalein leur ont tendu une embuscade.

Belladone reste sur ses gardes, prête à défendre Feye et Renan si nécessaire. En face d’eux, la capitaine Hellsing leur fait face avec une vingtaine de soldats armés.


À quelques mètres de là, Zacc et Merle avaient commencé leur combat contre un humain particulièrement irritant. Un homme plutôt âgé, aux cheveux courts poivre et sel, armé d’une hallebarde en argent, leur était tombé dessus dans la foulée.

Zacc avait réussi à anticiper son coup et avait protégé Merle, mais s’était fait toucher à la poitrine, l’arme de l’humain ayant laissé une légère entaille sur sa peau qui brûlait légèrement.

Zacc : Recule, Merle !

La jeune fille maintient les griffes en métal attachées à ses doigts, clairement prête.

Merle : Pourquoi ? Il est seul et on est deux, on a l’avantage !

Dreyfus reste impassible, son regard passant de l’un à l’autre alors qu’il les évalue.

Dreyfus : Rendez-vous et vous vous en sortirez peut-être à bon compte.

Merle : Dans tes rêves !

Elle se penche en avant et bondit, telle un chat enragé, sur le capitaine. Ce dernier pare le coup de griffe avec le manche de son arme et lui balance un coup de pied qui l’envoie valser près de Zacc.

Zacc : Merle, attends ! C’est trop dangereux !

Elle ne l’écoute pas et retente un assaut. Elle parvient à toucher son armure avec ses griffes, laissant une légère entaille dans le métal, mais pas assez profonde pour le blesser. Dreyfus fait tourner son arme d’un geste agile et rapide et l’abat sur Merle, qui a juste le temps de reculer en laissant une traînée de sang à sa suite.

Merle : Argh… !

Zacc la rejoint pour voir ce qu’elle a. L’arme en argent avait réussi à lui couper deux doigts qui jonchaient le sol. Sa blessure ne se régénérait pas et lui procurait une brûlure insoutenable, des larmes perlant sous ses yeux.

Zacc : Merle… je t’avais dit de faire attention.

Il arrache un bout de son manteau et vient le nouer sur la blessure de son amie, puis lui ordonne de reculer.

Zacc : Reste en arrière et préviens les autres, je vais gagner du temps…

Merle essuie ses larmes et lui adresse un signe de tête en reculant se mettre à couvert, profitant du moment pour glisser un mot à sa chauve-souris.

Dreyfus ne perd rien de la scène et dévie son regard sur Zacc, qui vient lui faire face, un long poignard en main.

Dreyfus : Vous avez donc perdu la raison à ce point ? Rester dans cette forêt aussi longtemps vous aura retourné le cerveau ?

Zacc tire ses longs cheveux noirs mi-longs en arrière et se tient prêt, avec un léger sourire.

Zacc : À qui la faute…


Au centre du village, Belladone et les autres étaient encore en réflexion. Feye voit le silence de Belladone qui en dit long. Si même elle est coincée, c’est problématique pour la suite.

Feye : On fait quoi… on se rend ?

Belladone ne quitte pas la capitaine des yeux et dévie légèrement vers sa gauche, où est posté Renan.

Belladone : On a une chance… ?

Le garçon au cache-œil observe son familier, l’aigle volant en stand-by au-dessus d’eux, et pousse un léger grognement.

C’est suffisant pour Belladone qui change de suite de position, sous le regard des gardes qui se tiennent prêts.

La capitaine se tient prête elle aussi, intriguée.

Vanessa : Je vois… vous ne vous rendrez pas sans combattre hein ? Comme vous voudrez…

Elle lance les hostilités et se rue dans un combat contre Belladone, esquivant ses coups d’épée meurtriers. De leur côté, les gardes renforcent leur présence en refermant le cercle autour de Feye et Renan. Ce dernier sort une corde de sa poche et la fait tourner, la pépite en argent accrochée au bout venant s’enfoncer dans la joue d’un garde avant d’aveugler un second.

Derrière lui, Feye tire ses projectiles d’un regard vif, aidée par son serpent qui déstabilise leurs adversaires, les faisant perdre leur position.

Des flèches volent et viennent se figer dans les cottes de mailles des gardes. D’un coup d’œil, Renan voit les soldats qui leur ont été attitrés arriver pour les aider. Belladone leur avait ordonné de rester cachés à la lisière, préférant les garder en cas d’urgence.

Il n’en comptait tout de même que douze sur les vingt prévus. Un croassement de son aigle répond à sa question. Une partie s’était battue contre les autres gardes humains, chargés de remplacer ceux vaincus à l’entrée du village.

Belladone voit le groupe de soldats venir les aider et ça la rassure un peu. Ils n’arriveront pas à prendre le village, ils sont en sous-nombre et l’ennemi est plus dangereux que prévu, mais elle n’a pas encore joué sa dernière carte.

Vanessa esquive et bloque un coup d’épée qu’elle sent jusque dans son épaule. Si cette vampire la touchait, elle serait sûrement coupée en deux sur le coup. Elle devait faire en sorte que ça n’arrive pas.

Ses troupes avaient l’avantage, mais les trois jeunes vampires en face d’elle étaient les plus redoutables et pouvaient sûrement retourner la situation à tout moment.

Malgré cette pensée, elle ne s’en faisait pas : Dreyfus n’était pas loin. Elle tourne sur elle-même et évite le coup de lance d’un soldat vampire avant de le décapiter d’un coup bien placé. Belladone regarde la scène sans sourciller et revient à l’attaque.

Merle : Belle… !

La cheffe de l’unité Iota entend la voix de sa camarade et la voit du coin de l’œil. Merle était blessée mais en vie, sûrement grâce à Zacc. À cette pensée, Zacc déboule dans un coin de rue, pressé par un chevalier armé d’une hallebarde.

Une légère peur s’installe en elle quand elle le voit frôler la lame en argent, mais elle l’oublie d’un geste de la tête. Zacc est doué et elle n’a pas à s’en faire. Par contre, il est temps de faire bouger les choses avant de perdre plus de soldats.

Elle esquive un autre coup de la capitaine humaine et se déplace vers les autres membres de son groupe. Ils la suivent et ils se retrouvent tous dos à dos, entourés par les soldats humains et vampires qui s’affrontent.

Vanessa et Dreyfus se rejoignent et observent la situation, la femme lui décrochant un léger sourire satisfait.

Vanessa : Eh bien… on dirait que tu as eu du mal.

Son collègue se contente de pousser un léger grognement de mécontentement.

Dreyfus : Je ne faisais que m’échauffer… il est temps de les arrêter, voire de les tuer s’ils ne nous facilitent pas la tâche.

Vanessa pousse un long soupir d’agacement. Pourquoi était-il toujours question de tuer ? Pourquoi ne pas les arrêter tout simplement, voire les laisser partir ? Après tout, l’opération s’était bien déroulée, pour l’instant.

Une fois regroupés, Belladone jette un œil à Zacc à ses côtés.

Belladone : Tu vas bien ?

Ce dernier pousse un léger rire amusé, mais est vite rattrapé par la brûlure de sa plaie.

Zacc : Oh… tu t’inquiètes, comme c’est… inattendu.

Elle se contente de lever les yeux au ciel et neutralise un garde qui s’approche un peu trop.

Belladone : Tout est en place ?

Il reprend son sérieux et croise le regard de sa cheffe d’équipe.

Zacc : Oui.

Belladone : Alors vas-y.


Le renard à la fourrure orange se faufile dans la bataille nocturne et court vers les bords extérieurs du village. Il serre l’allumette entre ses crocs et vient l’allumer en la frottant contre les pierres d’une maison sur son chemin. Il finit sa course et arrive vers la traînée de poudre que Zacc avait laissée derrière lui pendant qu’il se chargeait des sentinelles extérieures avec Merle.

L’instant d’après, un rideau de flammes s’élève autour du village, consumant instantanément les quelques toits en chaume du village. L’effet prend les soldats humains de court et Belladone en profite. Elle passe en avant et neutralise une poignée de gardes avec l’aide de Renan, puis part en direction de l’allée principale, des cadavres vampires et humains jonchant le sol.

Dreyfus les voit fuir et tente de partir à leur suite, mais un pan de mur en flammes vient s’écrouler devant lui tandis que Vanessa le tire en arrière par le col de son armure.

Vanessa : Tirons-nous d’ici, à moins que tu aies une formation de pompier, on ne tiendra pas longtemps.

Le capitaine observe le groupe de vampires s’éclipser en serrant les dents, avant de se décider à suivre les conseils de son amie.

À la sortie du village, les membres de l’unité Iota regagnent la lisière de la forêt. Ils avaient échoué à capturer le village de Vanale, mais au moins, il ne sera plus une menace pour leurs futures avancées.




Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés