Le lendemain au soir, Léa sort de sa chambre en douce et se dirige vers la bibliothèque.
Elle s’y était rendue dans l’après-midi afin de voir ou elle se trouvait et elle avait été surprise d’y constater la présence de nombreux étudiants.
Arrivé au première étage du bâtiment universitaire, elle prend la première porte à droite et arrive dans une vaste salle remplie d’étagère divisé en plusieurs sections.
Le plafond était plutôt bas et orné de néon lumineux à faible luminosité. Juste assez pour pouvoir étudier tranquillement et sans problème.
Elle ferme la porte derrière elle et avance jusqu’à la partie consacrée à l’étude.
Les premières rangés de livre passée, elle arrive sur une étendue ou quatre grandes tables sont installer, cet espace séparant les deux zones de la bibliothèque. La première était consacrée au livres d’étude et de divertissement tandis que la seconde était consacrée aux archives.
A sa grande surprise, Jenny avait raison. Mise apparts la présence d’une autre fille l’endroit était désert en fin de soirée.
Elle se place à une autre table afin de ne pas déranger et commence à réviser en silence. Sur la table d’en face, la jeune fille avait relevé la tête de son magazine en voyant Léa arriver, puis elle était retournée à sa lecture sans un mot.
Alors que les heures passent, Léa n’arrête pas de sentir quelqu’un l’observer. A vrai dire, elle savait très bien de qui il s’agissait.
Depuis que Léa s’était installée, la fille de la table d’en face n’arrêtait pas de l’épier. Elle pensait sûrement passer inaperçu, mais ses regards en coin et son petit gloussement ne trahissait personne.
La situation est supportable un moment, mais quand la jeune fille aux cheveux noir attacher en queue de cheval commence à rire plus fort, s’en est trop pour Léa.
Elle serre le point et se redresse, manquant de faire basculer sa chaise contre le sol. Elle prend sur elle et s’approche de la table de la jeune fille, essayant de paraître amical malgré sa frustration intérieure.
Léa : Hey...dis-moi, tu pourrais faire un peu moins de bruit..s’il te plaît..
L’intéressée relève la de son magazine relatant des histoires paranormales, et regarde Léa d’un sourire embêter.
Fille : Ah..oui, désolé ! Je vais essayer de me faire plus discret.
Son air désolé ne convainc pas Léa, mais elle décide de lui laisser une chance et repart s’asseoir.
A peine assis, la fille émet un sifflement impressionner alors qu’elle lit un passage visiblement intéressant. Léa pousse un grognement qui attire son attention et elle se tait avec un air désolé.
La prochaine demi-heure se passe sans problème. Léa parvient refaire une série d’exercice sans trop de difficulté. Cela fait, elle attaque les définitions et ces là qu’elle perd pied.
Sa jeune amie à cette fois décider de se promener dans la bibliothèque. Alors qu’elle essaye d’attraper un livre, c’est le rayon entier qui s’écroule au sol, créant un vacarme insupportable.
C’est sa dernière erreur. Léa montre les dents et renverse sa chaise en tapant son poing sur la table, faisant sursauter la jeune fille.
Léa : Putain mais c’est quoi ton problème !! C’est trop compliquer pour toi de t’asseoir et de la fermer ?!
Au vu de l’air abasourdi de la fille, Léa souffle un coup et décide de se rasseoir. La jeune fille prend un livre au hasard et décide de l’imiter, restant assise en silence en feuilletant son livre.
Alors que Léa tente de se calmer, elle jette un regard vers elle et remarque qu’elle ne bouge pas d’un poil et ne semble pas prêter attention à ce que le livre raconte, parce que ce n’est pas le livre qu’elle voulait.
Léa s’en rend compte en voyant la couverture délaver semblable à un roman ennuyeux, contrastant avec les deux magazines liés à l’occulte qu’elle lisait plus tôt. C’est alors qu’elle comprend, la fille craignait sans doute de bouger au risque de refaire du bruit.
Se sentant coupable, Léa se mord la lèvre et décide de mettre les choses au clair. Elle se lève, en poussant la chaise doucement cette fois, et vient se placer près de la jeune fille.
Léa : Alors... ? Il est bien ton livre..
La fille à la queue de cheval sursaute à sa question et bégaye en tentant de trouver une excuse au livre d’ont elle se contente de tourner les pages depuis tout à l’heure.
Fille : Ah..eh bien...il est..très bien ?
Voyant qu’elle n’est pas convaincue elle-même, Léa lui tend l’un des magazines qui ressemble à ceux qu’elle semblait lire.
Léa : Hum...tu préféreras sûrement celui-là...enfin, je pense
Elle fait comme si ce n’était rien et part se rasseoir, lui accordant un dernier regard.
Léa : Aussi...désolé d’avoir crié..
La jeune fille écarquille les yeux quand Léa glisse le magazine devant son nez. Elle relève la tête, ne sachant quoi dire.
Léa se rassoit et reprend là où elle en était. A peine assise, la fille brise le silence.
Fille : Tu es au courant pour la légende de la bibliothèque ?
Léa lève les yeux vers elle, croisant son regard ravit derrière les mèches de ses cheveux.
Léa : Non, et honnêtement, elle ne m’intéresse pas. Pas autant que ces foutues définitions en tout cas...
C’était sans doute sa façon de la remercier pour son attention, mais Léa n’était pas d’humeur à écouter des histoires imaginaires.
Malgré son refus clair, la fille s’exécute, l’observant avec un sourire ravit.
Fille : Il parait qu’une femme est mort dans la salle des archives il y a quelques années
Elle regarde la deuxième partie de la bibliothécaire, consacré au dite archives, baigné dans la même lumière tamisée qu’eux.
Fille : Elle aurait eu un accident avec un coupe papier. Par la suite, un élève l’a trouvé, gisant dans une mare de sang avec le bras encore accrocher dans l’appareil.
Léa écoute malgré elle et pousse un soupir fatigué.
Léa : Et je suppose que son fantôme hante les lieux c’est ça ?
Le regard de la jeune fille s’illumine et elle hoche la tête.
Fille : Exacte ! Certain élève on affirmer avoir vu une étrange lueur rosâtre aux alentours de minuit et une heure.
C’est à partir de cet instant que Léa la perd. Comme tout bon fan de paranormal, elle commence à divaguer sur divers sujets similaires relater dans la région de Portfield.
Léa lutte contre elle-même pour n’a pas lui refaire une scène et décide de s’éclipser discrètement. Elle laisse ses affaires en plan et prend juste sa feuille de définition avant de se faufiler dans les rangés de livre.
Elle s’enfonce entre les étagères jusqu’à ne plus entendre sa voie. Une fois suffisamment loin, elle s’autorise une petite pause.
Elle s’adosse contre le coté de l’une des étagères et se laisse tomber sur le sol.
Que cette fille pouvait être bavarde, ce dit-elle. Encore heureux que Jenny n’était pas comme ça, sinon ça aurait été un coup à se taper la tête au mur.
Elle reprend ses définitions et tente de les garder en tête. Cette fille lui avait fait perdre son temps et elle comptait bien le récupérer, quitte à se priver d’heure de sommeil.
***
Environs une heure plus tard, Léa parcourt le couloir de l’allée principale. Elle longe la rangé d’étagère en bois tout en récitant ses formules à voix basse.
Elles commençaient à rentrer, mais il lui faudra encore les répéter avant le jour J.
Alors qu’elle reprend sa marche, elle sent la température se rafraîchir. Elle se frotte les bras et regarde en direction des fenêtres. Elles étaient fermées. La période d’automne venait de débuter, donc elle ne se posa pas plus de question.
Elle referme son gilet et poursuit son mantra quand un souffle gelé vient caresser sa nuque, ce qui lui donne la chair de poule.
Un son rauque s’en suit forçant son corps à réagis directement alors elle sent un frisson d’alerte le long de sa colonne vertébrale.
La première pensée qui lui vient en tête est que ça doit être la jeune fille de tout à l’heure qui lui fait une blague. Elle se tourne donc pour la remettre à sa place, mais son cri s’arrête net alors qu’elle fait face à l’inimaginable.
En face d’elle se tient une silhouette féminine tentée d’un rose spectral. Elle semble flotter au-dessus du sol et ses longs cheveux se débatte dans tous les sens.
Léa est tétanisée quand elle croise son regard, un air crispé de rage et de douleur qui la fusille du regard.
La lame d’un coupe papier est enfoncer dans son bras gauche, amputer au niveau du coude.
Le spectre se penche vers elle et pousse un cri strident qui lui brise les oreilles, la ramenant à la réalité. Même après ça, elle ne pouvait pas y croire, les fantômes n’existait pas...elle en était sûr.
Malgré sa certitude, tous ses sens lui criaient de fuir. Ce n’est que quand le spectre arrache la lame planter dans son bras et la brandis devant elle qu’elle réagit.
Elle recule et s’écroule sur le sol, ne pouvant détourner le regard. Elle porte sa main à son cou et y sent une légère douleur. Une trace de sang recouvre le bout de son doigt tremblant et c’est là qu’elle comprend que ce n’est pas son imagination.
Le fantôme à la lueur rosâtre pousse un autre cri et s’apprête à lui porter un coup fatal quand une voie l’interpelle.
Fille : Bon sang j’y crois pas !! Ce fantôme existe vraiment ?!
Le fantôme arrête sa course et dévisage la fille a la queue de cheval, Léa faisant de même, étonné de la voir encore présente.
La fille affiche un grand sourire à Léa, affichant un air ravit.
Fille : T’as vraiment de la chance, tu sais !
La voir aussi jovial alors qu’elle est tétanisée frustre Léa plus qu’autre chose. Elle tente de se redresser et lui hurle dessus.
Léa : Dis pas n’importe quoi ! Tu crois vraiment que j’ai l’air de passer un bon moment !! Aide moi espèce d’idiote !
Les paroles de Léa font mouche et elle semble reprendre son sérieux un instant. Elle remarque que Léa et érafler au cou et le fantôme lui fait à présent clairement face.
Fille : Ah...oui. Attend, je m’en occupe !
Voyant que le spectre n’a la plus dans le viseur, Léa se redresse en restant sur ses gardes.
Fille : Enfuis toi ! Je me charge d’attirer son attention !
Léa la voit bouger vers l’une des étagères et la renverse sur le spectre rose. Ce dernier tente de l’éviter mais se prend la lourde étagère dans un grognement spectrale.
Fille : Cours !!
Léa s’exécute et dépasse plusieurs couloirs de livre avant de s’insérer dans une nouvelle rangé. Elle aperçoit les rangés de table devant elle et décide de s’y rendre au pas de cours.
Un cri perçant retentit de nouveau sur sa gauche. En tournant la tête, elle aperçoit la silhouette fantomatique passé au travers de la rangé de livre en ouvrant grand la bouche, révélant une rangé de dents mal aligné.
Elle brandit son coupe papier devant elle et manque de peu la tête de Léa. Cette dernière avait plongé au sol à temps. En jetant un regard derrière elle, elle aperçoit le coupe papier planter dans la couverture d’un livre.
Le fantôme la dévisage avec colère, se décoince et la prend en chasse. Une fois sortie de la rangé, une voie familière l’accueil.
Fille : Hey ! T’as survécu !
La fille de tout à l’heure la rejoint et fuis à ses côtés, affichant un sourire ravit comparer à Léa.
Léa : Encore heureux ! Qu’est-ce que tu fais encore là d’ailleurs !
Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle paraissait si contente. Elles étaient à deux doigt d’y passer et le fantôme, ou quoi que ce soit d’autre, ne donnait pas l’impression d’avoir envie de les laisser s’échapper.
Fille : J’ai entendu un cri étrange et je me demandais si tout allait bien pour toi.
Léa : Oh, tu t’inquiétais ? Comme c’est sympa de ta part !
Léa passe au-dessus de la table et attrape son sac avant d’entraîner la jeune fille derrière le comptoir de la bibliothécaire.
Léa : Ta un plan pour nous sortir de là ? Après tout, les fantômes c’est ton truc non ?
Le fait que Léa se souviennent de ce qu’elle aime, la ravit au plus haut point. Elle sourit de nouveau et lui montre la porte d’entrée de la salle.
Fille : Si on sort de la bibliothèque, on devrait être hors de son champ d’action.
Léa observe la porte non loin d’eux et passe par-dessus le comptoir.
Léa : J’espère que ta raison...
Un vent froid se dresse derrière eux. La jeune fille pousse Léa contre le sol et elles échappent à une nouvelle fois à la lame du spectre.
Elle observe le bout coupé de sa queue de cheval d’un air défaitiste.
Fille : C’est passé à un cheveu dis donc...ça va ?
Léa se redresse en grimaçant d’un air paniquer et attrape son bras pour la guider vers la sortie.
Léa : Grouille !!
Les deux filles passent la porte aux gallos puis la repousse au plus vite. La dernière chose que vois Léa et l’air furieux et crispé du spectre qui se jette vers eux avant de disparaître.
Un grattement se fait entendre derrière la porte, puis plus rien.
Elles reprennent leur souffle et se laisse tomber dos à la porte, préférant être sûr qu’il ne passe pas la porte.
Alors que le calme revient, la jeune fille sourie à Léa d’un air embêter.
Fille : Et ben, qu’elle journée hein ?
Léa n’en revient pas. Elle repose sa tête contre la paroi de la porte et la dévisage d’un air épuisé.
Léa : Comment tu fais pour garder le sourire face à ce truc...
Elle détourne le regard et pose son menton sur ses genoux.
Fille : Rassure-toi, je suis aussi terrifiée que toi. Mais le fait de voir que le fantôme existe, ça suffit à m’émerveiller.
Elle affiche un doux sourire puis croise le regard de Léa.
Fille : Au fait, je ne t’ai pas été totalement franche avec toi tout à l’heure.
Léa lui jette un regard méfiant et penche la tête vers elle.
Léa : C’est à dire ?
Fille : Eh bien...il est vrai que le fantôme peut apparaître entre minuit et une heure, mais ce n’est pas la seule condition.
Elle relève la tête et croise son regard, un peu gênée de l’avouer.
Fille : Ce fantôme n’apparaît qu’aux nouveaux étudiants...j’ai donc un peu profité de ta présence...
Léa écarquille les yeux à son aveu. Elle se redresse et la foudroie du regard.
Léa : Tu te fois de ma gueule là ?! Tu sais que j’ai failli crever à cause de tes conneries !
Elle se redresse à son tour et tente de s’expliquer.
Fille : Oui, mais c’était une occasion en or d’en voir un....et puis, si je te l’aurai dit, tu ne m’aurais de tout façon pas prise au sérieux, je me trompe ?
Léa s’apprête à rétorquer, mais elle à raison, elle ne l’aurait pas cru de tout façon. Elle attrape son sac et tourne les talons.
Léa : Ouai...ben t’aurai peut-être dû essayer..
Elle soupir de fatigue et son corps lui faisait mal à cause de la course poursuite. Tout ce qu’elle voulait, c’était rentrer dans son lit et oublier tout ce qu’il venait de se passer.
Derrière elle, la jeune fille la voie s’éloigner. Elle la salue et tente de l’interpeller avant de la perdre de vue.
Sara : Au fait, moi c’est Sara ! Et toi.... ?
Léa n’y prête pas attention et se contente de lui faire un doigt avant de disparaître dans les couloirs vide de l’université.