Fate of Blood Tome 2 : La bataille de Bourdall

Chapitre 3 : L’ombre grandissante

Par EdNight

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Étaler dans son lit à l’infirmerie, Philémon était serein. Sans doute grâce à la présence de ses parents. Ils s’étaient tous deux rendus à son chevet dès qu’ils avaient appris la nouvelle.


Durant l’opération de capture du village de Ratenfold, il avait été grièvement blesser au ventre. Suite à cela et a un manque de préparation, il avait dû quitter le combat plus tôt que prévus.


Après analyse, les médecins en on conclut à un empoisonnement à l’eau bénite, comme Rachel s’en était douté. Cette eau, jetée sur la peau ou sur une blessure, à les mème conséquence que l’argent mais à plus petite échelle.


Comme la régénération avait été empêcher, le voilà allongé avec un peu plus de six points de suture recouvert d’un bandage. Il n’avait presque plus mal mais quelque chose d’autre le gênait. Il avait été le premier à tomber.


A cause de cette échec personnel, il n’osait pas regarder ses parents en face. Ils avaient placé beaucoup d’espoir en lui et lui ont même offert une épée qu’ils ont payé avec leurs maigres économies.


Il c’était forcé de la maîtrisé au mieux, cette arme incarnant l’espoir qu’ils ont envers lui, mais il n’était pas encore assez fort. Il avait pourtant passé l’examen d’entrée avec succès mais fort est de constaté que l’entraînement est bien différent de la réalité.

Mère de Philémon : Dame Kayle est fort sympathique, c’est gentil de sa part d’être passé voir comment tu allais.


Plus tôt dans la journée, la doyenne les avaient surpris en rendant une petite visite surprise au jeune garçon. Elle c’était montrer compréhensive et Philémon se sentait un peu plus rassurer.

 

Il regarde ses parent, deux vampires d’une cinquantaine d’année aux cheveux blond, d’un air peu confiant.

Philémon : Oui..rien ne lui obligeait de le faire.


Son père remue sa moustache dorée avec sérieux mais compatissant, conscient des failles de son fils.

Père de Philémon : Au contraire. C’est ton mentor, c’est donc dans son intérêt de prendre de tes nouvelles. D’ailleurs...comment te sens-tu ?


Philémon balaye ses cheveux blond crollé et soupir.

Philémon : Je vais bien...ne vous en faites pas.


L’homme laisse échapper un rire nerveux et sort une épée au manche bleu et la tend vers Philémon.

Père de Philémon : Fils, tu nous demande là l’impossible. Tu as choisi cette voie et nous ne pouvons que t’y encourager.


Sa mère caresse la lame forgée sur mesure et regarde le jeune homme.

Mère de Philémon : C’est tout ce que nous pouvons faire mais je suis sûr que tu t’en sortiras. Tu as perdu une fois et tu connaîtras encore d’autres défaites mais l’important c’est de te relever et de savoir pourquoi tu as perdu.


Philémon observe son épée. Elle avait été forger pour lui et il en prenait très grand soin. C’était lui qui avait choisi la couleur du manche. Une couleur qu’il aimait beaucoup.


Il dévisage ses parents avec calme et se redresse. Il tend sa main vers l’épée, rencontrant leurs toucher réconfortant alors qu’ils lui donnent l’arme.

Philémon : Merci..je tâcherai de faire de mon mieux.


Sa mère tapote ça jambe en souriant et fait un signe vers la porte d’entrée de l’infirmerie.

Mère de Philémon : Et n’oublie pas, tu n’as pas à te battre seul.


Deux silhouettes les rejoignent en souriant. Rachel et Amber entrent dans la pièce et s’arrêtent à bonne distance, profitant de leurs temps libres pour apporter un peu de réconfort à leur ami.



***



Night se tient dans le fond de la salle du trône, raide comme un piquet, immobile et calme. Devant lui, le groupe d’esclave secourus à Mercurion écoute le discours de la reine.


On lui avait ordonné de les escorter et de les surveiller. Il s’exécuta, incapable de les contester, comme les nombreux ordres reçut auparavant. Tous cela étant dû à l’entraînement qu’il avait reçu.


Alors qu’elle avance dans son discours, Alixia observe l’assemblée qui se tient devant elle. L’expression des esclaves passait de la peur à l’espoir pour finir sur la haine, une haine profonde envers les humains. A cette vue, elle ressent un élan de satisfaction, ses paroles ayant toujours l’effet escompter.


Tous ces hommes, femmes et enfants allait servir à la renaissance de leur nation. Comme tous les vampires impliquer dans les rouages de son plan de reconquête. Malgré cette euphorie temporaire, un détaille ne manqua pas d’attirer son attention.


Comparer aux autre esclaves secourus durant ces dernières années, ceux si étaient beaucoup plus mal en point. La plupart avait été mutilé et défiguré. Sûrement avec de l’argent au vu des importante cicatrice encore rouge. Heureusement, Renfield lui avait assurer que la mine de Mercurion avait été fermer. Si sa pouvait ralentir la fabrication d’arme en argent, alors tant mieux. 


Une fois le discours terminé, Renfield ordonne aux gardes d’ouvrir les portes et d’escorter les nouveaux civils vers leurs nouveaux quartiers. Alors que le dernier peloton s’apprête à sortir, Alixia attire l’attention de Renfield d’un signe de la main.

 

Ce dernier se penche vers sa reine, tout ouïe.

Alixia : Renfield ! J’aurai besoin de m’entretenir avec deux d’entre eux. Ce ne sera pas long.


Renfield : Comme vous voulez.


Le capitaine se redresse et parcours le fond de la pièce du regard. Il s’arrête sur la touffe de cheveux bleu nuit et mime quelque chose avec ses mains, ce que le garçon semble comprendre sans mal.


Quelque instant plus tard, Night arrive avec deux anciens esclaves. Il fait une légère révérence envers la reine et vient se placer sur le côté, immobile et à l’affût.


Devant elle se tient un homme d’une quarantaine d’année et une femme un peu plus jeune. Il avait un bras en moins, couper au niveau du coude et une longue balafre ornai sa joue gauche, laissant entrevoir ses dents au travers.

 

Quand a la fille, elle avait un pied couper et un œil en moins. Sa poitrine était couverte d’un bandage robuste et elle peinait à tenir debout, affalé sur la béquille qu’on lui avait donnée.


L’homme se baisse légèrement en signe de respect, la femme fait pareil mais peine à bouger comme elle peut. La reine le remarque et lui fait signe de se redresser. 


Son regard passe de l’un à l’autre d’un air curieux puis elle s’adresse à l’homme.

Alixia : Je serai brève. Vos multiples blessures sont assez...peu ordinaire. Qui vous a fait ça ?


Il semble fouiller dans sa mémoire et relève-la tête, n’osant pas la regarder en face.

Homme : Euh..eh bien..comment dire. Quelque jour avant que vos soldats ne viennent nous délivrer, les hommes du duc on commencer à emmener des esclaves à part. Pour ceux qui avait la chance de revenir, ils étaient mutilés ou gravement blesser.


Il tend son moignon envelopper dans un bandage et fait un signe de tête en montrant la fille à côté de lui.

Homme : Un jeune humain c’est servi de nous comme cobaye. Pour ma part, il ma imputer le bras mais pour elle, en plus de son œil, il lui a prélever quelques organes.


La fille hoche la tête à ses paroles, un frisson de dégoût parcourant son corps.

Fille : Il semblait savoir exactement ou et quoi chercher…


Alixia échange un regard avec Renfield puis revient vers les esclaves avec une dernière question.

Alixia : Aviez-vous déjà fait l’objet d’expérience similaire auparavant ?


L’homme secoue la tête en soupirant.

Homme : Non. Ça a commencé après qu’un groupe de soldats soit arrivé au village. Quelques jours avant votre attaque.

Rien de similaire n’était arriver auparavant. Ils arrivaient aux hommes du duc de nous torturer mais jamais à ce point.


La reine caresse son menton d’un air pensif. Le village de Mercurion aurait reçu des renforts juste avant leurs assauts ? Ou simple coïncidence ? Dans tous les cas, ces informations étaient bienvenues.


Elle les congédia d’un mouvement de la main et se rassit sur son trône. Visiblement, un humain s’intéressait d’un peu trop près à leur anatomie. Les humains savaient déjà un peu près tout de leurs faiblesses alors cette information n’aurait pas dû l’intéresser à ce point.


Mais une question resta tout même en suspense. Ils ont eu le temps de faire des expériences diverses sur les vampires, mais pourquoi continuer ? Au vu de ce que les deux esclaves lui on dit, celui-là n’en était pas à son premier coup d’essai et semblait s’y connaître, assez en tout cas, pour savoir où se trouve leurs organes les plus important.


Une menace de ce niveau n’était pas à laisser dans la nature, surtout aussi près de leur frontière. Malgré tout, le neutraliser ne semblait pas être la solution pour elle. Pour ce qu’elle avait en tête, il pourrait lui être utile.


Elle observe du coin de l’œil le vampire au cheveux bleu immobile à côté d’eux. Un pantin comme bientôt tant d’autre, près à exécuter ses ordres jusqu’à la mort.



***



Un silence de marbre règne dans la cathédrale, perturber par le rare bruit des bottes de la matriarche de l’ordre de la Lune Noir.


Sariah, Lilith, Laurie, Belladone ainsi que la jeune Merle, étaient toutes les cinq alignées devant l’hôtel, n’osant pas perturber se silence glaçant.


La grande salle, d’habitude remplie des servantes et assassins aux vêtements faussement religieux, était vide, laissant le petit groupe seul face à leur matriarche, Sérène Soren.


La femme mince et aussi âgé que Kayle, a un regard strict et de fins yeux perçant rouge orner d’une coiffure noire couper en bol, l’extrémité à ses joues étant plus longue que celle à l’arrière de sa tête.


Son regard passe sur chacune des sœurs alors qu’elle fait des allers-retours devant elles, semblant réfléchir à comment gérer leurs châtiments.

Sérène : Vous êtes sensé être l’élite des sœurs de la Lune Noir, et pourtant, vous avez pratiquement toutes échouée à votre première mission.


Son air froid passe sur Belladone et Sariah.

Sérène : Certaine ont au moins agit de la meilleure des manières, quoi que…


Sérène : Je dois dire que je suis plutôt déçut de toi Belladone.

Elle s’avance vers la jeune femme tout en veillant à la propreté de ses ongles, les frottant sur sa robe noire de bonne facture.

Sérène : Comment notre meilleur élément a-t-elle pus échouer ?


Tandis que son regard se fait plus pressant et que l’instant semble durer, Belladone ne bronche pas, restant droite, les mains derrière le dos et les yeux baisser.

 

N’attendant pas de réponse, Sérène continue son avancer d’un ton plus détacher.

Sérène : Enfin..ce n’est pas comme si la situation était totalement perdue. Au moins tu t’es rattrapé en détruisant leur village. Les humains devront abandonner l’idée de s’y réinstaller de sitôt.


Un sentiment aurait dû l’envahir, mais Lilith ne voit rien transparaître de la guerrière, cette dernière se contentant de juste fermer les yeux avec respect.


La voix de la matriarche prend un air calme et menaçant alors que son regard se fige sur Merle. La jeune fille relève les yeux et croise ceux de Sérène en une fraction de seconde et les détourne aussi tôt.


Elle cache ses mains derrière son dos et tente de rester droite, mais son corps tremble alors que la voix de Sérène se fait plus froide.

Sérène : Que fais-tu ?


Sans crier gare, elle attrape le poignet de la jeune fille et le soulève bien haut, forçant Merle à se tenir sur la pointe des pieds. Les autres sœurs ne réagissent pas, mais Lilith et Laurie n’ont clairement pas envie d’être à sa place.


Sérène toise le bandage qui recouvre les deux doigts de la novice en haussant à peine le ton.

Sérène : Ma pauvre enfant, tu n’es donc pas foutue de suivre ce que tu as apprise ?


Elle s’abaisse et force Merle à croiser son regard. La jeune fille était terrorisée, sachant ce qu’elle allait devoir subir.

Sérène : La prochaine fois que tu t’entête encore de la sorte, je te tranche la main moi-même. Compris ?


Merle acquiesce aussi tôt sont poignet lâcher, mais pâlit à la suite des paroles de la vieille femme.

Sérène : Afin que tu le comprennes bien, tu passeras le reste de la journée dans la salle de châtiment. En espérant que cela puisse atténuer ta témérité mal placer.


A cette évocation, c’est au tour de Lilith de pâlir. Elle connaissait très bien cette salle. Au temps où elle était encore novice, comme Merle, elle avait dû y passer bon nombre d’heures, assise sous les coups de fouet incessant des autres sœurs.


C’est afin de ne pas y retourner qu’elle s’est battue pour être parmi les meilleurs des sœurs de l’ordre. Elle ne s’était pas trop mal débrouillée, trônant fièrement en troisième place derrière Sariah et bien sûr, Belladone.


Cette position lui garantissait une certaine sécurité. Mais alors qu’elle se rassure, c’est à son tour de se prendre les paroles acérées de la doyenne.

Sérène : Quant à toi, ce n’est pas mieux. Tous se chemin et ses efforts pour rentrer les mains vides.


Elle se rapproche et lui pose une question, cette fois attendant une réponse.

Sérène : La fuite était-elle vraiment une option ?


Lilith baisse la tête, serrant ses poings à se faire saigner.

Lilith : La situation...n’était pas à notre avantage, nous avions un blesser et nous étions en sous nombre…


Elle n’a pas le temps de se défendre d’avantage que la matriarche la gratifie d’une violente gifle à la tempe.


L’assassin facile, manquant de tomber face à la surprise du coup mais se ressaisit et se remet droite, en serrant les dents.

Sérène : La fuite était-elle envisageable ?


Lilith baisse un peu plus la tête face à son erreur et retente sa chance.

Lilith : Non..


Sérène la toise de son regard neutre puis s’éloigne, sa voie faisant écho dans la grande salle.

Sérène : La fuite n’est jamais la solution. Si la situation ne tourne pas à votre avantage, c’est à vous de régler ce problème de vous-même. Toute sœur se doit de savoir renverser la situation par elle même si son groupe s’en retrouve incapable.


Elle passe devant Laurie, qu’elle snobe, ne lui donnant même pas un regard.

Sérène : En ce qui te concerne, rappel moi quand tu daigneras enfin servir à quelque chose.


Laurie rougis sur le coup et détourne le regard, gêné d’elle-même. Certes son groupe à gagner, mais ce n’est pas grâce à elle.


Alors que la doyenne atteint la dernière sœur, aussi expressive que Belladone, son ton devient moi piquant alors qu’elle laisse un murmure derrière elle.

Sérène : Beau travaille Sariah, comme toujours


Suite à cela, la doyenne de l’unité Iota et matriarche de l’ordre de la Lune Noir s’éclipse vers le font de la salle, signe qu’elle en avait terminé.


Alors que Sérène a le dos tourner, Lilith s’empresse de lancer un regard de haine à Sariah. Elle se retient, son corps tendu à l’extrême, et s’empresse de quitter la salle, suivie de Laurie, cette dernière restant à bonne distance.


Belladone se tourne vers Merle et s’efforce un léger sourire en mettant une main sur son épaule. La jeune fille aux cheveux mi long noir avait les yeux couverts de larmes contenue derrière sa frange.

Belladone : ça va aller Merle. Il faut que tu sois forte et ça iras. On attendra ton retour avec soin.


Les paroles de son idole la rassurent et la jaune fille serre sa main un instant.

Merle : Merci Belle…


Belladone : Je préférerai que tu t’en tiennes à Be..


Elle s’apprêtait à lui faire la remarque sur son surnom mais se dit que ce n’est pas le moment. Elle le lui fera une autre fois, quand elle sera en meilleur forme.

Belladone : De rien Merle


Derrière elles, Sariah semblait attendre. A vrai dire, elle comptait demander à Belladone comme s’était passer sa mission, espérant trouver l’occasion de renouer avec sa sœur, mais la situation était mal choisie.


Elle soupir malgré elle et quitte la cathédrale, un sentiment étrange la parcourant. Sa faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus vu sa sœur sourire comme ça envers quelqu’un.


Derrière, la voie de Sérène résonne une dernière fois, appelant Merle à son sort.



***



Cela faisait maintenant quatre jours que l’opération à la frontière c’était terminé. La situation aurait pu s’arrêter là, mais au contraire, cela ne faisait que commencer.


La reine vampire, Alixia Van Derer, se tenait debout dans sa longue robe blanche habituel. Elle discutait avec un conseiller sur l’ordre des choses à faire à présent. Elle s’était préparée à cet événement depuis plusieurs années et son rêve était à présent à porter de main.


Malgré ça, il lui restait des événements imprévus à régler avant que la situation ne tourne à leur avantage. Elle connaissait bien l’égo du roi humain et les récents rapport des espions on confirmer ses soupçons.


Des troupes légères ont été aperçue dans les campagne environnante, mais rien de très grave. Ses derniers servant juste à montrer qu’il sait ce qu’il s’est passé et qu’il peut riposter à n’importe quel moment si la situation se transforme en guerre ouverte.


Elle n’avait pas vraiment à s’inquiéter de se coté, son assurance le perdra. Ses forces était déjà prête et plus qu’apte à organisé une invasion de plus grande ampleur, mais chaque chose en son temps.


Elle avait attendu un peu plus de vingt-cinq ans pour voir ce projet aboutir. Quelque jour de plus à attendre ne sera pas un problème, après tout, la patience est ce qu’un vampire à le luxe de se permettre.


En comparaison, deux sujets particulièrement épineux méritaient son attention. Quelques jours plus tôt, la doyenne Kayle de l’unité Epsilon lui avait rendu visite afin de rectifier un rapport. Selon l’une de ses recrues, un espion aurai pris ses aises à la capitale.


Après réflexion, ses propos tenaient la route. Zacc de l’unité Iota avait évoquer un piège tendu au village de Vanale dans son rapport. Elle ne savait pas comment mais un humain s’était visiblement infiltré dans leurs rangs, à moins que ce soit un vampire lui-même.


L’idée qu’un traître de la même race qu’elle puisse être capable d’une chose pareille la mettait hors d’elle. Elle devra se montrer plus avisé lors des prochaines opérations et débusquer cet espion avant qu’il ne s’enracine trop dans la citée d’Elzartia.


D’un geste de la main, le conseiller d’une centaine d’année à l’air jeune s’incline avec son porte document et s’éclipse vers une petite pièce à l’arrière de la grande salle du trône.


Alors que le deuxième sujet fâcheux refait surface dans ses pensées, les grandes portes de la salle, éclairée par la lumière naturelle des vitraux, s’ouvre.


Une femme aux cheveux mi long noir portant une courte robe à longue manche assortie, entre. Un col noir serrait son cou avec un élégant ruban noir, et ses yeux rouge, étant la seule autre couleur visible chez elle, scrutait la pièce avec sérieux.


Les bottes noir à talon de Sérène avancent d’un pas résolut sur le tapis rouge et or qui recouvre l’allée de la grande salle aux murs gris et blanc épuré.


Arrivé devant sa reine, elle s’agenouille sans mal en baissant automatiquement le regard.

Sérène : Vous m’avez fait demander ma reine ?


Alixia la toise du regard avec un léger sourire et lui fait signe de se relever.

Alixia : Oui, j’ai eu vent d’un élément problématique pour nos futures opérations.


Elle s’éloigne et vient s’assoir sur son trône d’un geste lent, ne quittant pas la doyenne des yeux.

Alixia : Les humains possède un expert de notre anatomie. Il semble plus en connaître que ses paires et cela pourrai nous désavantager. Surtout si par le plus grand des malheurs, l’un des membres de nos unités spéciales serait capturer.


Sérène se relève et croise ses mains derrière son dos tout en regardant droit devant elle.

Sérène : Une telle situation serai fort déplorable, mais soyez rassurer qu’aucune de nos sœurs ne pliera. J’ai moi-même veiller à les préparer à la pire des douleurs.


Comme toujours, Sérène savait contrôler la discussion à son avantage, en profitant pour mettre une nouvelle fois son ordre de la Lune Noir à l’honneur.


La reine laisse échapper un léger soupir en reposant sa tête sur sa main. C’était rassurant de le savoir, mais tous les membres des unités ne sont pas des sœurs entraînées à résister à la douleur.

Alixia : J’aimerai que tu mettes tes espions sur le coup. Cet expert aurait été aperçut au village de Mercurion, il serait plutôt jeune et aurait des cheveux crollés blond.


Alixia : Rapporte-le-moi, vivant.


Sérène ne conteste pas et se conte de baisser la tête une nouvelle fois.

Sérène : Comme vous voudrez ma reine.


Alixia : Si c’est bon pour toi, tu peux disposer.


La doyenne reste un instant sur place puis relève la tête, hésitante.

Sérène : L’avez-vous vue ?


Alixia : Quoi donc ?


C’était un élément à vérifier mais, elle était sûr d’avoir été témoin d’un phénomène étrange qui pour elle, laissait peu de place au doute.

Sérène : La lune. Hier soir, il me semble avoir aperçu un relief rougeâtre sur sa partie inférieur.


La reine devient perplexe et son regard se durcit tandis que son ton devient interrogateur.

Alixia : Il te semble ? Sais-tu ce qu’une telle information pourrait signifier ?


Elle le savait très bien. Elle s’agenouille pour s’excuser et reprend son explication.

Sérène : J’en suis sûr. La lune de sang est proche.


La reine ouvre la bouche pour parler mais aucune parole ne sort. A la place, son regard était perdu et frustré. Un tel phénomène ne signifiait qu’une chose. Au fond, elle aimerait que ce ne soit pas une mauvaise blague, mais Sérène ne semblait pas rigoler.

Alixia : Alors...il serait enfin de retour ?


Sérène sourit dans l’ombre en relevant la tête vers sa reine.

Sérène : En effet. Notre dieu adoré, le grand Zor, serait enfin de retour parmi nous. Prête à exercer sa vengeance sur les humains et leur maudite déesse.


La reine laissa échapper un rire de contentement. L’air ravit de la doyenne en disait long également. Un tel événement était une bénédiction pour leur peuple et une occasion à saisir, en particulier pour l’ordre de la Lune Noir qui lui voue un culte éternel.


Le sourire d’Alixia s’élargit de plus belle. Ces plans allaient pouvoir prendre une toutes autre tournure et faire pencher la balance de la guerre en leur faveur. Ainsi en avait décider le foie inébranlable de leur peuple.

Alixia : Si tu es sûr de toi. Va, et rapporte-le auprès des siens.


Sérène se relève et avec une brève révérence, tourne les talons et sort du palais. Prêt à envoyer ses meilleurs assassins, voir elle-même, à la recherche du dieu réincarné.

Sérène : Je ne vous décevrai pas votre altesse. Je ramènerai notre dieu, quoi qu’il en coûte.


La reine se détend sur son siège en marbre, des rêves pleins la tête. Elle allait devoir revoir une partie de ses plans mais pour le moment, il fallait se contenter du moment présent et des opérations à venir.




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