Femme : Ouvre tes paupières en grand, s’il te plaît.
A son ton calme, Raven s’exécute et maintient ses paupières ouvertes comme elle peut. A la grande surprise du médecin, la plaie ouverte de son œil droit est quasiment rebouchée. Quelques filaments sont encore présents, mais la majeure partie de l’orbite est recouvert d’une couche de peau lisse.
La soigneuse aux long cheveux bleu nuit tâtonne la zone tout en analysant la cicatrisation rapide. Une fois satisfaite, elle recule sur sa chaise tout en enlevant ses grandes lunettes rondes.
Femme : C’est bon pour moi. Tout à l’air en ordre.
La jeune fille obéit et cligne des yeux un instant avant de replacer le cache œil noir sur son œil manquant.
Durant l’opération de défense de Mercurion, Raven s’était pris une flèche dans l’œil. Le coup aurait dû lui causer des dégâts irréversibles, mais à la grande surprise de Léaley Maly, médecin de guerre attitré de la forteresse de Montrouge, la jeune fille s’en sort à très bon compte.
Face à ce petit miracle, elle se tourne vers Yael qui était assis à côté d’elles. Le jeune savant n’avait pas perdu une miette de la visite de routine de son amie et les remarques du médecin sur l’état de Raven le fit sourire, fier du travail qu’il avait accompli.
Léaley le dévisage, ayant encore du mal à croire qu’il ait pris le risque de tester une substance non expérimenter sur sa collègue. Elle remet ses lunettes et soupir. Visiblement, aucun contre coup n’était à déplorer.
Léaley : J’ai encore du mal à y croire. Si tes recherches s’avèrent concluante, tu tiens là un remède fort utile. Sans ton intervention, Raven aurait sûrement perdu bien plus que son œil.
Le garçon au cheveux crollé blond souris d’un air fier et se penche vers Raven. La jeune fille n’aimait pas être traité comme un rat de laboratoire, mais elle n’avait pas le choix. Depuis leurs retours, Yael et Léaley lui faisait régulièrement des tests de routines afin d’éviter tout contre coup.
Yael : Inutile de me remercier, j’ai fait ce que j’avais à faire...même si pour le coup, je pense que des tests supplémentaires ne sont pas de trop avant de commercialiser ce nouveau produit.
Les deux filles ne peuvent s’empêcher une légère grimace de dégoût face à son intention final. Raven prend une petite bouffé d’air frais et dévisage le médecin.
Raven : Je peux y allez ?
Léaley hoche la tête avec un clin d’œil et vient fermer le petit carnet dans lequel elle note l’état de santé de sa nouvelle patiente.
Léaley : Oui, tu es de nouveau libre de tes mouvements, miss Clower. N’hésite pas à revenir me voir si tu ressens une gêne ou autre chose.
Raven se lève et ne se fait pas prier pour quitter la pièce, laissant les deux pseudo médecin ensemble.
Une fois seul, Léaley se tourne face à Mael, bien décider à avoir tous les détails. A son arrivée à la forteresse, elle avait trouvé Raven inconsciente. Yael était à son chevet et s’était charger des premiers soins suite à l’injection de la substance qu’il avait créé.
Elle remonte ses lunettes au bord métallique et se penche vers le jeune homme.
Léaley : Pendant que je t’ai là, peut tu me dire concrètement ce qui se trouvait dans cette seringue ? En générale une blessure comme celle-là met plusieurs années à se refermer, mais là il ne lui a même pas fallut deux semaines.
Yael hausse les épaules tout en gardant son air suffisant. Il aurait aimé lui répondre, mais il aimait bien garder certaines informations pour lui, au cas où elle essayerait de lui voler son travail, même s’il y avait peu de chance que ça arrive.
Il se gratte donc le menton d’un air pensif, faignant le fait de se souvenir des ingrédients.
Yael : Je ne saurais plus vraiment le dire. C’était la seul que j’avais en stock vous voyez. Je me souviens y avoir mélangé du sang vampire avec celui d’un humain tout en y rajoutant quelques ingrédients que j’ai jugé intéressante.
Il lui décrit les différents éléments tout en restant évasif. Il avait dû rajouter des ingrédients sans lequel la régénération n’aurait pas marché, mais fit comme s’il les avait oubliés.
Malgré ses efforts, ses explications n’ont pas l’air de satisfaire la soigneuse, mais elle s’en contentera.
La porte de l’infirmerie s’ouvre sur l’instructeur Ponpindou, un homme de forte carrure au long cheveux roux tressé portant une grosse barbe.
Léaley le salue aussi tôt d’un sourire aux anges et lui fit signe de s’installer sur le petit fauteuil ou Raven était assis avant. Harsel avait été lui aussi sévèrement blesser lors de l’opération. Son bras gauche avait été amputé par une vampire, le laissant affaiblit.
Malgré ça, il ne paraissait nullement déstabilisé et au contraire, paraissait même heureux.
Harsel : Madame Maly, je suis prêt pour la visite de routine.
Le grand chevalier s’installe sur le fauteuil un peu trop petit et salue Yael d’un léger signe de la main.
Léaley ne détourne pas le regard de l’instructeur et vient dénouer son bandage ensanglanter tout en tapotant ça jambe d’un air rassurant et taquin.
Léaley : Oh..Hasel, je vous l’ai déjà dit. Appelé moi mademoiselle Maly.
Face à l’ambiance propice au flirt, Yael bondit de sa chaise et décide de s’éclipser. L’amour ne faisait pas partie de son vocabulaire. Seul ses recherches comptaient plus que tout, et Raven était à présent devenu le centre de ses préoccupations.
***
Dans la cours extérieur, Tristant s’entraîne sur un poteau en bois. Il recule sa lame contre son flanc puis l’envoie cogner contre le tonneau en bois qui y est accroché. Il répète l’opération plusieurs fois jusqu’à en être satisfait.
Assise sur la barrière en bois qui borde les boxes des écuries, Ophélia le lorgne du regard. Depuis leur retour de Ratenfold, il n’avait pas cessé de martyriser la pauvre cible en bois improvisée.
Elle savait que c’était sûrement dû au fait qu’il l’avait vue s’entraînée plus que les autres. Le voir se pousser à bout pour la surpasser était adorable.
Alors qu’elle replace la tresse brun foncé qui tient en place sa queue de cheval, les chevaux derrière elle commence à devenir nerveux. Elle entend aussi les bruit des sabots qui approche et s’empresse d’avertir le jeune chevalier.
Ophélia : Il est de retour !
Tristant cesse ses coups et passe sa main sur son front en sueur en se tournant vers l’entrée du fort.
Tristant : C’est pas trop tôt. J’ai bien failli m’inquiéter pour lui.
Un torrent de poussière remplit l’entrée de la forteresse de Montrouge, révélant un groupe de quatre soldats en armure, Raphael parmi eux.
Le jeune chevalier aux cheveux blond descend et conduit son cheval vers son box alors que ses deux amis de longue date l’accueil.
Tristant : Tu es en retard ! J’ai bien cru que tu t’étais fait becter par un vampire en revenant
Il passe sa main dans ses cheveux sombre et regarde Ophélia d’un air faussement sérieux.
Tristant : A moins que ce soit la princesse…
Raphael le dévisage de son air sérieux habituel et commence à enlever les sacs de la selle de son cheval.
Raphael : La princesse Auralia va très bien, je te remercie. En tout cas quand je l’ai quitté, elle avait l’air soulager.
Ophélia et Tristant échange un regard complice, sachant que leur camarade pouvait se montrer un peu trop à cheval sur les règles.
Tristant s’avance et s’appuie contre la barrière des écuries en regardant son amie de l’autre côté, revenant sur un ton plus sérieux.
Tristant : Non mais plus sérieusement. Qu’est-ce qui vous a pris tout ce temps ? Vous auriez déjà dû rentrer il y a trois jours.
Son ami accroche les reines de son cheval à l’entrée de son box puis ferme la porte en grattant le museau de l’animal au pelage brun clair.
Raphael : On a été réquisitionner. Le roi m’a envoyé vérifier l’état des troupes postée aux abords des villages de l’ancienne frontière.
Le garçon au cheveux noir hérissé dévisage sa comparse. Ophélia grogne quelque chose puis se tourne vers Raphael
Ophélia : Et ? On doit s’attendre à quelque chose ?
Le jeune chevalier royal finit de toiletter son cheval puis prend ses sacs et les rejoins.
Raphael : Selon les troupes postées non loin du village de Pourtfeu, une trentaine de soldat vampire ont été réquisitionner dans chaque village. Les éclaireurs pensent qu’ils projettent d’attaquer tôt ou tard, mais pour l’instant, on dirait qu’ils se chargent simplement de maintenir la nouvelle frontière.
Tristant passe sa serviette derrière sa nuque et soupir, en partie dû à l’effort qu’il a dû fournir plus tôt.
Tristant : Les savoirs si proches à présent ne me rassure guère.
Ophélia ressent un léger frisson rient que d’y penser.
Ophélia : Je n’étais déjà pas envieuse d’être posté à Montrouge, alors maintenant que la frontière à reculer…
Elle saute de la barrière ou elle était assise et s’étire en grimaçant.
Ophélia : Heureusement, selon le capitaine Dreyfus, on devrait bouger d’ici quatre à cinq jours.
Raphael les dévisage à tour de rôle, ne sachant pas de quoi ils parlent.
Raphael : Bouger ? Mais pour aller où ?
Face à son incompréhension passagère, les deux amoureux échangent un sourire amusé. Il était rare que Raphael ne soit pas au courant des informations importantes.
Tristant : Il faut croire que le roi n’a pas pris la peine de te prévenir. Selon les capitaines, on va être réaffecter à une ville plus au nord du royaume et moins proche de la frontière.
Raphael plisse les yeux et réfléchit aux implications. Ils venaient à peine de s’installer à Montrouge, mais au vu de la situation inattendue qui venait d’arriver, ce n’était pas plus mal de prendre un peu plus de recule face aux vampires, sachant qu’ils ignoraient leurs futurs projets.
Face à ce changement, il soupir à peine et passe son sac par-dessus son épaule et rejoignant l’entrée du donjon.
Raphael : Bon, ben plus qu’à remballer mes affaires alors. Moi qui venais enfin de trouver ou accrocher mes armoiries familiale…
***
Un peu plus loin, dans les champs environnant du territoire rattacher à Montrouge. Meal et Aslan sont installés autour du lac qui leur serre de coin de pêche depuis quelque temps maintenant.
Depuis que Mael l’a initié à la pêche, Aslan ne s’en lasse plus et les deux jeune s’y retrouve entre leurs périodes d’entraînement.
Aslan rompt le silence alors que sa ligne s’enfonce dans l’eau.
Aslan : Ça mord !!
Mael sursaute sur le coup et observe son ami rembobiner sa ligne comme il le lui avait appris.
Mael : Tu y es, continue !
Le garçon aux cheveux court brun clair tire sur sa canne à pêche et sort un jolis poisson dodu vert et noir.
Mael : Ah..une perche ! Bien jouer !
Aslan attrape le poisson et vient le déposer dans le petit seau entre eux ou un autre poisson plus petit s’occupe en faisant le tour de la zone étroite. Une carpe que Mael avait attrapée plus tôt, sa seule prise de la journée.
Mael : N’oublie pas de le noter dans ton carnet
Aslan suit son conseil et sort le petit carnet vert et bleu que son ami lui avait prêter lors de leur première partie de pêche ensemble. Il griffonne le nom du poisson ainsi que sa taille puis le replace dans la poche de son uniforme en souriant, fier de sa prise.
Il pose la canne à pêche rétractable également prêter par son ami et se rassoit sur la souche d’arbre qui lui sert de siège.
Aslan : Tu sais quoi ? Je préfère mille fois me battre contre des poissons que contre des vampires.
Le garçon aux cheveux mi long blond pousse sa mèche rebelle et rigole à la remarque de son ami.
Mael : Tu m’enlèves les mots de la bouche. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais déjà ouvert ma propre boutique
Aslan reprend un air plus calme et souris à son ami.
Aslan : Pourquoi avoir intégrer l’ordre dans ce cas ? C’est vrai qu’on n’est pas les plus doué, mais je trouve qu’on s’est pas mal débrouiller à Pourtfeu. Enfin...on a perdu, mais au moins on est en vie.
Son compagnon hoche la tête et repose sa canne à pêche.
Mael : Je suis d’accord. A la base, si je suis ici, c’est parce que mes parents veulent que je garde un œil sur Yael. Ils craignent que ses expériences lui attirent des ennuie tôt ou tard.
Le pêcheur en herbe réfléchit un bref instant puis souris de plus belle.
Aslan : Dans tous les cas, je suis content que tu sois parmi nous. Sinon je serai sûrement entrain de mourir d’ennuis
Son camarade l’imite et reprend son air peu confiant.
Mael : Quoi que tu en dises, je suis content que tu m’ais suivit. Peu de gens s’intéresse à ce que j’aime. Ces peut-être pour ça que j’ai du mal à m’intégrer au groupe
Aslan remarque son air abattu. Il avait remarqué qu’il restait souvent près de son frère lors des leçons et seul lors des temps de pause. D’où son envie de passer plus de temps avec lui, et puis pêcher était plutôt amusant.
Aslan : Ne dit pas n’importe quoi. A partir de maintenant je compte bien m’investir dans la pêche à tes coté. Et une fois que l’invasion vampire sera repousser, on créera ensemble la meilleure boutique de pêche jamais vue.
Sa proposition d’avenir l’envoie ravit. Mael retrouve un grand sourire et se penche vers une boite ouverte à ses pieds. Il se redresse et repasse un appât à son meilleur ami. Une fois fait, ils remettent leur ligne à l’eau et continue de profiter de leur moment de repos commun.