Fate of Blood Tome 2 : La bataille de Bourdall

Chapitre 5 : Ralliement

Par EdNight

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Le lendemain dans la matinée, une silhouette mince à la chevelure sauvage se tient assise sur une bûche, lui servant de point de repos et de contemplation.


Au-dessus d’elle, l’ombre d’un grand arbre verdoyant accompagne l’ombre des remparts de la forteresse de Montrouge.


La capitaine bouge à peine, apaisé par le calme naturel et les quelques mélodies jouer par les oiseaux occasionnels.


Elle était souvent tendue par le poids de ses missions passée qui pesait sur ses épaules, mais à présent, le poids d’entraîner les nouvelles recrues dans une potentiel guerre ouverte accaparait le reste de ses pensées.


« Comment régler cette différence de point de vue » se dit-elle. La haine et la vengeance avait atteint les deux camps depuis bien longtemps, trop longtemps même pour espérer un jour disparaître.


Cette simple pensé la fit soupirer profondément. Si profondément qu’il n’attira pas que l’attention des petit animaux alentours.


Le grand guerrier à la barbe rousse, Harsel Ponpindou, aujourd’hui amputer de son bras gauche mais tout aussi redoutable, apparaît derrière elle en souriant d’un air léger.

Harsel : Capitaine Hellsing ! Qu’est-ce qui vous tracasse ainsi ?


Il venait de terminer sa visite de routine auprès de Léaley et aux vues de sa mine réjouie, la séance c’était sûrement bien passée.


Vanessa relève la tête vers lui. Elle aurait aimé profiter du calme encore un moment, mais la compagnie de l’instructeur à la barbe rousse ne la dérangeait pas. Ils avaient toujours été bon ami et comparer aux autres chevaliers de l’ordre, Harsel était l’un de ceux qu’elle pouvait supporter.

Vanessa : Ah…non, rien Harsel. Je me disais juste que ma pause était sur le point de toucher à sa fin.


Harsel s’avance plus près et vient s’asseoir sur le peu de place disponible à côté d’elle. La bûche émet un léger craquement, mais tient bon.

Harsel : Quitte à mentir, faite au moins un effort. Si vous voulez, je peux m’en allez.


Elle écarte les mèches de sa queue de cheval avec un sourire coupable.

Vanessa : Non, tu ne me dérange pas.


De toute façon, il était déjà assis, elle ne pouvait plus vraiment riposter. Elle s’écarte un peu pour lui laisser plus de place et observe les oiseaux qui planent sur le terrain devant eux

Vanessa : Je m’inquiète juste pour les recrues. Avec les récent événements qui sont survenu et le retour des forces vampire, j’ai bien peur qu’une guerre éclate sous peu.


L’homme à l’imposante stature caresse sa barbe d’un air rassurant.

Harsel : Ce sont les risques du métier, ils savaient dans quoi ils s’engageaient dès que leur formation à débuter.


Son visage s’orne d’un sourire bienveillant et il l’observe du coin de l’œil.

Harsel : Et puis ils ne sont pas trop mal lotis. Ils ont la meilleure capitaine à leur côté. Une chevalière ayant survécu à la guerre de rébellion humaine et qui a réussi à reprendre bon nombre de nos territoires.


L’estime et l’éloge qu’il venait de faire d’elle la touchait. Certes, elle avait beaucoup contribué à l’avènement de l’ordre humain, mais la plupart des missions n’étaient pas aussi épic que les histoires racontées.


N’empêche, elle se permis une légère flatterie avec un sourire narquois.

Vanessa : Tout ça en plus d’avoir le meilleur instructeur possible. Le plus redoutable de tous les grands nounours que je connaisse


Elle lui accorde une petite tape sur l’épaule, veillant à ne pas toucher la zone blessée recouverte d’un bandage.


Harsel se fend d’un grand sourire à sa remarque. Être appeler comme ça ne le dérangeait pas. Comme lui, un grand nounours pouvait être aussi gentil que redoutable, cela le caractérisant très bien.

Harsel : Vous m’en voyez honoré, chère amie.


Cette petite séance de rigolade lui fit du bien. Elle qui au départ n’arrivait pas à sortir ses inquiétudes de sa tête, voyait déjà son esprit se vider un peu. Finalement, la présence du grand guerrier n’était pas une si mauvaise chose.


***


Un paysage noir et floue se dresse devant lui. Des dizaines de silhouettes en noir au contour blanc charge contre l’ennemi. Il tente de les suivre mais un coup au dos le projette au sol. En tentant de se relever, il voit une petite fille aux cheveux brun qui l’observe avec un lapin en peluche en main.


Autour d’eux, le chaos s’emballe, il sait que c’est dangereux, mais ne peut pas bouger, paralysé. Alors qu’il parvient à lever la main, une immense silhouette distordue apparaît devant lui, ses yeux rouges luisant de colère avant d’abattre sa lame sur la fille, la faisant disparaître dans un nuage de poussière.


La pression s’intensifie alors qu’une autre silhouette féminine la remplace, semblant le juger avant de lui envoyer un coup de poings.

Le coup était invisible, pourtant il le ressentit aussi tôt en se réveillant en sursaut.


Il reprend doucement ses esprits, frottant les traces de sueurs qui perlait sous ses yeux. Après un temps de réadaptation, il se lève et enfile la tunique brune munit de l’emblème de l’ordre de l’Aigle d’argent.


Il passe brièvement devant le miroir de la salle de toilettage et y vois une mine rembrunit et râleuse ornée d’un barbe couleur poivre et sel. Il se passe de l’eau sur le visage en soupirant puis se recoiffe brièvement.


Une fois prêt, il s’approche de la fenêtre de la chambre donnant sur la cour extérieure et y vois les recrues occupées avec le capitaine Ponpindou.


Le capitaine Dreyfus s’attarde un instant sur sa contemplation puis une fois satisfait, tourne les talons et sort de la pièce sombre, près à annoncer les ordres du jour.


***


Quelques heures plus tard, le capitaine arrive sur le terrain d’entraînement ou les recrues était occupé à prendre une petite pause.


A son arrivé, les jeunes novices se redressent et se mettent au garde à vous avant de se mettre en ligne face au capitaine Dreyfus, et Vanessa, à ses coté.


Les yeux bruns du vétéran les suivent du regard puis il se racle la gorge et leur explique ce qui les attends.

Dreyfus : Comme vous le savez, l’avancée inopinée des vampires à dangereusement rapprocher la frontière de Montrouge. C’est pourquoi nous migrerons bientôt vers un autre endroit, plus en sécurité.


Alors qu’il croise ses mains dans son dos d’un air sérieux, Ophélia lève la main bien haut. Voyant qu’elle avait une question, il fait un mouvement de tête dans sa direction afin de l’autoriser à s’exprimer.

Ophélia : Est-ce qu’on peut savoir ou on va être affecter ?


Dreyfus réfléchit un court instant puis tourne la tête vers Vanessa qui se contente de lui faire un signe de tête encourageant.

Dreyfus : Nous nous rendrons à la forteresse de Kirano, situer au Nord du royaume.


Il se tait un instant, guettant d’autre question, mais aucun des membres présents ne semblait en avoir. Il émet un grognement de contentement puis enchaîne avec la mission à venir.

Dreyfus : Le roi nous a donner la permission de réunir les autres chevaliers de l’ordre de l’Aigle d’argent.


Dreyfus : C’est pourquoi j’aimerai charger une équipe d’aller prévenir la chevalière Agathe Arguent, basée à Bourdall.


Il parcourt la file du regard et pose son regard sur la fille aux cheveux violet sombre et au cache œil.

Dreyfus : J’ai chargé Raven de cette mission, mais il me faudra deux autres volontaires


Les six autres recrues se dévisagent puis Aslan s’avance en jetant un regard étonner à ses camarades.

Aslan : Je veux bien l’accompagner, si personne d’autre n’est intéresser ?


Mael, au début hésitant, s’apprête à s’avancer pour l’accompagner, mais il est devancer par son frère, Yael.

Yael : Très bien, dans ce cas je vous accompagne.


Il émet un petit sourire et rejoins Aslan et Raven en dévisageant cette dernière.

Yael : ça me permettra de surveiller son état durant le voyage. Qui sait quelle autre surprise tu nous réserve ?


Face à son air ravit, Raven ressent un frisson de dégoûts, mais reconnais la nécessiter de sa présence. Elle aurait préféré que ce soit Léaley, mais le médecin devait sûrement être occuper avec les autres soldats de Montrouge.


Dreyfus observe la fine équipe que son regard semble approuver.

Dreyfus : Bien, qu’il en soit ainsi alors. Vous vous rendrez à Bourdall dans l’après-midi et vous informerai Agathe de la demande de ralliement. Ensuite, revenez à Montrouge.


Vanessa s’approche et les rassure des dernières formalités concernant le déménagement à venir.

Vanessa : Si la situation l’exige, rendez-vous directement à Kirano. Mais on vous attendra dans le pire des cas, ne vous en faites pas.


Elle leur fait un clin d’œil espiègle et retourne à ses occupations, faisant signe aux autres de faire de même.


Une fois seul avec le capitaine, Raven s’avance, curieuse.

Raven : A quoi ressemble la chevalière Agathe ?


Le capitaine se gratte la barbe, pensif. Agathe Arguent était l’un des membres les plus ancien de l’ordre et ses manières en témoignait fortement.

Dreyfus : Arguent est une archère exemplaire. Elle est assez bourrue et à ses méthodes bien à elle. Vous la trouverez sûrement au château du seigneur local, Bermite Long-du-lac.


Le trio approuve d’un geste de la tête, signe qu’ils n’ont pas d’autre questions. Une fois le capitaine partit, Yael pousse un léger gloussement malaisant.

Yael : Super, je me demande s’il me permettra de lui emprunter un ou deux esclaves.


Aslan et Raven le dévisage en grimaçant, ne sachant pas trop quoi penser de ses penchants pour le moins étranges, surtout pour un garçon de son âge.


Je jeune blondinet de dix-huit ans subit leurs regards et réplique sur un ton défensif.

Yael : Quoi ?! J’aime la diversité. Je ne vois ce qu’il y a de mal à ça

 




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