Fate of Blood Tome 2 : La bataille de Bourdall

Chapitre 6 : En route vers Bourdall

Par EdNight

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Deux jours après leur départ, Aslan, Raven, Yael et leur escorte, approche enfin de Bourdall. Une ville aux rempart circulaire situer au sommet d’une colline, permettant une vue dégager sur les alentours.


Alors que Raven passe les derniers arbres qui bordent le chemin en terre, elle ressent une vive piqûre au bras. C’était la sixième depuis leur départ mais ça la faisait sursauter à chaque fois, sachant que Yael ne prenait pas la peine de la prévenir.


Il retire la seringue de son bras et la secoue alors que le sang de Raven se mélange avec un autre produit. La couleur finale semble le satisfaire et il se contente d’avancer en remettant la seringue dans son sac de voyage, un peu trop charger pour lui.

Yael : Rien à signaler


Il prend note dans son carnet et le range à son tour. A côté de lui, la jeune fille grimace et lui lance un regard accusateur sous sa capuche bleu nuit.


Aslan le remarque et s’empresse de reculer avant que Raven ne dise quelque chose qu’elle pourrait regretter.

Aslan : Ah..euh, c’est vraiment nécessaire tout ça ? C’est à chaque fois la même conclusion en plus.


Yael le dévisage et grimace à son air simplet. Aslan voulait juste se montrer rassurant, mais cela l’exaspérait plus qu’autre chose.

Yael : Encore heureux que ce soit la même réponse. Si ça prend une autre couleur que l’orange, là il faudra s’inquiéter


Il pousse un léger râle et avance. Raven échange un regard avec Aslan qui se contente de lui adresser un petit sourire désolé.


Les soldats qui les escortent resserrent les rangs tandis que le petit groupe passe les portes de la ville. Une gosse grille en fer est relevée et des soldats sont posté de chaque côté, au garde à vous.


Devant eux, se dresse une rue plutôt large qui mène à la place principale, suivie du château en arrière-plan. Loin de pouvoir être comparer au grand château de Lizalein, il avait tout de même le mérite de paraître sous bonne garde avec ses deux casernes militaires de chaque côté.


C’est là-bas qu’ils trouveraient Agathe, Raven en était persuader.


Une fois dans les rues pavées de la ville, elle observe les alentours en tendant l’oreille. A cette heure de la journée les habitants étaient de sortie, et aux vues des nombreuse étales présentes dans les rues, il y avait de quoi.


Certain vaguait à leur occupation, l’air de rien, mais d’autre paraissait sous leur garde. La récente attaque des vampires avait fini par se faire savoir, sachant que Bourdall est à présent la ville la plus proche de cette nouvelle frontière.


Sa curiosité pris le pas sur elle. Elle abaisse sa capuche et se tourne vers Aslan et Mael.

Raven : Je vais partir devant. On se rejoins au château.


Elle avait envie d’en savoir un peu plus sur l’inquiétude générale, de plus, Dreyfus lui avait demandé de se renseigner. Une panique généralisée n’est jamais une bonne chose.


Alors qu’elle se retourne, Aslan l’arrête d’un air sûr de lui.

Aslan : Attend ! Depuis quand tu nous donnes des ordres ?


Elle est prise au dépourvu, et son ton confiant la démoralise un peu. Elle détourne le regard, gênée de la situation.

Raven : C’est que...c’est moi la chef désigné pour cette opération...donc je pensais..


En voyant sa camarade le prendre au sérieux, Aslan laisse échapper un rire amusé.

Aslan : Ne le prend pas comme ça, je te faisais marcher.


Il lui accorde une petite tape sur l’épaule en plus d’un clin d’œil et la dépasse avec Yael et les gardes.

Aslan : On te retrouvera au château, comme ça tu peux te balader à ton aise


Son air amusé reste un moment encré dans son esprit jusqu’à ce qu’elle se reprenne. Elle émet un léger soupir d’agacement et remet sa capuche en se faufilant parmi les passants.


S’il voulait passer la journée à blaguer, libre à lui. Elle, elle prenait la mission très au sérieux, un peu trop même.


Elle sort de la masse de gens et tombe sur une rue moins fréquentée. Elle s’avance d’un pas léger et se poste devant une étale en prenant une tomate qui y est présentée, faisant mine d’hésiter à l’acheter.


Derrière elle, un groupe de paysans est attablé à une terrasse qui donne sur la rue. Un homme maigre aux habits usé se penche vers ses comparses d’un ton ennuyé.

Marchand : Ah..fichu vampires. Depuis leur attaque, les soldats ont renforcé les patrouilles à la frontière.


Un autre, au visage plus boursouflé, le dévisage d’un ton intriguer.

Paysans : Et alors ? Heureusement. Si une autre attaque du genre se produit, je suis sûr que Bourdall ne fera pas long feu sans leur présence.


Marchand : Je ne dis pas le contraire, mais maintenant qu’ils sont postés dans la région, ils multiplient les contrôles pour un rien...qu’elle perte de temps..


Raven ne perd pas une miette de la conversation. Ne s’attardant pas plus, elle redépose la tomate et recule afin de continuer son chemin.


Elle passe une auberge et décide d’attendre un peu devant. C’était le genre d’endroit ou les langues se déliait, même sans avoir à placer un pied à l’intérieur.


Elle se pose contre le mur d’une maison qui se trouve en face et jette un œil aux civils qui entrent et sortent. Au bout de deux minutes, un groupe de trois vielle femmes en sort.


L’une d’elle pousse un cri désespéré, directement étouffée par ses amies.

Femme : Mais arrête...il ne va rien nous arriver..


Malgré l’effort de ses deux amies, elle parvient à les repousser et les foudroie du regard en quittant la ruelle

Vielle femme : Tu verras bien quand ils viendront boire notre sang et violer nos petit-enfant


Raven entend encore une série de cris, sûrement lié à l’alcool, même si elle n’en était pas sûr, puis décide de continuer sa route pour rejoindre les autres.


Elle sort de l’ombre de la maison quand un mouvement sur sa droite l’interpelle.


Un petit garçon se tenait près de l’étale ou elle était postée plus tôt.

Il échange quelques mots avec le vendeur, qui paraissait s’endormir sur place, puis lui montre quelque chose qui semble suffisant pour attirer son regard.


Il en profite, et habilement, il prend deux tomates bien mûres qu’il cache derrière son dos tout en continuant son discours.


Elle le voit écourter son échange avant de passer devant elle en courant d’un pas joyeux, admirant son trésor.


La jeune espionne aurait pu l’arrêter, mais elle ne fit rien. Il y a de cela quelques années, elle était dans la même situation et savait exactement ce qu’il ressentait.


Si ce jour-là, le capitaine Dreyfus ne l’avait pas remarquer entrain d’arnaquer un garde, elle serait encore dans cette situation. A la place, il avait reconnu son habiliter à être discrets et l’avais prise sous son aile, prêt à faire d’elle une espionne au service de l’ordre.


Elle dégage un petit sourire sous sa capuche puis reprend sa route.


***


Arrivé dans le quartier marchand, une forte odeur d’urine et de pourriture empreignent l’air.


Aslan se bouche le nez alors que leur groupe pénètre dans les rues réservées aux marchands d’esclaves.


A côté de lui, il peut voir les gardes de leur escortent grimacer à l’odeur, leur casque les empêchant de se boucher les narines.


Seul Yael ne semblait pas attend par les effluves naturels. Bien au contraire, à peine arriver, il s’empresse d’admirer les différents stands, son regard parcourant les vampires recroqueviller dans les cages en fer et en argent.

Aslan : Tu n’en perds pas une quand il s’agit de vampire, hein ?


Yael échange un mot avec l’un des marchands puis se penche vers un jeune vampire mâle, ses yeux rouge l’observant alors que le jeune homme prend des notes dans son carnet.

Yael : Ils sont tellement fascinant, n’est-ce pas ? 


Il se tourne vers son camarade avec un regard émerveiller. On aurait dit un enfant dans un magasin de jouet. Aslan réprima un frisson à cette pensé. Chacun avait un passe-temps différent, et même si celui de Yael était peux commun, qui était-il pour le juger.


Une fois les dernières cages observer, Yael rejoins le groupe afin de continuer sur la route menant au château.

Aslan : S’ils te fascinent autant, pourquoi tu n’en achète pas ?


Yael hausse les épaule au ton amusé de son collègues.

Yael : Je suis tenté, mais en tant que neveu du roi, ce serai mal venu.


Il sourit de plus belle et réajuste son sac sur son dos.

Yael : C’est pourquoi j’ai noté les prix pour envoyer quelqu’un les chercher plus tard.


Aslan le dévisage, ne sachant pas trop quoi en penser et le suit en gardant le sourire. Yael était un bien étrange personnage, et il devait bien l’admettre, il était content d’être un humain, sinon qui sait ce qu’il aurait été capable de lui faire.


Une fois le quartier des esclaves quitter, ils tombent sur une rue plus lumineuse et accueillante. Les maisons en pierre était bien entretenue et du lierre descendait des bacs à fleur installer sur chaque balcon.


De nouvelles étales étaient installer et les habitants semblait plus détendu que ceux croiser à l’entrée de la ville, malgré quelque pessimiste.


Yael relève la tête et aperçoit un homme en piteuse allure tenir une pancarte avec marquer « Le règne des vampires est à nos portes ».

Le jeune garçon émet un léger sifflement ennuyer et suit Aslan jusqu’à une boutique de fleur.


Aslan perçoit directement le changement, une odeur agréable d’arôme divers apaisant ses narines.


Alors qu’il s’approche pour observer les fleurs de différentes couleurs, le visage d’une jeune fille au visage souriant apparaît entre deux tournesols.

Fille : Bonjour ! Je peux vous aider ?


Le jeune soldat est pris de cours et recule en émettant un petit cri, ce qui fait éclater de rire la jeune fille.

Fille : Aha, désolé de vous avoir fait peur.


Elle dépasse les bacs à fleurs et fait face au petit groupe. Elle porte une petite robe blanche avec un nœud à la taille et de long cheveux blond onduler, ses pommettes étant surmonter de petite tache de rousseur.


Rien qu’à sa vue, le cœur d’Aslan s’emballe et il peine à retrouver son calme.


Yael s’approche et observe la fleuriste d’un air neutre, ne semblant pas affecter par sa beauté.

Yael : Veuillez excuser mon ami. Nous cherchons la route pour le château


Aslan aurait aimé se défendre mais il n’arrive à rien, ne pouvant détourner le regard de la jolie fleuriste.


Cette dernière ne perd pas son sourire et pointe le bout de la rue

Fille : Il vous suffit de continuer tout droit puis de tourner à droite, c’est le chemin le plus rapide.


Yael la remercie d’un hochement de tête et part devant, suivit par Aslan qui traîne du pied.


En passant devant la fleuriste, il devient aussi rouge qu’une tomate et parvient à articuler quelque chose.

Aslan : M..merci..


Elle ne le quitte pas du regard et le salue alors qu’il rejoint le reste du groupe, déjà entrain de monter la rue qui mène au château du seigneur de Bourdall.

 

 




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