La place Ouest de Bourdall conquise, une poignée de soldats vampires avancent entre les maisons de la ville pour y mettre le feu, forçant ainsi les civils retrancher à l’intérieur de sortir pour ne pas finir brûler vif.
Les premières maisons mitoyennes prennent feu alors que des torches passent au travers des fenêtres. Instinctivement, la panique prend et des paysans sortent dans l’espoir d’échapper aux flammes, mais quelque chose de plus dangereux encore se dresse face à eux, des vampires sans foi ni lois.
A peine la porte passée, un homme et sa fille se font sauter dessus par des soldats qui enfoncent leurs crocs dans leurs cous, les dévorant jusqu’à ce que mort s’en suivent.
Lilith se prend un marchand de plein fouet et le repousse alors que son sang tache sa tenue noire aux rubans rouge pale.
Lilith : Qu’est-ce que...mais dégage !
Elle attrape sa tête et le repousse avant d’enfoncer sa lance dans son torse, le tuant net, son corps gisant sur les pavées de l’avenue.
Elle tend sa main gantée sur la tache de sang et la gratte en grimaçant.
Lilith : Pff..il aurait pu aller se vider ailleurs...
Zacc : Une assassin qui n’est pas habituer à se salir les mains. Comme c’est étrange...
Face à la remarque sarcastique de leur nouveau compagnon, la jeune femme lui lance un regard acerbe. A côté d’elle, Victore s’avance pour l’empêcher de vriller.
Victore : Je pense qu’au contraire, elle est habituée à faire son travaille avec précision.
Elle note le coup d’œil de Victore et émet un léger ricanement. S’il voulait la défendre, libre à lui. De tout façon ils avaient d’autre chat à fouetter.
Zacc ne fait pas attention à sa remarque et se contente d’avancer dans les rues de la ville, en direction de la zone Est, afin que leur nouveau groupe se charge des soldats qui y sont posté.
Derrière lui, Victore le suit de près. Il avait déjà entre aperçut Zacc, mais c’était la première fois qu’il faisait la connaissance de ce jeune vampire au long cheveux noir.
Le moins qu’il puisse dire, c’est qu’il ne l’appréciait guère. Il c’était auto proclamé chef de leur groupe et avait pris la tête alors que comparer à Victore, il n’est même pas chef de son unité.
Il aurait aimé mener ce nouveau groupe, mais le membre de l’unité Iota l’avait devancé, en plus de le gratifier d’un insupportable sourire condescendant.
En plus de ça, les deux autres membres de leur groupe ne lui seront d’aucune utilité. Un colosse du nom de Harius, et une pouilleuse enragée et incontrôlable dont il ne s’est même pas donner la peine de se souvenir de son nom.
***
A un peu plus de six kilomètres de là, le groupe d’Agathe poursuit son chemin afin de rejoindre les forces de Montrouge.
En chemin, une odeur dans l’air vient piquer le nez de Yael.
Yael : Attendez...vous sentez ça ?
Raven enlève sa capuche et renifle à son tour, sentant la même odeur âcre qui vogue dans l’air nocturne.
Raven : On dirait une odeur de fumée...un feu de forêt peut être ?
A côté d’elle, la capitaine Arguent regarde au Nord d’un air inquiet alors que de la fumée noire s’échappe de derrière les collines.
Agathe : Non, c’est bien pire que ça.
Aslan la remarque et se doute que quelque chose cloche. Sa pourrait être un simple feu accidentel, mais aux vues de la réaction de leur capitaine, la situation à Bourdall à du dégénérer peut après leur départ.
Agathe se tourne vers le groupe et fait signe aux soldats présent.
Agathe : Laissez les caisses de matériels ici et ne prenez que le strict minimum en plus des provisions. J’espère que je me trompe, mais ça ressemble à tout sauf à un incendie naturel
A ses mots, le groupe fait demi-tour en direction de Bourdall. Au fond de lui, le jeune Aslan récent une boule d’inquiétude se former. Si les vampires attaquent réellement Bourdall, la ville et ses habitants seront t’ils capablement de se protéger jusqu’à leur arrivée ?
***
L’équipe de Kellan remonte l’avenue principale et atteins la place principale de la ville ou les forces du capitaine Renfield ont déjà entamer une attaque frontale avec les forces principales du secteur Sud de la ville, supporter par les rescapés du secteur Ouest.
Rendall assiste au conflit et aperçoit Belladone sur sa gauche. Leurs deux groupes ont été choisi afin de repousser les soldats qui tenterait de les empêcher d’avancer.
Le groupe de Belladone doit s’occuper d’affaiblir les troupes humaines principales qui occupe la place, afin de facilité la dispersion des autres groupe vampire dans les différents secteurs de la ville.
Allant au Sud, Rendall prend à droite et lance l’offensive, assisté de Panthena et Kellan.
Rendall : On y va ! Direction la porte Sud !
Derrière, Philémon attrape son épée et se remémore ses parents une dernière fois. Cette fois, hors de question d’être le premier à tomber. Il enduit sa lame de son sang et la renforce avant de l’abattre sur un fantassin ennemi. Renan, bien qu’aveugle d’un œil, le soutient à l’arrière du groupe de Rendall.
Le jeune homme aux cheveux blanc sort son morceau d’argent brisé et attache la corde au bout de ses doigts, et en renforçant sa force, l’envoie valser dans les zones non protéger des soldats, les affaiblissant pour Philémon.
Au centre de la place, Sariah vient sauter sur un garde et le décapite avant de sauter sur le sommet de la statue qui surplombe l’endroit. L’emplacement est noir de monde alors que chaque groupe tente de prendre l’ascendant.
Des cris d’encouragement retentissent vers la rue Nord et elle voit un groupe de chevalier tenter de retenir une menace conséquente, sa sœur.
La déesse guerrière de l’ordre de la Lune Noir, Belladone Saphira, mène la charge. Munit de ses deux robuste épée, elle repousse aisément les hordes de chevaliers qui tente de l’arrêter.
D’où elle est, Sariah peut voir sa crinière noir et rouge se faufiler parmi les troupes ennemies avec agilité et puissance, ce qui permet au groupe de Zacc et Victore de passer au Nord de la ville.
Un mouvement sur sa droite attire son attention et elle aperçoit Rendall et son groupe atteindre l’avenue menant à la porte Sud.
Elle voit son geste d’encouragement à son égard et le lui rend avant de se laisser tomber dans la foule. S’ils continuent comme ça, la victoire est à portée de main.
***
Dans l’avenue Sud de Bourdall, Philémon mène le groupe au côté de Kellan. Panthena les soutient une nouvelles fois avec son bouclier, faisant honneur à l’unité défensive au passage.
Derrière, Rendall les suit à distance, en profitant pour reprendre des forces. Il ouvre l’une de ses fioles de sang et hésite un instant en voyant la traînée de cadavres étaler sur le sol. Alors qu’il y pense, une odeur vient caresser ses narines et réveille quelque chose en lui.
Ses crocs le démangent et il se retrouve attirer vers les corps inertes encore chaud. Au dernier moment, il se retient et recule contre le mur de l’une des maisons d’un mouvement effrayer. Agir comme ça ne lui était jamais arriver jusqu’à présent, et il était hors de question qu’il s’abaisse à ça.
Il serre la fiole dans sa main et avale le contenu d’une traite. Au même moment, une série de cris résonnent dans la rue derrière lui.
En s’y rendant, il aperçoit une auberge en proie aux flammes. Des civils humains courent dans tous les sens, s’en se rendre compte de sa présence. Trop occupé à essayer de fuir les flammes qui gagnent du terrain.
Des cris désespérer retentissent derrière lui et il voit une femme coincée sur une poutre qui venait de s’affaisser. Il n’hésite pas et vient l’aider. Avec sa force décupler, il lève la poutre sans mal et la libère.
Femme : Pitiez..sortez nous de là....
Elle se relève et pointe la maison en flamme. Elle s’apprêtait à demander de l’aide, mais s’abstient en voyant les grands yeux rouges de son sauveur.
Rendall envoie valser la poutre comme si de rien était et la dévisage, inquiet.
Rendall : Vous allez bien...il ne faut pas rester ici, c’est dangereux pour vous..
Elle le regarde avec horreur et recule vers la ruelle d’où il vient. Il remarque son itinéraire et prend peur.
Rendall : Non ! N’allez pas par-là !
Il court à sa suite, craignant qu’elle tombe sur Kellan ou un autre membre de son groupe. Il pénètre dans la ruelle noircie par les cendres et tombent face à une famille de paysan, la femme en pleure dans leur bras.
Rendall croise le regard effrayé des deux hommes du groupes et recule, notant leur stature imposante de fermier.
Rendall : Non....n’allez pas par là, vous serez encore plus en danger...
Les deux hommes semblent ne pas l’écouter et se placent devant leur groupe, prêt à se sacrifier si nécessaire.
Fermier : Comme si on allait te croire....vous n’apportez que la haine et la désolation...maudit monstre..
L’un deux sort une fourche et à ce moment, Rendall n’y crois plus. C’était lui qui était en danger, peu importe ce qu’il tentait ou disait.
Malgré tout, il tente un pas vers eux, le pas de trop.
Les deux fermiers brandissent la fourche vers lui en l’embroche. Le groupe de survivant unit ses forces et réussit à l’empaler contre un poteau en bois. Rendall recrache le sang avalé plus tôt et les dévisage, incompris.
Rendall : Vous ne comprenez pas...je ne compte pas vous faire de mal...arh..
Il rouvre les yeux et revoit leur regard mêler entre l’effroi et le dégoût. Sur sa gauche, le feu se rapproche, les forçant à quitter les lieux.
Il sent la chaleur réchauffer son visage et essaye de tirer sur la fourche pour se libérer, mais elle est plantée trop profondément et chaque pression lui inflige une douleur de plus en plus inconfortable.
Alors qu’il se voit brûler ici même, avec ses rêves et ses espoirs, une main lui vient en aide.
Renan : Rendall !! Qu’est-ce que tu fais là !!
Il relève la tête et aperçoit la silhouette noir et blanche de son camarade qui vient l’aider à enlever la fourche.
Une fois libérer, ses jambes flanches face au contre coup et à cause de la chaleur étouffante, mais Renan le soutient, sentant les larmes de son camarade.
Une fois tiré d’affaires et hors des flammes, Renan aide Rendall à s’asseoir contre une vieille charrette en bois. Il jette un coup d’œil à son faucon dans les airs et revient sur Rendall une fois que ce dernier à sécher ses larmes.
Il se penche et le dévisage d’un ton neutre et calme.
Renan : Dit moi, pourquoi tu as essayé d’aider ce groupe d’humain ?
Le chef de l’unité Alpha essaye de faire le tri dans ses pensées puis essuie son visage d’un revers de la main.
Rendall : Je ne sais pas....je pense...je pense que je voulais prouver quelque chose....prouver que Kellan avait tort sur les humains....
Tandis qu’il essaye de se refaire à cette idée, un visage familier et souriant lui revient en mémoire.
Rendall : ....ils ne sont pas tous cruel...
Renan se relève et observe une dernière fois les environs, ses cheveux blanc tombant au-dessus de ses yeux. Il avait suivi Rendall pour garder un œil sur lui, mais il ne pensait pas qu’il aurait essayé une chose aussi insensée, surtout en pleine panique générale.
En face de lui, tout ce qu’il voyait à présent, c’était un jeune homme brisé émotionnellement, contrastant avec le garçon plein d’énergie aperçut plus tôt à la capitale.
Il fouille dans la poche de son uniforme et en sort le morceau d’argent brisé. Le fait de le tenir en main lui procure une forte brûlure, mais ce n’est rien en comparaison des souvenirs qu’il contient.
Renan : Tu sais...je ne pense que pas que tu ais totalement tort..
A ses mots, Rendall relève brièvement la tête, surpris d’apprendre que ce vampire, qu’il connaît seulement depuis le début de l’opération, puisse partager un semblant de ses idées.
Voyant qu’il à piquer son intérêt, Renan laisse tomber le fragment d’argent, le tenant par le bout de la corde par lequel il est attaché.
Renan : Autrefois, moi et ma grande sœur étions esclave dans la ville de Cardia.
Son œil rouge sombre se concentre sur le fragment luisant alors qu’il essaye de se rappeler de son passé.
Renan : Nous faisions partie d’un vaste groupe de vampire enfermer aux Nord de la ville. Les esclaves de cette zone de la ville ne sont pas destinés à être vendu, on était utilisé pour différentes taches de routines et de nettoyage....les discriminations et les humiliations public étant notre quotidien.
Voyant que Rendall le regarde pleinement cette fois, il s’abaisse à son niveau, continuant son récit.
Renan : J’étais perdu à l’époque, mais heureusement ma grande sœur était là pour veiller sur moi, et les autres esclaves sur nous. On aurait dû périr...mais un garde c’est dressé pour nous ouvrir la voie
Il ferme les yeux un instant et se souvient clairement de ce qu’il s’est passé ce jour-là, sa main passant inconsciemment sur son cache œil.
Renan : Ce jour-là, j’aurai dû mourir...mais c’est grâce à ma sœur et aux membres de notre groupe que j’ai pu m’échapper et passé les portes de la ville, qui m’ont mené ou j’en suis actuellement
Il prend le fragment et le montre à Rendall, le dévisageant d’un air neutre, sans aucune tristesse apparente.
Renan : Ceci est le fragment de la montre du garde qui nous à aider à fuir. Chaque fois que je l’utilise pour me battre, je le fais pour faire honneur à ceux qui sont mort pour que je vive
Il se redresse et tend la main à son camarade.
Renan : Un humain c’est battu pour moi, alors je ne sais pas ce que tu as vécu pour rêver d’un tel avenir, mais sache que je te comprends totalement
Rendall croise son regard et tend la main alors que Renan l’aide à se remettre debout. Il attrape son épée et après une brève inspection, la remet dans son fourreau sans un mot, mise à part une question.
Rendall : Elle s’appelait comment ?
Renan le rejoint et range le fragment de montre avec un dernier regard, se souvenant du dernier sourire de sa sœur.
Renan : Claudia
Derrière eux, le feu continue son avancée, répandant une trainée de cendres dans l’air. Profitant de l’air frais une dernière fois, Rendall repense aux valeurs qu’il défend avant d’emboîter le pas, résolut à avancer malgré tout.
Rendall : Merci de m’avoir secouru Renan. Retrouvons les autres, et terminons cette bataille insensée.