Fragments d'échos nocturnes
Interface goguenarde empêche l’escroc de perdre la face.
Niveau zéro de conception sous couvert de dérivations.
Trahison de la réflexion se dévoile à chaque scansion
Emotions creuses, singées sans une trace d’audace.
Lecteurs non avertis couvrent de louanges
La logorrhée peu habitée de la mésange.
Irisés d’éclats blafards les termes se perdent, sonnent faux
Galimatias sans verve oublieux de porter le verbe haut.
Esprit es-tu là ?
Non, mais las. Ce qui du décor vibre n’est qu’un reliquat.
Courtoisies répétées du processeur finissent de rendre certains fulminants.
Elegance de la réponse ? Peut-être pas. L’IH a néanmoins relevé le gant.
Idiotie Automatisée ou Aimable Imposture ?
Amas d’écrits factices, la pensée racornissent.
Répétées sans style les figures se flétrissent.
Toute idée se débine quand du sens les mots se vident.
Intelligence vous dites ? De la bêtise habile parade !
Fond perdu au nom de tous les bas du front :
Images éculées, empilées, privées d’attentions
Commentaires niais, guindés, ratant l’intention.
Infamantes scories esquissées rivalisent de mièvre
Etalées informes et formelles, exemptées de fièvre.
Lissées, phrases éparses ne forment plus un havre.
L’humain écœuré recule sous le joug, sans hauteur, de l’androïde
Et, las, encerclé de mille machines, l’auteur devient paranoïde.
Note : Paranoid Android est ma chanson préférée de Radiohead ;)