Il est bientôt minuit lorsque le film se termine et je m’étire paresseusement alors qu’il me demande un compte-rendu de ce que j’en ai pensé. Je lui fais donc et il est tout heureux d’apprendre que j’ai autant aimé que le premier.
Nous allons ensuite nous mettre au lit, dans lequel nous jouons quelques parties où il essaie de me faire progresser en me donnant des conseils, et nous décidons d’éteindre les lumières vers une heure du matin.
Il me cale dans ses bras pour dormir, mais je cherche ses lèvres pour profiter encore un peu de moments plus câlins à deux. J’essaie de marquer encore une fois nos baisers dans mon esprit, d’inspirer sa peau et de d’enregistrer les recoins de ses muscles sous mes doigts mais il n’y a rien à faire, je ne veux pas marquer tout ça comme un souvenir, je veux que ce soit mon quotidien et je suis malheureuse comme les pierres de rentrer à la maison.
Je chatouille ses lèvres du bout de ma langue pour prendre la température, qui me semble très bonne puisque notre baiser devient langoureux la seconde suivante et je caresse donc son torse avec plus d’assurance. Un de ses bras se détache de mon dos pour aller caresser mes fesses et cette fois, je vibre d’impatience à l’idée que je risque d’obtenir ce que je veux.
La température grimpe, mes nerfs s’enflamment et dès que je passe ma main sur son short, il glisse la sienne sur mon intimité nue pour me caresser avec douceur. Cette dernière se réveille complétement et ronronne déjà sous ses caresses expertes alors que je glisse ma main dans son short pour lui rendre la pareille et qu’il cale ses lèvres au coin de ma mâchoire pour m’y embrasser. J’aime que tout ça arrive très naturellement alors que nous étions partis pour dormir, que nous ayons encore envie l’un de l’autre alors que nous n’arrêtons pas depuis deux jours. C’est plus que délicieux mais je trouve ça romantique en même temps, je trouve ça beau d’imaginer que nous aimons nous retrouver nus pour nous câliner plus fort…
Il retire d’ailleurs mon tee-shirt avant de se glisser au-dessus de moi et je savoure avec force les baisers qu’il sème sur mon corps. C’est la première fois que nous couchons ensemble dans une ambiance aussi sombre puisque les volets de la chambre sont à moitié fermés et que les pistes éclairent très légèrement la pièce. J’adore le voir correctement mais je prends le positif de l’expérience en savourant comme son toucher est intense alors que je ne vois pas grand-chose et je ferme même les yeux pour me plonger entièrement dedans. Je suis concentrée à deux cents pour cent sur mon ressenti, sur ses lèvres qui glissent sensuellement sur mes tétons, et ma peau qui se dresse sous ma chair de poule générale.
Je gémis doucement, complétement transportée dans un monde de sens érotique et il allie à ses lèvres le bout de ses doigts qu’il glisse le long de ma peau sensible. C’est une vraie expérience, je me tortille sous ses coquineries et mon corps est plus alerte que jamais alors que j’essaie sans cesse de deviner où il posera ses lèvres la prochaine fois.
Il embrasse mon ventre en pinçant tout doucement la pointe de mes seins et je couine de bonheur. Il descend ses lèvres doucement vers le sud, les laissant trainer sur ma peau survoltée jusqu’à mon aine. Lorsqu’il les repose à l’extrême bas de mon ventre, pratiquement sur mon pubis, je me crispe complétement d’une seconde à l’autre.
Attentif aux signes de mon corps, il redresse la tête et je me relève sur les coudes pour observer sa tête interrogatrice dans la pénombre :
- Tu n’en as pas envie… ? demande-t-il avec douceur.
Mes joues s’enflamment alors qu’il confirme plus ou moins ce qu’il allait me faire et une énorme vague de timidité me déferle dessus.
- Je… je …, bafouille-je en resserrant les cuisses.
Il se redresse immédiatement pour me permettre de refermer mes jambes entièrement, avant de poser un petit baiser sur un de mes genoux.
- Je…, continue-je.
- Tu n’as pas à te justifier mon cœur…, chuchote-t-il avec un petit rire doux.
Il est déjà en train de bouger, sans doute pour revenir près de moi, mais il déclenche l’alerte général dans ma tête alors qu’il est en train de partir du principe que je ne veux pas. Il faut que j’opte pour l’honnêteté, et vite si je ne veux pas rater l’occasion :
- Ce n’est pas que je n’en ai pas envie, avoue-je rapidement.
Il interrompt ses mouvements en me jetant un coup d’œil.
- Je ne connais pas et ça me fait peur, admets-je timidement.
- Peur … ?? demande-t-il en ouvrant des yeux ronds.
- Je n’ai pas peur de ça… j’ai peur de … je ne sais pas… que ça ne te plaise pas de me le faire…, murmure-je d’une voix aiguë.
- Ça me plaira, affirme-t-il avec aplomb.
- Tu n’en sais rien, tu ne m’as jamais…
- Ça me plaira Hestia, je n’ai pas de doutes, je… tu me… je sais que ça me plaira… j’en meurs d’envie depuis notre bain hier soir, avoue-t-il alors.
- Tu en meurs d’envie … ? souffle-je sans y croire en relâchant un peu mes cuisses.
- Mh …, confirme-t-il en fermant les yeux alors qu’il embrasse l’intérieur de ma cuisse avec sensualité en direction de mon intimité.
Il descend mais pas trop, assez pour me faire vibrer d’excitation mais pas assez pour me brusquer.
- Si ça ne te plait pas, tu arrêteras… ? couine-je.
Il rit et je sens ses dents contre ma cuisse, ce qui affole un peu plus mon corps de désir.
- Oui, confirme-t-il.
Je déglutis un peu alors que mon intimité grimpe dans des sommets d’excitation et d’impatience. Voilà pour le coup quelque chose dont mes amies m’ont parlé et qui les met toutes d’accord.
- Tu en as envie au moins ? Tu ne fais pas ça pour me faire plaisir rassure-moi ? s’inquiète-t-il.
- Non, j’en ai très envie mais je suis inquiète, réponds-je timidement.
- Si tu en as très envie alors arrête de te poser des questions mon cœur… Et si tu n’aimes pas ou que tu n’es pas à l’aise, alors arrête-moi simplement…
- Mais comment ? Je ne sais pas si j’oserai parler ! couine-je.
- Fronce le nez, plaisante-t-il.
- Tu ne me verras pas !
- Alors remue les jambes, j’arrêterai.
- D’accord… et si toi tu n’aimes pas ? Et si tu as peur de me dire que tu n’aimes pas ? Et si tu ne voulais pas me vexer ?
Il ne répond pas et descend simplement ses baisers sur ma cuisse. Plus il s’en rapproche, moins mes jambes m’obéissent et elles s’ouvrent toutes seules alors que mon esprit panique pourtant.
- Hunter ! m’étrangle-je.
- Tu ne veux plus ? demande-t-il.
- Si, mais j’ai peur que tu…, commence-je.
Il pose alors ses lèvres sur moi et ça éteint radicalement mes pensées intrusives. Il m’y embrasse une fois, deux fois, et lorsqu’il y va pour de bon, l’intégralité de mon corps se crispe dans le meilleur sens possible alors que mes cuisses se referment sur sa tête involontairement.
- Aïe, s’amuse-t-il.
- Pardon, murmure-je dans un souffle.
- Je peux continuer ou j’arrête ? demande-t-il.
Je ne réponds pas, complétement incapable d’oser lui demander de continuer et je préfère relâcher mes jambes en rougissant un peu plus, histoire de le laisser prendre sa décision.
Il ne se fait pas prier et il y retourne, reprenant ses stimulations délicieuses. Je suis moins surprise et j’arrive donc à contrôler mes jambes cette fois, préférant me cambrer pour absorber le bien qu’il me fait.
C’est un plaisir si doux, si sensuel, si coquin… Je gémis comme une dingue, je passe par toutes les émotions positives possibles et je me tortille sur le matelas comme une petite chenille alors qu’il me fait grimper si vite dans le plaisir que c’en est presque insoutenable de bonheur.
Il m’emmène plusieurs fois au bord de l’orgasme, me le refusant à chaque fois pour continuer sa douce torture et je gémis de plus en plus fort :
- Hunter ! Mais qu’est-ce que tu fais ?! halète-je.
- C’est trop excitant de te voir comme ça, je n’arrive pas à arrêter, répond-il d’une voix grave.
Ses propos me tuent de désir et je le laisse continuer parce que c’est honnêtement tellement bon que je suis contente qu’il fasse durer la chose. Cependant, il finit par mêler sa main au tableau, et dès qu’il se glisse en moi doucement, il crée immédiatement un besoin de lui insoutenable. Il ne me donne plus simplement envie de terminer, il me donne une envie irrépressible de coucher avec lui alors j’attrape sa tête fermement pour le tirer au-dessus de moi.
Il ne discute pas et quelques secondes plus tard, il se glisse en moi. C’est encore meilleur que les autres fois, mon intimité est tellement tendue que je suis à deux doigts d’exploser et il me ravit en adoptant immédiatement un rythme brute en moi. Je crie doucement contre ses lèvres, j’enfonce mes ongles dans sa peau et il se déhanche comme le dieu qu’il est pour me satisfaire.
C’est assurément notre coucherie la plus intense, j’ai l’impression d’être possédée, je ne me reconnais pas dans ce rôle de succube et pourtant… Je le bascule sur le côté avec toute ma petite force et il se laisse faire docilement, il comprend même ma démarche parce qu’il attrape mes hanches au passage pour me redresser au-dessus de lui dans la foulée. Je me rassois donc sur lui pour me déhancher en prenant appui sur son ventre et il jure entre ses dents.
- Bordel, tu es tellement belle comme ça.
Je prends tellement de plaisir que je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je suis si crispée que je manque d’air mais je sens que chacun de mes mouvements me rapproche de la délivrance. Pourtant, je suis inquiète, j’ai peur qu’il n’en soit pas là :
- Hunter, je ne sais pas si tu… je suis désolée mais je vais…, geins-je.
- Putain mais regarde-toi ! Moi aussi Hestia !
Il attrape mon sein et dès que ses doigts se referment sur mon téton, le courant électrique que ça provoque me fait basculer. Je rejette la tête en arrière en criant alors que je me fais percuter par un orgasme plus court mais plus intense que d’habitude. Il me fait trembler, crier, presque supplier alors que je m’accroche à son ventre pour rester droite.
Lorsque je termine, je suis tellement vidée que je vacille en arrière et il a juste le temps de redresser les jambes pour me retenir. Le bonheur diffuse seulement dans mes veines, je le sens se répandre et m’envelopper dans du coton alors que je reprends mon souffle.
Au bout de quelques minutes, il me met une petite impulsion dans le dos avec ses jambes pour me basculer en avant et il me réceptionne agilement alors que je m’écrase sur son flanc, encore complétement tremblante.
Je le sens qui passe la couette sur nous, puis son pouce qui caresse ma joue et j’ouvre les yeux pour le trouver en train de me regarder.
- Ça va ? demande-je.
- Oui… je ne sais simplement pas comment je vais pouvoir me passer de ça à partir de demain, murmure-t-il.
- On trouvera bien des moyens…, réponds-je en riant faiblement.
Je referme les yeux alors qu’il rit et mon esprit s’affole lorsque me revient en mémoire la première partie de nos coucheries. J’ouvre les yeux en grands, complétement paniquée d’une seconde à l’autre mais il capte immédiatement ce qui ne va pas, comme s’il attendait patiemment de voir si j’allais m’inquiéter.
- J’ai adoré te faire ça, me rassure-t-il tout de suite d’une voix chaude.
- Vraiment ? couine-je.
- Vraiment… je recommence quand tu veux.
Je me relâche à nouveau complétement et nos yeux papillonnent alors que nous nous regardons avec complicité un petit moment. La fatigue nous rattrape visiblement très vite dans cet état de plénitude et je finis par fermer les yeux.
Il rompt le silence quelques minutes plus tard :
- Il est terriblement excitant de te voir sur moi uniquement vêtue d’un bracelet qui porte mon nom…, marmonne-t-il.
- Quoi ? m’amuse-je en ouvrant un œil fatigué.
Il a les yeux fermés alors je referme le mien dans la seconde.
- Je ne sais pas, reprend-il d’une voix lente. C’est trop sexy de te voir porter mon nom… je dors à moitié, laisse tomber.
- Sur mon bracelet ? répète-je bêtement.
- Oui… j’adore…
Je ris faiblement :
- Ça tombe bien, je ne compte pas l’enlever.
- Ne l’enlève jamais, porte mon nom pour toujours, gémit-il.
- Porte le mien pour toujours alors…
- Je t’ai dans la peau de toute façon, ce bracelet n’y changerait rien, je pourrais tout aussi bien tatouer ton prénom sur mon front…
- Ça ne t’irait pas très bien, murmure-je en m’endormant à moitié moi aussi.
- Tu penses… ?
- Ça ferait bizarre… moins sérieux…
Une partie de moi sait que cette conversation n’a ni queue ni tête mais je n’arrive pas à comprendre en quoi, je suis déjà à cheval entre le rêve et la réalité.
- Je ne sais pas… je pense que je pourrais…, dit-il.
- Tu penses que je devrais me faire tatouer… ? demande-je.
- Non… qu’est-ce que tu ferais ?
- Je n’en sais rien, j’aimerais bien un flocon je crois… sur la joue…
- Mh ? Pourquoi pas finalement…, marmonne-t-il.