Les sentiments au fond de tes beaux yeux

Chapitre 91 : Testostérone **

Par bzllrose

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Chapitre 91 : Testostérone **


Il me plaque contre le mur du petit bureau brutalement, alors que ses baisers deviennent agressifs comme rarement et toute sa douceur habituelle se trouve visiblement très loin enterrée au fond de lui. Mon excitation s’enflamme, je ressens l’appui de son corps contre le mien, je devine la sienne dans son short alors qu’il se presse sur moi et que ses baisers grimpent toujours plus haut dans la luxure.

Des voix retentissent dans le grand gymnase, toutes proches de nous, annonçant l’arrivée prochaine des hommes qui ont assisté au cours avec lui. Je m’attends à ce qu’il interrompe notre baiser, mais il me surprend de la plus jolie façon en abattant sa main sur la poignée de porte du petit bureau pour l’ouvrir, avant de nous y engouffrer une seconde avant que ses camarades ne nous rejoignent.

La petite pièce dans laquelle nous sommes est visiblement le bureau des entraineurs, puisqu’elle contient un bureau ensevelit sous la paperasse, des trophées à perte de vue, et des casiers le longs des murs. Je n’ai pas l’occasion d’en voir plus, parce qu’il referme à clé derrière nous avant de replonger sur mes lèvres avec passion.

En quelques enjambées, il m’assoit sur le bureau, son désir au maximum puisqu’il tire déjà rapidement sur ma fermeture pour retirer ma veste. Quant à moi, je suis complétement plongée dans mon fantasme, enfin. Je passe mes mains dans ses cheveux humides, je les glisse sur sa peau luisante, je me régale de son goût légèrement salé alors que j’embrasse ses joues et son cou avec ardeur, presque langoureusement, à deux doigts de le dévorer tout cru. Mon esprit est envahi par les images du cours, par sa technique, ses victoires, ses muscles dessinés par son tee-shirt moulant…

Mon souffle est déjà complétement bruyant, mes ongles se referment sur sa nuque et mes nerfs vibrent lorsqu’il dégage enfin ma veste de mes épaules. Il attrape dans la foulée ma brassière, qu’il retire avec urgence avant de fondre sur ma poitrine, qu’il embrasse avidement alors que ses mains brutes parcourent mon corps en m’empoignant si fort que c’en est presque douloureux.

Ça participe amplement à me rendre folle d’excitation, je n’ouvre les yeux que pour croiser son regard complétement sauvage en tirant sur son haut pour le mettre torse nu. Dès que je révèle son torse hallucinant, je n’ai pas le temps d’en profiter puisqu’il m’allonge brusquement sur le bureau avant de se jeter sur ma poitrine en attrapant mon legging.

Mon intimité est déjà complétement survoltée, elle chauffe de toute façon à feux doux depuis une petite heure et elle s’agite férocement maintenant qu’elle a compris qu’elle va obtenir ce qu’elle veut. Je n’en reviens pas qu’il soit en train de me déshabiller, mais il le fait pourtant, il dégage entièrement mon legging et ma culotte dans un geste pressé pour me mettre complétement nue face à lui.

Sans autre forme de procès, il écarte mes cuisses et s’agenouille pour les empoigner alors qu’il pose des baisers brutes sur l’intérieur, se rapprochant à toute vitesse de mon intimité. Mon souffle résonne dans la petite pièce et j’expire comme une dingue lorsqu’il embrasse mon entrejambe d’une seconde à l’autre avec voracité. Il n’y a décidemment rien de doux ce soir, ses stimulations sont crues, animales même, et j’ai le foutu sentiment qu’il me mange alors que j’abats une main sur mes lèvres pour me retenir de crier sous la surprise et le plaisir.

Le tout résulte par un gémissement et des expirations erratiques, alors que ses camarades continuent de sortir et de passer à côté de la petite pièce dans laquelle nous sommes. Hunter ne s’en préoccupe pas, il est tellement chaud ce soir que j’ai l’impression qu’il ne s’en rend même pas compte et je serre plus fermement ma main sur mes lèvres lorsqu’il glisse deux doigts en moi en continuant de me dévorer avec fièvre.

Les frissons se déploient sur ma peau, mes jambes se contractent toute seule, remontant un peu de chaque côté de sa tête alors que mon dos se cambre et je ferme les yeux, complétement aliénée.

Ma main libre s’abat bruyamment sur le bureau, à la recherche d’une accroche que je ne trouve pas, mes doigts se resserrent sur des papiers, je me tends un peu plus fort lorsqu’il accentue ses va-et-vient.

-         Putain mais quel délice, jure-t-il.

Nouveau pic d’excitation, qui me crispe si fort que j’en ai presque un spasme alors que je retiens une fois de plus un petit cri peu discret. Ses doigts s’enfoncent plus fort dans mes cuisses, et il retire ceux en mon sein pour finalement se redresser.

 Je peux enfin relâcher ma main sur mes lèvres mais je n’ai pas le temps d’ouvrir les yeux qu’il attrape mes hanches pour me remettre sur mes pieds comme une petite poupée de chiffon. Tout est flou, brusque et passionné. Il me retourne dos à lui pour se coller contre moi alors que ses mains se promènent sur mon corps.

-         Putain j’ai envie de toi Hestia, j’ai envie de te faire l’amour, ici, tout de suite, chuchote-t-il de sa voix la plus coquine.

Il est complétement fou bon sang, et j’adore ça.

Je ne réponds même pas, je me penche simplement en avant sur le bureau, trop excitée pour envisager qu’il me laisse frustrée après les préliminaires brûlants qu’il vient de me faire. Ça fait une semaine que nous n’avons rien fait, une heure que je le dévore du regard, cinq minutes qu’il me fait du bien à m’en faire perdre la tête... J’en veux plus moi aussi, tout de suite. J’écarte les jambes comme la plus libidineuse des créatures en me cambrant pour lui donner accès et la seconde suivante, il me pénètre enfin.

J’agrippe le bureau à deux mains, mon dos se couvre de chair de poule alors que je le sens en moi et que la douce sensation me comble jusqu’au plus profond de mon corps.

Ses coups de bassins sont immédiatement rapides, brutes et je l’entends râler de plaisir, d’une voix plus aiguë que d’habitude alors qu’il se soulage enfin en moi de la tension fulgurante qui vient visiblement de l’étrangler. Il a une main posée sur mon épaule, l’autre sur mes hanches, pour me maintenir en place tandis qu’il bute en moi durement. On dirait qu’il se fout de tout, qu’on l’entende me faire l’amour, qu’on m’entende gémir, qu’on l’entende râler… il est complétement absorbé dans notre relation intime, sur son plaisir évident puisqu’il resserre encore ses mains sur ma peau.

Le contexte me scie en deux, je ne peux pas croire à ce qu’il se passe, je découvre que je suis très excitée à l’idée qu’on se fasse prendre tout en sachant que je serais morte de honte si c’était le cas. Je suis complétement scindée entre réalité et fantasme, j’ai l’impression d’être plongée dans l’un d’eux.

Chacun de ses déhanchés me propulse plus près, le plaisir devient insoutenable, j’en pleurerais presque et je me contracte comme une dingue, à m’en redresser légèrement du bureau alors que tout s’intensifie et que je sens que j’approche. Et enfin, la délicieuse brûlure se déclenche, le plaisir explose au moment où Hunter me redresse contre son torse en continuant de me faire du bien. Il tourne de force ma tête sur le côté, pour poser ses lèvres à la commissure des miennes en respirant comme un dingue, pour laisser nos souffles se mêler avec température. C’est comme ça que je viens, debout, cambrée, les mains à plat sur le bureau, en gémissant bruyamment contre ses lèvres, en me régalant de ses râles qui partent plus haut dans les aigus alors que nous nous chuchotons nos plaisirs les plus intimes l’un à l’autre comme une confidence.

*

Nous reprenons nos souffles l’un contre l’autre, et il rit tout doucement, un peu nerveusement.

-         Quel animal, le taquine-je en gloussant à mon tour.

-         Ça doit être la testostérone, rit-il. J’en suis complétement inondé après une séance pareille, je… Wouah

-         Juste la testostérone ? boude-je avec malice.

-         Le mélange avec la déesse que tu es a été explosif, précise-t-il avec humour.

-         J’en suis ravie, ronronne-je en étirant mes muscles encore crispés.

-         Et moi donc…, chuchote-t-il avant de croquer ma joue tout doucement.

Il retrouve sa douceur maintenant que sa tension a été évacuée et je glousse un peu plus en l’embrassant sagement avec tendresse. Il attrape ensuite ma brassière, qu’il me remet doucement, non sans un dernier baiser sur ma poitrine avant de la couvrir.

-         Merci, murmure-je en l’embrassant encore chastement.

-         Mais de rien mon amour, répond-il à voix basse en souriant.

Je glousse encore, ahurie par sa différence de comportement, et nous finissons de nous rhabiller en échangeant des petits regards rieurs avant de remettre en ordre le bureau. Je m’assois ensuite dessus, sur un petit coin libre, et il me prend dans ses bras pour me câliner en embrassant mon front en attendant que nous soyons sûrs que le gymnase se vide. Ses camarades auront peut-être entendu quelque chose, mais sans nous surprendre à la sortie, ils ne pourront jamais nous accuser officiellement et il est de toute façon très agréable de câliner Hunter en patientant.

Surtout que notre câlin est plein de complicité après la bêtise que nous venons de faire, nous rions régulièrement, nous nous embrassons avec amour et nous nous caressons l’un l’autre avec tendresse.

Lorsque nous sortons de la pièce, le gymnase est désert et nous nous dirigeons au parking main dans la main en discutant de la séance de karaté d’Hunter, comme si rien ne s’était passé, laissant ce petit secret entre les quatre murs du bureau.




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