Il se penche en avant pour m’attraper sous les fesses, pour me porter contre lui en continuant de m’embrasser, et il m’emmène là où j’ai très exactement envie d’aller moi aussi, sa chambre.
Il me dépose dans son lit avec douceur avant de glisser à demi au-dessus de moi, simplement pour m’embrasser plus intensément, pour caresser mon corps en sachant que je ne partirai plus.
Il me déshabille, doux et amoureux, tendre et câlin… Il glisse les vêtements sur ma peau comme s’il voulait me caresser en le faisant et je déboutonne sa chemise bouton après bouton, pour profiter du moment, parce que nous avons toute la nuit pour nous aimer plus fort que jamais.
Il me met nue pour embrasser mon corps sous toutes les coutures, en prenant son temps les yeux fermés, en intégrant sans doute ce qu’il vient de se passer ce soir, alors que je glisse mon regard sur son torse nu qui n’appartient qu’à moi. Je passe mes mains sur ses épaules, ses trapèzes, sa gorge… je le caresse avec douceur, complétement sonnée par cette soirée, par ces derniers mois, par ma rencontre avec lui qui aura changé ma vie pour toujours.
Il se glisse entre mes cuisses, il les embrasse lentement, il descend doucement vers mon intimité et une petite pensée intrusive se glisse dans ma tête. Ce doute, cette incompréhension qu’il soit à deux doigts de me donner du plaisir désintéressé alors qu’il est richissime. Dès que la pensée apparait, je la repousse en prenant la décision de ne plus jamais laisser ce genre de chose me travailler. Il s’est ouvert à moi, il m’a promis de ne plus jamais me mentir et je suis choisi de le croire sur parole, de le croire lorsqu’il dit m’aimer de tout son cœur pour toujours.
Et dès ce moment, mon trouble disparait, il n’est plus ce drôle d’homme puissant que je visualisais, il redevient mon Hunter. Tout comme il l’est redevenu lorsque j’ai cru qu’il était un baron de la drogue, que j’ai réussi à fermer plus ou moins les yeux là-dessus pour retrouver mon Hunter, pour lui assurer que je l’aiderais et que nous nous en sortirions. Il n’a jamais été un autre, il a toujours été lui malgré des mensonges qu’il m’a avoué et il n’y a pas de raison que ça change, surtout pas maintenant que les mensonges ont disparu.
Il embrasse mon entrejambe, le plaisir me coupe déjà le souffle et je ferme les yeux en agrippant ses draps, éliminant définitivement ces histoires de travail dont je me fiche éperdument. Je me laisse consumer par le plaisir, par ses lèvres et sa langue, je me laisse grimper à toute vitesse, je m’autorise à ressentir avec puissance chaque stimulation qu’il me fait, chaque muscle de mon corps qui se crispe, la chaleur incandescente qu’il crée entre mes jambes.
Dès que mon orgasme arrive, il le remarque forcément et il n’arrête pas son baiser langoureux sur mon intimité pour autant, ce qui signe une nuit drôlement agréable en perspective pour moi. Je me laisse donc partir dans les nuages, je me laisse basculer dans l’orgasme en criant doucement alors que mes genoux tremblent dans tous les sens.
Dès que je m’en remets, je suis très étonnée de voir qu’il continue ce qu’il me fait, pas le moins du monde décidé à passer à la suite. Je m’inquiète une seconde, la petite seconde où j’ai peur qu’il m’en offre un deuxième comme ça et que ce soit terminé, mais je suis plus que décidée à arrêter d’avoir peur, à le laisser gérer comme il le fait toujours et je lâche prise en le laissant continuer sans interrompre le moment.
Il m’offre un délice, il continue de m’embrasser tout en glissant des doigts en mon sein et je vibre de plus en plus fort, plus que conquise par ce qu’il me fait. Ses doubles-stimulations sont encore meilleures, elles couvrent tous mes nerfs sensibles et me donnent un plaisir monstrueux. Et c’est encore plus dingue de me laisser lâcher prise comme je le fais, de ne pas sans cesse retenir mes orgasmes à cause de ma sensibilité exacerbée par crainte de ne pas pouvoir coucher avec lui derrière. Je lui ai déjà fait confiance pour voir si je pouvais en avoir deux, alors pourquoi ne pas lui faire confiance pour plus ?
Je me laisse donc emmener rapidement vers un deuxième en me tortillant comme une chenille au creux de son lit jusqu’à ce que la seconde vague m’emporte, plus puissante que la première, comme nous l’avions déjà constaté.
Dès que je termine, la faim insatiable au creux de mon corps est réveillée, j’ai déjà joui deux fois et bon sang, je suis plus que prête à continuer. Il remonte sa tête le long de mon corps doucement, il sème des baisers sur ma peau, il l’aspire, il la lèche, il se laisse juste vivre et guider par ce qu’il a envie de faire et je frémis de bonheur lorsqu’il s’occupe de mes seins. Il prend le temps de m’exciter plus que de raison, de rendre fou mon diable intérieur qui n’attend que la suite désormais, et lorsqu’il se réempare de mes lèvres, j’attrape sa nuque dans mes bras et son bassin entre mes jambes pour le tirer contre le mien. Ma peau plus que sensible après deux orgasmes se heurte à son pantalon rugueux, et je prends, je prends chaque parcelle de plaisir qu’il m’offre ce soir.
Nos baisers deviennent brûlants, il agite doucement ses hanches, il se fait du bien tranquillement malgré son pantalon et je le laisse faire, je ne fais pas ma petite chose caractérielle bien que je meurs d’envie qu’il passe la seconde. Je préfère pour ça utiliser d’autre techniques, comme me glisser au creux de son cou pour l’embrasser, pour l’aspirer entre mes lèvres avec passion jusqu’à ce que je sente la chair de poule sur sa nuque. C’est le moment qu’il choisit pour descendre une main à son pantalon, qu’il ouvre rapidement, juste de quoi libérer son entrejambe.
Une minute plus tard, il est en moi et je gémis sans la moindre honte, aussi excitée par les orgasmes que je viens d’avoir que par le fait qu’il me fasse l’amour sans même retirer son pantalon. Là encore, il ne fait pas comme d’habitude, il adopte un rythme régulier mais lent, il ondule des hanches doucement en m’embrassant.
Je suis en train de me demander si c’est parce qu’il a peur de venir trop vite face à ce qu’il aimerait lorsque je sens mon intimité qui crépite et que je comprends sa démarche. Mon plaisir s’intensifie, mon excitation explose à l’idée qu’il y aille doucement parce qu’il est bien décidé à m’en donner plusieurs comme ça et le mécanisme s’enclenche peu de temps après. Je tombe dans mon troisième orgasme, qui même s’il n’est pas plus intense reste aussi délicieux que le deuxième et je me cambre encore comme une dingue, le corps tremblant de tous les côtés à cause de la fatigue de mon corps de se tendre comme ça.
Il me laisse encore un petit temps pour atterrir, une petite minute maximum, de laquelle il profite pour se mettre complétement nu avant de revenir sur moi. Mais il me comble depuis un moment maintenant et je trouve qu’il est largement temps qu’il profite un peu de son côté sans avoir à faire quoi que ce soit. Je le bascule donc sur le dos et c’est mon tour de lui faire l’amour comme j’aime le faire.
Je me déhanche avec sensualité, je savoure ses yeux noirs sur mon corps, sa bouche entrouverte, la vision de mes mains sur son torse pour prendre appui… J’aime comme il me regarde, le temps qu’il passe sur mon visage, sur mes seins, sur mes hanches où sont posées ses mains…
Mon rythme doux nous permet de coucher ensemble un long moment comparé à d’habitude, je me régale de le voir grimper vers son orgasme peu à peu, de voir ses abdos qui se contractent de plus en plus souvent, de son souffle qui accélère crescendo, de ses mains qui se referment sur mes hanches de plus en plus fermement. Ça me stimule exponentiellement, plus il approche et plus j’approche d’un quatrième, comme si mon plaisir pour ce quatrième round était lié au sien.
La montée est si douce, si longue pour Hunter qui n’a pas encore pu jouir depuis le début de nos bêtises… et dès qu’il sent qu’il vient, il en ferme les yeux.
- Oh bordel…, murmure-t-il comme s’il ne croyait pas à ce qu’il ressent.
Ses sourcils se crispent, son corps se tend plus fort, ses mains serrent mes hanches avec brutalité et il pousse un long râle presque aigu en s’agitant doucement. Il ne m’en fallait pas plus, le voir prendre son pied avec autant de force m’envoie directement au septième ciel et mes gémissements couvrent malheureusement les siens.
Dès que je m’écroule sur lui, complétement à bout, il respire encore à grandes goulées, avec un visage encore scotché par ce qu’il a ressenti. Ses bras se referment dans mon dos et il me bascule sur le côté pour me câliner.
- C’était… ? demande-je timidement.
- Bon sang, c’était le meilleur orgasme de ma vie mon cœur…, chuchote-t-il en ouvrant des yeux complétement déphasés.
- Vraiment ?
- Oh bordel oui… c’était… ça m’a pris dans tout le corps, c’était long, c’était bon, c’était…, souffle-t-il d’un air ahuri.
Je glousse comme une bécasse automatiquement avant d’embrasser le bout de son nez et il serre mon dos plus fort pour m’attirer sur ses lèvres, qu’il embrasse avec application.
- Quatre…, chuchote-je avec malice.
- Le mien en valait quatre, répond-il tout de suite.
Je glousse un peu plus et il rit avec moi tandis que nous partageons un regard d’une complicité folle.
- Je t’aime Hestia, de tout mon cœur, pour le meilleur comme pour le pire… pour toujours, murmure-t-il finalement.
- Et moi je ne suis avec toi que pour ton argent, réplique-je d’un air mutin.
Nous éclatons de rire et il remonte un de ses bras jusque sur ma nuque pour me câliner plus fort.
- Je m’en fous, si c’est pour être avec toi alors je prends…, glisse-t-il à mon oreille.
- Je t’aime…, ronronne-je en souriant de toutes mes dents contre sa gorge.
- C’est doux à entendre, n’hésite pas à me le dire souvent, même si tu ne le penses pas…, plaisante-t-il.
Je ris et je lui chuchote une multitude de « je t’aime » à l’oreille tandis qu’il embrasse amoureusement ma mâchoire et mon cou en souriant.