Nous nous jetons l’un sur l’autre à peine la porte de notre chambre passée.
Il me plaque contre le mur pour m’embrasser avec fièvre, avec fougue même, et je suis à bout de souffle très rapidement. Lorsqu’il détache ses lèvres des miennes et qu’il me laisse enfin reprendre ma respiration, il attrape ma robe pour la passer par-dessus ma tête avec urgence, avant de pratiquement arracher mon soutien-gorge et ma culotte.
Je n’ai pas le temps de dire ouf que je suis déjà cambrée contre le mur près de la porte et qu’il est tout habillé à genoux devant moi, à me dévorer en bas en tenant une de mes cuisses à bout de bras pour lui laisser l’accès. Je couine en attrapant sa tête, les yeux fermés avec force pour absorber le plaisir qu’il me donne.
- Tu es dingue ! gémis-je.
Il ne prend pas le temps de me répondre, il continue ses assauts délicieux jusqu’à ce que la jambe sur laquelle je tiens se mette à faiblir à cause de mes nerfs qui tressautent. Je me laisse engloutir rapidement par mon premier orgasme de la soirée, en manquant de m’écrouler par terre. Il me laisse à peine le temps de m’en remettre, puisqu’il me fauche clairement pour me prendre dans ses bras et m’emmener jusque dans la chambre où il me jette dans le lit.
Il parcourt mon corps de son regard le plus chaud en défaisant sa cravate lui-même, lentement, avant de déboutonner sa chemise bouton après bouton. Je frémis déjà, je fixe son torse qu’il me révèle centimètre après centimètre, jusqu’à la faire tomber au sol. Mes mains me démangent et dès qu’il se glisse dans le lit pour se placer au-dessus de moi, j’attrape son dos pour le serrer entre mes doigts tout en accueillant son baiser féroce. Il est définitivement plus brute que d’habitude, il croque mes lèvres, mes joues, puis ma gorge tandis que je geins faiblement en profitant de son bassin qui se presse contre le mien. Je vibre littéralement d’impatience lorsqu’il frotte son membre tendu contre mon intimité qui le désire plus qu’ardemment et il se détache de mon visage en respirant bruyamment pour attraper sa cravate qu’il avait jeté dans le lit.
- Mais qu’est-ce que tu fais ? couine-je avec excitation.
- La Bête, réplique-t-il simplement d’une voix grave.
Il attache mes mains avec sa cravate, sous mes yeux immenses, et je suis complétement assourdie par mon cœur qui tape avec force contre ma cage thoracique.
- Tu vas… tu vas me…, souffle-je.
Il serre fermement son nœud sur mes poignets qui s’entrechoquent légèrement, et je suis complétement emprisonnée dans l’étreinte du tissu. Il balance ensuite mes bras au-dessus de ma tête et l’excitation atteint son comble lorsqu’il se redresse face à mon corps si soumis à son bon vouloir.
Mes poils se dressent sur ma peau, ma chair de poule est générale et j’halète pratiquement tandis qu’il détache sa ceinture avec la même lenteur insupportable. Quelques secondes après, il est au-dessus de moi, il appuie tout son poids sur sa main qui tient mes poignets au-dessus de ma tête et il attrape ma hanche de l’autre en se glissant en moi. Je suis incapable de bouger les bras, alors que je lutte inutilement sous l’envie de les passer derrière sa nuque, et j’adore être si soumise à lui. Ma soirée de l’horreur prend encore un autre degré, un degré très excitant à l’idée de me faire faire l’amour par Monsieur Grimmal, cet homme insaisissable et puissant, cet homme devant lequel tous ces gens se sont pavanés toute la soirée… Et moi, la pauvre petite Irina que toutes les femmes ont regardé de haut… simplement parce qu’elles étaient jalouses… puisque oui, à la fin de la soirée, c’est bien à moi que ce dieu vivant fait l’amour passionnément. Ma peau frissonne plus fort et je crie en me cambrant, aussi euphorique par mes pensées qu’électrisée par ses mouvements brutes en moi. Il adopte son rythme lent et brutal, celui qui me garantit une longue nuit, plusieurs orgasmes et un réveil plus détendu que jamais demain matin.
- Je t’aime !
- C’est très bien, réplique-t-il simplement.
Je frémis une fois de plus et mes seins sont presque douloureux d’être aussi tendus. Je suis de toute façon tordue dans tous les sens, mes bras au-dessus de ma tête écrasées par son poids, mon dos cambré à l’extrême, mes genoux qui serrent son bassin, mes orteils qui se crispent contre le matelas… Mon corps est déjà malmené alors que nous commençons seulement et j’adore ça. Mon deuxième orgasme éclate en quelques minutes, alors qu’il ne ralentit même pas son rythme en moi et je couine comme une démente.
Quand je pense à nos premières fois douces, à essayer de ne pas me faire venir trop vite… Et que je vois qu’il me fait désormais l’amour comme il en a envie en ignorant presque mes orgasmes, qui se déclencheront de toute façon tout seul les uns après les autres… Je n’ai plus rien à retenir, simplement à profiter de mes virées multiples au septième ciel… Bon sang ma sexualité ne fait que de s’améliorer, elle devient complétement dingue et je remercie pratiquement la vie de m’avoir offert ce joli cadeau et ce joli garçon qui me le fait découvrir.
Il me fait encore grimper très vite, et je suis frustrée lorsqu’il se retire de moi. D’un mouvement flou que je ne comprends pas bien à cause de mon cerveau complétement shooté par le plaisir, il s’allonge dans les oreillers en me redressant d’un bras sur son bassin. Je me retrouve à califourchon sur lui alors qu’il est à demi-redressé, dans une position aussi lascive que sensuelle, et il se glisse en moi. Il attrape mes mains nouées devant mon ventre avant de les passer derrière ma nuque, pour les maintenir sur ma nuque d’une main, alors que j’ai les coudes relevés de chaque côté de la tête.
- Fais-moi l’amour Hestia, ordonne-t-il dans un murmure.
Mes neurones disjonctent complétement. Ma position est tellement particulière, tellement soumise à lui et tellement érotique...
Je m’exécute immédiatement, je me déhanche sur lui, j’ondule pour lui offrir un maximum de plaisir – et à moi aussi – tandis qu’il fixe son regard noir plissé sur nos intimités qui se font du bien. Il ne lâche pas mes mains liées, il les garde dans la sienne, calées sur ma nuque, et je joue de ma position, je me cambre pour lui exposer mes seins, j’attrape son poignet du bout de mes doigts, je me laisse gémir comme ça me vient, en adorant voir son excitation qui grimpe encore.
- Tu es superbe comme ça, souffle-t-il.
- Tu aimes ça ? Me voir comme ça ? demande-je d’une voix suave.
- J’adore.
Je mords ma lèvre en rougissant et ses yeux se plissent plus encore :
- Bordel, j’ai envie de te voir venir comme ça, sur moi, les bras en l’air, grogne-t-il.
- Si tu es suffisamment patient…, commence-je en accélérant mon rythme.
Mais il n’est pas patient, il glisse sa main de ma hanche jusqu’à mon intimité, pour aller chatouiller gentiment mon point sensible alors que j’en ai pratiquement un spasme de plaisir. Il me regarde sauvagement, la bouche entrouverte pour laisser son souffle s’échapper, les nerfs visiblement à fleur de peau dans l’attente de me voir jouir sur lui.
Le tout me retourne la tête et je sens la brûlure en mon sein qui annonce mon troisième orgasme de la soirée. Un dernier regard à tout le tableau érotique sous mon nez et je bascule déjà. Mon corps est fébrile dès le troisième évidemment, et mon orgasme est donc plus impressionnant. Je me tords, je vacille, mes membres tremblent et mes cris sont plus forts, presque plaintifs sous les doses de plaisir que je me prends en pleine tête. Hunter aime visiblement beaucoup, il râle de plaisir en me voyant et ses doigts se referment plus fort autour de mes poignets liés.
Lorsque je rouvre les yeux, les siens sont fermés et sa mâchoire contractée. Je rougis vivement, parce que je devine qu’il les a fermé pour s’empêcher de venir en me voyant et je trouve ça très sexy. J’essaie de reprendre mes mouvements, mais c’est pratiquement impossible, mes membres sont trop éprouvées et je m’énerve toute seule à l’idée de ne pas pouvoir reprendre du plaisir immédiatement.
C’est comme une drogue, tant que nous n’arrêtons pas, plus j’en ai et plus j’en veux.
- Hunter… je suis fatiguée ! me plains-je.
Il rouvre des yeux séduits, avec un sourire en coin taquin qui me plait beaucoup trop. Il relâche mes bras tout en se redressant pour que nos torses soient pressés l’un contre l’autre, et je laisse tomber mes bras attachés derrière sa nuque.
- Vous êtes fatiguée Mademoiselle ? Mais je crois que ce sont les risques quand on jouit toutes les quatre secondes comme vous, m’embête-t-il d’une voix excitée avant de plonger dans mon cou pour l’embrasser.
Je glousse avec hystérie en pressant sa tête contre ma gorge et en rejetant la mienne en arrière pour profiter de ce qu’il me fait alors qu’il remonte jusque sous mon oreille. Mes yeux se ferment, je ronronne de bonheur et je m’agite tout doucement sur lui, simplement pour prendre un peu de plaisir en prime sans me fatiguer trop.
Il revient finalement sur mes lèvres pour m’embrasser langoureusement, sensuellement, en glissant une main derrière ma tête pour me couper encore le souffle. Lorsqu’il recule son visage et que je le vois aussi excité et amoureux, je tombe un peu plus en amour de mon dieu du sexe.
- Et comment veux-tu que je te fasse l’amour maintenant, ma jolie Belle ? souffle-t-il.
- Comme une Bête, cela va de soi, réplique-je d’un murmure séducteur.
Il m’offre encore un sourire en coin :
- C’est toi qui me l’as demandé, dit-il.
J’entrouvre les lèvres pour répondre mais il ne m’en laisse pas le temps et il me bascule doucement sur le côté pour que je me retrouve à plat ventre sur le matelas. J’ouvre de grands yeux lorsque je m’y écrase et qu’il attrape mes hanches pour redresser mon bassin alors qu’il est à genoux derrière moi.
- C’est toujours ce que tu veux ? demande-t-il simplement en caressant mon dos.
- Oui, chuchote-je timidement.
Il se glisse doucement dans mon intimité par derrière, et quand je sens à quel point la position est encore différente de toutes celles que nous avons déjà faites, je comprends mieux sa douceur soudaine. Je le sens beaucoup plus et il me faut quelques coups de bassins pour qu’il crée son chemin en moi tandis que je me crispe déjà des pieds à la tête de bonheur.
- Depuis le temps que j’ai envie de faire ça…, soupire-t-il en resserrant ses mains sur mes hanches.
Je suis déjà conquise, comme chaque fois qu’il me montre quelque chose de nouveau et je ne réponds pas, préférant profiter. Il accélère crescendo et je me liquéfie de plaisir en écoutant les petits râles qu’il pousse ici et là, alors que son plaisir devient maximum.
Plus mon corps se tend, plus j’approche et plus ils s’intensifient, ce qui m’annonce plutôt clairement que cette position sera la dernière et ce n’est pas un mal, parce que je suis exténuée. Comme la dernière fois que nous avons fait l’amour aussi longuement, il prend un plaisir monstrueux, il gémit pratiquement lorsque son orgasme arrive, en serrant ses mains comme un dingue sur ma peau, et je bascule avec lui en l’entendant venir avec autant d’expressivité.
Après ça, je me laisse glisser en avant pour m’affaler à plat ventre tandis qu’il se laisse tomber à côté de moi, avec un visage qui indique très clairement qu’il plane à des années lumières, peut-être même autant que moi, bien que ça me paraisse compliqué.