Les sentiments au fond de tes beaux yeux
Chapitre 165 : Le choix
Hunter est rentré si tard hier soir que je dormais déjà, et il est parti ce matin alors que j’étais encore au lit. Je passe ma journée seule à faire du ménage et une idée germe dans ma tête lorsque je repasse ses chemises.
Deux heures de recherches sur internet plus tard, je déniche mon précieux dans une librairie en ville : Le livre d’enfance d’Hunter, qu’il s’est fait voler et n’a jamais racheté.
Il n’y a qu’un livre qui conte les histoires de la civilisation dont il m’a parlé et je suis attendrie en découvrant que son livre d’enfant n’est pas un livre d’histoire pour les enfants du tout, mais je ne suis pas étonnée. J’imagine très bien son rêveur de père acheter un livre pareil à son fils et lui en lire les histoire pour l’endormir alors qu’il n’avait que quelques années… Et son fils qui avait l’intelligence démesurée pour le comprendre et l’apprécier.
*
Il est sept heures lorsque je termine mon emballage cadeau, toute fière de moi. L’orage gronde encore et sursaute presque lorsque j’entends la poignée de l’appartement. Hunter entre avec ses affaires habituelles, mais également un gros sac de course auquel je ne m’attendais pas.
- Tu aurais dû me le dire ! J’y serais allée ! m’inquiète-je en lui prenant des mains.
- Ça n’aurait plus été une surprise alors, réplique-t-il en se penchant pour m’embrasser.
Ses cheveux gouttent sur mon visage et je ris en les ébouriffant lorsqu’il me relâche et que je découvre ce qu’il a acheté.
- Roh…, roucoule-je.
J’y trouve évidemment mon vin préféré, visiblement de quoi faire sa crème brûlée que j’avais adorée, et également tout ce qu’il faut pour son délicieux poulet aux olives pour lequel je me damnerais.
- J’ai bien pensé à te faire des pates aux truffes, mais je trouvais ça dommage de faire le même repas qu’à ton anniversaire… Et comme tu me demandes ce poulet depuis des semaines…, rit-il.
- C’est parfait ! Mais je ne vois pas bien pourquoi j’ai mérité d’être aussi gâtée !
- Premièrement, parce que je t’aime, commence-t-il en enlevant sa cravate et en disparaissant dans la chambre.
Comme tous les soirs, il en ressort en tenue décontractée.
- Deuxièmement parce que je viens de voir que tu as… repassé mes chemises… ? s’étonne-t-il.
- Oui ! réponds-je fièrement.
Il m’attrape pour me pencher en arrière et m’observer avec des yeux amoureux :
- J’aurais dû prendre les pâtes aux truffes…, plaisante-t-il.
Evidemment, je glousse comme une bécasse.
- Et troisièmement, cette petite soirée est aussi pour te remercier pour ta patience, parce que je suis conscient qu’il n’est pas très drôle de me voir une heure par jour mais que ça ne t’empêche pas de me laisser aller au sport six fois par semaine… Je me sens chanceux.
- Tu plaisantes ? Tu rentres avec un de mes repas préféré, que tu vas me cuisiner, et c’est toi le chanceux ? Tu es dingue !
- Alors en cuisine petite commise ! répond-il joyeusement.
J’attrape un verre pendant qu’il débouche la bouteille, je m’installe joyeusement sur le plan de travail pendant qu’il nous sert et je bois les premières gorgées en souriant tandis qu’il sort de quoi cuisiner. Nous passons ce début de soirée orageuse comme ça, nous discutons des petits ragots que j’ai à lui raconter puisque deux semaines en compagnie d’Eden et Alma m’ont donné de quoi faire et que nous n’avions pas vraiment le temps d’en parler quand il rentrait tard. Dès que le poulet mijote, nous passons à la crème brûlée et je l’aide un peu plus cette fois, en nous remémorant la soirée où il m’en avait fait, la soirée des aveux, celle qui aura tout changé.
Au moment de nous mettre à table, je suis étonnée de le voir installer deux bougies sur la table basse du salon, mais je suis le mouvement et j’y dépose nos assiettes. J’installe deux coussins de part et d’autre de la table basse, et dix minutes plus tard, nous y sommes.
L’ambiance est effectivement unique, nous mangeons à la lueur des bougies uniquement, assis par terre l’un en face de l’autre et pourtant penchés si près que nous pourrions presque nous embrasser. Les éclairs zèbrent le ciel, les grosses gouttes de pluies s’écrasent sur la terrasse, ses yeux brillent, le vin m’enivre, le poulet me réconforte…
- Ça valait le coup de patienter deux semaines, commente-je en souriant.
- Et les choses seront plus calmes, je ne crois pas avoir eu un rythme aussi intense que ces deux dernières semaines depuis que je travaille, ne t’en fais pas.
- Je ne m’inquiète pas, tu fais ce que tu as à faire… et puis ça tombait plutôt bien après nos vacances en amoureux… Ce qui explique d’ailleurs ta surcharge, c’est normal.
- C’est plus compliqué que ça… du dessert ? propose-t-il.
- Bien sûr !
Il revient avec, ainsi que du champagne que je sais hors de prix et qu’il sait que j’adore.
- Hunter… nous ne sommes ni le jour de Noël, ni de mon anniversaire…, le réprimande-je.
- Chut, répond-il simplement avec son sourire malicieux.
Il nous sert deux flûtes et nous trinquons. Dès que je sens les bulles délicieuses sur ma langue, je ne peux pas retenir un petit soupir de plaisir.
- Ce champagne ne me rappelle que des bons souvenirs… J’ai l’impression qu’on fête quelque chose…, commente-je en savourant son goût.
Il m’offre une tête à laquelle je ne m’attendais pas, une petite moue d’enfant pas sage, comme si je venais de mettre le doigt sur quelque chose qu’il attendait que je remarque.
- On fête quelque chose… ? demande-je en reposant ma coupe.
- Et bien… oui…, confirme-t-il.
- Vraiment… Je… je suis désolée mais je ne vois pas…, chuchote-je en rougissant.
Je passe en revue toutes les dates, de notre rencontre à nos anniversaires en passant par la Saint-Valentin, mais toutes sont déjà passées ou pas encore…
- C’est normal mon chat, rien à voir avec nous deux, enfin, pas vraiment.
- Quelque chose au travail ?
- Ton choix ? Mais oui, ton choix ! Tu l’as fait ce matin ! réalise-je.
Il éclate de son rire attendri :
- J’attends que tu me poses la question depuis que j’ai passé la porte…, dit-il avec tendresse.
- Oh excuse-moi… J’étais juste tellement heureuse que tu rentres tôt et qu’on discute, qu’on se câline… je ne pensais pas à ton travail. Alors... ? Tu… Tu as fait ton choix… entre les Alimentaires et les Bûcherons…
Mon cœur accélère dans ma poitrine, parce que je meurs d’envie d’avoir espoir… je ne vois pas pourquoi il m’aurait préparé toute cette surprise si ce n’était pas pour m’annoncer qu’il va soutenir les Sinclair… Pourtant, j’étais sûre et certaine qu’il choisirait les Alimentaires, je n’ai même pas réellement envisagé qu’il puisse faire un autre choix…
- Oui… j’ai pris nos vacances pour réfléchir, explique-t-il. J’ai réfléchi à tout, tout ce que ça impliquait, le choix était cornélien… La dernière semaine est celle qui m’a décidé pour être sincère…
Oh non. La dernière semaine est précisément celle où il s’est remis à discuter avec son armée de Winston…
- Et… ? demande-je en perdant espoir.
- Et j’ai choisi les Alimentaires… c’est ce qui était le mieux pour l’entreprise, ce qui nous assurera une grosse plus-value dans le futur, ce que toute mon équipe me poussait à choisir… Je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité mon cœur, c’était impossible…
- Oh…
Je ravale ma déception, j’essaie de comprendre, je me mets à sa place, tout ça était évident… Mais je ne peux pas empêcher mon cœur de se briser pour les Sinclair, d’imaginer qu’ils ont été informé qu’ils n’ont pas été choisi après la belle demi-journée que j’ai passé en leur compagnie… J’imagine la soirée qu’ils sont en train de passer comparé à la mienne si douce, les larmes qui doivent inonder leurs joues alors que leur héritage familiale s’évapore…
- Alors ils vont fermer… Oh mon dieu… la menuiserie des Sinclair va fermer…, murmure-je d’une voix tremblante.
- Pas exactement… En fait… J’ai choisi les Alimentaires mais tu as choisi les Bûcherons mon amour…, répond-il d’une voix douce.
Mon cœur, arrêté net par son choix, repart enfin et à toute vitesse.
- Tu… as choisi les deux ? C’est insoutenable Hunter, je ne comprends rien…, murmure-je.
Il hoche la tête en nous resservant du champagne et en s’expliquant :
- Quand nous étions chez Sélène, la troisième semaine… Le jour où tu as dit que je pourrais mourir du jour au lendemain dans un bête accident, j’ai paniqué mon cœur… Je me suis rendu compte que oui, la vie est courte, indécise… Mes parents sont morts du jour au lendemain, alors qu’ils avaient une jolie vie, un fils qu’ils aimaient, l’avenir devant eux… On imagine toujours qu’on a le temps, que nous sommes immortels… Ma vie est si belle depuis que je t’ai rencontré, comment aurais-je pu me sortir de ce rêve pour envisager le pire ?
- Je ne sais pas…, conviens-je sans comprendre la tournure de la conversation.
- Quand tu m’as dit ça, tout s’est bousculé dans ma tête, j’y ai vu un avenir terrifiant, des possibilités qui m’ont glacées jusqu’à l’os… C’est là que j’ai répondu à Winston et que je suis parti au fond du jardin, là que j’ai commencé à réfléchir, là que je lui ai dit les choses sans même m’intéresser à ce qu’il me racontait… Nous avons longuement discuté, contacté les autres avocats de la boite, réfléchis à ce qu’il était envisageable de faire…
- Je ne comprends toujours rien, souffle-je.
Il relève le nez pour planter ses yeux dans les miens :
- J’ai compris que je n’étais pas immortel Hestia, que je pouvais mourir d’une seconde à l’autre, que tout pourrait se finir en un claquement de doigts et je n’ai pas pu supporter l’idée de te laisser sur cette terre comme ça. J’ai toujours considéré que je m’occuperais de toi, alors que non, si j’étais mort subitement, tu serais redevenue seule pour affronter ce monde. Tu aurais passé tes études à dépendre de ta bourse étudiante, à devoir choisir entre acheter une veste ou manger au restaurant, à gratter les fond de tiroirs, à ne pas pouvoir absorber n’importe quel catastrophe qui pourrait te tomber dessus. Nous ne sommes pas mariés, tu n’as rien, et je ne l’avais pas réalisé.
Cette fois, je vois où il m’emmène et je me redresse lentement, incapable d’envisager ce qu’il est en train de me dire. Il attrape alors des documents dans sa sacoche en cuir qu’il avait mis près de lui, il les fait glisser sur la table et mes yeux se posent sur la feuille alors que mon esprit est embrumé. Je ne comprends pas grand-chose, mais je vois mon nom sur les documents, celui des Sinclair, la menuiserie…
- Hunter… ? murmure-je.
- Tu es officiellement actionnaire de la menuiserie des Sinclair mon cœur, pas moi, pas mon entreprise, toi.
- Je… Mais qu’est-ce que tu racontes ? C’est adorable d’avoir pensé à ça mais je ne peux pas accepter, je ne pourrai jamais accepter… je suis désolée Hunter mais tu es dingue… J’ai beau les aimer de tout mon cœur, croire en leur entreprise je… je ne pourrai jamais accepter…
- Je savais bien que tu n’accepterais jamais si je te le proposais… Mais tu as déjà accepté mon cœur… le jour où tu as signé les documents que je t’ai présenté, chuchote-t-il.
Je relève le nez, abasourdie :
- Les contrats de confidentialité ? Mais quel est le rapport ?
- Ça n’en était pas… je suis navré pour ça d’ailleurs, mais je savais que tu n’accepterais jamais sinon, et il était hors de question pour moi de ne pas assurer ton avenir… Alors j’ai fait faire un contrat de confidentialité que j’ai déjà mis à la poubelle depuis longtemps, mais les documents du dessous étaient les bons…
- Je ne comprends rien…, insiste-je en commençant pourtant à comprendre.
- J’ai acheté les actions chez les Sinclair avec mon argent, mais en ton nom. Et crois-moi, ce n’est pas une démarche évidente, mais je suis plutôt très bien entouré alors tout ça a fini par passer et je n’ai pas eu à me pencher sur un testament, dieu merci, parce que cette option remuait trop de choses en moi. Nous avons travaillé là-dessus dès mon retour, ma boite travaillait déjà là-dessus depuis cet après-midi-là chez Sélène… Tous mes services étaient dessus, je ne voulais pas perdre une minute, le choix approchait, j’avais peur de mourir d’ici là…
- Je suis navrée de t’avoir fait peur à ce point…
C’est honnêtement tout ce que j’arrive à dire à ce stade et ça le fait rire.
- En tout cas, mes très bons avocats sont retombés sur leurs pattes et après une montagne de rendez-vous, j’ai eu l’approbation pour mon projet. J’ai tout imprimé, il ne me fallait que ta signature évidemment et j’ai eu l’idée de te faire ce petit tour de passe-passe, pour lequel je suis navré encore une fois. Je savais bien que tu signerais sans te poser de questions, ce qui n’est d’ailleurs pas une grande qualité en considérant que tu veuilles devenir avocate. Mais aujourd’hui mon chat, c’est officiel et je crois que ton entrée dans le monde des affaires mérite bien une petite célébration.
- Il est hors de question que je touche un seul centime…, commence-je.
- Je m’en doutais aussi, alors j’ai coupé la poire en deux. De toute façon, ces actions sont à ton nom maintenant, tu ne peux plus rien y faire mis à part les vendre si tu voulais t’en débarrasser. Je voulais éviter que tu me fasses une crise de nerf, alors j’ai pour l’instant opté pour quelque chose de très simple. Les bénéfices tomberont sur ton compte, mais tu me les vireras automatiquement chaque mois… Si je venais à mourir ou disparaitre, alors tu pourras arrêter ces virements en un petit rendez-vous auprès de ta banque, et l’argent restera sur ton compte.
- Mais… est ce que je vais perdre ma bourse ? demande-je bêtement.
Il éclate de rire :
- Ta bourse étudiante saute forcément mon chat !
- Quoi ?! m’inquiète-je.
Il rit encore plus avant d’attraper ma main pour la caresser en tâchant de retrouver son sérieux :
- Tu ne peux pas avoir une bourse étudiante alors que tu possèdes pratiquement la moitié d’une grosse entreprise qui génère des dizaines de milliers d’euros…, m’explique-t-il tendrement. Tu te rends compte de ce que tu me dis ?
- Et ma chambre à bas prix… tu as vraiment fait sauter ma bourse ? m’obstine-je avec inquiétude.
- Mon cœur… Tu n’as plus besoin d’une chambre à bas prix, tu n’as plus besoin de travailler pour mettre de côté, plus besoin de te soucier de quoi que ce soit… Tu pourrais même courir à ta banque dès l’ouverture pour arrêter le virement sur mon compte et faire un prêt pour t’acheter une maison à la campagne dans la foulée ! Une voiture ! Tout ce dont tu as envie !
- Quoi… ? Non… tu ne peux pas être sérieux…
C’est comme si je n’avais pas voulu entendre ce qu’il me disait, des concepts simples que j’avais pourtant compris mais que j’ai rejeté lorsqu’ils se sont appliqués à moi. Je ne peux pas croire ce qu’il est en train de m’annoncer, ce qu’il vient de m’offrir… ce n’est juste pas possible.
- Je ne veux pas partir d’ici, réponds-je vivement.
- Est-ce que je viens de te mettre dehors ? Je sais que c’est énorme Hestia, je sais qu’il faut que tu intègres et je te supplie de ne pas m’arracher la tête…
Je mets un moment à réaliser les choses tandis qu’il boit tranquillement son champagne en caressant ma main. Je mets bien quelques minutes à tout remettre en ordre dans ma tête, à prendre en compte l’énormité de ce qu’il vient de m’annoncer, puis de réaliser qu’il a tout prévu pour que je ne lui arrache en effet pas la tête.
- Nous sommes bien d’accord que tant que je ne vais pas à la banque demander à arrêter le virement sur ton compte, alors c’est comme si tu avais acheté toi-même ces actions et tout l’argent te revient ? demande-je prudemment.
- Tout à fait, confirme-t-il.
- Et nous sommes d’accord que tout est déjà signé, fait… Il est officiel que les Sinclair conservent leur menuiserie, pourront s’acheter leurs machines et perdurer ? Comme si tu les avais choisi eux plutôt que les Alimentaires ?
- Absolument.
- Oh mon dieu ! hurle-je d’une seconde à l’autre.
Il éclate de son rire le plus heureux tandis que je me jette sur lui pour lui sauter dans les bras, et nous nous écrasons au sol en riant jusqu’à ce que je me jette sur ses lèvres pour l’embrasser avec tout mon amour, encore et encore. Je ne sais même pas combien de temps je l’embrasse, combien de temps je rayonne, combien de fois je le remercie entre deux baisers.
*
Puisque nous sommes toujours au sol, je me redresse, et je le redresse ensuite de force, pour être assise sur ses cuisses et l’embrasser sans l’écraser contre le parquet.
- Alors Mademoiselle Nilvia… cette entrée dans le monde des affaires ? demande-t-il en riant un peu.
- Oh… je n’y comprends pas grand-chose mais j’ai entièrement confiance en mon Winston…, réplique-je malicieusement. Et je suis on ne peut plus disponible pour répondre à tes appels à toute heure du jour et de la nuit ! Oh mon dieu ! Je deviens toi !
Nous rions et je frotte finalement mon nez contre le sien en resserrant mes bras autour de sa nuque.
- Et le vrai Winston ? m’inquiète-je.
- Winston n’était pas contre mon chat, il a compris que c’était sérieux entre nous et il trouvait ça bien que nous aidions les Sinclair… Et puis… je ne voulais pas que tu hérites uniquement en cas de mort subite… je voulais que tu aies quelque chose, que tu vives aisément même si tu décidais de me quitter un jour ou l’autre, parce que je t’aime et que je t’aimerai toute ma vie, quoi que tu décides de faire…
- Te quitter… ce sont des mots sans réelle signification pour moi, je suis liée à toi pour toujours, même lorsque nous étions séparés, je savais que ma vie serait terrible loin de toi, mais que mon cœur t’appartiendrait toujours.
- Je le sais mon cœur… Depuis nos premiers moment tous les deux, j’ai su que je m’engageais pour toujours, que je ne pouvais pas changer d’avis avec toi, que je me liais à la vie et à la mort si je décidais de me lancer… Et crois-moi, j’ai sauté dedans les deux pieds en avant mon amour…
Je ne peux pas résister à de si belles déclarations et je fonds sur ses lèvres pour l’embrasser amoureusement. Ses mains glissent contre mon dos, doucement mais intensément, elles remontent sous mes cheveux jusqu’à ma nuque, elles descendent jusqu’au creux de mes reins, elles me parcourent jusqu’à mes côtes…
Je connais par cœur ces caresses, elles illustrent si bien ses envies, et je sais ce dont il a envie, ce dont il a toujours envie…