BIOME: Le village de Précio
Hilda rentra chez elle. De l’extérieur, elle apparaît sans émotion. Mais à l’intérieur, elle brûle de colère. Elle en avait marre de toujours rester silencieuse, de toujours se faire passer pour une idiote. Mais surtout, elle en avait marre de fuir et faire fuir les gens.
Une fois rentré chez elle. Elle salua ses parents d’un geste, mais aucun mot ne sortit. Puis, elle monta directement dans sa chambre. Elle voulait pleurer, mais elle n’y arrivait pas. Elle ne pouvait absolument rien sortir de l’intérieur. Rien exprimer.
Plongée dans ses pensées, elle fixa son regard dans le vide. Pendant ce temps-là, une petite silhouette traversait les murs de sa chambre. La silhouette était en fait une petite fille qui se tenait maintenant juste derrière Hilda.
- Hé, toi!
Hilda frissonna, morte de peur. Elle réalisa que ce n’était en fait rien qu’une petite fille.
- Comment ça se fait que tu n’as pas crié de peur? Demanda la petite fille. Elle imitait une voix arrogante tant bien que mal.
Hilda ne savait pas quoi dire. Elle resta muette.
- Pourquoi tu ne réponds pas? Continua la petite fille. Ah! Je sais! Tu n’as jamais appris à parler! C’est gênant! Même une petite fille comme moi à appris à parler plus tôt que toi !
Hilda regarda la petite. Elle se demandait bien ce que cette fille lui voulait. La gamine continua encore de la pousser :
- Alors, on ne répond toujours pas? Écoute-moi bien, Hilda. Je t’ai observé de loin et je t’ai vu rester planté dans la cour d’école sans dire un mot à qui que ce soit! J’ai decidée de t’aider par gentillesse, mais je commence sérieusement à perdre patience.
Elle cracha faussement par terre pour exprimer son mécontentement.
- Peut-être que je ne devrais pas aider une lâche comme toi.
Cette insulte offensa au plus haut point Hilda. Elle se mit en colère et lança un livre sur la face de la gamine. Celle-ci resta sans réaction pendant un moment, puis, elle sourit.
- C’est ce que j’attendais de ta part, dit-elle. Tu as enfin sorti tes émotions pour la première fois.
Hilda, surprise, regarda ses mains, puis regarda la petite fille. Celle-ci tend la main à Hilda et lui dit :
- Je m’appelle Basma de l’Espoir. J’ai quatre ans. Je serai à partir de maintenant ta fidèle guide. Je vais te présenter quelqu’un qui t’aidera à surmonter ta timidité.
Hilda, légèrement souriante, acquiesça et prit sa main. Elle suivit Basma et elles sortirent de la maison.
Il y a beaucoup de monde au centre du village. C’est un lieu social où l’on apprend l’un de l’autre et où les enfants se rencontrent pour jouer. Un lieu parfait pour se faire des connaissances et des amis. C’est ainsi que la société progresse socialement.
- C’est ici, l’endroit? Demanda Aymen à Zayn. Au centre du village?
- Oui, répondit Zayn.
Un peu plus loin :
- Ce sera au centre du village que ton destin va changer, Hilda, annonça Basma.
Hilda acquiesça, nerveuse.
Et c’est à ce moment que les regards d’Aymen et d’Hilda se croisent. Ils se croisèrent longuement, sans un mot. Une lueur de détermination naissait dans leurs yeux. Au simple regard, ils se donnaient un message bien clair : On est dans le même bateau, alors il faut s’entraider. Zayn et Basma se regardent aussi avec des airs entendus.
- Un pas de plus vers un monde meilleur, ma chère sœur, dit Zayn.
- Oui, ils se sont directement rendu compte qu’ils devaient progresser en s’entraidant, répondit Basma.
Et c’est ainsi qu’une nouvelle épopée commence. L’épopée d’Aymen, d’Hilda, ainsi que Zayn et Basma, les deux frères et sœurs.